Esquirol. des maladies menlalcSf t. I, p
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l'exercice normal des sens ou s'y mêlant fréquemment, prend en quslqiie sorte dans la vie de l'indÏTidu la place et le râle des sensations proprement dites. Dana cet état, les centres nerveux sont habitués k fonctionner autotnatiquement ou h répondre à certaines exigeittes de la passion par des apparitions qui la flattent. Malgré tout, les autres fonctions s'accomplissent, plus ou moins librement. L'iiallucinalion elle-même est devenue comme une fonction paï^site, anormale sans aucun doute, mais qui étend chaque jour ses sympathies, ses corrélations physiologiques, de telle sorte que les autres fonctions concotii-ent avec elle et s'en accominodent tant bien que mal. Le malade vit au milieu de ses hallucinations comme il vivrait dans la réalité; il les mélange avec ses impressidils ordinaires, raisonnant sur elles comme sur des pëN ceptions vraies; enfin il en garde généralement le souvenir, ce que ne font pas, comme on l'a vU, le somnambule et l'extatique'.
Quand l'halluciné en est là, quand ses apparitions se multiplient et qu'elles forment les mfitériilux habituels de sa vie psychique, c'est un aliéné, c'est un fou, il n'y a pas k en douter. Ce n'est pas que tous les fous soient nécessairement liallucinés. H peut y avoir désordre grave et prolongé dans les facultés mentales, affectives et volontaires, sans qu'il y ait hallucination. Mais surcenl aliénés, quatre-vingtsau moins sont hallucirjés. C'est là le chiffre donné par Esquirfll', et les
1. Tiif lonveut mfme il ta iloiuie les ile^criptioiu les pliii niînuliruies, nitquelqile tempa après, ioil b^.Tucouppliis Uni, après gu^rison.
2. lisquirol, ibid., 1. V'i. CF. l'ouvrage déjà cilé Je Briorte île Boi«luwit, I.c> lla/tticinaUùni.