AU MUSEE DU LOUV%E
F f. m m F. s des temps passés, blondes, brunes, ou rousses, (lui souriez dans l'or de votre cadre ancien, Femmes de Luini, si fines et si douces, Radieuses beautés qu'adorait Titien,
Qui ne vieillissez pas, qui restez éternelles, Qui ne nous mentez pas quand nous venons à vous, Et qui ne nous parlez qu'en laissant vos prunelles, Immobiles, fleurir si tendrement pour nous,
Vous seules auriez droit de les rendre inquiètes, Celles qui voient leur chair se faner en un jour, Ne pouvant demeurer vierges, comme vous l'êtes, Du flétrissant baiser qu'apporte notre amour.
C'est pourquoi si souvent, formes impérissables, Triste après tant d'amours de leur fragilité, Je goûte, heureux, devant vos yeux intarissables Le long charme apaisant de leur sérénité.
JL U*KE JEWME FILLE