DES POMMADES
"I«a pommade ordinaire poor les cheveux est un mélaoïfe de graisse de porc, bien pure et Wen préparée, qu'on &it fondre avec un peu de cire blanche*
On a (soin de conserver dans cette pommade une quantité d*6au qui reste mêlée à la txjtalité de la masse; et c'est ce qui lui donne cette apparence grenue qu'on hii ccmnoît. Les parfumeurs nomment ce composé pommade bJanàhe sans ùdetar.
Les pommades de senteur ordinaires, comme cellas de citroUy de bergamote, àe cédrat , etc., se fontenajoutêftit â la pommade blanche dont nous, venons de parler ^pelques gouttes d'huile essentielle , tirée de TécoWî^ dé ces fruits.
tiés pommades à la fleur et oranger, à la lavande^ au jasmin , etc., se font au bain-marie, en mettant infusçr ces fleuri dans de la graisse de porc bi^n pnéparée. .
Voici pour exemple le procédé d'une pommcde de
fleurs de lavande^ tel que M« Baume, de l'Académie
jfoyale des sciences , le décrit dans ses Éléments de piàr-
fnacie; on ne peut suivre la doctrine d'un maître plus
célèbre ni plus instruit :
* 'Prenez graisse de porc. . . . 2 kil- 500 gr«n.
De fleurs de lavande récentes. . 12 kiK
De cirâ^ blaipcàe^i . ./ . * . »»^ Q6I| gràm.
iy)raii»a(l9 de cxmcon^es»
prenez graissé de porc. ... 1 kil. ' • Concombres et melons biens mûrs,
, ' .ensemble, 3 kîl. *' i
Veijus. . . . . . . ,• • » 500 gram*
Pommes de reinette N° 4.
Lait de vache : , 1 kil. r
Dn coupe grossièrement la chair des melons /des qçt^ combres et les pommes de reinette ; on sépare l^s écprcçs seulement , on écrase le verjus. On met toutes ces çhpses dans le bain-marie d'un alambic , avec le lait et la grai^ dte'pore. . • . . . ^ /
On fait chauffer ce mélange au bain-marie pendant huit ou dik beures ; alors on passe avec expression , tandis fjpp le méfange est chaud. , ,^^^
On expose la pommade dans 'un endroit frais pour ]^ fairé'figer ; on là sépare de Vhumîdité qui se trouvèressousf on la lave dans plusieurs eaux, jusquà ce que j^ ïîernîferé .soit claire ; on fait refondre ^ cette pommade w bain-marie à plusieurs reprise^, pour la séparer de tpates ses-féé^s'et de toute son huniidité, sans quoi elle rançu^ît en fort peu de temps. On la conserve dans des potts/ ,^
On fait encore une pommade simple dç concombre^^ en faisant chauffer ensemble de la gralisse de porc ^t des ôonr ciitnferéà pelés «t coupés par morceaux ; on procède^, f^pia leTèste dé la préparation de cette pommade, comme pour la précédente , et on^la conserve dans (les pot^. i . . • 'Bîinié et l'autre pommade sont cosmétiques/, elles sefvëht a adoucir la peau et a la maintenir dans son état der s(ft3^pîéfése"éi dfe ïraîchèiir. ^ ' [\ ' \ '. \ [ ' ][ ^ |
. . tM«B]èfia<|e<^lqve^]€$ cires p0at<I»lteQïi^àHîBèfeli«6. - '-^
' lia fabrication des nèurs çirtificielles ^n^^^ ast upart qtïe peu^ dé -personnes possèdent , parce, qu.e Jçs fabric^t^i tiennent ieurs pVocédés secrets, et les marchands taissetijl^li nn prix trop élevé leurs.cires colorées. ^Nous av^^nsfaitdjBs réchâfcSës'dorities résultats ont été satisfaisants ; nous nôtis empressons de les communiîjueV.
Les fleurs artificielles en cire rivalisent d*éclat et de fraîcheur avec les fleurs naturelles. Par leur souplesse et la transparence qui les rapproche de la nature, on n'aperçoit pas les stries provenant des mailles du tissu» qui d4pa- "rént les fleurs en étoffe.
Là cire à employer est la cire blanche, dite vier|fe ; qudi* que en apparence de bonne qualité et fort blanche y elle rte peut toujours servir à la confection des fleuri , atjljenda qu'elle retient un peu des substances dont on s'est servi pQVMT ik^bïanchir. On devra donc rejeter toqte cire dont k ,ea^ sure est granuleuse ou devient friable sous la dent, ou qui, mise 9ur une pelle rouge , laisse après sa combustion, uii^ poudre blanche, car alors elle contient de l'alun,, de Ja.QQu.pefôsê ou de l'arsenic qui altéreraient Jçs cojjleui^,qve ï^ôn y incorpore. -
'four certaines parties de la fleur, la, c^re «st.trpp'fiiwfe et trop cassante ; op la ramollit en fondant une p^rii^ ^ térébenthine sûr six de cire. • . : .
Quand on veut imiter les feuilles ^qui ont de \2^^x\^i^i comme celles de l'iris , on peut ajouter deu^; p^rtif f ^^ blanc de balèitie à huit de cire*. Cette a^^tjpn rjèpdjjiu^si: cette cire translucî4e. , . ^ , . \. [ . . ^ '
Tout^^ addition d'un corps gr^s quelco^i^ ,. ^j^ qu«!q[ue petite' quantité que ce ^oit, enlève à la cire le brillan^. g]|if^ foti'chercîie à obtenir, et empêche que rp|n,gui|S3e,b^ec. la fleur en la présentant au feu. ,
Les précautions à prendre sont de fondre & uhf feif doux, de travailler dans une, chambre bien .chauffée,! à 25 deg^i^s environ. Les instruments sont un petit marbre^e|rUI)e,mO'^ letfé, un réchaud^ deux casseroles eu cuivre qaefijjQfffe^ft laine, et deux ou trpîs spatules. ^ r, ,,t ,,, .ik
Oii commence piar broyer les couleurs avçq le plus j
soin (1), d*abord à sec, ensuite avee Teasence de citran ou de lavande» dont on met peu à peu €e qu'il faut jfQWC que la couleur soit en pâte. On a d'un autre côté de la cire fondue dont on verse la quantité qu il pisdt dans une casserole de porcelaine échauffée à l'avance-,^ puis^ à Taide d'une spatule, on démêle la couleur dans cette cire, on agite vivement, et on continue j,u8qu'au moment où la cire va sa figer ; il est temps alors de la couler dans un moule en carton ou ea faïence.
Quand on nest pas habitué, on se trompe souvent sur la quantité de couleurs, qu'il est impossible de spécifier; la dose un peu plus ou moins forte est une affaire dont le goût décide.
Blanc.
Le blanc de plomb, broyé comn^e il a été dit, est inoor* pore dans la cire ; on laisse un instant sur le féu poui? faire évaporer l'essence de citron » et on coule dans le moule avec les précautions indiquées plu$ haut^
Rouge.
Se fait avec le vermillon de Chine bien choisi ; Rose vif, avec cire blanche et carmin fin n* 40; Rose un peu violet, avec laque carminée.
Bleu foncé se fait avec cire jaune et indigo. Bleu, plus vif — bleu de Prusse.
Bteu de ciel' — cendres bleues.
(0 Xes* personnes qui habitent les grandes vUIes peuvent acheter des couleurs toutes broyées qui sont conserrées cd torchis; ropëraUoa en deji^at plus simple et plus prompte.
Jaunes.
Jaane^ orange
» fait
avec jaune orange, chromale de plomb.
Jaune citron
jaune de chtomë, chromatè de plomb.
Jaune paille
un peu de blanc de plomb et de jaune de chTome-.
Jaune nankin
ocre jaune , un peu de vermillon et de U&nc<
Verts.
Vert jaunâtre se fait avec jaune ch^OB^, et bleti da
Vert plus foncé —
Vert faux ou monstre —
Vert d'fean —
Vert pomme —
Prusse. > jaune chrome et un peu de
bleu de Prusse, cendres vertes et bleu ^'de
Prusse, vert de gris cristallisé, vert de Sobeele , arséniate de
ctiivfe.
VioletBir
Violet se fait avec carmin et bleu de Prusse. Tiglet lilas — cara»n , bleu de Prusse et blaiic; Saumon — rose, carmin on laque , et cm peu de
jaune.
Autre — vermillon , jaune et blanc.
Goalears transparentes.
On peut faire deux couleurs transparentes sans rien ajouter à la cire , Tune rouge , en faisant infuser à chaud
de Torcanette cassée dans la cire ; l'autre jaune , avec la racine de curcuma en poudre. *
Quant à la mollesse , on l'obtient en ajoutant quelques gouttes d'essence de citron ou avec la térébenthine, contme nous l'avons dit plus haut.
Manière de Yelouter la cire.
Ce procédé , dont on fait un grand mystère , et qu'on
croirait fort difficile à pratiquer lorsqu'on considère le prix élevé auquel on vend les cires veloutées, est cependant d'une extrême simplicité, et nous avons fait jouir, il y a longtemps , nos lecteurs de cette découverte , qui a toujours fourni des résultats au delà de toute espérance. Lorsque la cire est bien sèche et sortie de son moule, on la place sur une table , puis on se sert 4'un couteau à deux manches , formé d'une lartîe d'acier, large de 3 centimètres et long de 11, et dont les côtés de la lame , taillés en biseaux prononcés très-affilés ^ sont opposés l'un à l'autre, afin de donner plus de facilité à l'opérateur lorsqu'il veut se servir alternativement des deux* tranchants ; on fixe la cire devant soi , sur une table , au moyen d'une petite planchette qui l'empêche d'être entraînée (lorsque, plaçant l'instrument à la partie la plus éloignée du côté ^e la planchette , on tire les rubans) ; on saisit les manches du couteau , dont le biseau regarde le côté opposé à l'opérateur , avec les deux mains , et on le tire brusquement en raclant toute la surface de la cire , qui se lève en beaux rubans bien veloutés d'un côté et brillants du côté oii la cire a été coupée. On conçoit aisément que , ramenant brusquement à soi la cire , toutes les molécules sont pressées les unes contre les autres avec beaucoup de régularité, ce qui donne l'apparence veloutée et produit uiîe imitation parfaite des pétales des fleurs naturelles.
~ i95 - ^i on veut obtenir une couleur très-intense et un velouté ^mat, on mettra beaucoup de couleur dans la cire; ou bien, si on veut obtenir un velouté dont le reflet soit un peu différent de la teinte de la cire, on choisit la couleur désirée et réduite en poudre impalpable, puis, à l'aide d*un pinceau, on étend cette couleur à sec sur toute la surface, avec autant d'égalité que possible : on pourrait Tétendre aussi soit à l'aide d'un tampon de mousseline ou d'un morceau de drap fin sur lequel on aurait répandu la couleur en poudre. Il est essentiel, pour quelques fleurs qui sont panachées, telles que les œillets, les tulipes , différentes espèces de roses, les giroflées, etc., de placer des couleurs- <iîflérentes ou nuancées sur un fond uni ; cela se pratique aisément au moyen d'une dissolution de couleurs dans Tesprît-de-vin : on emploie les couleurs à Tesprit-de-vin des fabricants de fleurs en batiste, et, à Taide d'un pinceau, on nuance la cire au moyen d'une ou plusieurs couches, puis on la tire en rubans : il est difficile de voir quelque chose qui imite mieux la grâce et la suavité des couleurs dont sont ornées les fleurs naturelles.