‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 112 sur 139 · LA MORT AU MÉNÉTRIER · texte numérisé non relu

LA MORT AU MÉNÉTRIER

Il est vrai, je l’ai dit, dans l’excès de ma peine, Qu’un cerf couru des chiens, qu’un forçat à la chaîne Endure moins de maux qu’un pauvre laboureur; Mais, dès-lors, revenu de cette folle erreur,

Je conviens que mes maux sont moins insupportables Que ceux qu’ont à souffrir cent autres misérables : Et puis, chacun préfère, à mon avis,

Les maux du monde aux biens du paradis.

[Merian.)

Notre danse des morts est encore imparfaite;

Il nous y manque un joueur de clairon :

Viens ça, compère Aliboron !

Aussi bien de ton temps , ne fut-il point de fête Où ne retentit ta musette ;

Mais sache que chez nous il faut changer de ton La Mort ne danse pas ainsi que la soubrette ,

Ce sont des autres airs, c’est un autre fredon. Voyons, si je pourrais racler du violon :

Pour toi, qui si souvent fis sauter la grisette, Danse à ton tour un rigodon.

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