‹ L'Imagination Etude PsychologiqueChapitre 43 sur 81 · L'IMAGINATION ET LE HASCHISCH · texte numérisé non relu

L'IMAGINATION ET LE HASCHISCH

développement des symptômes qu'elle accuse, ils ont été longuement analysés par la science', et voici comment on en a marqué l'évolution. Tout d'abord, l'individu sans doute se sent envahi et pénétré par un sentiment de bonbeur qui le dilate. Mais bientôt ses idées se dissocient, il cesse de pouvoir les retenir et les diriger. Il ne sait plus mesurer ni le temps ni l'espace. Cependant la sensibilité de l'âme augmente... Les sens de l'individu vont-ils le doter d'impressions nouvelles ou lui ouvrir tout un monde d'harmonies inconnues? Non : car les conceptions délirantes ne lardent pas à égarer l'esprit. Les idées fixes le tourmentent, amenant une lésion des alTections qui au sentiment de béatitude du début fait succéder ta défiance et les larmes. Viennent enfin des impulsions irrésistibles accompagnées d'illusions , d'hallucinations : la ressemblance avec l'ahénation mentale (sauf la durée, encore une fois) est complète. Mais si les expériences se renouvelaient trop souvent, l'individu en arriverait de crise en crise à une dernière ivresse qui ne ferait que continuer le même égarement dans une folie définitive.

S'il en est ainsi de celte ivresse parfois vantée de la drogue orientale, on nous dispensera de rien dire sur le triste état de l'imagination dans les ivresses plus abrutissantes encore des boissons alcooliques '■

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