Loc. cit
l'imagination et l'activité motrice ïog
cette loi de style que toutes les fois qu'un récit s'anime, fait image ou tableau, les lois de la grammaire, sur un point, sont changées : les verbes ne s'emploient plus qLi'au présent. Ainsi le veut la logique des images. Exemple : le Songe de Perrette, le Conte de Dorante à son père dans le Menteur., et tous les récits du même genre. La règle est sans exception.
TissoT remarque que dans le rêve où l'imagination n'est point tenue en bride par les sens, toute représentation est de même actualisée, y compris celle qui se rapporte au passé. « Le souvenir d'une perception, d'une sensation apparaît rarement comme tel ; c'est presque toujours une sensation ou une perception actuelle, l'imagination n'est jamais contredite par le témoignage des sens, qui n'attestent plus rien. Telle est la raison pour laquelle on met les souvenirs au présent, pourquoi l'on se croit encore au moment où les souvenirs étaient des perceptions \ ))
Au premier moment, sous sa forme naturelle et spontanée, l'imagination est donc toujours une vision; elle est les choses rendues présentes. C'est ainsi encore qu'on se représente une imagination vive et brillante, au point de vue actif, comme le don de faire, non pas seulement revivre, mais vivre les choses :
Je dirai : j'étais là, telle chose m'advint Vous croirez y être vous-même.
au point de vue passif comme « une disposition marquée à recevoir des objets simplement imaginés les