‹ L'imagination et les mathématiques: selon DescartesChapitre 8 sur 22 · Voir Régal», VIL Cf. Regalm, XI · texte numérisé non relu

Voir Régal», VIL Cf. Regalm, XI

:>, Voir par exempts fteguks % VU, 34. Ed. Garnie? p. 77, u Illas continuo « ipiodam Lmagiaatioais motu, percurram. » Dans ce passage et dans

LA DÉMONSTRATION MATHÉMATIQUE

seul, il Faudrait que, ramenée à une seule intuition, elle fût tout à fait instantanée- Or e est là une limite qu'on n'atteint jamais, mais dont cependant on peul se rapprocher indéfiniment ; alors on n ;i plus besoin, pour déduire, que de souvenirs conservés pendant un temps infiniment court, c'est-à-dire d'image çant aussitôt après leur formation, qui par suite n'appartiennent plus h la mémoire, mais n'en dépendent pas moins de l'imagination.

La conclusion à laquelle conduit l'étude des Regulm et des Méditations, semble donc être la suivante : L'imagination intervient toujours en fait dans la déduction, parée que cette opération*, se distinguant en cela de 1 intuition, se t'ait dans un temps aussi court que Ton veut, sans doute, mais jamais nul. Là » sf peut-être te point essentiel de la question, En effet, quoique Descartes □ ail donné nulle part une définition permettant ildistinguer nettement les domaines de L'entendement et de l'imagination, on peut, je crois, ramener à un seul tous les caractères attribués par lui à cette dernière faculté, en disant quelle agit dans le temps, el que l'entendement au contraire agit hors du temps. Cette interprétation s'accorde fort bien avec la doctrine rapportée plus haut. Elle explique, en effet, que Faction de l'imagination demande à l'esprit une certaine contention \ parce qu'elle se prolonge, au lieu que celle de l'entendement, instantanée, s'accomplit sans ell'ort dès que nous le voulons. Kl le explique surtout pourquoi cette faculté nous lait connaître seulement le coté changeant des choses \ marque du temps qui s'écoule, el non leur vraie et immuable nature. Elle explique eulin coin meut le uiouvenient continu de la pensée dont il est question dans les Retjulw est un mouvement de l'imagination : le terme mouvement implique en effet un progrès dans le temps, et ne peul pas s'appliquer à l'entendement,

On le voit, touL ce que Descartes nous dil de l'imagination S enchaîne parfaitement si on la définit h laide de la notion de temps, cru m ne je viens de le faire. On objectera peut-être que

cette définition ne se trouve pas expressément dans les Mêdita-

â'autres Descartes semble employer indifféremment les tnots cogitatio et imaginalib. Il faut se rappeler que cogitatio, que je traduis par pensée, ne désigne pas l'entendement seul, mais L'ensemble des opérations • I <• t'espriti

1. Tout souvenir étant, d'après les Begut», une Image gravée et conservée dans le cerveau, réciproquement ou peul dire que l'image est la limite laquelle Leud le souvenir, lorsqu'on diminué indéfiniment sa durée.

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