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projet justificatif et présentèrent à ce propos d'importantes observations, qui prévalurent.
Avant tout, dirent-ils, nous devons soutenir In vérité, instruire et convaincre TEglise, éclairer les esprits, alimenter les âmes. Sans doute, nos frères séparés ou hostiles méritent notre attention ; mais il faut songer aux catholiques avant de s'inquiéter des hérétiques ou des libres penseurs. Nous n'empêcherons pas ceux-ci de protester : ils auront bien plus de raisons de réclamer et plus de chances de troubler ou d'obscurcir les âmes en dénonçant une formule sèche qu'ils accuseront d'être arbitraire, fausse, absurde , inacceptable , précisément à cause de son mutisme, qu'en attaquant un arrêt motivé. Si nous sommes clairs, formels, précis, démonstratifs, nous serons d'autant plus forts et inexpugnables. Nos adversaires crieront assurément ; mais ils crieront en vain et se briseront derechef contre la pierre figtjrée par le vicaire du Christ... Qui se souvient des objections de leurs devanciers, sophismes, diatribes, sarcasmes, contre les déclarations du concile de Trente? Elles ont pa.^5é, elle«& se sont évanouies ainsi qu'une fumée emportée par le vent. Il en m^rn de même des agressions nouvelle??. »i elles trouvent devaut elles la vérité déplovant foutei% se» forces et ralliant les croyante [psêr «^m itn\Hr^ni et irr«'fti«»liliK' défilé.
Un fait va frap^j^r à'Ap^n^ u^^ ennemie : c'est la merveilleuse uuiii 4^ I --pi^rf/zj^l et 4e l'Kgli.^f en fare du noaveaa Arf^rri.^. <^>r'î/r uuHé . fniit de longiiei^ années de reirh^errî^* e< 4 *îUif^/rstûof$ . nu pM mqp sans preovet. y^H$ a^^.^.f.* a^q-j^frra UmU' «a valeur el
produira tout son effet si elle s'appuie sur les raisons qui Tout déterminée.
La haine de Marie qui écrase la tête du serpent est la marque de l'hérésie. On n'éteindra cette haine, on n'étouffera Thérésie qu'en offrant, dans leur majestueux et formidable appareil, toute la série des paroles, des faits, des traditions, des croyances, qui ont préparé le triomphe de Marie.
Laissons donc à la bulle toute son ampleur, et, pour la rendre absolument victorieuse, faisons-la complètement catholique, en abandonnant l'initiative et l'honneur de la définition au pontife romain, qui a reçn les promesses d'infaillibilité , de telle sorte que, proclamant la perfection sans tache de la Mère de Dieu , le pontife successeur de Pierre fasse du même coup acte de la souveraine autorité qu'il tient de notre
Maître et Seigneur Jésus-Christ.
Ces discours si péremptoires, si foncièrement orthodoxes, qui peignaient la situation présente et prophétisaient l'avenir, firent tomber toutes les hésitations et amenèrent une enthousiaste manifestation. Tous les évêques protestèrent de leur dévouement absolu au siège apostolique et s'inclinèrent expressément devant sa souveraineté , remettant l'affaire entre ses mains.
Ainsi furent respectés et consacrés d'une manière admirable les droits et les intérêts de l'Église catholique. Le pape conserva, exerça son magistère et son autorité. Les évêques gardèrent leur dignité et leurs prérogatives. L'œuvre de chacun, opérant dans sa sphère, resserra l'union de tous et découvrit devant le monde attentif, soumis ou réfractaire , l'indéfectible
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]tien qui joint les pasteurs au chef suprême , investi par le Christ de la iiiission de diriger et de faire paître tout le troupeau. Ainsi, la cohésion et la fraternité dans la hiérarchie surnaturelle qui rattache le temps à l'éternité jetèrent, à Tocca&ion du couronnement de la Vierge Marie , un nouvel et vif éclat.
L'histoire ecclésiastique n'offre rien de plus émouvant que cette assemblée de saints vieillards, accourus des extrémités de l'univers, discutant et mentionnant, sous Fœil du Crucifié éleVé de terre pour attirer tout à lui , les prérogatives divines de sa Mère, et confiant à leur aîné, mandataire du Fils, le soin de promulguer la gloire de la Mère commune. L'aîné, de son côté , voulut reconnaître et récompenser la déférence de ses frères, en nommant assistants au trône pontifical tous les évéques présents à Rome non encore pourvus de cette distinction, et en prenant dans la masse les douze plus anciens destinés à l'escorter le jour de la définition.
Ces séances mémorables avaient duré quatre jours, du 20 au 24 novembre. Commencées par quatrevingts prélats, elles finissaient avec cent vingt. Venus de toutes les parties du globe et choisis avec un soin jaloux, ces vénérables personnages représentaient, on peut le dire sans exagération et sans emphase, la fleur de la science, de la vertu, de la sagesse humaines, appliquées aux plus hautes préoccupations qui peuvent surélever les âmes et les rapprocher de Dieu.
Toutes les races de la terre avaient leurs délégués. L'Italie, la France, l'Espagne, le Portugal, la Belgique., l'Ii^lande^ l'Angleterre, l'Allemagne, l'Autriche, leâ deux Amériques^ l'Asie; l'Afrique , àppor-
%ïi L'IMMACULÉE CONCEPTION
talent leurs suffrages par la bouche de leurs augustes interprètes , et donnaient au débat son caractère universel.
Le 29 novembre , les évéqucs recevaient , par la nomination et le choix des assistants, le témoignage fraternel qu'il plaisait au souverain pontife de leur octroyer.
Suivant Tusage traditionnel du siège apostolique, le collège des cardinaux fut interrogé à part , et son assentiment donna, le 1*' décembre, le dernier trait à la consultation.
Après les avoir réunis en consistoire secret, Pie IX rappela aux cardinaux, dans une courte allocution, ce qu'ils savaient déjà, c'est-à-dire les péripéties de la croyance et du culte de l'Immaculée Conception, l'extension prodigieuse que la croyance et le culle n'avaient cessé de prendre, les nombreuses sollicitations adressées de tous les points par le clergé et le peuple iidèle à Grégoire XVI et à lui-même dani le but d'obtenir la définition du dogme, les longs travaux des consulteurs et des cardinaux , les réponses favorables et pressantes des évoques à l'enc/j clique touchant la possibilité et Topportunité de W définition, le concours de circonstances providentielle! qui aplanissaient tous les obstacles et facilitaient 1 é^ vénement. Le saint-père conclut en déclarant quej fort de ces antécédents et usant de son droit ap<^
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tolique, il allait couronner Fœuvre, définir le dogme et glorifier la Vierge le 8 décembre suivant, jour de la fête de Tlmmaculée Conception ; mais avant d*ac' complir ce grand acte il voulait, à Texemple de neft prédécesseurs, connaître le sentiment du «Micré collège.
Nous ne pouvons rien dire de ce con?(i««U>ire tenu secret, sinon que le bruit a couru de rop|Mif(itiou de Tun des cardinaux, bruit d*ailleurs réputé faux, qui ne prouverait, s*il était vrai, que la liberf/' complète laissée à tous les membres, dans cette (\m;u*^*i'um solennelle, et n'affaiblirait aucunement le \o\e (\i* \h majorité.
Une autre tradition qui a prévalu rapport!*, au contraire, que le saint-père recueillit l'approbation unanime du sacré collège, et qu'après avoir remercié Dieu d'un tel accord, digne de Tintervention et de l'acquiescement du Ciel , il répéta que rien ne «opposant plus à la définition, il prétendait la donner et la donna effectivement le 8 décembre 1854.