‹ L'Image Granitée Post-hémoptoïqueChapitre 24 sur 30 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le pronostic est bon dans l’ensemble, puisque nous avons vu que la grande majorité des cas de granité post-hémoptoïque guérissaient sans laisser de traces importantes. Mais nous l’avons vu également, certains cas présentant les mêmes caractéristiques cliniques et radiologiques ont une évolution toute différente : persistance de l'aspect granité, ou même aggravation des lésions et mort.

I ne faut donc pas se laisser obnubiler par des distinctions étiologiques d’ailleurs assez imprécises. Des poussées granuliques vraies peuvent guérir. Pas plus qu’il ne faut dire comme autrefois en présence de toutes les lésions micronodulaires : c’est une granulie, le pronostic est fatal,

il ne faut pas dire: tout aspect micronodulaire post-hémoptoïque est d’un bon pronostic, toutes les autres lésions micronodulaires chez les tuberculeux sont d'un mauvais pronostic. La réalité est plus complexe que nos schémas. Ce n’est pas dans ces distinctions qu’il faut chercher le pronostic, mais dans l’étude du malade. En présence d’une image granitée quelle que soit son origine, il faut examiner avant tout les données cliniques. Y a-t-il fléchissement de l’état général, ascension thermique progressive, dyspnée et asthénie croissantes, le pronostic est mauvais. Au contraire, l’état général est-il assez

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bon, la température, après la flambée du début, estelle normale ou en tout cas n’est-elle pas ascendante, les signes fonctionnels et stéthacoustiques n’ont-ils pas subi d’aggravation, Je pronostic est relativement favorable. L'examen des radiographies montrant des signes de sclérose est également un élément de bon pronostic. Peut-être aussi pourra-t-on ajouter à tous ces points l'étude de la sédimentation et de la formule d’Arneth, dans la limite de leur valeur. Mais le dernier ressort appartient toujours à l’examen clinique, à l'observation pénétrante de l’évolution de la maladie, et ce n’est qu'après avoir suivi celle-ci pendant quelque temps qu’on se risquera à un pronostic bon ou mauvais.

On peut cependant dire que, dans la grande ma- Jorité des cas, l’apparition d’un granité post-hémoptoïque chez un malade dont l’état général reste bon et dont les signes lésionnels ne sont pas par ailleurs aggravés, ne semble guëêre assombrir le pronostic de la maladie. Celui-ci dépend surtout de la marche des lésions antérieures.

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