‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 48 sur 111 · CHAPITRE Xm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xm

niî LOnEISSANCE DE L IIUVBLE SUJtV A L EXEMPLE UE JESUS-CIIHIST.

^ Q ON fils, celui qui cherche à se

suiîslraiie a l'obéissance, se

suustiail lui-même a la giace :

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Uu) JÉSUS-CIIIUST. 191

bon cœur à son supérieur, montre que sa chair ne lui est pas encore entièrement assujétie ; mais que souvent elle se révolte et murmure.

Apprenez donc à vous soumettre promptement à votre supérieur, si vous désirez dompter votre chair.

Car l'ennemi du dehors est bien plus vite vaincu, quand l'homme intérieur n'a pas clé ravagé.

Votre ame n'a point d'ennemi pilus terrible et plus dangereux que vous-même, lorsque vous n'êtes pas bien d'accord avec l'esprit.

Il faut absolument que vous conceviez un vrai mépris de vous-même, si vous voulez triompher de la chair et du sang.

C'est parce que vous vous aimez encore d'un amour désordonné , que vous tremblez de vous résigner sans réserve à la volonté d'autrui.

2. Mais quellemcrveille que vous, poussière et néant , vous vous soumettiez à l'homme à cause de Dieu , lorsque moi , le Tout-Puissant et le l'rès-IIaut , qui ai tout créé de rien , je me suis humblement soumis à l'homme à cause devons !

Je me suis fait le plus humble et le dernier de tous , afin que mon humilité vous apprit à vaincre votre orgueil.

Poussière, apprenez à obéir ; apprends , terre et limon , à l'humilier, et à t'abaisser sous les pieds de tous.

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Apprends à briser ta volonlë elà l'abandonner à une entière soumission.

5. EnHamme-loi de zèle contre toi-même, et ne soul'fre pas que l'orgueil vive en toi ; mais fais-toi si soumis et si petit , que tous puissent marcher sur toi, et te louler aux pieds, comme la boue des places publiques.

Homme vain, qu'as-tu à te plaindre?

Pécheur couvert d'ijjnominie, qu'as-tu à répondre à ceux qui te lont des reproches, toi qui as tant de fois oÛ^nsé Dieu , tant de fois méiité l'enfer?

Mais ton ame a été précieuse à mes yeux , et mon œil t'a épargné, afin que tu connusses mon amour, que tu fusses toujours reconnaissant de mes bienfaits, toujours prêt à te soumettre, à l'humilier, et à souffrir les méprisavcc patience.

RÉFLEXION

'est par une vraie et franche obéissance que l'on se rapproche de notre divin législateur , qui s'est fait obéissant jusqu'à mourir pour nous. En imitant Jésus-Christ , on aura droit a son héritage. Avec rohcissancc, on s'unit à tous par le lien de la charité; on acquiert l'amitié, l'estime et la louange de tout le monde ; l'on avance rapidement. Qui aime l'obéissance , n'oppose ni résistance, ni murmure a l'autorité qui parle ou qui le reprend.

DE JÉSLS-CHUIST. 195

Quelque bien se prcsentc-t-il à faire , il est prêt. De quelque manière qu'on en use avec lui , il est toujours coûtent. Il ne demande point a être transféré d'un lieu à un autre ; quelque part qu'il se trouve, il s'y plaît. Lemurmurateur, au contraire, est a charge aux autres et 'a lui-même. C'est le fléau des communautés. Toujours eu contradiction avec les supérieurs , toujours de mauvaise humeur, il voudrait n'avoir rien 'a faire. Jamais il ne manque de prétextes pour se dispenser du travail ; il a mal à la tête, a l'estomac; il trouve a redire à tout, même a ce qui regarde les autres : à quoi bon ceci , cela ? ce n'est pas ainsi que l'on aurait dû s'y prendre. Si on le fait changer de maison , l'ordre tout entier souffrira de son déplacement. Vous lui donnez un avis , il vous répond : J'en sais là-dessus autant que vous. Vous lui donnez quelque chose h faire : il ne saurait l'entreprendre tout .seul ; il lui faut des aides. Ennemi de l'abstinence , il recherche les bons repas ; il se plaint a tort et a travers , et n'épargne ni la médisance , ni la calomnie. Ami équivoque, c'est un ardent et dangereux ennemi.

Saint Êpiibem.

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