‹ L'immaculée conception de la vierge Marie: poème de Robert GaguinChapitre 10 sur 64 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

tout valu le renom dont il jouit prés des bibliophiles et des curieux. Otez ces six ou huit vers, et peutêtre n'aurait-il jamais été question de lui. Parlant de Robert Gaguin, « il y a de ce moine, » dit Dreux du Radier, dans ses Récréations historiques, critiques et morales^ (i) « un poème Latin Depuritate Conceptionis B, Virginis où il se déclare pour l'Immaculée Conception. Ce poème, très rare aujourd'hui et imprimé en 1497, ne fait pas grand honneur à la pureté des mœurs de Gaguin, qui y a répandu les idées les plus sales et les plus libertines (2). Elles sont telles qu'on ne peut les rendre en Français sans oôenser la chasteté de notre langue. » Nous les

(i) Tome II, p. i8$-i86.

(2) Dulaure (Des Divinités génératrices, ou du Culte du Phallus che^i les Anciens et les Modernes, éd. Isid. Liseux, p. 296) s*est fait Técho de ces critiques; il ajoute : « Le même écrivain nous apprend qu*à son poème de l'Immaculée Conception Gaguin joignit l'éloge d'une de ses maîtresses, cabaretière de Vernon. Dans cette pièce, il vante les gentillesses de cette belle, ses bons mots, la commodité de ses chaises, la bonté de son vin et des lits, et surtout les beautés cachées de la nymphe, que notre bon moine paraît avoir parfaitement connues. Voici sa description :

Risus, verba,jocos, fulcra, cubile, merunt,

Albentes coxas, inguina, crura, nates Et Veneris.,. etc. »

Tout cela est bien exagéré, comme on le verra, et il y a, dans les vers cités, une interversion qui en dénature le sens.

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