‹ L'image mentaleChapitre 9 sur 19 · V. Visage maternel. — Je me rappelle trois figures · texte numérisé non relu

V. Visage maternel. — Je me rappelle trois figures

i° Celle du premier plan est celle de son bon état de santé :

elle est bien ditïicile à décrire :

c’est une figure qui se modifie suivant l’état de la personne, la toilette, l’heure de la journée.

D. — Voyez- vous la couleur des cheveux? —

R. Oui, bruns, ... la disposition, la coi tïure réapparaissent, mais pas très précis: c’était une question de mode et de moment.

D. — Voyez-vous les yeux?

— R. Oui, bruns, je pourrais les peindre de mémoire, mais très mal les définir.

2° Une autre figure est celle que j’ai peinte, assez analogue à la précédente : je la vois hors du cadre et du tableau, mais si je voulais la décrire, ce serait la description de la figure du tableau .

Le tableau, comme physionomie, est un peu ce que j’avais dit plus haut ; le costume est de velours et de soie noire ; une main est appuyée sur le fauteuil où elle est assise; la figure ne donne rien de bien particulier, rien de plus qu’au-dessus.

3° La troisième image est une figure de souffrance, très amaigrie, sans rien de spécial.

d’un élève qui s’appelait Anatole et signait AN A. .. (en lettres d’impression très hautes et très grêles).

V. Visage maternel. — Je ne vois d abord que des photographies. Cependant je retrouve :

i° Une figure, vers 18G8, avec une sorte de veston andalou : les cheveux en coiffure plate ; mais le visage est ce qu il y a de plus difficile à décrire.

Je la vois dans le cadre du W..., où nous habitions alors. Si je veux me reporter à cette époque, je vois une photographie de cette date qui me sert de point de repère.

2° Vers ma dixième année je lui vois un corsage de velours noir chez un photographe où on m avait photographié ; le visage est un peu maigre, allongé. les cheveux coiffés un peu haut. D. — Evoquez cette figure, décrivez-la ? R. Vous croyez que c’est commode! Quand on voit tous les jours quelqu un, cela finit par se mélanger.

3° Plus tard je la vois très maigre, le teint un peu pâle, vers 1887, la figure un peu fatiguée. J'étais au régiment :

elle était, venue me demander au quartier et entrait avec une autre personne dans la cour :

j’ai demandé la permission de sortir en ville.

4° Enfin je la revois comme maintenant, la figure presque jeune, mais les cheveux blancs:

FUSION DES IMAGES MENTALES

cela se reporte sur plusieurs années, car elle n’a pas changé depuis. Je la vois à la gare, mais ni cette année, ni la précédente (malgré mes voyages d’alors) : je la vois en 1892.

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