I. RiBOT. U hnacjination crcotrice, p
l'imagination créatrice 287
iiire des procréateurs, et qui pourrait, soit avorter sans doute, soit aussi donner naissance à un éléphant, à un requin ou à une cigale. Le développement ne se fait pas comme en vertu d'une impulsion irrésistible et fatalement déterminée. Il résulte du jeu d'éléments très nombreux, plus ou moins guidés par un système général, qui les assemble et qui, lui-même, se forme peu à peu bien souvent et ne prend parfois qu'assez tard sa forme définitive. Ce sont les affinités des éléments qui le rendent possible, en faisant naître à chaque instant des combinaisons naturelles qui seront Taliment du germe en voie d'évolution, mais c'est le système général qui lui donne sa régularité, en choisissant, parmi ces combinaisons, celles qui peuvent trouver place dans l'ensemble, en éliminant les autres, en les empêchant même de naître par l'influence restrictive exercée sur les affinités des éléments dans les cas où l'évolution montre une régularité particulière » ^
L'invention, ainsi définie, n'est pas seulement imparfaitement régulière, elle est encore, particulièrement dans l'ordre qui nous occupe, exceptionnelle et rare. L'invention franchement irrégulière est la règle. Elle revêt deux formes : la transformation et la déviation, lesquelles répondent à peu près à ce que nous avons appelé la substitution d'une fin à une autre, et la substitution d'un moyen à un autre dans la poursuite d'une inême fin.
M. S0URIAU va plus loin encore dans le même ordre d'idées et paraît croire que l'invention irrégu-