E^TI^E T)EUX GOUFFRES
...IVien n'ayant commencé, rien donc ne peut finir ;
Et deux gouffres sont là, le passé, l'avenir,
Et j'avance, et j'ai peur entre ces deux abîmes,
Et j'entends s'élever des clameurs de victimes;
Car le mal est partout, et la nuit de la mort
Noire effroyablement pour le vivant qui sort,
L'esprit mal satisfait, l'âme mal assouvie,
De ce home, pourtant quelquefois doux, la vie!...
HBURBS SOMBH 2yj
C^iLME TfES TLoi'bLTES
Li e sage aime la paix et la douceur des plantes, Leurs regards féminins et leur sérénité, Et le sage aime aussi les bêtes nonchalantes Q.ui dorment près de lui dans l'immobilité.
Le soir, quand il succombe au lourd poids de la vie,
Qu'il est las de penser et de rêver toujours,
Il marche par les bois, et sa tristesse envie
Les rieurs qui vont s'ouvrir à de calmes amours.
Car Dieu semble n'avoir créé dans notre tête Que stériles tourments et vaine activité, Réservant ici-bas pour la plante et la bête Le calme bienheureux de la passivité.