‹ L'ImaginationChapitre 96 sur 110 · I. Chekbuliez. Ouv. cité, ibid · texte numérisé non relu

I. Chekbuliez. Ouv. cité, ibid

maine sont, pour elle, deux formes du même univers, de la même nature '. »

Plus exactement, Fimagination ne se pique point de philosophie. En réalité, elle nest pas plus panthéistique, parce qu'elle exprime la nature en fonction de Fesprit ou l'esprit en Jonction de la nature, qu'elle n'est matérialiste, parce qu'elle donne une forme sensible à ses représentations. Mais elle ne peut évoquer ou du moins exprimer directement les émotions. Elle prend donc un détour. Elle évoque les personnes, les objets auxquels les émotions se rapportent, les circonstances de temps et de lieu dans lesquelles elles se produisent ou qui les rappellent. Elle fait appel à des associations d'idées, elle est symbolique. Or une émotion donnée, par exemple la crainte respectueuse, Tadoration, est indépendante de l'objet qui l'a une fois provoquée, à plus forte raison des circonstances dans lesquelles elle a été ressentie, en ce sens qu'elle peut être ressentie dans d'autres circonstances, provoquée par d'autres objets.

De plus les émotions peuvent être générales aussi bien que les idées, il y a des a abstraits émotionnels » (RiBOï). Les émotions de ce dernier genre sont artificiellement représentées. Tétant par les objets particuliers, par les circonstances particulières, auxquels ils sont associés, et ne pouvant l'être autrement, et ces objets, ces circonstances étant en outre pris pour signes représentatifs en raison de contiguïtés accidentelles, on d'analogies vagues, lointaines, parfois cherchées, subtiles, toujours personnelles.

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