SCÈNE III
MADELEINE, le BARON.
LE BARON, A pari, regardant sortir f.énpold.
Ah! c’est À ce polnl-lâ?.,.
MADELEINE
Qu'est-ce qu’il a donc, ce jeune homme? est-ce que Je lui faisons peur ?
LE baron.
Au contraire, tu lui causes trop d' émotion.
MADELEINE
Moi! à cause?...
LE BARON
A cause que lu ressembles exactement a une grande dame... une marquise dont il est amoureux.
C’est drôle !
LE BARON
Le plus drôle... c’est qu’il a adoré celte grande dame... sans avoir jamais osé le lui dire...
MADELE1NB.
El pourquoi qu'il n’y dit pas maintenant?
le baron.
Parce qu’elle est moite.
MADELEINE
Ah! vous me faites peur ! Je ressemble donc à une morte ?
LE BARON
Eh non ! c’est de son vivant qu’il l’adorait... et, maintenant, c’est encore plus fort, ce qui est absurde... parce que, enlin U n’y a pas d’élernels amours, e(, quand les gens n'y sont plus, ou pense à d’autres... Mais, lui, rien ne peut la consoler.
MADELEINE
Pauvre jeune homme !
LE BARON
Ah! vois-tu , cVst un peintre, un artiste; ce n'est pas comme nous outres, cela vous a une lêle exaltée... de l'imagination...
MADELEINE
Ah! vous n’en avez pas, vousl
Je suis banquier... c’est-à-dire raisonnable...
MADBLEINE.
Et celle grande dame?. .
LC BARON.
Ah ! tu es curieuse... et ça l'intéresse?
MADELEINE
J* voulions seulement vous demander... si elle était jolie...
le baron, galamment.
Puisqu'elle le ressemble.
madeleine, api fs un moment d'hésitation.
Ah ! oui, je comprends, c’est un compliment que vous me faites...
le baron, a part.
Esl-elle bêle, celle-là !... Mais ça n’en vaut que mieux. (Haut.) C’est une qualité à ajouter à toutes les autres... car tu en as beaucoup... Tu es jolie, Madeleine, et, vrai, ça serait du bien perdu iri. en Rrctagne.
% madeleine.
Quoi que vous voulez dire ?. . . je coin prends pa<
{ Elle rangé ses pois, met du lait dans un vasj j
crème, eic.)
limàgi;
LE BARON
Tant mieux!... c’est bon ligne... (A part.) Tandit qu’à Paris... en prenant la peine de la former... arec de belles robes et quelques parures, ça me ferait de l'honneur... Il est vrai que ma femme, madame la baronne... Il n’jr a que cela de gênant... mais on pourrait trouver quelques moyens... (A Madeleine.) Où demeure ta tante T madeleine , rev.-nant vers lui.
A l’entrée du parc, dans la maison du garde... c’est la mère à Pierre Mauclerc... vol’ garde...
LE BARON
C'est juste ! un Imbécile...
MADELEINE
Non, monsieur... c'est mon cousro.
LE BARON
C est cela même. (A pari.) C’est dans le sang.
MADELEINE
AIR : Mon galoubet.
C’est mon cousin! ibis.)
Il est méchant, il eu sauvage,
Il est colère, Ü est taquin Et détesté dans le village.
le BABON, parlant.
Et puis?*..
MADELB1NB.
Mais, J* n’en peux pas dir* davantage...
C’est mon cousin.
LE BARON
C’est juste 1... tu dois le défendre. Mais c’est lui que j’entends I