CHAPITRE XI
RAISONS THÉOLOGIQUES, ANALOGIES DE LA FOI, MOTIFS DE CONVENANCE,- EN FAVEUR DE L’IMMACULÉE CONCEPTION DE MARIE.
Distinction essentielle à faire entre les raisons- de convenance et les raisons théologiques. — Le dogme de l’immaculée Conception touche à tant de mystères qu’il peut être prouvé par de nombreuses raisons théologiques. — Les raisons de convenance servent a éclaircir la vérité et à faire mieux comprendre la pensée divine. — Nous indiquerons les principales. — Art. i. Des rapports intimes de la bienheureuse Vierge Marie avecla divinité, avec la Saiute Trinité en général, et avec les trois personnes divines en particulier. — § i. Rapports avecla nature divine. — Union naturelle, substantielle de Marie avec le Verbe ; — union comparable à celle du Verbe avec son humanité sainte; — union supérieure a celle des élus avec la divinité dans le ciel et à toutes les unions de la grâce. — § n. Rapports avec la Sainte Trinité. — Marie considérée en quelque sorte comme quatrième personne de la Sainte Trinité, par l’origine temporelle qu’elle procure au Fils de Dieu. — Marie, fille du Père, Mère du Fils, Epouse du Saint-Esprit. — Elle a reçu du Père l’origine sainte, du Fils, la maternité divine, du Saint-Esprit, la virginité perpétuelle. — Comment ces rapports excluent le péché originel? — § ni. Rapports spéciaux avec le Père. — Marie est sa fille unique, sa première née. — Sa filiation tient le milieu entre celle du Verbe et la nôtre.— Elle n’a qu’un trait de ressemblance avec celle du Verbe, laperpétuité. — § iv. Rapports avec le Fils. — Le Verbe-
TABLE DES MATIERES
a créé lui-même sa mère. — Cette création appartient aux préparatifs de l'Incarnation. — Si nous pouvions faire notre mère de quels dons ne l’enrichirions-nous pas? — Le Sauveur aimait sa mère d’un amour divin. — Il lui a accordé tous ses trésors, et l’a délivrée de l’opprobre du péché. — § v. Rapports avec le Saint-Esprit. — Elle lui a demandé pour dot son âme. — Art. ii. Relation de l’origine de Marie avec les grâces qu'elle a reçues pendant sa vie. — § i. Marie a été préservée des suites du péché originel : la concupiscence déréglée, les péchés de fragilité, les douleurs de l’enfantement, la corruption du tombeau. — Le péché originel n’existe pas là où il ne se manifeste pas. — Objection tirée de la mort de Marie. — § n. Marie a été préservée du péché actuel, même véniel; — à plus forte raison du péché originel. — § m. Marie a été douée de la virginité perpétuelle du corps, image de la virginité perpétuelle de l’âme. — § iv. Marie a reçu l’abondance de toutes les grâces, auxquelles la grâce originelle ne peut manquer. — Art. iii. Relation de l’origine de Marie avec ses destinées. — § i. Marie, comme paradis virginal duquel fut créé le corps du second Aclam, n’a pu être sujette à la malédiction commune. — § n. Marie, comme seconde Eve, a dû être créée dans l’innocence, aussi bien que la première. — § m. Marie, comme co-rédemptrice avec son divin Fils, a dû vaincre le péché sous tous les rapports. — § iv. Marie comme souveraine des deux, et comme Reine des saints et des anges, n’a pu contracter la souillure du péché originel. — ■ § v. Conclusion. Force et utilité de ces arguments. — Ils prouvent le mystère de l’immaculée Conception. 1 65