IMAGE
qui fait qu'ils ne sont plus qu'un... Alors... tu le sais... tu t'avanças vers moi... et tandis que je t'enlaçais de mon étreinte, me posas les lèvres sur la bouche, et me donnas ton âme, que j'ai bue toute ce jour-là, et qui est restée close en moi depuis.
JEANNE
Et tu me donnas la tienne aussi en ce même baiser, et je l'ai gardée également close en moi.
MARCEL
Pour moi, Jeanne, tu es et seras toujours la petite fille blonde qui me donna son baiser.
JEANNE
Pour moi, Marcel, tu seras toujours le fiancé dont j'ai senti le cœur envahir mon cœur, qui s'y refléta ainsi qu'en un miroir de bonté.
Jamais depuis, ma confiance en toi ne s'altéra, parce que tu restas celle que tu étais, celle que j'aime.
JEANNE
Jamais depuis, la certitude que j'ai de toi ne s'ébranla, parce que tu restas celui que tu étais, celui que j'aime.
MARCEL
Nos deux êtres se sont fondus ce jour-là au même brasier. Ils ne sont qu'un seul être qui aime.
JEANNE
Qui, Marcel, pourrait nous désunir, puisque nous nous connaissons si profondément, puisque nous sommes si sûrs l'un de l'autre ?
MARCEL
Personne. Il nous est loisible de continuer jusqu'au dernier souffle notre vie supérieure à l'humanité, ne nous occupant point de ce qui est au-dessous de nous, demeurant seuls dans notre amour, poitrine à poitrine, perpétuellement t
JEANNE
Voilà ce qu'il faut faire... Tiens-moi toute serrée contre ta poitrine... Et défions le sort qui ne peut nous séparer!
Ils s'enlacent étroitement.
MARCEL, écoutant.
On a sonné à la porte d'entrée... Voici qu'on
ouvre maintenant... Ce sont nos amis Driette
qui descendent ainsi que d'habitude passer la
soirée chez nous... (On frappe.) Entrez.
Georges, et Antonine Driette entrent.