I. Essais, I, XX
28 r/iM \r;iN \TiON
(loni ((110 l;i sfrisalion proNocatricc de ces images. Mais on atteint le but [)l(is sûrement encore quand on sait au juste quelle est la sensation qu'il s'agit de chasser : « C'est ainsi qu'un sujet voyant tous les objets se transformer en spectres cKaraignées mons- A Irueuses », il sullit, pour le guérir de ses hallucinations, de la simple « app/icfififin d'iui Ixitidrau sur 'les yeux ' » .
De même, « M. Pavlofski, poursuivi comme
*s nihiliste et jeté en [)rison, avait des hallucinations de
1 / l'ouïe, (lues au hruit de ses pantoufles. Pendant le
I jour, dit-il, je courais de côté et d'autre dans ma
cellule, mes pantoufles criaient ; ce bruil. par une
(bizarrerie inexplicable, me rapj)elait les refrains de chansons obscènes que j'avais entendu vociférer par I des ivrognes attardés dans la rue. .lem'elTorcede penser I à autre chose. En vain je tache de faire cesser ce dé- / goût que j'éprouve; je veux me persuader que ces chants ne sont que grotesques, naïfs peut-être. Mais tout à coup une voix de fausset, aiguë et fêlée en même temps, me les crie aux oreilles en accentuant avec ironie les passages les plus ignobles... Je jetais mes pantoulles avec luKMir (I me mettais à courir pieds nus sur les dalles froides du plancher. Cela faisait passer les hallucinations de l'ouïe " ».
Ktendons et précisons la loi qui se déya^e de ces lahs.
Danslescas précédemment étudiés, le rappojrt£ntre
1. Taink. I.'liilflliiiritrr, 1, |i. i i i . o' l'ilil I\iri-.. Ilnrlii^lti», 187S, iii-iiS.
1. Paii.iian. L'itrlivité mentale, p. 100. Paris, V . Akan. if^8(), iti-8".