‹ L'imagination [electronic resource]Chapitre 16 sur 122 · L TMAGTNATTON ET LES SENS · texte numérisé non relu

L TMAGTNATTON ET LES SENS

font, pendant qu'ils dorment, une conversation avec d'autres qui sont éveillés, une audition particulière compatible avec le sommeil ». 'L'auteur conclut de là que des somnambules aveugles ne pourraient se diriger en rêve comme des somnambules voyants. (( On s'est assuré, en tout cas, » sur ces derniers, (( en dérangeant les objets dont ils devaient avoir besoin, qn^ils les voyaient, non pas d'une vue intérieure et antécédente, mais d'une vue externe et actuelle^. » Si le somnambule n'a que des sensations conformes aux images de son rêve, il a donc du moins ses images appuyées sur des sensations, et la force de son imagination viendrait précisément du secours que lui prêtent ses sens hyperestbésiés.

Dans l'hypnose, le rôle des sensations est plus net, plus facile à établir encore que dans le somnambulisme naturel. On connaît les procédés d'hypnotisation : les passes, les attouchements rythmiques, la fascination par le regard, le commandement bref, fortement accentué, etc. Ces procédés se sont fait tort les uns aux autres. Comme ils réussissent tous également bien, on a cru qu'aucun d'eux n'était nécessaire, utile, vraiment efficace. C'était mal raisonner. Si on peut indifféremment employer l'un ou l'autre, on ne peut se dispenser de recourir à l'un d'entre eux. C'est ainsi qu'il faut interpréter la page suivante de Renouvier. « Le procédé quelconque employé par le magnétiseur n'a aucun effet particulier physique... Une foule de méthodes fort différentes ont réussi à produire l'état magnétique : j'ai déjà

Page 1