‹ L'immaculée conception de la vierge Marie: poème de Robert GaguinChapitre 33 sur 64 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

se résoudre à lui envoyer une Collecte pour être insérée dans l'office de ce saint Roi : que la plupart des miracles qu'on lui attribue paraissent peu dignes de foi, et qu'un jour peut-être celte fête que Louis XI veut qu'on célèbre si solennellement sera totalement abolie.

» La Lettre VIII® renferme une vive déclamation contre les abus de l'Astrologie judiciaire. En quelque estime que fût alors cette science, personne n'en a plus solidement réfuté la vanité. Il s'excuse ailleurs de ce qu'il ne peut s'engager à composer le Panégyrique de Saint Joachim. « Je n'ose Tentreprendre, », dit-il, « parce que je ne trouve aucun auteur qui m'éclaircisse suffisamment sur cette matière et me mette en état de la traiter dignement. »

» Quelque vraisemblance qu'exigeât Gaguin dans les faits historiques, il n'en suivit pas moins le torrent de la mode, puisqu'il remplit ses Annales d'aventures extraordinaires et de contes fabuleux. Dupleix l'en a repris, et Taccuse encore d'avoir commis plusieurs fautes dans son Histoire, dont il trouve le style inélégant et grossier. Dom Pierre de Saint-Romuald a observé dans son Trésor chronologique que Gaguin était le premier qui eût parlé de l'érection du royaume d'Yvetot, au pays de Caux, en Normandie. On peut voir aussi dans les Mémoires de l'Académie des Belles-Lettres (vol. IV, p. 728), une Description sur Y origine du Royaume d'Yvetot, dans laquelle M. Tabbé de Vertot réfute solidement Gaguin sur ce point d'histoire.

» Gabriel Naudé cite un passage, dans son Addition

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