ET SON CULTE PUBUC DANS LES COMMUNAUTÉS
de Séville, de Valence, d'Oviedo, en Espagne; de Coïmbre, en Portugal; de Lima, de la Plate, de Mexico, en Amérique ; celles de Bologne, de Cagliari, de Palerme , de Naples , en Itelie ; de Cambridge et d'Oxford , en Angleterre ; celles dlngolstedt, de Leipsick, de Cologne, de Mayence, de Slrasboai^, de Tubingen , en Allemagne ; de Vienne , en Autriche ; de Louvain , en Flandre : toutes écoles célèbres , qui remplissent le monde du bruit de leur science , ne se contentent pas de professer et d'enseigner la doctrine de rimmaculée Conception; elles exigent des membres qui prétendent aux grades universiteires Tenga* gement formel, et d'ordinaire sous la foi du serment, de conserver, de défendre leur croyance traditionnelle touchant la pureté intecte de la Vierge et son exemption du péché originel.
L'université de Paris va plus loin.
Par un décret de 1 497 , elle chasse de son sein tous ceux qui ne s'engageront pas à combattre les ennemis de l'Immaculée Conception.
Malgré la sévérité d'un tel arrêt, il est adopté et promulgué par les universités de Cologne (1499), de Mayence (1501), d'Alcala (1617) et de Salamanque
En 1660, l'université de Douai, après avoir juré de soutenir le privilège de Marie, fait une procession solennelle pour sceller son engagement.
Dans tous les pays catholiques, à partir du xv* siècle, une foule de gens se liaient par le même serment au service de la Vierge immaculée , et poussaient la ferveur jusqu'à promettre de verser au besoin leur sang pour sa défense.
* Plazza, Causa Imm, Concept,, p. 585 el seq.
Les ordres militaires de Eaint- Jacques, de Calatrava et d'Alcantara étaient au premier rang de ces nouveaux croisés.
La coutume du serment était générale en Espagne, en Portugal y dans les colonies d'Amérique et des Indes, dans l'Italie et la Sicile : on n'arrivait aui fonctions , aux grades , aux bénéfices qu'après l'avoir prêté.
Des personnages, clercs ou laïques, le renouvelaient plusieurs fois, à mesure qu'ils franchissaient les degrés de la hiérarchie publique.
Les états généraux de Sardaigne le formulent solennellement en 1633*, les états de Brabant en 1659'.
Le peuple de Catane se plaît à le répéter chaque année '.
Pour compléter ce magnifique tableau de la chrétienté se précipitant aux pieds de Marie conçue sans péché, nous allons nombrer rapidement les rois, les peuples, les villes et les Églises qui ont voulu se mettre sous son patronage direct.
Après les groupes et les fractions religieuses et laïques, il convient de citer les grandes agglomérations qui ont pris et acclamé son nom comme un secours.
« Pareri , II , 273.
* Id.y VII, 137.