A JOSSE BADE
Je n*aspire pas à vaincre aux chars, dans le cirque, Ni, me redressant sur le sable fin, à jeter par terre Pour me faire applaudir, Tathlète frotté d'huile; Pas davantage, vieillard déjà plaintif et fragile, Je ne songe à moduler sur la flûte Phébéenne. Qu'un plus jeune, bien en voix et ardent, veuille Délirer d'une Déesse : moi, je creuse ma tombe. Mais toi, plus vigoureux fantassin d'Apollon, Illustre ami des Muses et leur ouvrier.
Prends souvent le plectre, que le labeur t'entraîne. Et de tes vers dorés tu surpasseras les Ausoniens; Couvert de palmes, tu remporteras tous les prix. Et t'acquerras ainsi un éternel honneur Que n'anéantira la Parque, ni ne flétrira la maigre Envie, s'il te plait dans un chant Delphique De porter de vastes sujets aux étoiles.
Ils resplendissent les lutteurs de Mars, du forum et de la lyre ; Leur vertu a la force de les élever vers les Dieux, Et leur nom demeure immortel.
IN LAUDEM ARTIS IMPRESSORIiE
Nos quotiens sûmes, Lector venerande, libellos,
Artiflcum totiens semper amabis opus.
Quod cita vix poterat perscribere dextra quotannis,
Mense dat ars, nec inest sordida menda libro. Pluris erat nuper calamo ruganda papyrus,
Quant modo prœgrandis veniat ipse codex :
Hoc tulit inventum felix Germania terris,
Artis et ingenii nobile schéma sut.
FAUSTO, ' POETiE LAUREATO
Fauste, pater metri, quid quodvis carminé reddis,
Ausim quod tecum tendere, parce, chelym.
Non ego de Phœbo didici contingere plectrum :
Me docuit tetricos Gallia Belga modos.
Venisti ad Francos, et te venisse probamus,
Tersius ut nostri verba Latina ferant, Speramus juvenes te vate invisere Musas
Et sacra Pieridum posse fluenta sequi.
Perge, poeta, precor, et sperne maligna loquentes.
Tu decus ex Francis, Fauste, perenne feres.
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