I. D. Stewart, ibid
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comme l'appelle Malebra>'che, providenliel, soit plus simplement monté par l'association des idées, la représentation visuelle d'un acte met en branle des imagesmotrices, lesquelles produisent Y imitât ion de cet acte, et les images motrices à leur tour mettent en branle des imagesalïeclives, lesquelles produisent la sympathie proprement dite.
Faute d'avoir connu Texistence des images aflectives et motrices, les anciens psychologues ont cru, comme Malebranche, à une svmpathie mécanique et. réflexe, excluant, ou plutôt n'impliquant pas, logiquement, l'imagination, ou, s'ils ont voulu néanmoins expliquer la sympathie par l'imagination, ils ne l'ont pu faire qu'en attribuant ou paraissant attribuer à celle-ci un pouvoir magique. C'est ainsi que, selon M. Ravaisson, l'imagination serait une force spirituelle produisant des effets mécaniques. «Nous voulons tel mouvement, et, sous rinflucnce médiatrice de l'imagination, qui traduit en quelque sorte dans le langage de la sensibilité les dictées de l'intelligence, du fond de notre être émergent des mouvements élémentaires dont le mouvement voulu est le terme et l'accomplissement. Ainsi arrivaient, à l'appel d'un chant, selon la fable antique, et s'arrangeaient, comme d'eux-mêmes, en murailles et en tours de dociles matériaux'. »
Si la relation des images représontatÎNes, affectives et motrices explique, sans recours au mystère, comment la sympathie a lieu, la diversité et l'indé-