‹ L'Immaculée ConceptionChapitre 25 sur 127 · ET LES PÉRÈS OU LES DOCTEURS DE L*ËGL1SE GRECQUE U · texte numérisé non relu

ET LES PÉRÈS OU LES DOCTEURS DE L*ËGL1SE GRECQUE U

de rhistoire ecclésiastique du temps. Leur irréprochable orthodoxie et leur conformité avec les autres monuments de même espèce suffiraient à les protéger, s*il en était besoin, et accroissent leur autorité.

A mesure que les années s'écoulent, les documents s'amoncellent et forment un faisceau d'un poids irrésistible.

Les pLus nobles esprits remplissent la fin du iv* et le v" siècle de leurs hommages et de leurs déclarations.

Marie est sans péché, Marie est sainte, suréminemment sainte ; sa sainteté ne peut se concevoir, ne saurait s'exprimer.

Marie, a temple saint de Dieu, est un ciel plus sublime et plus saint que le ciel où Dieu habite ^ r>

Les théologiens grecs forcent la langue pour la mettre à la hauteur de leur pensée.

La sainteté n'est pas dans Marie un trait, une qualité, un attribut; elle est son caractère, sa nature, son essence.

Marie personnifie la sainteté.

Elle est la « toute sainte, Panagia ».

Ce nom, déjà transcrit, est consacré par la vénération publique. La prière, le chant, l'image le répètent, le propagent partout; et le peuple chrétien

* V. Passaglia, 390 et seq.

d*Orient ne connaît et n'invoque Marie que 80U8 ce titre caractéristique, seul digne de sa piété.

Le mot « immaculé x> retentit également paré de tous les adverbes augmentatifs.

L'auteur d'une homélie attribuée à saint Epiphane, archevêque de Salamine, en 370, nomme Marie « une brebis immaculée qui a enfanté l'Agneau de Dieu, Jésus-Christ*. »

Après avoir parlé du « sein de Marie , préparé par un miracle prodigieux de la puissance de Dieu comme le temple et la demeure du Verbe incarné* »; le même saint célèbre « la Mère de l'Agneau, plus belle en sa nature que les chérubins , les séraphins et toute l'armée des anges ^ » , la « Vierge sans souillure, Vierge exempte par grâce de toute tache du péché*, ...seulement inférieure à Dieu'. »

Amphiloque, évêque d'Iconium , en 375, écrit :

« Celui qui a créé la première femme vierge (Eve) dans l'état d'innocence, a créé la seconde (Marie) exempte d'opprobre et de tout péché ^. »

Théodore d'Ancyre, adversaire de Nestorius, ami de saint Cyrille, un des orateurs les plus éloquents du concile d'Ephèse, relève le contraste des deux femmes que nous avons mainte fois signalé :

« A la place de la vierge Eve, instrument de mort. Dieu nous a rendu la vie par l'intermédiaire

* Orat, de Laud, Deip., t. II, p. 294. Ed. PeUr, 1622. « S. Epiph., Hœres. 79, n*> 3, p. 4059.

^ In uliimo sermone de Nalivitate Domini.

* Serm, xxii in Psalm cxviii. V. P. Plazza, Causa Im. Conc. BM^-t act. VI , n» 78.

* S. Epiph., Vulff, opU8, t. II, p. 292.

* Opéra sancti Amphilochii iconiensiê Episcopi, p. 42.

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