‹ L'ImaginationChapitre 42 sur 110 · I. Spinoza. Ethique II, liQ, scholie · texte numérisé non relu

I. Spinoza. Ethique II, liQ, scholie

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que les images sont « l'œuvre de noire esprit » et que « leurs objets sont privés de toute existence [)ropre et indépendante* » ojiinion fausse, mais quia dû naturellement s'établir, en vertu de notre tendance naturelle à oublier et à méconnaître tout ce que pratiquement nous n'avons pas intérêt à retenir et à savoir.

Toute impression nous écbappe qui est fugitive ou légère. Or, dans la plupart des cas, « l'impression que fait sur nous un objet imaginaire est si rapide, l'erreur où il pourrait nous jeter si promptement corrigée que nous n'avons, pour ainsi dire, pas le temps d'être séduits'». Ainsi, pur exemple, dans les spectacles tragiques, l'illusion inhérente aux images se produit, mais momentanée, intermittente et telle qu'une réflexion un peu subtile peut seule la dégager et la saisir. « Pendant le cours de la pièce, dit DuGALD Stewarï, uous avous sans doute, d'une manière générale, la certitude que tout ce que nous voyons est une chose feinte. Mais, si je ne me trompe, on trouvera, en y réfléchissant, que nous cédons par moments à la persuasion contraire, qu'en ces moments nous croyons réels les malheurs dont on nous ofl're l'image, et que c'est le plus souvent celte croyance qui cause la vive émotion dont nous sommes agités ^. »

S'il était besoin d'apporter une preuve à rap[>ui de celte judicieuse remarque, on la trouverait dans

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