Quand un homme s'humilie de ses défauts
il apaise aisément les autres, et il contente sans o^KÏ/'^^rf^^M^
peine ceux qui sont irrités contre lui. "^-^Vm^^^^vV^'î^
^^&^<^j; I^isu protège l'humble et le délivre; il aime ^/^^^1//^^;^ W?^' l'humble et le console ; il s'incline vers l'humble , A^(^)^i'^^^
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il lui i:)rodi{jue les {jraces , et après l'abaissement , il l'élève à la gloire.
Il révèle à l'iiumble ses secrets , il l'invite et l'altire doucement à lui.
L'humble, quelque confusion qu'il reçoive, \\ }/tj\i { ^ »e laisse pas d'être en paix, parce qu'il s'ap- '^ ,,=4n puie sur Dieu, et non sur le monde.
' ^f^" /" Ne comptez pas avoir fait quelques progrès, ~'3^ c J"^ à moins que vous ne vous reconnaissiez infé- ^-^tv^-^^i.:^ rieur à tous.
E fondement de la paix avec tous les hommes est riiumilité. Dieu résiste aux superbes; et les hommes, qui sont superbes les uns aux autres, se résistent aussi sans cesse, dit saint Chrysoslôme. Ainsi il est essentiel, pour toutes sortes d'ouvrages où il faut travailler de concert , que chaque particulier s'humilie. L'orgueil est incompatible avec l'orgueil. De là naissent toutes les divisions qui troublent le monde; à plus forte raison les œufrç^~ vres de Dieu, qui sont toutes fondées sur l'humiliation , ne peuvent être soutenues que par les ^^f^MI'l moyens que le Fils de Dieu a choisis lui-môme pour A»^/i} sou grand ouvrage, qui est l'établissement de la J^|
FÉOTLON.
rK AiNTENEz-voLS prcmièrcmcnl dans la paix, et alors vous p( urrez la procurer aux auires.
L'Iiomme pacifique est plus sssisé^ ulile que le savant.
L'homme passionné chan{;e le Lien en mal, et croit le mal aisément. L'homme bon et pacifique tourne tout en bien.
Celui (|ui est affermi dans la paix ne soupçonne personne ; mais celui qui est mécontent et inquiet , est agité de divers soupçons : il n'a jamais de repos, et n'en laisse point aux aunes. 11 dit souvent ce qu'il ne devrait pas dire , et il omet ce qu'il devrait faire.
Il est attentif anx obli.;}ations des autres, ei il néglijje ses propres devoirs.
Ayez donc d'abord du zèle pour vous-même, et vous pourrez ensuite avec justice l'étendie sur votre prochain.
2. Vous savez 1 tien justifier et colorer ce que vous faites , et vous ne voulez pas recevoir les excuses des autres.
11 serait l)ien plus juste de vous accuser vousmême , et d'excuser votre frère.
■\0i IMITATION
Si VOUS voulez qu'on vous supporte, supportez aussi les autres.
Voyez combien vous êtes encore loin de la vraie charité et de l'humilité , qui ne s'irrite et ne s'indifjne jamais (|ue contre elle-même !
11 n'y a pas {jrand mériie à vivre avec des hommes doux et bons : car cela plaît naturellement à tous ; chacun est bien aise de vivre en paix, et aime davantage ceux qui parta^jent ses seniimens.
Mais pouvoir vivre en paix avec des hommes durs et pervers , ou sans re{}les, ou conirarians, c'est une grande grâce, une vertu mâle et digne de louanges.
5. Il y en a qui sont en paix avec eux-mêmes et avec les autres.
Et il yen a qui n'ont point la paix, et quin'\ ^'s laissent pas les autres ; ils sont à charge à au- Y^ trui, et encore plus à eux-mêmes.
^ Enfin il y en a qui se maintiennent dans la ^ j)aix, et qui tâchent d'y ramener les autres. Cependant, toute noti'C paix , en cette misé- ^ , > rable vie, doit consister plutôt dans une humble ^/^U patience,quedans l'exemption de contrariétés. Qui sait le mieux soullVir , possédera uîîo plus grande paix : celui-là est vainqueur de soi et maître du monde, ami de Jésus-Christ, et héritier du ciel.
REFLEXION
[ois les hommes cherchent la paix ; mais ils ne la cherchent pas où elle est. La paix que fait espérer le monde est aussi différente et aussi éloignée de celle qui vient de Dieu que Dieu lui-même est différent et éloigné du monde ; ou plutôt , le monde promet la paix, mais il ne la donne jamais. Il présente quelques plaisirs passagers; mais ces plaisirs coulent plus qu'ils ne valent Jésus-Christ seul peut mettre l'homme en paix. Il l'accorde avec lui-môme; il lui soumet ses passions; il horne ses désirs ; il le console par l'espérance des biens éternels ; il lui donne la joie du Saint-Esprit: il lui fait goûter cette joie intérieure dans la peine même; et comme la source qui laproduitest intarissable, et que le fond de l'ame où elle réside est inaccessible à toute la malignité des hommes , elle devient pour le juste un trésor que personne ne peut lui ravir.
FÉNELON
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