Imagination créatrice, p
2. (]ct enfant s'appelait Humplory Potier. Il eut l'idée d'attal cher aux robinets des ficelles (pie nianoouArait le balancier. Non f seulement la machine marchait ainsi toute seule, mais elle marchait deux lois plus vite, produisait deux fois plus de travail, les robinets s'ouvrant et se fermant plus rapidement. ^ . Gossin. La machine à vapeur. Paris, F. Alcan.
l'imagiivation créatrice 2*:? 7
petite ou grande, est (ainsi toujours) issue d'un besoin parliculier )) (Uibot) \
Il faut distinguer dans Finvention mécanique deux
moments : l'idée première, la position du but à at-
. teindre, et la découverte des moyens d'exécution, au-
f trement dit, la conscience d'un besoin et la connais-
sance des moyens de le satisfaire.
L'idée première, le problème à résoudre, ce sont les circonstances qui le posent et en quelque sorte l'imposent. Ainsi les Vénitiens, dit Michelet, furent (( ingénieurs sous peine de mort" >/. C'est pour sauver de la ruine les sériculteurs du Midi que Pasteur se mit à rechercher les causes de la maladie des vers à soie, etc.
La nécessité cependant force à s'ingénier, mais ne rend pas ingémeux. Elle met en demeure de trouver, mais elle ne fait pas trouver. Elle provoque la recherche, mais elle ne la dirige point. C'est à l'esprit, non aux circonstanceSj qu'il faut, en fin de compte, attribuer proprement TaT^découverte. Mais en quoi consiste celle-ci et de quoi dépend-elle ?
Elle consiste d'abord à bien poser le problème dont on est saisi par les circonstances, c'est-à-dire à le limiter, à le circonscrire, et ainsi à en préparer, à en rendre possible la solution. Quant à cette solution, elle dépend, dit Bain, d'un riche (c approvisionnement d'idées se rapportant à un même domaine (celui de la question posée), de l'action puissante des forces