‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 6 sur 139 · VI AVIS PRÉLIMINAIRE DE L’EDITEUR · texte numérisé non relu

VI AVIS PRÉLIMINAIRE DE L’EDITEUR

l’imitation de Jésus christ, qu aucuns attribuent à Iessen, d’autres à Gerson, et d'autres à Thomas A. Kempis , fidellement traduits, nouvellement mis en francois, par M. R. G. A., et reveu par le même autheur EN CETTE DERNIÈRE ÉDITION.

Cette édition est en effet purgée d’un grand nombre de fautes qui se retrouvent dans l’édition de 1621, et dans celle de 1631 de Calleville; elle est correcte quant à la typographie, et il est bien clair que cette édition a été en effet revue avec un soin particulier.

L’exemplaire que nous avons entre les mains porte douze centimètres de hauteur sur six de largeur.

Sur le revers du titre se trouvent les quatre vers,

Ce L iure part sans épigraphe Sans procès de son vray Autheur,

Car à IESUS seul tout l’honneur En est deu son vray autographe.

Le titre est suivi de cinq pages au lecteur, et au verso du quatrième feuillet se trouve une gravure, représentant Jésus portant sa croix et sortant de Jérusalem, signée : Picart. f. P. Noblef ex. , avec l’inscription : Et bajulans sibi crucem exiuit, Ioan., 19.

Le livre porte 350 numéros de page; mais il est à remarquer que les rectos seuls sont numérotés.

A la page 295 verso est la table des chapitres, qui se continue jusqu’à 298 , puis les feuillets suivants sont numérotés : 229, 230, 231, au verso de ce dernier est l’approbation des Docteurs, signée : A. Duval, sans date. Puis vient la Méthode pour lire avec fruit les livres de l'Imitation de Jésus -Christ, numérotée 232, puis 233, puis 334 jusqu’à 346 inclusivement. Au verso vient l’approbation des Docteurs, datée du 24 décembre 1621, signée : Ysambart, et enfin les litanies en l’honneur de Notre -Seigneur

AVIS PRÉLIMINAIRE DE L’ÉDITEUR. vu

Jésus -Christ, en latin, feuillets 347, 348, 349 et 350, au verso duquel finit le livre.

Nous insistons sur la forme matérielle de cette édition, parce que personne ne l’a citée; elle diffère d’ailleurs des formats in-8° et in- 12, qui ont été adoptés généralement pour les éditions qui ont précédé ou suivi la date de 1626.

Une preuve de l’excellence de cette édition résulte de la signature de Nicolas Rittershusius , apposée sur le titre, avec la date de 1628. Ce livre doit avoir fait les délices du savant auteur de la Généalogie des Empereurs, car les gardes sont couvertes de citations latines et de vers latins choisis avec soin. Cet exemple a été suivi du reste par les autres possesseurs de ce livre, qui semble avoir fait un long séjour entre les mains des érudits de l’Allemagne.

Voici quelques indications qui prouveront les corrections faites par l’auteur.

Livre Lr, chap. XVIII, le latin porte : Magnam apud Deum gratiam obtinebant.

L’édition de 1621 dit : « Et estoient forts en la grâce de Dieu. »

Celle de 1626 : « Et estoient fort en la grâce de Dieu. »

Texte reproduit en l’édition de 1634, de Guillaume Loyson.

Tandis que Calleville aussi bien que Pierre Moreau n’ont pas manqué de mettre « forts en la grâce de Dieu. »

Les mêmes Calleville et Pierre Moreau, au livre Ier, chap. Ier, impriment : « C’est la vie heureuse qui rend l’homme agréable à Dieu. »

L’édition de 1626 porte : « C’est la vie vertueuse », conformément au latin virtuosa.

Livre 1er, chap. XXI, n° 5 : « Si vous pensiez... les peines à venir » , au lieu de : Si vous pesiez.

Nous ne voulons pas, dans cet avis préliminaire, nous étendre davantage sur les incorrections commises par les éditeurs de la traduction du chancelier de Marillac; nous donnerons à la fin de

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