‹ L'imitation chez l'enfantChapitre 2 sur 20 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

rement les problèmes. Ces préoccupations systématiques sont la seule justification de l’importance donnée à la relation de menus faits d’une grande banalité, — quel qu’ait pu être par ailleurs l'attrait particulier de cette

enquête pour son auteur.

Les mouvements imités obéissent aux lois psychophysiologiques générales de la production du mouvement. : On commencera donc par jeter un coup d’æil d'ensemble sur les résultats des travaux de la Psychologie contemporaine sur cette question essentielle.

La deuxième partie sera consacrée à un cas particulier assez simple, et d’ailleurs le mieux étudié jusqu'ici, celui de l’imitation vocale.

Cette étude servira de guide, dans la troisième partie, pour aborder le problème plus général et plus complexe de l’imitation des actes perçus par la vue.

Dans la quatrième partie, on examinera les rapports de l’imitation avec la formation de la conscience personnelle, dans la cinquième, ses aspects affectifs.

Enfin les résultats obtenus par l’observation de l’enfant seront comparés avec les données actuelles de la Psychologie animale sur le même problème.

Des observations sur l’enfant n’ont de signification que si on précise l’âge des sujets. Nous avons adopté la notation suivante : le premier nombre désigne les mois, le second les jours. Cette chronologie n’a qu’une valeur individuelle : comme pour la croissance physique, la

notion de l’ordre d’apparition des faits est plus importante

INTRODUCTION VIl

que celle de l’âge absolu. Les enfants sont désignés par leurs ‘initiales P. (Paul), L. (Louise). Il pourra être utile de savoir que le premier, dans la période où on l’étudie, a peu fréquenté d’autres enfants, tandis que la plus jeune a vécu dans la société de son frère, plus âgé qu’elle de six ans. Leur développement physique et mental a été normal.

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