‹ L'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie (volume 2)Chapitre 3 sur 21 · XXV II · texte numérisé non relu

XXV II

je lui répondrais que ce décret est irréprochable au point de vue de la théologie catholique, ce qui nous suffit. Au besoin je le renverrais aux preuves décisives que j’ai apportées. Les catholiques ne sont pas obligés de justifier leur foi au point de vue des principes protestants, ni des systèmes des incrédules. Il serait absurde de leur demander une pareille démonstration.. Je crois donc avoir satisfait à toutes les difficultés, en montrant que la croyance à l’immaculée Conception de la très-sainte Vierge est autorisée par les monuments de la tradition catholique, et par le jugement infaillible de l’Eglise.

Avant de finir ce discours, ô Vierge Immaculée, il me reste encore à invoquer votre protection sur ces pages que j’ai écrites en votre honneur.

O Marie, ô tendre Mère, du haut des cieux où vous régnez, daignez abaisser un regard debonté sur la terre, et bénir de votre droite celui qui trace ces lignes à votre gloire, et tous ceux qui les liront, afin qu’ils vous connaissent mieux et vous aiment davantage. Lorsque je réfléchis à l’immensité des grâces dont le Seigneur vous cà comblée, je tremble d’avoir osé en parler, moi, le dernier de vos enfants. Mais puisque le langage des anges mêmes ne suffirait point pour vous louer dignement, vous ne dédaignerez point, ô tendre Mère, j’en ai la douce confiance, ma bonne volonté et mes efforts. C’est

PRÉFACE

de vous et de votre divin Fils, ô Mère incomparable, que j’attends tout le fruit de mes travaux, et c’est à vous seule que je veux les rapporter : trop heureux, si vous exaucez mes prières, d’avoir été pour mes frères l’instrument de vos bontés.

Bruges, le 25 janvier 1857.

t J. B. Evêque de Bruges.

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