‹ L'Immaculée ConceptionChapitre 87 sur 127 · ET LE CONSENTEMENT UNIVEBSCL S · texte numérisé non relu

ET LE CONSENTEMENT UNIVEBSCL S

du culte, l'unanimité des Eglises et la aanction de rÉglise romaine, mère et maltresse des antres; tmA se réunit , non seulement pour préparer la définition du dogme, mais pour la deTancer en quelcfoe sorte et la formuler avant le décret. La démonstration renferme tous les temps , tous les pays , tontes les sociétés orthodoxes. Elle va de l'Orient â l'Occident et jusqu'aux extrémités de la terre. Les contradictions que la vérité soulève ne font que Ini donner pins d'ampleur et plus de poids. Les canons des conciles, les actes du saint -siège et de l'épiscopat, les statuts des communautés religieuses , les r^lements des universités présentent une réponse identique.

Pris dans l'ensemble de sa vie et de ses manifestations, le peuple chrétien, depuis l'ère apostolique jusqu'à nous , prêtres , docteurs , savants , fidèles , malgré les différences accumulées entre eux^ a toujours cru, proclamé d'une façon plus ou moins nette, que, conformément à l'Ecriture et à la tradition, gardiennes de la parole divine et de la parole humaine , la Viei^e sainte choisie par Dieu pour apporter le salut au monde avait été, au moyen d'une grâce unique, préservée de la malédiction commune; en d'autres termes, exempte de la tache originelle et conçue sans péché.

Et devant cette croyance stable, cette perpétuelle et publique affirmation, offrant les marques, possédant la force du consentement universel, nous n'avons, nous chrétiens du xix' siècle, qu'à nous incliner et à remercier le siège apostolique de l'avoir consacrée, en octroyant la plénitude d'une vérité dont non devanciers avaient attendu et réclamé vainement lo jour.

W8 LIMMACUJLEE CONCEPTION

La fête de Tlmmaculée Conception célébrée depuis les premiers siècles , sans cesse propagée sous Fœil bienveillant des pontifes romains, a été l'initiation providentielle de Tacte souverain qui la couronnée, à rheure où l'éclat du consentement universel avait renversé tous les obstacles.

Le culte public contribuait de la sorte à la victoire que remportaient toutes les puissances réunies de la chrétienté, constamment encouragées et approuvées par le magistère infeillible de Rome.

L'opposition que la croyance ou la fête a rencontrée, les doutes, les hésitations, les chocs n'ont pu ni arrêter, ni retarder, ni affaiblir le triomphe final d'une croyance si parfaitement conforme à l'essence du christianisme et à l'âme des générations, qu^elle en est sortie, pour ainsi parler, fatalement. En suivant à travers les âges le progrès du consentement universel et en remontant aux origines, on trouve qu'il avait plus de quatre siècles de règne à la date de sa consécration, et Ton a le droit d'affirmer que ce long développement répond de la solidité des assises et de la durée de l'œuvre.

Un coup d'œil en arrière justifiera cette double assertion.

Malgré le vent d'iniquité et de libertinage qui le pousse aux calaclysimes , le xviii' siècle ne brise pa^ la trame du consentement universel. Il fut dévot à la

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