‹ L'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge MarieChapitre 24 sur 64 · JACQUES LE MOINE, VERS L’ANNÉE · texte numérisé non relu

JACQUES LE MOINE, VERS L’ANNÉE

Le P. Ballerini fixe fâge de Jacques le Moine au règne d’Alexis Connnène, c'est-à-dire au XIe siècle. Cet écrivain emprunte beaucoup de pensées à George de Nicomédie (1); cependant il a assez de spontanéité pour figurer parmi les témoins intelligents de la tradition catholique.

D'abord cet écrivain appelle Marie « un candélabre d'or formé par l’esprit-saint (2) ; » tandis que les autres hommes sont formés de l’argile corrompue de la nature humaine. Il dit encore que« Marie seule fut les prémices du genre humain devant dieu ; » et qu'elle fut dans l’ordre de la grâce « un arbre magnifique toujours vert (ô). »

Ces expressions, comparées au langage des autres pères, supposent évidemment une origine sainte et une sainteté perpétuelle en Marie.

Leur signification acquiert le plus haut degré d’évidence, lorsqu’on connait d’ailleurs la pensée de cet écrivain, qui dit, dans son homélie sur la visitation de la

(1) Voy. Ballerini. Syîlog. monum. t. 1. pag. 160.

(2 ) Hom. inpræsent. Deip. ap. Ballerini, loc. cit. p. 584.

(3) Hom. in Concept. Deip. ap. Bail. loc. cit. p. 188 et 189.

DE LA SAINTE VIERGE MARIE

sainte Vierge, que l’âme de la Mère de Dieu a été créée dans l’acte de l’amour de Dieu. Voici le discours qu’iî place dans la bouche de la sainte Vierge :

« Brûlante d’un désir insatiable de vous posséder, 6 mon Dieu, je chante sans cesse vos louanges; portant en moi un cœur brûlant de votre amour, je me répands sans cesse en paroles d’amour. Cet amour a grandi avec mon corps, il s’est fortifié avec mon esprit; mon âme créée avec lui vous chante une hymne non inter-

rompue (i). »

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