‹ L'Immaculée ConceptionChapitre 24 sur 127 · ET LES PÈRES OU LES DOCTEURS DE L*É6L1SE GRECQUE · texte numérisé non relu

ET LES PÈRES OU LES DOCTEURS DE L*É6L1SE GRECQUE

Tel est le sentiment de saint Grégoire, évêque de Nysse, contemporain de saint Éphrem, qui vante la pureté incorruptible de Marie : « purilas incorrupta * » .

Avant lui, saint Justin ', martyr en 167, qui touchait aux apôtres, saint Irénée, évêque de Lyon', TertuUien *, saint Grégoire le Thaumaturge *, saint Basile, évêque de Gésarée', avaient mis en regard les deux femmes et leur œuvre opposée, due à la culpabilité de Tune, à l'innocence de l'autre.

On peut conclure que ces grands hommes partageaient Topinion de saint Grégoire de Nysse , et que celui-ci traduisait la croyance traditionnelle, en tirant la conséquence des prémisses admises par tous.

Autant de témoignages accumulés qui aident à suivre le courant de la « vraie foi » primitive et servent à son interprétation.

Nous arrivons aux personnalités les plus marquantes de TËglise grecque.

A la fin du iv" siècle, saint Jean Chrysostome place ces mots dans la bouche du Seigneur, s'adressant au démon :

« Je ne me contenterai pas de te voir ramper sur la terre : je t'opposerai une femme qui sera ton ennemie sans pacte avec toi'. )»

Une femme a sans pacte » avec le démon n'a pu

^ Hom, XIII in Canticum canticorum,

* Dialog. cum Tryphone Judaeo,

3 Liber III adversus Hœreses, cap. xxiii, et lib. V, cap. xix.

* Lib. de Carne Chriêti, cap. xvii.

* Sermones de Annuntialione B, M, V. BibL Max. Patrum, tora. III, p. 314 et 315.

* Hom. in aanctam Christi Nàtivitaiem.

^ S. Joan, Chrysos. Hom. xvii in Gènes., i. IV, p. 143. Ed. Moût.

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jamaivS contracter d'alliance avec le démon ni subir son empire.

« Marie est si parfaite, ajoute le grand docteur, que Jésus-Christ, trouvant le corps et Tâme de la Vierge en état de sainteté, a voulu en faire un temple animé qui lui servît de demeure *. j)

Il se plaît à redire que Marie est au-dessus a des patriarches, des prophètes, des apôtres, des martyrs, des saints, des anges, des trônes, des dominations, des chérubins, des séraphins, de toutes les choses créées, visibles et invisibles*. :»

Cette insistance des anciens et des sages à donner à la Vierge Marie la suprématie sur les esprits célestes, libres de tout contact avec le mal , appelle nécessairement son immunité absolue.

Les formules de prières attribuées sans raison à saint Jean Chrysostome et à saint Basile , et connues sous leur nom , sont en parfait accord avec les déclarations des deux maîtres.

Elles louent Marie, « Mère de Dieu, toujours vierge, très sainte, pure, intacte, immaculée, bénie au-dessus de toute créature. »

Les chicanes qu'on peut faire sur la date authentique de la rédaction de ces fragments n'ôtent rien et ajoutent plutôt à leur valeur documentaire.

Célèbres dans l'Eglise grecque, les prières en question sont plus anciennes que leurs prétendus auteurs, dont le souvenir glorieux sert à les désigner : on les possédait, on les suivait avant eux, ainsi qu'il résulte

• Ilom. in Christi NativUatem.

• Serm, S. Joan. Chrysos. apud Melaphrasien.

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