‹ L'immense trésor des sciences et des arts; ou Les secrets de l'industrie dévoilés, contenant 840 recettes et procédés inéditsChapitre 7 sur 10 · DES COMPOTES · texte numérisé non relu

DES COMPOTES

Compote de pommes à la bourgeoise.

Prenez des j)ommes de reinette ce quil en faut pour garnir le compotier ; ôtez-en le milieu avec une videlle de fer-blanc ou avec un couteau , arrangez-les ensuite dans une tourtière ou sur un plat d'argent; mettez dans chaque pomme un petit niorceau de sucre , ou bien du sucre en

poudre» et'un peu.d'eau.daatfle iendde la tourtièse^, etfaite9«lea cuire au four de campagne , feuidessugt et-;de8^! sous. Sei^vez^es chaudes, après les avoir saiipoudrée&d'ani-. peu de sucre.

Compote de pommes blanches.

Coupez les pommes par moitié ; ôtez-enle milieu et arrangez-les dans une poêle, la pelure dessus ; mettez-y environ 125 grammes^ de sucre , et de l'eau suffisamment pour qu'elles puissent cuire : quand elles seront cuites d-un côté, vous les retournerez.

Lorsqu'elles seront cuites et le sirop assez réduit \ arrangez-les dans un compotier, le sirop par- dessus , et servez-les chaudes ou froides, comme voun, le jugerez à propos.

On doit procéder dé la même manière pour toutes les pommes qui n'ont point, comme la reinette , une consistance assez ferme pour que la pelure doive être enlevée.

Gookpote de pommes farcie^

On prend des pommes de reinette qu on laisse entières, pelées et vidées avec un petit couteau, sans les casser; on les fait cuire dans un sucre à la grande plume , puis on les» dresse dans le compotier , qu'on remplit de confitures ; ou . fait réduire le sirop de leur cuisson , jusqu'à ce qu'il soit en gelée ; on le met refroidir sur une assiette, et, au moment de le mettre sur les pommes , on chauffe un peu l'assiette pour qu'il se détache plus facilement.

Compote de pommes en gelée.

On fait cuire des pommes comme les précédentes; pm.kg dresse dans le compotier sans y mettre déconfitures, o».. les couvre avec une gelée faite de cette façon : on fait

'Cttire des pommes coupées par morceaux dans Teau , jusqu'à ce qu'elles soient en marmelade; on passe au tamis , 4>n y met du sucre clarifié , et on les fait bouillir jusqu'à ce qu'elles soient en gelée qui tombe en nappe.

Compote de poires de martin-sec on de messfre-jean.

Prenez des poires entières pelées ou non pelées ; rognez les bouts de queues ; mettez-les dans un petit pot de terre avec de Teau et 125 grammes de sucre, ou davantage si le pot est grand et qu'il y ait beaucoup de poires , un petit morceau de cannelle , et faites-les cuire devant le feu. <iuand elles sont cuites , servez-les chaudes. Si on veut * leur donner une belle couleur rouge , il n y a qu'à mettre xledans un petit morceau d'éta.in.

Compote 4e poires de bon chrétien , de doyenné , de virgouleuse , de saint-germain et autres.

- Faites blanchir vos poires tout entières avec leur peau dans Teau bouillante , et quand elles sont au tiers cuites , vous les retirez de l'eau ; vous les pelez entières ou par moitié , et les jetez à mesure dans l'eau fraîche ; ensuite vous faites bouillir votre sucre dans une poêle avec un quart de litre d'eau ; alors, vous mettez vos poires dedans avec une tranche de citron pour qu'elles se conservent Wanches.

Quand elles seront bien cuites , servez-les chaudes ou. froides , suivant le goût du maître.

Compote de poires de rousselet et de blanquette.

Elles se font de la même façon que les précédentes , avec la différence qu'il faut les servir entières.

-^ 210 -^ Compote grillée de poires.

Pi^ez des poires à cuire , de celles qui ne «ont pas bien mûres; mettez-lès dans un fourneau bien allutoé, jusqu'à ce que taute la peau s'enlève en les frottant ëaa& l'eau; ayez soin de les retourner pour qu'elles grillent ëgaiement. Lorsque vous aurez, ôté la peau de, cette façon,, vous les coupez par la moitié et en ôtez les pépins , et les reiavez encore dans plusieurs eaux ; ensuite vous les faites cuire dans un pot avec un demi-litre d*eau , un petit morceau de cannelle , 125 grammes de sucre ; vous couvres le pot , et les faites cuire jusqu'à ce qu'elles fléchissent facilement sous les doigts , et , le tout réduit en consistance convenable , vous pouvez les servir chaudes , avons voulez.

Compote de poires à la bonne- femme.

Prenez des poires à cuire , que vous mettez entières dans un pot avec un verre d'eau , un petit morceau de cannelle, deux clous de girofle, 62 grammes de sucre; faites-les cuire bien couvertes sur un peu de cendres •haudes , et , à moitié de la cuisson , mettez-y un verre de vin rouge. Quand elles sont bien cuites , faites réduire le sirop , parce qu'il en faut très-peu , et versez sur tes poires.

Compote de firaises*

Faîtes cuire 125 grammes de sucre avec un verre d'eau jusqu'à ce que le sirop soit bien fort , en ayant soin de le bien écumer ; ensuite vous avez de belles fraises , irèsmûres , épluchées^ lavées et bien égouttées , que vous mettez dans le sirop ; vous retirez de dessus le feu, poar les laisser reposer un moment *, ensuite vous leur faites

faire un bouillon , et vous les retirez proraptement si dien ne restent point entières..

Compote de groseilles.

Faites on sirop fort eomnae le précédant; ensuite vous avez 500 grammes de belles groseilles, lacées si égoutt^es, et, avec lagirappe si vous voulez; iiiettez*les dans le sirop psor leur faire faire deuK ou trois grands bouiUoBS eau*verts; retmz-Jes du feu» et écumez-les avant de les dresser dans le compotier.

Compote de framboises.

Vous Mtes cette compote de la mêmfe façon que eellë de fraises , à cette différence près que vous ne lavez point les framboises.

Compote de verjas à la bourgeoise.

Otez lès pépins de' vatre verjus , et mettez-le dans une poâe avec 125 grammes de sucre et un verre d'eau ; faites-lé bouillir à petit feu. Quand il sera bien vert et le sirop réduit 9 dressez-le dans un compotier et servez-le ipoid.

(:k)mpote de eerlses.

Coupez le bout des queuœ de vos cerises , et mettezles dans une poêle avec un demi- verre d*esa etl26graim. 4e sucre ; mettez-les sur le feu; faites-leur faire deux ou trois bouillons couverts ; arrangez-les ensiôte dans un compotier, la queue en haut, et mettez promptement votre sirop par-dessus et servez-les froides.

Compote d'abricots à la portugaise.

Prenez la qusotité que vous voudrais d*abricote presque

mûrB, fendez-les par la moitié, et ôtez-en les noyant ; mettez du sucre dans le fond d'un plat avec un 4emiverre d*eau , arrangez les abricots dessus , eÉ raetteÉ-4es sur un feu doux , pour les faire bouillir jusqu'à ce qu'ils soient cuits en dessous et qu'il ne reste point de ^wp ; aprfes , vous les ôtez du fau et jetez du 45ucre parnies&us ; vous les couvrez avec un couvercle de tourtière etéâ'fèu dessus, jusqu'à ce qu'ils soient cuits et d'une belle ccmleur glacée , et vous les dressez dans h compotier pendant qu'ils sont chauds.

Compote d'abricots mûrs entiers ou par moitié.

Faites blanchir vos abricots dans Teau bouillante ; quand ils seront bien mollets , retirez-les avec une écumoire , et mettez'^les dans Teau fraîche ; faites bouillir 125 gnulames dé sucre avec un verre d'eau dans une poêle ; mettezry ' vos abricots faire deux ou trois bouillons, ëcumez«les bien, et rkirez4ds aprëis pour les arranger dans un corti|Mltiér ; mettez votre sirop par-dessus pour les dervir^oids ou

Goqfipote de prunes de reioe-claude, mirabelle, de perdrlgon et autres.

Faites bouillir de l'eau , jetez vos prunes dedans pour les faire blanchir. Quand elles seront bien mollettes sous les doigts y vous les retirez avec une écumoire et les jetez dans l'eau ^aîche ; mettez-les ensuite dans une poêle avec un peu de sucre clarifié ou non , sur un feu doux , pour qu'elles viennent bien vertes. Cette compote se sert froide.

Compote de prunes à la bonné-femrae.

Faites bouillir pendant un quart d'heure 125 grammes de sucre avec im verre d'eau ; ayez soin de l'écumer. Quand il sera en sirop , mettez-y 500 grammes de prunes presque

mûres ; faites faire quelques bouillons jusqu'à ce que les proues soient cuites ; ôtez l'écuin^ , et dressez-led dans le compotier : si le ^rop est trop long » faites-le réduire aTC^t de le verser sur les prunes.

Compote de pèches.

Prenez sept ou huit pêches presque mûres , fendez*]es ; par moitié ; après avoir ôté le noyau , vous les mettez un moment à l'eau bouillante» et les retirez aussitôt que vous pouvez enlever la peau. Faites bouillir 126 grammes de sucre avec un verre d'eau ; ayez soin de l'écumer^ et ensuite vous y mettrez les pêches pour les faire cuire, jusqu'à ce que le sirop soit à consistance.

Compote de pêches griUées.

Prenez huit ou dix pêches presque mûres que vous laissez entières , mettez-les sur un bon fourneau bien allumé ; faites-en brûler toute la peau également , en les retournant de temps en temps ; jetez-les dans l'eau fraîche. Quand vous avez ôté la peau et lavé dans plusieurs eaux» mettezles cuire avec 12§ grammes de sucre et un verre d'eau » jusqu'à ce qu'elles fléchissent sous les doigts, et dressez-les dans le compotier, de manière à ce que ce sirop soit par-

Compote de pêches à la portugaise.

Mettez sept ou huit pêches sur un plat avec du sucre fin dessus et dessous , couvrez-les avec un Couvercle de tourtière , et faites-les cuire à petit feu dessus et dessous. Quand elles i^nt cuites et bien glacées, servez-les chaudement. )

- 2i4 — Compote de Uenobce de pécfaM.

Preniez cinq ou six belles pêches bien mûres , pelez-les proprement , ôtez-en les noyaux, et coupez-les en tranches pour les arranger dans le compotier que vous devez servir, puis mettez du sucre fin dessous et dessus les pêches.

Cûoiijioie de cltroQs^ oranges, bo-gamotesy obUioise,

D feuf couper ces fruits p^ petits morceaux etletffcife bicfnr cttil^ dansFeatt, jusqifàce qtfîfe sofent Wén iiioitets scmn les doigta ;^ vous !es retirez avec une écunûtoirfe et les mettes^ dans de Teau fré&he ; vous faites ensuHé trti petit sirop avec un verre d*eau , 125 grammes de sucre ; vous mettez vos fruits dedans mijoter sur un petit feu pendaat une demi-heure , et vous les servez froids.

PU mAjaoïÉ.

Çftisinê composé avec du i^oût de raisin.

/ Avec de bon moût de raisin on fait d'excellent raisiné. Celui dé Montpellier jouit de beaucoup de réputation ; il est préparé avec du raisin blanc , et aromatisé avec du citron et du cédrat ; il ressemble plutôt à une gelée qu'à une marmelade. Celui des départements de l'Yonne et du Loiret, quoique estimé , lui est inférieur : il est un peu pîus aigre, et , pour Tâdoucir, on y mêle des firtiits^à p^s et à noyaux, dont la pulpe est abondante en mueus.

' Parmi les' poires , on choisit de pr^retieeJa cresotne , te cuisse-madame , \e martîn-sec, le messipc-jèan, lë*bfi^Ar chrétien d'hiver, le rousselet, ou toute autre espHëe'dn peu ferme. Les coings occupent le second rang ; viennent ensuite les pommes et les prunes , et , en dernier lieu , le

{M^roa , lesi côtes de rnebas qui n'oi^t p«s mûn, \^ raoÎDâs {K^gèf es hs plu3 9uorée9 , telles que les carottes , 1^ panais , eta.. On coupe ces fruits , qu'on a soin ^ choisir bien sains et de les étendre sur la paille pour qu'ils perdent une partie de leur âpreté ; on les coupe par morceaux «t on les fait cuire dans un sirop à moitié réduit; mais , si l'époque de la vendange est encore éloignée, on les épluche et on les réduit en marmelade. Les fruits à coutem, Q*e^t-à-dire ceux que Ton destine pour la table, ne valent rien pour faire le raisiné ; leur pulpç molasse et l#ur,suçjre doux perdent. leur agrément parla combinaison ayçcle moût et pendant la cuisso^. Les fruits les meilleurs dofit les .plus acerbes ; on ppofite aussi de ceux abattus et toiïjbés ^vqin,t la n^aturité , que Ton nettoie j^vec soin et que Ton émonde exacteijaent de leurs peaux, de leurs pépins , de leurs noyaux et de leurs cœurs.

On prépare , non-seulement dans nos contrées du Midi, mais encore dans celles sftufes au Nord , deux sortes de ndsiné, te simple et le composé. Celui préparé au Midi n'a pas besoin d'être féduit et cuit autant que celui du Nçità; il contient . toutes choses égalea d'ailleurs , ipcin^ •d*€au , détartra etd'extnMit y mais aussi beaucoup plus de fMitiàre ^ucranle.

Baieiné simple du If idi.

; he raisiné siinple du Midi s^ fi^it en prenant ving^quatre fitres de moiit : on en met la moitié dans une basane 4fa*oïi ne perd pa» de vue, et on établit promptement le l»e«iUon^, qu*(»i abaisse en i^ontant })eu à paû Fautre moitié ; après quoi Ton écume à dii^erses repcisies^ et en passe à tra^vers une toile serrée. On remet denoi^ye^ au feu, et on continue Vévaporation, çn remuant sans discontixmi 9^^ WQ sp^it^ie d^. bois à UM^.mwQb§ >.}9âp'^

ee ^a'il ait acquia une consistance convenàUe , ée que i^op» reconnaît en en versant sur une assiette, où il^prend, ë» se refroidissant la consistance d'une gelée de fraits.

Pommade contre les hémorroïdes.

On mêle exactement 32 grammes de populéum ; tinr jaune d*œuf et une forte cuillerée de bon vinaigre de Vin ^ dont on se sert pour oindre les hémorroïdes si elles sont externes , ou pour en enduire des mèches qu'on enfonce dans le rectum si elies sont internes.

Ce remède, quoique simple, suffit presque toujours pour faire céder la douleur et flétrir en peu de temps les hémorroïdes les plus volumineuses. Nous pouvons assurer ëgaïéiftént que l'huile de lin toute récente est encore un rerhède qui, dans ce cas , peut rendre de grands services' à ceux qui sqnt affectés de cette douloureuse maladie. .

Vernis fio pour la dorore.

On met dans un matras au bain-marie 12& gramme» d'alcoolà 36 degrés ^ 12 grammes gomme laque plate *- 6 grammes en grains et 4 granmies de safran .oriental ^ de sang de dragon et dé terra mérita , grossièrement j)»!-* vérisés , pendant quelques jours , en ayant soin dç reinn^r! de temps en. temps pour faciliter la dissolution des sub* stances dont T alcool est susceptible de se chjx^^r» On filtre ensuite à travers un papier., et. (m le con3erye^ 4aips des bouteilles bien bouchées. ^

Ce vernis avive For et permet qu'on puisse le Uver à grande eau. avec un pinceau très-doux , quand il ^^^ ou, taché parles mouches. .

Elixîr de longue vie.

Eaitcis infiiser dans deux Htres â*eftu^e-vie à23de^

^iriés» pendant indt jours, 45 grammes d'aloès et 6 gratn* ^de poadré de gentiane» de zédoaire, de rhubatbé, d'agaiic Uanc* de cannelle et de thériaqne de Veniise, et fiHreî ensuite à travers un papier.

Cet élixir se conserre indéfiniment et est considéré, à juste titre., comme un excellât stomapbiqve,; v^rmHvge, yulnéraire, et, par conséquttnt, très-conv^^Ue pour ce* tablir les organes digestifs et les. iutest^ns^ il ^e ^sntie 3,ussi dans les chutes ^t lorsqu!pQ éprouve vjie fbr^e icppression, pour éviter les contre-rcoups et. le trouble qui , peut survenir dans le système nerveux.

On lé prend ordinairement par cuillerée à bow;l>e.ou jpar petit verre à eau-de-vie, le matin à jeun, et môme trois fois dans la journée quand on veut produire quelques évacuations.

Poudre contre les toux suffocantes et la coqueluche.

Mêlez ensemble très-exactement un gramme de poudre âè beflàdbne, de scille, de gomme ammoniaque, deux. de kermès minéral et quatre de poudre dé réglisse, que voiijis àiviséz ensuite en vingt-quatre paquets égaux.

De tous les remèdes employés jusqu*à ce jour, peu ont rtiisâî à guérir promptement la coqueluche, si funeste aux enfants, parce que les cpiintes qu'ils éprouvent et les eïTorts qu'ils font pour rejeter les matières glaireuses leur occasionnent parfois des convulsions et des crachements de sang qu'il n'est pas toujours facile d'arrêter.

Mais notre poudre, dont l'expérimentation a justifié les Werveilleux effets, est employée avec succès dans cette, cruelle maladie, qui conduit infdtliblement à la moH, si on n'y apporte un prompt et puissant remède.

La dose, pour les enfants d'un an, est d'un demi-pa- ^plet le matin 4)t«^d'un deim-paquet le soir, pris dansr une

cuiHerée de lait; de deux à Quatre ans , d*im paquet tous les matins; de quatre à boit ans, impaquei le ma& et le soir, toujours une hetire au moins ^vafit oa après avoir mangé.

Cette poudre pectorale et incisive convient également dans les rfiumes et les catarrhes, qu'elfe résout vivement, sent en faciKtant rexpectorfttien souvent pénible, 8<nt en incisant les gldres qui obstruent le» organes digestife o» empêchait la libre eireulation de Tair.

Blanchlmenl du linge taché par des prëparafk>Q& de mercare et dt plomb.

On fait une lessive avec cinquante parties d*eau, uno de potasse et une et demie de chaux, dans laquelle, on lave les linges tachés. Lorsque la graisse est dissoute par l'ai'* cali et qu'il ne reste plus sur le linge que l'oxyde de mercure, on le plonge dans un baquet contenant une liqueur composée de douze parties d'eau et une partie d'acide muriatique très-oxygéné, à' la température de 10 degrés; on laisse tremper le lin^e jusqu'à ce que la tache disparai^e ; on le lave ensuite dans de Tea^u de fontaine^ et on le passe dans une eau de savon pour lui enlever son odeur^ et, si on veut lui donner un beau blanc^ on le plonge^ pendant' quelques heures, dans un bain où Ton aura mêlé 0,001 d'acide sulfurique.

CIrè pour les meubles et les parquets.

On prend ISO grammes de oiie jaune coi^ée manu^ 200 grammes de potasse d'Amérique, 64 gianones de savon vert et un Utre d'eau ; on fait bouillir pendant mie demi-heure ; au îiout de ce temps, on retire du feu et on laine refroidir. Cette* cire^ «'épaissisaant et devenant eimime du savon, est bn^ée uvtù^ de l'eau |Kiur fbri

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rpâte p}uaou moins liquide, appdée encansti^u^y gu*oii a|q)lix{ae sur ks meoUeS' eÉ les fiaacfiei» eprèsi les. aTxnr nettoyés. On peut donner à cette cire ime couleur plus foncée en y ajoutant du iroucott.

Remède excellent contre les pâîes coolears.

Prene« 5 gramme» de suffate de fer, 1 gramHie d'aloès, 1 de cannelle et 2 de bicarbonate de soude, te tout en poudre fine ; mêlez exactement et faites -en vingt-quatre doses, dont le malade doit prendre une matin et soir dans ses aliments.

Xje9 pâles couleurs sont , à la mérité, peu dangerex^es dans leur début , mais elles peuvent le devenir , comme toutes les autres affections chroniques, qui , à la longue , ^affaiblissent , exténuent , et mèîient eniSn au marasme et même à la mort. II est donc utile de traiter cette maladie dans le principe pour empêcher la déprùvatiSon des suci nourriciers qm peuvent donner lieu à des obstructions , des squifrhes , la fièvre lente et des hydropisies mortelles.

Nous avons voulu rendre la beauté et la vie aux personnes qui sont affectées de cette maladie, et nous ne craignons point de dire que nous j sommes parvenu au moyen' de nos paquets , dont T efficacité a été reco«nue par «ne longue expérimei^tation ; aussi pouvons-nous dire avec orgueA que nous aurons les bénédictions des noères de famille , souvei>t affligées du dépérissement et de la pâleur de leurs enfants , qui , petit à petit , reprendront , en ffildant tisi^e de ce remède > leur énergie ateo la cdlottftion du visage. •

Teinture aromatique des AngtaiB»

On &it iafuser pendant huit jours 2^ grammes de «ao^ Belle ,: 12 4e 4!atfdamom« œiMW , 8 ée poivre long et. de

gîAgetnbre, dans 500 grammes d'alcool à 33 degrés Réaor Tmet ; on âtre ensnite dans un entonnoir fermé , et on conserve dans des boateilles bien bonebées.

Cette teinture , très-stomacinqae et digestive, conyient aux tempéraments lymphatiques et aux pensonnes qui mangent beaucoup de viandes ; on en prend dix ou àonze gouttes après les repas , soit dans du thé ou toute autie boisson , scHt même dans du café ou de l'eau-de-vie.

Fabrication da chocolat.

On prend 1 kilo de cacao caraque , 500 grammes de celui des Indes, 2 kilos de cassonade ou sucre ^n poudre , et 4 grammes de cannelle en poudre très-fine ; on torréfie légèrement le cacao dans une poêle de fer ou dans un grilloir à café ; on le retire et on l'écrase un peu avec un rouleau de bots pour qu*il se monde plus facilement. Quandil est à demi refroidi , on le sépare de son écorce à l'aide d'un crible à laides mûUes ; puis on l'agite dans un van, afin que Tair et le mouvement soulèvent et chassent les portions de l'arille qui y restent encore. Alors on Tétend sur une table , et on enlève les corps étrangers et le germe du cacao, dont la texture ligneuse donnerait au chocolat une saveur désagréable ; puis on le remet encore au feu dans une marmite de er , en ayant soin de remuer sans cesse pour l'empêcher de brûler ; on le vsmne de n^oYlveaa vivement et encore chaud pour le puiser complètement de ses fèces.

Ainsi préparé et mondé , le cacao est mis avec la cassonade dans un mortier de fer, préalablement chaufSi avec de la braise ardente ; on réduit le tout en pâte en pilant jusqu'à ce que le pilon s'y enfonce par son propre poids , et on laisse refroidir. Pour le broyer , on chauffe une pierre ou porphyre avec de la braise aHumée et couverte

de eendreSi &wt laquelle on met la pâte de eacfio par pebt^ pDFtioQs pour qu'elle s y ramollûse et ae broie plu» pron^n tement ; et , afin de ne point être oWgé de suspendre Je liPdyâge f on WQserve le reste 4e la masse dans mietoar- ^tnite placée sur des eendrss chaudes. Ainsi disposé sur h pierre, on opère le broiement au moyen, d'un eylindre en 'fer poli qu'on roule successivement d'avant en arrière , jusqu'à ce que la p&te soit bien tentée et bien hontogène ; alors on y incori)ore très -exactement les aromates , et l'opération est terminée.

/ Le i^cûlat , arrivé à ce point, est entassé par portions de 1S5 gfammcs dans des moules en fer- blanc qu'op ttfi^ye nxï peu sur la pierre pour mieux étendre la pât^ , qui» çn écartant les bords , s'en détache facilement* Les tablettes , sur lesquelles on peut mettne un ead^t, s'enveloppeat dans des feuilles de plomb pour Le soustraire aucontact de Fair, qui a l'inconvâûent de le blanchir et denlever par çun ac- ^^en prolongée ^a saveur délite et si r^cbfarchée des

amateurs. • - ^ On a ,^ bien entendu , Irouvé le moy^nAê fal^Sar }.e cbo- ^bl^t en y incorporant des &rines , des féçuli^ , fitmèm^ de la gomme et du beurre; oiats , 4e toutes les forints qui oiïl'été ewiployées, ceUes^d^ pois etdeslentjllessylient beauceupmkuxquetoHes^fes autres.. ^

•Le c&ocolat , m craignons pi^ dâ le. 4^^ tf^ 9^t^m !&

pt^éfêrc^M^ sur toujtes les aptres $uhstaiKveS( ali^^utaires ;

aussi nous avons pensé qu'on ne serait point fâjtsjxé, dans les

petites localités, de connaître sonmodede fabrication. Si,

d'un côté i nous devons do^er cette formule dans notre

•fi^e , de r.autrê, il est de notre devoir de pré.mw^ir'nos

' 'lecteurs cotitre l'usage immodéré de cet aliment huileux «

^^uî a été cause , nous n'en .doutons poi&t , de boajaoaJbre

de gastrites dont , aujorà-d'hui , beausoup de person^^ se

phûgoeiit Dette pensée hobs a été suggérée par Iavw àffi personnes qui , après avoir mangé da duicêléiy ioeh taient une journée «ntière sans 'épvoa^r la faim-; i)«r su doit eondine de là qu'il se digère avec oiie grande dîflfrctdM et qu'iLfatigae iionsidésaUetnevt restoraac , pour 6tar l'appétit pendant un temps ai long. Nous savcms aussi que des personnes , à qui Ton avait conseillé cet aliment après de longues maladies , avaient été prises de diarrhées qui T)'ont cessé qu'en ne l'employant plus.

Pommade ponr les lèvres.

On feit fondre dans 36 grammes dTïuile d'amandes douces 13 grammes de blanc de baleine , 10 grammes de cire blanche , et on met mi peu d'orcanette pour colorer ; on passe ensuite à travere un linge , on aromatise avec quelques gouttes d'essence de rose, et on coule dans des boîtes.

Poadre pour augmenter et modifier le lait des nourrices.

Mêlez 30 grammes de magnésie oarbonatée, 4 grammes d'éoordes d'oranges, de semence de fenouil , et 8 grammes de sucre , le t<Mt en poudre fine .

On pmnd de cette poudre une cuillerée à café , demi oa trois fois par jour, dans un peu d'eau , «t , selon Bostan , elle donne, tout en Taugmentant , d'excellentes qualités •au lait des nourrioes.

Remède rationoel contre les eouj»» les chutes , la peur ou toute antre impression violente qui peut jeter le trouble dans l'économie.

L'esprit.puUic est tellement épouvanté des aiDcidente ,fui surviennent quelquefois à la suite de<ooaps , de chutas ou de grandes émotions , que nous avons voulu donner u|ie^ p^soription ad hoc pour dissiper toute inqmétade

som^» rapport; car noue savons, il y a loagtetoji» , ^^ laa moyens employés jttsqà*aajoui*d'bui .serveot tout au phis à tranquilliser le moral des malades , comaiie si les contre-coups n'avaient point donné lieu à des épanchements mortels , après quatre mois et même à des époques plus recidées.

Si Ton s'«st oontenté , jusqu'à présent , de, prendre les pilules de THopital , l'^ixir vulnéraire» ^ui sont , à vrai dire , des remèdes illusoires, c'est parce que la médecine a laissé Fart de guérir au hasard , pour s'adonner à l'étude des fonctions organiques qui n'apprennent rien ; mais , •omme nous voulons , nous , qu'il y ait dans noire livre de quoi guérir la plupart des maux , et entre autres ceux-ci , notts donnons la recette de notre remède , dont les pror priétés dissolvantes , dérivatives et anti-céphalites sufEront , nous n'en doutons pas , pour remédier aux dangers auxquels ces accidents exposent notre fragile humanité «

Mêlez 64 grammes de fleurs de tilleul, de feuilles d'oran- :geT coupées menu , 30 d'arnica montana et 15 d'àloès succotrin dans'690 grammes d'eau-de^vie à IS degrés Réaummt ; laissez infdiser pendant :six jours , puis ajoutez 10 gr« d'alcali volatil, en agitant de temps en temps pendant vîngt-qiiatre heures ; filtrez ensuite à travers un papier fria et conservez dans une boiuteille bien bouchée.

Qn prend de cet élixir une cuillerée à soupe ou un petit verre à eau*de-vie tous les matins, deux heures avaat de manger, trois jours de suite ; on met aussi les pieds à l'eau bien chaude , tous les jours, deux pouces environ acndessus des chevilles , parce qu'il est certain que le bain à mijBmbe, comme on a Tbabitude de le pnendre, prodait amoiBtA un eflet eontraire* . .

Il est positif, en {urenant ces précauttans , qu'on ne doit araindre aucun mauvais retour de ces sortes d'aooidents,

qui t malheureusement , causent la mort , la surdité ou Totite , maladies assez désagréables pour qu'on y fasse attention.

Apiculture, oa soins, à donner aux essaims à rapproche de Thiver.

Au moment où s'approche Thiver, cette saison qui faif; périr un grand nombre d'essaims et porte avec elle plu» d'un danger pour les abeilles , nous croyons qu'il est de notre devoir de mettre l'agriculteur vigilant sur ses gardes. Avec des soins , il sauvera ses petites travailleuses , qui sauront bien le payer l'année suivante, en évitant la djrssenterie occasionnée par la vieille cire et le miel corrompu , la famine qui suit la disparition des fleurs , et les promenades imprudentes auxquelles sollicitent les rayons d'un -soleil trompeur. Elles croient au retour du printemps , et périssent par les fraîcheurs dangereuses de l'automne. Pour remédier à ces diverses causes de désastres , il faut transvaser les abeilles de la miauvaise ruche dans une nouvelle qui ne serait pas assez peuplée , visiter les ruches et leur donner à toutes la provision nécessaire. Si le mauvais miel est rare, on peut leur donner des fruits cuits, pommes» poires, pruneaux, cerises sèches, ftves cuites et autres denrées dont les abeilles sont friandes. Il faut enfin mettre un paillasson devant la ruche , ou la porter dans un grenier sec et aéré , en ayant soin de l'entreposer sur deux ou trois centimètres d'avoine qui recevra toute l'humidité , à part l'odeur qui leur est agréable , et dont on doit retirer de fructueux avantages. Mais, au grenier, il faudra entourer les abeilles de trappes , de pièges de toutes sortes , même de pâtes phosphorées , car les ruches seront assiégées par les rats et les souris , et il ne faudrait pas se garantir d'un danger pour tomber dans un pire. C'est à l'intelligence de l'homme à pourvoir à tout.

Conseils à l'horticaltear.

H ne Bera pas mutile , croyons -notis , ^ dîre qufefe ^sont les travaux que réclament leâ jardins durant le mois ^'octobre pour en tirer parti. Dans le potager, on peut encore semer les plantes indiquées en août , et , si Tautomne est favorable, elles donneront leurs produits • en mars suivant.

On plante les fraisiers ; il faut préférerles pousses venues sur semis. Cette plante demande une bonne exposition , des arrosements copieux et une terre riche d'engrais bien consommés. On plante des racines de pprsil dans de grands pots et on les rentre pendant l'hiver. On repique en terre légère Voignon blanc semé en août. On coupe , à îa fin du mois, les tiges d^ asperges ; on fume et on laboure. On coupe aussi les tiges d'artichauts tardifs ; on en nettoie les pieds ; on laboure , afin de faciliter le buttage , qui devra être fait en novembre.

Il faut commencer à faire sa provision de fumier ; car, dans le mois suivant, on en fera une grande consommation.

L'entretien du jardin fleuriste devient , pendant ce mois, assez difficile; caries feuilles commencent à tomber. Les tiges dés plantes vivaces qui ont cessé de fleurir doi- ' 'vent être coupées , les plates-bandes fumées et labourées, afin d'y planter de suite campanules , œillets de poëte , mufles de veau, scabieuses, valérianes, etc. On met en terre tous les oignons à fleurs , et en pots les fuchsiaa . qtfon avait mis en pleine terre pendant l'été. Comme dans le mois précédent , on multiplie un trèsj-grand nombre ^e plantes.

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Emplois et eifets de certains engrais d'après la natare des terrain» qu'ils modifient.

Lorsque le temps est fort sec, on fait provision de terre, de chaux, de marne, de sable , de cendre , etc. ^ pour les faire entrer dans les étables et dans les cours ou enclos destinés aux bestiaux. On conduit également le» engrais humains et les fumiers de ferme sur les prairies , et Ton jette dans les fosses d'aisances du sulfate de fer étendu d'eau pour les désinfecter.

On améliore un sol argileux par un procédé simple à nSettre en pratique. Il consiste à faire calciner de l'argile pour la pulvériser ensuite et la mélanger au sol. La craie augmente la fertilité des terres sablonneuses ; la chaux amende presque tous les terrains ; mais c'est sur les sols tourbeux , froids et aigres , sur les landes , les bruyères et dans les localités montagneuses , riches en silex ( pierre à feu ) , qu'elle produit de bons résultats.

Le plâtre active la végétation des plantes légumi- ^ neuses et oléagineuses ; répandu sur les froments mal venants , il rétablit promptement la végétation et assure une récolte abondante.

Les écailles (ïhuîtres et les débris de poissons s emploient sur les sois humides, compactes, alumineux, qu'ils divisent, allégeîit et dessèchent.

La majme grasse convient aux terres calcaires ; sèche ^ aux terres fortes et argileuses.

Les cendres de nos foyers , où Ton brûle du bois , stimulent le sol des terres argilo-siliceuses. Le sarrasin , le colza , le chanvre , le froment , Torge , le maïs , les pommes de terre sont particulièrement améliorés par les cendres.

Les cendres lessivées ne produisent aucun effet sur les terres humides.

La suie se répand sur les prairies abondantes en joncs ou infestées par la mousse, ainsi que sur Tavoiné, les chanvres, les blés qui jaunissent et les prairies irriguées. Elle produit de merveilleux effets sur les pâturages médiocres ; mais gardez-vous de l'employer sur des terrains

La ^ozxrSe a des propriétés extraordinaires! Décomposée à Tair, mélangée avec du fumier, avec de la chaux, de la suie et des cendres, elle devient un amendement précieui^. Convertie en cendres, elle accroît la germination et imprime au sol léger une telle vigueur, que ses produits deviennent magnifiques et abondants. Ces cendres répandues sur les prairies, les trèfles, le sainfoin, la luzerne, fournissent de très- beaux produits.

La houille convient aux terrains forts, argileux, compactes, glaiseuxj tenaces à Texcès ; elle . en facilite la division* Elle les empêche de garder longtemps l'eau dont ils sont imprégnés et que, d'ordinaire, ils ne laissent ni égoutter ni évaporer. Elle ne vaut rien sur une terre siliceuse et aride, ni sur une récolte de froment.

La houille a besoin d'être longtemps exposée à l'action de l'air.

Les cendres de charbon de terre sont employées avec succès sur les prés, les trèfles, le sainfoin, etc.; les cendres de forge f sur des terres humides, et les cendres de savonnerie, sur des terrains marécageux.

Le sel^ le salpêtre, le nitrate de soude s'emploient avec succès sur presque toutes les récoltes.

Le tan qu'on retire des fosses des tanneurs est fort utile ^uand il est mélangé avec du fumier de bétail, à Texcep-

tion de celui de mouton. La sciure de boi$^ Ie3 copeafix, peuvent être utilisés de même.

Le résida des brasseries, lapoussûère de4rêcbe loonent un bon engrais pour ies navets, Tprçe, le3 T9/m^» les pommes de terre, etc.

Lies déchet? de chiffons de laîpe, le suint, voilà ciar core des engrais négligés, et qui, cependant^ sontiort importants. ^

Le sang est actuellement reconnu très-utile à la végétation. Voici un des procédés les pli;^ simples pour Tutiliser chez les petits cultivateurs :

On fait sécher au four, immédiatetnent après la coissoii du pain, de la terre es^empte de mottes, en la remuant de temps à autre au moyen d'un r&teau. Il en £aui «aviron quatre fois plus que Ton a de sang liquide à mélanger avec elle. On conserve le tout dans de vieux barils ou caisses, à Tabri de la pluie, pour sen servir au besoin»

Cinquante kilogrammes de sang' séché et mélangé k la terre équivalent à 7,2Q0 kHogr. de fumier de cheval.

Les cendres de savonnerie^ composées de chaux, de sel commun et 4e quelques autres sels, spnt exceVêni^çs sur les prairies et sur les terrains humides.

Drainage naturel.

Le moyen de drainage ou d'égouttement souterrain employé par M. Mouché de Puplinges nous pari^ trop ingénieux pour ne point lui donner une place d^ns Botr^ ovvrage, qui doit ouvrir ses pages h tpijt ce qui est utife.

Api^des d)sefvatiQns sur la conqppsitiQn géplogigue du terrain, dans une prairie qu'il possède à l'ouest du hameau, il a remarqué [que les coucheô s'y succèdent de haut en bas dans l'ordre suivait : V vm Oouohe de terne

v^gétale ji'erttifon uti pied ; 2® line <iouche de tett-e glkiâô, ^t d'aiTgile compacte , à peu ptès de la mèttie ét>ai«ÈteUt i 3* une couche de sable; 4* une cbuche degraviélr , à tfôvër» laquelle paraît Cïretiler une nappe ^eau souterraine. Dans Tétat naturel des choses, ce pré était marécageux et souvent inondé, parce queTeau, aprfes avoir trav^sé U terre végétale , était arrêtée par la glaise , qui Tempechait dé paitser, la retenait et Taccumulâit & là ^uttfiiSe. Le ptopriétaire eut l'idée de creuser un certain notnbré dfe petits puits pour mettre la surfàte St tettâin eti ô^ODlitnanication «vec le sable et le gravier souterraine. L'eicpérieUce réussit: toutes les eafû^ qui inondaietit la*teri*e Végétale , et transformaient le pré en une ëorte âe marécage / pas- ^tènt dans là partie dû sol qui était peilnéable et asséchèrent convenablement la couche extérieure,

Nous croyons que le procédé employé dans 6ë c&spéut laitue toutes les fois qu'au-diessotts de couchés itiiperméablès* se trouvent des Coucheâ par lesquellefs l^eàu peut être absorbée.

OËafs. —>• Moyen àe les coaserver frais pendant longtemps.

It suffit de mettre la quantité d'œufs frais qu'on veut conserver dans un vase rempli d*eau de chaux, avecexo^s dfe chaii^, pour être sûr queVeau ne perdmpas sa propriété.

On a vu], au bout d'un au, retrouver les œufs aussi frais et ailssi délibats que s'ils étaient nôuvelîement pondus.

C'ëàt d6nc à la privation de Tdir que Fort doit la conservation des œufs ; car bon nombre de nâtUttilisf eis ont rapporté d'Amérique et de« Inifca des ofeufe d^oiseaûx enduits d%ne légère couche de cire , qui se trouvèrent si biètt conservés que plusieurs , dit-on, furent couvés avec sucdès.

H y a peu d'années , on a trouvé dans un village près du

lac Majeur , en démolissant un mur très-ancien, trois œufs qui [reposaient sur un lit de pierres , encaissés dans du mortier , et Ton fut bien surpris de les trouver encore frais. Il y avait plus de trois cents ans qu'on n'avait point travaillé à ce bâtiment.

Autre moyen de conserver les œufs.

On choisit les œufs pondus par un temps frais , aux mois de mars et de septembre. Ceux de cette dernière saison se conservent pendant tout l'hiver.

Les œufe non fécondés se conservent plus longtemps que les autres ; on ferait donc bien d'isoler des coqs un certain nombre de poules.

Il ne faut pas mettre les œufs dans des caves ; ils s'y gâtent et prennent un mauvais goût.

C'est principalement de la position de Tœuf que dépend sa conservation. Recouvrez le fond d'un vase ou d'une corbeille d'un pouce de cendre ; posez-y les œufs la pointe en Tai^r ; recouvrez le tout d'une nouvelle couche de cendre qui dépasse la pointe d'un pouce , et continuez ainsi.

Déposez ensuite le vase dans un lieu frais et sec.

Ambroisie.

En donnant cette fois la recette de notre ambroisie dans cet ouvrage, nous avons voulu . prouver aux personnes . éloignées de nous et qui la réclament depuis longtemps, que l'intérêt pour nous n'est rien quand il s'agit d'être utile aux autres.

Vous faites infuser dans deux litres d'eau-de-vje, pendant deux jours , 4 grammes de semence d'aftibrette, 1 gramme etcîemi d'anis étoile , d'anis vert, de fenouil, d'angélique, debaies de genièvre, Igramme de cochenille, le tout concassé et auquel on ajoute environ un gramme

^*alun pour aviver l'a couleur; ensuite vous passez à travers un linge , et vous faites fondre 750 grammes de sucre •dans 850 grammes d*eau que vous mêlez à la colature, et après trois jours de mélange vous filtrez enfin à travers un papier gris.

Cette liqueur, d'un goût fort agréable, se prend comme toute autre liqueur d'agrément ; mais comme elle cbasse les %'ents et facilite la digestion , il y a beaucoup de personnes qui en font un usage journalier.

Sirop contre les -vers. ^

Beaucoup de mères de famille étant souvent fort embarrassées pour savoir ce qu elles peuvent donner à leurs enfants, qui , selon toute apparence , sont affectés de vers, nous nous empressons de venir à leur aide en les engageant â préparer elles-mêmes le sirop ci-dessous, dont l'efficacité mettra un terme à leurs angoisses, si , après en avoir fait tisage , leurs enfants n'en rendent point.

On prend 32 grammes de séné mondé , 16 grammes de semen-contrà d'Alep, de mousse de Corse , de rhubarbe, de fougère mâle , d'absinthe marine , et 8 grammes de cannelle qu'on fait infuser dans un htre d'eau bouillante pendant douze heures au moins; on passe ensuite à travers im linge , on exprime légèrement et on ajoute trois livres de sucre et une glaire d'oeuf battue dans un peu d'eau ; on fait chauffer le tout au bain-marie , et, lorsque le sucre est fondu , on passe de nouveau à travers un linge sans exprimer. Quand il est refroidi, on le met en bouteilles et on le conserve dans un endroit frais.

Ce sirop se donne aux enfants de tout âge , à la dose d'une cuillerée à soupe , le matin , et même plusieurs fois par jour quand ils sont malingres , par la raison qu'il ne

peut pas nuire à leur santé ; c'est , au contraire, un laxaiti^ fort utile au développement et à Tactivité des' organes.

E1ix4r de garuft sans distillation.

On met dans un Jitre d'alcool à 33 degrés 5 gramines^ de teinture de safran , deux de teinture de myrrhe et dix gouttes de teinture d'alote ; on met, d*un autre cfîCé . deux gouttes d'essence de cannelle^et 4e girofle et 130 grammes d'eau de fleur d'oranger dans 780 grammes dé sirop de sucre , puis on mêle le tout ensemble ; on bat de temps en temps pendant 24 heures; ensuite on filtre à travers un papier gris ou une chausse.

Si l'on plonge cet élixirdans la giace et qu'on Ty laisse quelques heures , il devient dé suite plus agréable. C'est un excellent stomachique et cordial usité dans les odiques^ et les indigestions.

^ Marronfl glacés.

On jette des marrons choisis dans l'eau bouillante ; xyn les y laisse quelques minutes-; on les pèle et on les fait bouillir dans l'eau: pendant un bon quart d'heure fmt enlever la seconde enveloppe ; ensuite on les fait cuire dans du «irop; on les retire du feu et on les roule dac^s dir sucre en poudre : on l^esi met alors sur up^ gril à une douecr dialéur» et on las fait séchar; àl'étuve.

Des moyens curatifs des érésipèles.

L'érésipële est une éruption non circonscrite , dispa*raissant par la pression du doigt, et se terminant par là desquamation.

Cette maladie s'accroît pendant^ trois' à' quaU^ jour» y elle reste stationnaire jusqu'au' Septième, en donnant -de petites vessies remplies d'un fluide ténu , acre , jaui^trcv

presque semblable à la matière des ampoules de la brûlure. La rougeur, la douleur diminuent, et Les vessies se flétrissent le plus souvent en quelques jours, et la desquamation vers le quatorsdfeme , époque de la terminaison de cette maladie quand elle n'est point de mauvaise mture.

Cette affection, qui se présente si sot^^retstdanëleâpays^ humides ou marécageux, ou qui^nroVient de quelques vices dans les organes de la digestion et suHout du foie , est presque toujours dépendante d'une causé bilieuse ; ainsi r<m pourrait dir«, avec juste raison , que Térésipèle annotiee la bile eomme- les hirondelles le priiiÉ«i£(ps; c'est pourquoi les tisanes adoucissantes légèrement acidulées et. es limonade sont de rigueur.

Voici ce qu'il faut employer dans ce cas :

Faites içibser une forte poigiiéie^de fleurs dé sufeaa 4ans un litre d'eau; passez à travers m Unge, ajotitèz ^n verre à bière d'eau d'arquebusiade et frottez-en toutes les parties érésipélateuses le matin et le soir.

Ensuite prenez un verre à biëre , tous les matins à jeun, d*une tisane Composée de 16 grammes de" séné, de 60 de sulfate de magnésie et de 16^ de sel de nitre ; faites louillir le séné dans un litre d'eau pendant six à huit minutes, ajoutez-y les autres substances et passez à travers un linge. ^ \ ■ '

Nous ferons observer qu'il faut aider rèflfèt de ce remède en prenant un peu de bouillon aux hert)es dans la matinée.

Poudre de la princesse <fe Carignan.

On prend 40 grammes de gui de chêne , de nnaciwBfde fraxinelle, de corne de cerf et dësnccin prépaa*é8;20<gram. de racine de pivoine et de^carbonate d'ammoniaque , le tout finement pulvérisé et mêlé avec soin pour former qne

poudre homogène qu*on conserve dans des flacons bien bouchés.

Cette poudre s'emploie contre les convulsions à la dose d'un gramme pour les enfants d'un an , du double pour ceux de deux ans , de deux et demi pour trois ans , de quatre et au delà pour les enfants de quatre ans ; elle se prend dans du lait ou de Teau d'orge.

Pilules caiiicures contre les maladies des chiens.

On mêle ensemble 16 grammes de calon^élas, de poudre de tribus et 20 grammes d'oxyde d'antimoine sulfuré rouge avec quantité suffisante de sirop de nerprun , de manière à former une masse qu'on divise en trois cents pilules dont on fait prendre à Tanimal deux ou trois, selon l'âge, pendant deux ou trois jours de suite. Il est inutile de dire qu'on doit recommencer quelques jours après , s'il ne va point mieux.

Soda-Water.

Chez la plupart des pharmaciens de Londres et dans les tavernes , on vend une boisson rafraîchissante gazeuse et fort analogue à une limonade qui serait chargée d*acide carbonique , qu'on appelle soda-water ; on la vend dans des bouteilles en grès ficelées ou goudronnées, comme les vins. f

Elle se compose de 16 grammes de bicarbonate de soude, 24 grammes d'acide tartrique , 16 grammes de sucre et 1 gramme d'esprit de citron.

Il y a beaucoup d'Anglais qui préfèrent la poudre, afin de faire l'eau au moment de la boirq ; avec la dose indiquée ci*dessus on en fait trois bouteilles.

Liqueur des Indiens.

Mettez dans trois litres d'eau-de-vie à 24 degrés Réaumur 90 amandes amères, 30 clous de girofles, 8 grammes de macis, 4 grammes de safran, 2 grammes de vanille, 1 centigramme de musc, 3 citrons coupés par tranches^ sucre blanc, 1.125 grammes; .lait bouilli, 600 grammes; on laisse macérer pendant quinze jours à une dotice chaleur, en ayant soin d'agitei' de temps en temps , et on filtre ensuite au papier gris.

Si Ton ajoute à la liqueur filtrée des feuilles d*or, on a ce qu'on appelle Yaqua viia ctorodi Torino,

Potion contre les hydropisles, Pascite ou Tanasarque.

On mêle ensemble 5 grammes de teinture de scille, de digitale, d'aloès, un d'alcali volatil, 45 grammes de sirop des cinq racines apéritives et 250 grammes d*eau.

On prend de ce remède une cuillerée à soupe tous les jours, matin, midi et soir, n'importe dans quelle hydropisie ; il est certain que ses effets sont prompts et d'une efficacité incontestable.

L'hydropisie, chacun le sait, est une des plus fâcheuses maladies de l'espèce humaine, soit qu'elle se forme d'ellemême, soit qu'elle survienne à la suite d'autres affections; c'est, en un mot, l'épanchement d'un fluide lymphatico-séreux dans une cavité ou son infiltration dans le tissu cellulaire d'une ou de plusieurs parties ou même de tout le corps , avec tuméfaction et mollesse , le plus souvent accompagnée d'une fluctuation sensible au toucher. La lenteur de sa marche , ses progrès insensibles multiplient, en les prolongeant, les souffrances des personnes qui en sont attaquées ; mais , par bonheur, une sorte d'illusion, commune à tous les hydropiques, nourrit en eux

l'espoir d'une guérison prochaine, et vient adoucir le sentiment pénible de leurs maux.

Ayant désiré que notre livre soit utile à tout le monde, nous avons cherché le moyen de remédier à cette affection, assez répandue aujourd'hui pour s'y intéresser ; car, encore bien qu'on prétende \e^ statistiques comparatives favorables aux nouvelles sciences médicales , il n'est pas moins vrai que les accidents morbides de tous genres sont tellement nombreux dans toutes les classes de ïa société, qn'il est permis de croire que l'art de guérir perdit considérablement de sa précision dès qu'il ht remplacé par la médecine physiologique , qui est une science de pur agrément, dont le bagage a obstrué la route dé^à bien obscure par elle-même.

Bemède contre Tépll^psie on mal cadoc*

La tâche imposée à nos travaux étant toujours la p\m diiBcile, personne ne sera surpris que nou^ noud soyons occupé spécialement de l'épilepsie , dont lu guérison est abandonnée depuis longtemps par les hautes sommités de la science médicale; car, si nous guérissons les maladies soi-disant incurables , nous aurons fait un grand pas, puisque nous obligerons les médecins à revenir à* la' râiëoul et à reconnaître leurs erreurs.

Le mal caduc est, à coup sur, de tous les malhetirs qui affligent notre pauvre humanité , le plus triste et Ite ptos déplorable, parce qull est un objfet d'épouvante pour tous et une bien affreuse calamité pour celitî qui en e^' affecté. Il n'en fallait , certes , point davantage pour que nous portions nos recherches sur les moyènà d'arrêter cfe mal dont la médecine moderne ne tente mêtne plus la guérison , lorsque led aceës se sont multipliés au point d'en imprima très -profondément l'idée dans le cerveau ,

iBÛQfti que c^Jui dont le g^rnla fuueste 4 été txftnsIDi^ avec h v^ ; mm , coipmd bou9 partegeoiu» J'opinion de .Sydenhwï , rHippocratç anglais , qui n'admet l'incurahir lité d'<9.ucune ^utl^die qu^nd on laconnalt bien, nous avons jpensé qpe l'épilepsie devait être susceptible de guéridon q.^9Xid e]le esjt accompagnée de circonstances favorables p et nous sommes heureux de pouvoir annoncer que nos supcès opt couronné nos prétentions audacieuses.

Sans doute ^ il est dos causes qui ne permettent pas toujours de guérir les maladies , parce qu'il existe des lésions organiques auxquelles il est difficile de remédier ; cependant ce n*est pas une raison, selon nous, pour cesser d'en étudier les anomalies et laisser K patient livré à luimême ; le beau de la science est de vaincre les grandes difficultés.

Pour guérir les épil&p^os , il suffit de mettx^e un petit ^obet rempli de mercure coulant sur le creux de restomap, Q^suje^ti au moyen4'un ruban passé au col, ce qui exempte d'ujppt ceinture , beaucoup plus incommode ; puis on fait prendre au malade, seulement jusqu'à cessation des ^ocès , une pilule matin'^et soir (eu égard à l'âge , bien entendu ) , deux heures avant et après les repas , composée de 2 grammes de calqwéîas et 8 grammes d'assa-fœtida Men mêlés enseoctble et dont on fait 78 pilules.

J'eii vu souvent , par ce moyen , les accès d'épilepsie , que le Aujet aJA été vieux ou jeune et le mal ancien ou récent , disparaître après un mois pu six semaines de tfsjoap^ ; il faut néanjnoins , si la maladie cesse , garder le sachet pendant plusieurs années , dans la crainte d'une récidive qj^ est souvent fun^te.

Eaa d'arqaebàsade.

On mêle ensemble eau-de-vie à 18* Réaumur 500

grammes , 500 grammes de bon vinaigre et 350 grammes de sucre pulvérisé ; on remue de temps en temps , et lorsque le sucre est fondu , on filtré à travers un papier gris.

Cette eau sert à déterger les ulcères , à modérer la suppuration des blessures et à arrêter les hémorragies ; on peut en appliquer aussi des compresses sur les contusions, les fractures et les luxations.

Dans les maladies putrides , on la donne à l'intérieur, àr la dose de 20 à 30 gouttes , une ou plusieurs fois par jour , dans une infusion de camomille ou de petite' centaurée.

Vernis pour empêcher les vers d'attaqner les livres.

Mettez dans un litre d'alcool à 33 degrés Réaumur : 16 grammes de coloquinte , 6 d'aloès , 40 de mastic , de sandaraque , d'huile de pétrole , et 10 de térébenthine de Venise ; laissez macérer pendant 15 jours en remua»t de temps en temps , puis filtrez à travers un papier gris et conservez dans des bouteilles bien bouchées.

, Faites bouillir 64 grammes de staphysaigre par 500 grammes d'eau ; passez à travers un Hnge et faites-y fondre de la colle forte et un peu d'alun , de manière à ce que l'eau ne soit point trop épaisse : étendez-en une légère couche avec la main sur la couverture , et , lorsqu'elle est bien séchée , vous appliquez le vernis indiqué plus haut. Si vous voulez que l'opération soit complète , c'est d'en enduire les cartons et le dos avant de lés recouvrir de peau ou de papier peint.

Cette recette nous ayant valu une mention dans le rapport d£ la commission de l'industrie du département de la Somme , en 1845, nous ne doutons pas que les bibliophiles ne soient très-satisfaits de connaître le moyen de soustraire

leurs livres à la voracité des vers qui , parfois , causent de si grands ravages dans leur bibliothèque.

Moyen de teindre et de parfumer les fleors.

On a parlé récemment, comme d'une nouveauté piquante , d'un secret pour parf upner et teindre les fleurs , et leur donner la couleur et Todeur qu elles n'ont pas naturellement. Un savant botaniste , M. Charles Morren , rappelle que le procédé permettant de teindre et de parfumer les fleurs est connu depuis longtemps.

Le noir , le vert et le bleu sont trois couleurs particulièrement rares chez les fleurs , et que les curieux désireraient y introduire. Il n'est point difficile d'arriver à ce résultat.

Voici le moyen de M. Morren prescrit à cet effet , d'après les anciens auteurs :

Pour obtenir la matière de, la couleur noire à communiquer aux fleurs , on cueille les petits fruits qui croissent sur les aunes ; quand ils sont bien desséchés . on les réduit en poudre. Le suc de rue desséché sert à obtenir la couleur verte ; le bleu s'obtient avec les bluets qui croissent dans les blés. Ces deux matières étant bien sèches , on les réduit en poudre fine pour servir à produire la couleur . verte ou bleue.

M. Morren recommande d'opérer de la manière suivante , pour communiquer aux fleurs l'une des trois couleurs précédentes : On prend , dit notre botaniste > la couleur dont on veut imprégner une plante , et on la.mêle avec du fumier de mouton , une pinte de vinaigre et un peu de sel marin. Il faut qu'il y ait dans la composition un tiers de la couleur. On dépose cette matière , qui doit être épaisse comme de la pâte , sur la racine d'une plante dont les fleurs sont blanches ; on l'arrose d'eau un peu

teinte de la même couleur , et , du reste , on la traite comme à Tordinaire; on a bientôt le plaisir de voir le» œillets qui étaient blancs devenir noin.

Pour le vert et le bleu , on emploie la m&me méthode. Pour mieux réussir* on prépare la terre. Il faut la choisir l^ère et bien grasse , la sécher au soleil , la réduire en poudre et la tamiser. On en remplit un vase , et Ton n\ei au milieu une giroflée blanche / ou un cedllet blanc, car la couleur blanche est seule susceptible de subir ce genre de modification. Il ne faut point que la pluie ni la rosée de la nuit tombent sur cette plante. Durant le jour, on doit Tex poser au soleil.

Si on veut que cette flair blanche se revête de la couleur pourpre , on se sert de bois de Brésil pour la pâte et pour teindre l'eau des arroseœents. On peut avoir , par ce moyen , des lis charmants. En arrosant la pâte avec le& trois ou quatre teintures , en trois ou quatre difiiôrents endroits , on obtient des lis de diverses couleurs.

Un Hollandais , grand amateur de tulipes, mettait macérer les oignons de cette fleur dans des liqueurs préparées dont ils prenaient la couleur. D'autres découpaient un peu ces oignons , et insinuaient des couleurs sèches dans les petites scissures.

Voici enfin le complément de ce curieux procédé , c'est* à-dire la manière de communiquer artificiellement un suave parfum à toute plante , même à celles qui exhalent une insupportable odeur.

On peut commencer , dit M. Morren , à remédier à la mauvaise odeur d'une plante dès avant sa naissance , c'est-k-dire lorsqu'on sème la graine, si elle vient en graine. On détrempe du fumier de mouton dans du vinaigre , auquel on ajoute un peu de musc, de civette ou d'ambre en poudre. On met les graines , ou même les

oignons, durant quelques jours , macérer dans cette liqueur. Les fleurs qui viendront répandront un parfum très-doux et très- agréable. Pour plus de sûreté, il faut arroser les plantes naissantes de la mixtion où Ton a mis tremper les semences.

Le P. Ferrari dit^quun de ses amis, bel esprit et grand philosophe , entreprit d'ôter au souci d'Afrique son odeur si choquante , et qu'il y parvint. Il mit tremper durant deux jours ses graines dans de Teau de rose où il avait fait infuser un peu de musc. Il les laissa sécher quelque peu, et puis les sema. Ces fleurs n'étaient pas entièrement dépouillées de leur mauvaise odeur /mais on ne laissait pas de ressentir , à travers cette odeur primitive , certains <t petits esprits étrangers , suaves et flatteurs, dit le P. Ferrari , qui faisaient supporter avec quelque plaisir ce défaut naturel, n De ces plantes déjà un peu amendées, il sema la graine avec la même 4)réparation décrite plus haut. Il en naquit des fleurs qui pouvaient le disputer par la bonne odeur aux jasmins et aux violettes. Ainsi , d'une fleur auparavant le plaisir de la vue et le fléau de l'odorat, il fit un miracle qui charmait à la fois ces deux sens.

A l'égard des ^plantes qui viennent de racine , de bouture , de marcotte , l'opération se fait au pied comme pour les couleurs.

Telles sont les indications données par un savant botaniste, d'après les anciens auteurs d'horticulture, pour opérer ces curieuses transformations. Nous rappellerons aussi que plusieurs [recettes analogues se trouvent dans l'ouvrage du docteur Quesneville, qui a pour titre : Secrets des arts,

Proeédé pour hâter la maturité du raisin.

Un procédé fort simple permet de faire porter des fruits

aux arbres stériles ; il consiste à enlever, en forme d*an- ■sali, l'épiderme de la branchette à fruit au-âes6ou& an firait hû-meme* La lai^uv de cet anneau d'éaorce dok ^ler la moitié du diamëtre du rameaa sur lequel on agit. C'est ce qui se pratique quelquefois sut la vigne , et dans fat Touraine , par exemple, on a usé de ce moyen pour faire mûrir des. raisins qui exigeraient une température pliœ élevée que celle de ce pays.

Le numéro, dé janvier 1858 du Bulletin de la Société^ d'encouragement pour l'industrie renferme upe notice intéressante de M. Bourgeois^ sur les effets de l'incision annulaire de la vigne.

L'incision annulaire n'est pas chose nouvelle ; déjà, en 1776, Lancry publiait des expériences à ce sujet. Plus tard , la valeur dm procédé fut vivement controversée , parce que ses partisans prétendaient qu'outre son influence sur la grosseur et la maturité des fruits, il prévenait encore la coulure de la vigne. C'était aller tmploin . et il est probable que l'espèce de discrédit dans lequel est tombée l'opération vient en grande partie de ce qu'on a exagéré ^sa vertu. Mais ce qui est bien positif , ce que des expériences décrives ont démontré , c'est que l'incision annulaire a pour effet, lorsqu'elle a été pratiquée en temps ^jpportun , à l'époque de la floraison, de rendre les gprappes plus volumineuses et d'avancer leur maturité de deux semaines environ. Or , quand on réfléchit aux prix élevés qu'obtiennent toujours les primeurs , on voit tous les avantages qu'offre C8 procédé à ceux qui l'adopteront.

L'incision annulaire pennettrait aux habitants de nos départements où la vigne ne mûrit que dans les Minées exceptionnellement favorables, de récolter de bons fruits à la place du mauvais verjus que leur âonnent ordinairement leurs treilles, auxquelles il ne manque, le plus souvent,

<}ue quinze jours de soleil pour mûrir leurs grappes d'une laçon satisfaisante.

Nous ajoutons néanmoins que le procédé d'incision 4Minulaire de la vigne a été expérimenté très en grand , en 1867 , dans le département de l'Hérault, comme moyen <»ratif de roadiuro. M. Baucillon, qui avait conçu de Ifrandes espérances de l'emploi de cette méthode , et qui ava^t fait exécuter un petit instrument très^ingénieux pour opérer Vinciàion du rameau , avait passé avec un trèsgrand nombre de propriétaires des marchés pour le traitement de leuj-s vignes malades par cette méthode.

Mailles ravages de l'oïdium ne furent nullement arrêtés par ce procédé.

Nouvelle peinture à Toiychlorure de zinc.

M. Sorél , industriel distingué , a fait une découverte importante au double point de vue de l'hygiène et de l'économie , en imaginant un système tout nouveau de peinture , (kstiné à remplacer la peinture avec les huiles et l'essence , dont les inconvénients sont si connus. Le prix élevé de l'huile , le temps qu'elle exige pour sécher, Taclion fâcheuse que l'essence de térébenthine exerce sur la santé , ont toujours fait désirer pouvoir s'affranchir de ces substances dans les diverses, opérations de la peinture. C'est ce que M. Sorel paraît avoir résolu par l'emploi de i^ubstances chimiques et sans autres liquides que l'eau.

Voici sur quel principe est fondé le nouveau système de peinture de M. Sorel, qui a déjà été expérimenté avec «uccès dans plusieurs établissements de l'Etat :

Si l'on mêle à une dissolution de chlorure de zinc de loxyde de zinc en poudre , aussitôt les deux matières se combinent , et elles forment de roxychlorure de zinc insoluble, qui provoque la solidification dp mélange et lé trans-*

forme en une masse d'un très-beau blanc et d'une grande dureté. Déjà M. Sorel avait mis à profit cette réaction pour mouler des objets d'art avec une finesse remarquable, pour sceller les métaux dans la pierre. Voici par quel moyen pratique il a appliqué ce fait à la peinture :

Le liquide qui , dans la nouvelle peinture , remplace l'huile et l'essence de térébenthine dont on fait usage dans la peinture ordinaire pour délayer les couleurs , est une dissolution aqueuse de chlorure de zinc additionnée de tar-* trate de potasse. Pour donner à ce liquide du Uant , on ajoute une certaine quantité de fécule. En faisant chaufièr le mélange, la fécule se dissout, et, parle refroidissement elle forme un empois qui donne au mélange la consistance nécessaire pour l'usage. D'autre part , on a mélangé d'avance à l'oxyde de zinc en poudre les couleurs minérales ou végétales que l'on veut appliquer. On mêle ensemble cet oxyde de zinc contenant la couleur et la dissolution aqueuse de chlorure , et l'on applique alors ce mélange à l'aide du pinceau sur les surfaces à couvrir. Le mélange s'épaissit, peu de temps après son application, par la production d'oxychlorure de zinc , et la peinture est ainsi solidifiée en une demi-heure. Le tartrate alcalin ajouté a pour effet de retarder cet épaississement , qui , sans cette précaution , serait immédiat et par conséquent trop prompt.' Pour la couleur blanche , on emploie le mélange ci-dessus sans addition , Toxydo- chlorure de zinc donnmit une couleur blanche très-belle. Pour la peinture de couleur , on emploie les substances colorantes qui sont en usage dans la peinture ordinaire , mais sans excipient, c'est-à-dire simplement pulvérisées.

La peinture à Toxychlorure de zinc offre les avantages •-suivants, d'après M. Sorel :

1"* Elle est plus belle et aussi solide que les peintures à

l'huile; elle ne noircit pas par les émanations sulfureuses, «comme les peintures à la céruse ou autres à base de plomb. 2^ Elle n*a absolument aucune odeur et elle sèche très* promptement ; on peut donner une couche toutes les deux 2ieures en hiver et une couche par heure en été , ce qui permet de peindre un appartement dans un seul jour et de rhabiter le même jour, sans que Ton soit incommodé par Todeur.

3* Elle résiste à l'humidité et à l'eau, même bouillante, et peut être savonnée comme les peintures à l'huile. 40 Cette peinture , à cause du chlorure de zinc qu'elle contient, est éminemment antiseptique, c'est-à-dire propre 4 préserver les bois de la pourriture,

6* Elle possède la propriété de diminuer la combustibilité du bois , des tissus et du papier, et de rendre ces matières non inflammables : ce dernier effet est produit par le chlore , qui rend l'hydrogène incombustible, en se combinant avec ce gaz pour former de l'acide chlorhydrique indécomposable par le feu. Pour augmenter l'incombustibilité, il est bon d'ajouter au liquide du borax pu de l'acide borique.

On peut préserver les corps de la combustion avec le liquide seul, sans ajouter la poudre qui entre dans la peinture.

6® La nouvelle peinture ne présente aucun danger pour ceux qui la préparent, ni pour ceux qui T emploient.

Les éléments qui composent cette peinture, c'est-à-dire l'oxyde et le chlorure de zinc , sont à très-bas prix, trèsabondants, et ne peuvent jamais manquer. Us peuvent se conserver indéfiniment et être transportés dans tous les climats sans éprouver d'altération.

Si la pratique confirma les promesses de l'inventeur, xîétte nouvelle méthode, qui constitue une très-inçénieuse

app&ation d'an pbénonièHe ohivûque de labaratoire, drait aa pFécienxservioe, sons lefaf>port et i'faygîëne» amc oafvriers et aux personnes qui manient les oeuLeors oit habitent des appartements fraîchement peînta*

L'4rt de faire le pain sans levain.

On s'est beaucoup occupé en Angleterre, en 1868 ^ d'un nouveau procédé de panification d'oîi la ferroentatîor> «St bannie. Le docteur Danglish, inventeur de ce procédé, constatant que la fermentation de la pâte du pain amène une perte d'environ 10 pour OfQ sur la quantité de matière nutritive soumise à cette opération , n'admettant point d'«lleurs, comme on l'a fait jusqu'ici, que le pain levé seit d'une digestion plus facile que celui qm n'a point subi de fermentation, mais expliquant tout simplement ce fait par ja plus faible quantité de matière nutritive contenue sons le même pdds dans le pain levé, a prescrit hardiment de supprimer toute fermentation préalable dans la confectron du pain. Voici donc comment on procède pour avoir la panification dans la nouvdle méthode anglaise :

On place la pâte dans un pétrin exactement clos que Ton met en communication avec un gazomètre rempli d'acide carbonique comprimé à quelques atmosphères. On pétrit, par un moyen mécanique , la pâte ainsi mélangée au gaz carbonique qui en augmente la division. Quand le > traf ail du pétrissage est terminé, on interrompt la communication avec le réservoir du gaz acide carbonique. Le gaz, dissous dans l'eau et mêlé intérieurement à la pâte, se dégage de ce milieu élastique ; mais , demeurant en partie emprisonné dans son intérieur, il donne à la pâte ti» volume de cinq ou six fois supérieur à son volume priniitif. En cet état, on la façonne rapidement en pains et on la porte au four. D'après. M. Dsmglish , cette nouvcBe

méthode de panification , d'où la levûne <est suf^taéé.» donnerait économio de 10 pour Ofg ; le pain obtetia sertit absoliHnent pur et d'une saveur (agréable ; enfin tout le travail serait Achevé en une deœi-4)eure , tstioâis que le .procédé ordinaire par la fermentation ex^e plosieurs heures. Cette propositkm inattendue de fabriquer le pain sans levain va faire naître bien des surprises. Eh quoi ! diront les personnes peu enthousiastes du progrte , depuis quatre ou cinq mille ans le pain se prépane avec de la pâte fér* mentée. Faut41 admettre que , depuis ces tempe reculés « les hommes se «oient trompés, et que ohe2 tous les peuples et daas tous les temps en ait perdu, de gaîté de eœur^ 10 pour 100 de matière parle mode de confection du prodiit alimentaire par excellence 1 — • Et pourquoi pas t réponàviRs-fious. Le temps n'a jamais été une garantie contre Terreur, et dans une question de ce genre , c^est à l'expé*rience seule qu'il appartient de prononcer. Or, 'en Angleterre , Texpérience ne s'est pas montrée défaverd^fe à cette idée nouvelle» Essayons donc à notre tour, enFrance » de goûter les douceurs et les avantages du pain sans levain.

Gravure wr pierres et poteries*

' MM. Jadin et Blamondont fait connaître le procédé suivant pour obtenir des gravuressur les pierres silicetis^s, les poteries , la porcelaine ou le verre.

On commence par cowvrir la pierM qu'on veut graVer d'une couche de cire et de térébenthine ou de tout aittre vernis convenable , après quoi on y trace à la points le dessin qu'<Mi veut graver. On établit'une muraille en cire antous de ce dessin, et on verse dessus de l'acide fluorbydrique qui agit inimédiatement sur les parties découvertes^ Au bout d'un certain temps, réglé par l'expérience, on examine cette pièce , et si l'acide a suffisamment mordu»

on enlève Tacide ; dans le cas contraire, on reverse Tacide et on laisse encore mordre le temps nécessaire •, enfin , si le dessin l'exige, on retouche avec un instrument, burin, échoppe, etc. Mais, dans tous les cas, il faut veiller à ce que l'acide ne détruise pas la pureté du dessin.

Lorsque l'acide a mordu jusqu'à la profondeur voulue , on lave la pièce avec soin et on la fait sécher. On efface les traits du dessin mordu avec du vernis , de manière que par l'application de l'acide il n'y ait que le fond qui soit attaqué, et au contraire, si Ton veut que ce dessin présente un trait plus large au fond qu'à la surface, les bords seuls sont chargés de vernis protecteur , et on applique un acide plus fort.

Dans les traits ainsi prpduits , on place et fixe des fils d'argent, d*or, de platine, d'aluminium, etc., pour produire un damasquinage ou un genre d'ornement analogue.

En chargeant ces traits avec des verres colorés ou non, réduits en poudre, on produit des pièces qui ressemblent aux émaux byzantins ou du moyen âge. On applique la chaleur pourfendre ce verre, dont on enlève ensuite l'excès par/des moyens mécaniques. On peut aussi avoir recours à l'électrotypie pour remplir avec un métal ces traits gravés à Teau-forte , après qu'on les a rendus conducteurs.

Gravure en relief sur ardoise.

D'après M. Raphaël Carmana , l'ardoise pourrait trèsbien remplacer le bois pour la gravure en relief; les traits les plus fins sont reproduits avec unç exactitude surprenante et résistent plus longtemps à l'action de la presse typographique ; de telle sorte qu'avec une ardoise ainsi taillée en gravure de relief, on peut tirer plusieurs milliers d'exemplaires , sans que l'on puisse reconnaître au-

cune différence , sur les. dernières épreuves , pour la prédsion et la netteté du dessin.

Ârgeoture des tissas et des étoffes.

Un problème de chimie industrielle qui était depuis longtemps poureuivi a été résolu en Angleterre en 1859. Il s'agit du moyen d'argenter les fils des tissus par une opération chimique , afin de produire à moins de frais ces étoffes tissées d'or et d'argent que Ton n'a pu fabriquer encore qu'en mêlant aux matières textiles des fils d'or ou d'argent. Voici comment on parvient à obtenir cette teinture métallique , qui s'applique également aux fils de coton , de soie , de chanvre et de lin :

Les fils ayant été lavés avec beaucoup de soin , on les trempe pendant quelques instants dans une dissolution concentrée d'acide gallique ; on les plonge ensuite dans de Teau distillée contenant un cinquantième de son poids d'azotate d'argent. L'acide gallique dont les fils ont été imprégnés réduit le sel d'argent; ce métal se précipite sur ces fils avec une forte adhérence et en conservant tout son brillant métallique. D faut répéter cette opération plusieurs fois , jusqu'à ce que les fils aient pris une belle teinte d'argent. L'opération n'est pas terijuinée là , car on n'a de cette manière revêtu les matières textiles que d'une légère couche d'argent. Pour obtenir une enveloppe métallique tenace et durable , il faut tremper les tissus , fai-> blement métallisés par la première opération , d^ns un nouveau burin. D'après RI. Cfa. Gaillard , qui donne ces renseignements , ce bain est préparé de la manière suivante : d'une part, on prend 2 parties d'acide gallique , 2 de chaux vive et 5 de glycose ; on les dissout dans 650 parties d'eau distillée , et on filtre ; d'autre part , on ajoute 650 parties d*eau distillée , 20 parties d'azotate

d*afgent et 20 parties d'aYmnoniaque liquide. Ces deuK dissolutions , étant mélangées à parties égaies au momenl; de s* en servir, constituent le bain destiné à donner une ar|[enture solide aux fils. On plonge dans ce bain les matières textiles ; on les porte de là dans une dissolution bouillante de crème de tartre, enfin on laye les tissus ainsi métallisés et on les fait sécher.

On pourrait , sans doute , dorer les étoiles parle même procédé chimique, car le chlorure d'or est aussi facilement réduit par l'acide gaUique que Tazotale d'argent.

Le rouge do sorgho.

Le sorgho , cette pilante ^ préciease par sa richesBe saccharifère , eontîent , e>n outre da sucre , une matière eolorante rouge , qui est extraite et utiUsie en Chine sur ime grande échdle. ]3n chimiste franger, M. Wint^r^ a fait connaître !e mojen d'extraire cet;te matière colorante rouge de sorgho qui est cultivé aujourd'hui en France» Voici comment M. Winter proscrit d'opérer poiur extraire cette matière colorante, qui pourra troover son emplcn daiis nos ateliers de teinturerie.

C'^st de la tige du sorgho, pressée et exprimée pour en retirer le jus sucré , que Ton obtient cette matière coloramte. Les tiges sont abandonnées à la fiermentation pendant quinze jours ; au boni de œ temps , elles ont acquis une forte cdoratiim rouge , par le développement d'un principe colorant organique* On sèche alors la matière et on la divise dans une auge de moulin.

Poar isi^r la matière colorante* on fait infuser la poudre pendant douze heures dsfis Teau froide* CeUe-ci dissout peu de snbstances colorantes » mais enfève une certaine quantité de matilbres étrangères. On exprimé la m0sm très-fortement, et on fait digérer le résidu avec tiae lessive

i4caUiie{eau9tiq<Jue trè9-faible« Q» fiUne ou Yw ^Kp^ime» et on neutralise trè$-ex^temen{bfi9r de Tacide âulfurique les liqueurs colorées claires : la matière colorante se sépare alors en flocons rouges, qu'on recueille sur un filtre, qu'on la¥^ et qu'on fait ensuite lécher. Ia cpiri^ur rovge ainsi ojbtefiue est presqijie pure r, elle se dissout facilement dans l'aleoid, dans des Uqueurs akalines , dans des acides faibles, etc. Pour teindre avepcettçH>atièreJa laine et lasoie^ 09 fait usage de^ mordante d'^tain ordinaires. M. Winter « a trofuvé que les fteintuiDes f0ug<e3 aifisi obtenues résistent tcès-bien à la lumièr(e et à ma <$avonnag!e tmnléré , mèm» 4ofmé à cba«d.

Découverte de la formation artificielle de l'acide t^rtrigue, par

M. LlEBiG.

M. Liebig a fait, en 1858^ une découverte d'une égale importance au point de vue théorique et au point de v up des appHeatîoAs indus^rieiles. Eu tr4iiitant par l'acide .asotiquaa le au^e de lait et les gommes,» il e^t parvenu à obtenir de Tacide tartrique artificiel. Cet addeae trenuve dissQ«s daofi» les eaux mère^ de cristallisatioa d^ l'acide «walique (^ laisae cette réaction. L'examen approfondi des propriétés et de la composition de ce produit artificiel n'a laissé aikena doute sur sa parfaite ideoitité avec l'acide tartrique du tmim. L'acide tartrique « qqi se fiirtpe ooniitte il vient d'êtnedit. est accoippagné d'mi second acide iao^ériqua av^c l'acide oxalhydrique de Gkiépin'-Vafry*

S'il était possible de labriquer en grand, à peu dp fi^» avec le suore et les gomines, mi acide totri(|iie identique par ses propriétés à celui qui fournit le tartre du raisîn, toute une branche importante de notre industrie , et 4^qv^ sécutivement de notre agriculture, aubinait une révolution. JLe fait asQoneé par le ehimiate.de Bedin a donc un haut

degré d'importance, et mérite d être expérimenté en grand par nos fabricants de produits chimiques.

Procédé pour la désinfection des alcools.

M. Breton , professeur à Técole de médecine de Grenoble , a mis en pratique un procédé trës-original pour débarrasser les alcools de diverses provenances (alcools de grains, de fécule, de garance, etc.) de leur odeur désagréable, toujours due, comme on le sait, à des huiles volatiles. Ce procédé est une ingénieuse application de la méthode opératoire d'enlever, au moyen de Téther, le brome à sa dissolution dans Teau. En ajoutant de Téther à la solution aqueuse du brome et agitant ce mélange, Téther enlève tout le brome à Teau, et quand on laisse le mélange en repos , on voit une couche éthérée saturée de brome surnager Teau, devenue incolore.

On comprend que ce procédé puisse s'appliquer à débarrasser les alcools des huiles volatiles qu'ils renferment et qui leur communiquent leur mauvais goût. Si Ton mêle, en effets à une certaine quantité d'alcool de grains, de marc, etc. , un peu d'huile d'olive , et que Ton agite le mélange , l'huile d'olive , qui dissout très-bien les huiles volatiles, s'emparera de ce dernier liquide, et s'en séparera ensuite par sa légèreté spécifique, effectuant ainsi la purification de l'alcod, sans qu'il soit nécessaire de recourir à l'opération si longue et si dispendieuse de la distillation.

Dans un laboratoire de chimie, co procédé serait d'une exécution très-simple r il suffirait de verser quelques gouttes d'huile dans un flacon contenant de l'alcool infecte, d'agiter, puis de laisser reposer le mélange et de décanter. Mais , industriellement , ce procédé serait impraticable , puisqu'il s'agit, en ce cas, de traiter des centaines d'hectolitres de liquide. Il fallait donc trouver un autre mode

opératoire pour la fabrication en grand. M. Breton eut d'abord Tidée de se servir d'un filtre composé de disques die molleton de laine légèrement imbibés d'huile et main<tenus entre deux plateaux de tôle percés de trous. La désinfection de Talcool s'opérait , mais seulement jusqu'au moment où l'étoffe de laine saturée d'huiles volatiles refusait d'en absorber davantage. Alors, au moyen d'un courant de vapeur, on débarrassaitla laine des huiles volatiles en les vaporisant. Mais la laine soumise à cette température finissait par devenir impropre à fonctionner de nouveau. Cette matière fut donc abandonnée, et remplacée par une couche de pierre ponce pulvérisée, qui, à l'avantage d'agirexactementcofcmela laine, joint celui de supporter, sans perdre sa puissance absorbante, la température nécessaire pour volatiliser les huiles volatiles dont elle s'est chargée.

L'appareil du professeur de Grenoble fonctionne dans une distillerie de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Oise).

Méthode nouvelle pour la rectification des alcools.

Dans les laboratoires de chimie, on dépouille prompte* ment l'alcool de toute l'eau qu'il renferme et on l'amène à l'état d'alcool absolu, en y mêlant des sels très-avides d'eau, tels que le carbonate de potasse, le chlorure de calcium ou l'azotate de chaux, qui s'emparent de toute l'eau étrangère à l'alcool. Ainsi déshydraté, l'alcool se sépare en une couche qui surnage la dissolution saline ; il suffit de séparer ces deux couches, et une simple distillation donne l'alcool pur et privé d'eau. M. A. Gibbée a réussi à appliquer eh grand cette méthode simple et commode. Il opère avec une dissolution aqueuse de carbonate de potasse marquant de 44 à 60° à l'aréomètre de Beaumé. Une simple agitation de la liqueur spiritueuse avec la

dissôlntion de carbonate de potasse &xe toute Teau de Yûlcooi ; ainsi défl^gmé , Valcool surnage en tme couche que Ton sépare par d-écantation. « Si cet alcool est à im haut degré de force, dit M. Gibbée, ii retiendt» si pëû d'alcali , qu'il n'est pas nécessaire de le faire îecUfier par distilldtioi^. f^ Noua pensons néaftiiftoiiia que cette rectification sera indispensable dans tous lescas^

Le ttiême <;arbr^natie de potasse peot servir indé&iiii* ment à ces opérations , car il suffit de concentrer par la chaleur cette dissolution pour la ramener à son degré primitif de concentration, et la rendre de cette manière propre à une opération nouveHe.

Dans les distilleries industrielles ou agricoles , on fera usage avec profit de ce mode de concentration des eauxde-vie. Oh pourrait par cette nouvelle méthode réduire très-notablement la dimension des appareils distillatoires, la plus grande partie de la concentration de Talcool se faisant à froid Avec un même matériel, on obtiendrait donc une plus grande quantité* de produits.

Moyen facile d'extraire le» corps étraogers des pauplèreg.

Voici un moyen fort simple pour extraire , sans le secours d'aucun instrument, les corps étrangers qui s'enga* gent sous la paupière supérieure et y demeurent parfois retenus fort longtemps. Au lieu de faire , selon Tusage, la recherche de ce corps étranger en renversant la paupière , de passer une bague ou tout autre corps entre les paupiè res, moyens qui irritent l'œil et demeurent souvent san» résultat, M. le docteur Léon Rerard, médecin aide-major de Tun de nos régiments de ligne, recommande le moyen suivant , qui peut dispenser de tous les autres :

La paupière supérieure étant saisie ,* près de seis angléa interne et externe , avec le pouce et l'index de Tune et

l'aiitre main, on Tattire légëremeul en avant et on l^abaisse immédiateiBent aussi ba» que possible sur la paupière in>iÉriewre ; oot la maintient ainsi pendant une minute environ» en ayant soin d* empêcher la sortie des larooes. Lor^ qKDe, après ce iernspn » on laisse reprendre sa position à la pftvpière! supérieure , un flot de laro^es a entraîné le petit Govpv étranger ; on le retrouve sur le bord libre de la pau«pière inférieure , ou sur un cil , ou sur la peau de la pau*pière et de la joue.

a est facile d'expliquer ce qui 'se passe sousia paupière supérieure pendant cette petite opératixm. Par Teffet de Vabais^iementGonsiéérable de la paupière supérieure et de lai rotation du globe oculaire , le pli cpjonctival supérieur n'existe plus ; les muqueuses oculaire et palpébrale, tout à Fbeure en. contact, sont écartées Tune de l'autre et forment la voûte d'une cavité dont la base est la p^tie supérieure et antérieure de la paupière inférieure. Cette cavité, qu'on a le soin de bien ek^re, se remplit de larmes qui , faisant fonction d'une injection , détachent de la muqueuse le corps étranger. S'il est plus lourd que le liquide lacrymal, il tombe i^oamédèatement sur le bord de la paupière inférieure ; sinon, il est entraîné par le liquide au moment où Von abandonne subitement la paupière supérieure.

Moyen d'anéantir la cuscute.

Le sulfate de fer en dissolution dans l'eau jouit d'une puissance remarquable pour anéantir la cuscute (barbe de moine, rogne , etc.), cette plante parasite qui est si nuisible aux luzernes. On doit à M. Ponsard , président du comice agricole de la Marne , l'idée de cette application du sulfate de fer.»

L'analyse chimique avait établi l'eîiistence d'une proportion considérable d'acide tannique dans la cuscute.

M Ponsard eut donc Tespoir de détiniire cette plante en l'arrosant avec une dissolution de sulfate de fer; il dev^t se fqrmer ainsi un sel insoluble, c'est-à-dire du tannate de fer,, composé différant peu du gallate de fer, qui est la base, de Tencre à écrire. La pratique a confirmé cette prévision. Quand on arrose la cuscute ou le sol sur lequel elle végète avec une dissolution de sulfate de fer, il se fait presque aussitôt du tannate de fer, et la plante est détruite en quel* ques, heures ; il ne reste sur le sol que des filaments noirs. Voici comment il faut pratiquer en grand l'opération. Dans un tonneau monté sur des roues et contenant cinq hectolitres d'eau , on fait dissoudre une quantité de sulfate de fer (vitriol vert) représentant le dixième du poids de cette eau; à l'arrière du tonneau se trouve un robinet muni d'un tuyau de caoutchouc avec sa lance. On fait enlever à la faux et au râteau le plus gros de la luzerne et de la cuscute, de manière à permettre que l'arrosement péi>ètre jusqu'au sol. Le produit de ce fauchage est mis en tas , séché et brûlé. On fait alors arroser de sulfate de fer leu places où abonde la cuscute ; il est bon d'arroser au delà de la zone envahie, afin d'attaquer tous les filaments. Le sulfate de fer étant un adjuvant puissant delà végétation, la luzerne repousse de plus belle aux places attaquées , sans jamais souffrir de cet arrosage.

On a proposé bien d'autres moyens pour faire disparaître la cus(iute ; mais ce mode nouveau que la chimie propose mérite d'être particulièrement recommandé , parce qu'il ne compte que des succès.

Alliage métallique qae l'on peut'modeler aYec les doigts.

Un chimiste suédois^ M. Gersheim, ordonné un procédé pour obtenir un alliage métallique tellement mou qu'oa peut le modeler avec les doitgs. Cet alliage s'attache non-

seulement aux Autres substances ou composés métalliques, ainsi qu'au verre et à la porcelaine, mais encore .peut servir à les réunir , comme le ferait un mastic. Après dÎK ou douze heures, cette masse , d'abord molle, prend tant de dureté., qu'elle est susoeptible de poli, comme l'argent pu le laiton.

Comme un com{)osé plastique de ce genre peut.trou^^r beaucoup d'applications dans les arts industriels, dansas laboratoires de chimie ou d'anatomie, qu'il donne surtout le moyen, depuis longtemps cherché, de souder à froid les pièces métalliques dont la soudure au feu présenterait des inconvénient», nous rapporterons ici le procédé que donne M. Gersheim pour le préparer. On réduit de l'oxyde de cuivre au moyen de l'hydrogène, ou bien on précipite, avec des rognures de zinc, le métal du sulfate de cuivre. On sc^ procure ainsi du cuivre qui doit être parfaitement ,pur, et l'on en prend 20 , 30 ou 36 parties , selon le degré de dureté que l'on veut donner à la composition, qui en possède d'autant plus qu'elle contient plus de cuivre. On le$ humecte parfaitement > dans un mortier de foute ou de porcelaine , avec de l'acide sulfurique concentré ( à .1,85 de densité); puis à cette espèce de pâte métallique on ajoute, en agitant continuellemen|;, 70 parties en poids de mercure.

Quand le cuivre est complètement amalgamé , on lave le composé avec de l'eau bouillante pour enlever l'acide fiulfunque ; on le laisse alors refroidir, et 10 à 12 heures suffisent pour le durcir si bien qu'il raye facilement Tétain ^t l'or; Il n'est attaqué ni par les acides faibles, ni pair l'alcool, l'éther ou l'eau bouillante; qu'il <soit encore dams son premier état de mollesse au qii'il ait pris toute sa dureté, il possède la même densité. Lorsqu'on veut l'employer comme ïnastic , on peut toujours le ramener

facilement à Tétat mou et plastique en le chauffant à environ 375 degrés centigrades , et en le triturant dans un ihortier de fer élevé à 125 degrés centigrades, jusqu'à ce "qirîl aWpris la malléabilité et la consistance de la eire. Si,

^^ dans cet état , on 1^ place entre deux surfaces roétalliq^ues bien exemptes d'oxyde, fl les unit si parfaitement, (jue les pièces 9 10 ou 12 heures après , peuvent être soumises à itfi^trwvàii qvekKSviquè.

Ce composé , à Tétat mou , peut aussi être foulé dans

' dès creux auxquels îl adhère très fortement après son durcissement, parce que ce changement n*est accompagné

^ 'd'aucune diminution de volumfe.

?-A, PxéparatloD^ l'écume demeraitlflelelfo.

Ce que Ton déagne vulgairement sous le nom d'écume " de mer est nin minerai naturel composé de silicate de magnésie hydrate et d'une certaine proportion de silice ^^'Ubre. On le trouvé, fnélé à des portions de silex, dans '"différents/ terrains. (Test avec Une variété de ma^ente '"' hônâègène et blanche , qui vient de l'Asie-Mineure , que t*ofi fabriqué les pipes diteè à^ écume de mer , si reçîierçhées des aWatçurs. On a essayé de faire agir la dissolution de silicate de potasse surla magnésie pour fabrj(juer , artificiellement cette substance. M. Bertolia 1 b. obtenue ^"en plongeant des fragoaents de parbanatç de qiagpésie *'] ipcfircrîèu^ fet léger, tel qu'il existe dans Iç commerce,

tion s écoule par sa dëSqueàceiice; ^u bout cfe.^epj^à î^oit mois, cette matière, d une éclatante blaqcheur. est.f^s dure pour.etre travaillée. , ,, „ , yî

M. Wagner, qui SL>jrépéié ces esftai^, de M, .Bertolia,

trouve que la substance que l'on produit par. Je moyen précédent ne rappelle qu'îrnparfaîtçment l'ifcuine de mer naturelle. Il assure avoir obtenu une imita^tion parfaite de la substance dont i! s'agit en inqorp9rant à utie certaine ^antité de caséum du lait si^ parties de magnésie calcinée et une d'oxyde de zinc, et faisant dessécher (îe mé\a.nge.

Moyen de combattre les incendies dans les I9agaa$i^s |i' (ioiurBagflkr

M. le docteur Gaucher s'est préoccupé dés moyeng de <;ombattre le^ incendies des magasins à fourrage » sii^is* ires qui ont pris depuis quelque temps une i;ecrudesçeiice marquée.

L'auteur pari de te* fiât, vmi' pour k'<généralîté des cas, que Tinçendie des magasins à fourrage et celui des fermes, qui en est trop souvent la conséquence , a pour <^use une fermentation qui s'établit d^nS; cette masse végétal, et qui «n élève peu à peu la température jusqu'au point de provoquer une inflammation spontanée. Pour prévenir cet événement, M. Gaucher s*est proposé de chercher un moyen simple et économique de çignîjer au dehors rapproche et Timminence du danger. Il a iina-' gihé, dan» ce but, un fetit sy^thme d'appareil averlis- ^^r, aussi simple qu'ingénieux . * ^ - .,

Avant de s'embraser spontanéfnen^, une masse de foin, entassée dans un griepîer, yécKaùpè petiràjJeu. et ^ rési^'às^z longtemps rtmintenu à'un'è ,températàre Toi- ^ sine de90â 100 degrés, M. (Gfaucher a donc i^i^pô^e ' petit artifice ttiécanique ^esUné .à faite cotp^^ defhoVs, par un fàif physique CrappantV la^.Vaufe'et^^^^ inàlè température à laquelle e^t en proie la ijnassé vjfgé- 4alei et par conséquent le danger dont oa est m^ P*un mur à l'autre du gre^ii^r^ if !len3 ^uh fit^ qui^ pai^ !è foîn/'dbît tmrticiper à sa

' W •îftu"^ànt'efiVrf(jppé

sa

tëmpén^re. Sur te trajet de. ce fil , il interpose un petit i<s|flitidre ée fonte de &5 centîmiètres de longueur $ar 8 centimètres de diamètre : c'est ce qu'il appelle le ik€Pmù*indieateur, C^ petit oyhndre est soudé au iSi de fer transversal au moyen d'un alliage métallique fusible à la température de 90 degrés. Si une température élevée vient à se manifester au sein du fourrage, ce cylindre s'échauffe , et, quand sa température s'est élevée à 90 degrés, l'alliage entre en fusion ;.dè9 lors, étant devenu liquide, il ne peut plus, retenir le fil.de fer, et, si Ton a eu la précaution. d'<?nroul€f Textrémité libre de ce fil de fer sur une petite poulie , et de le munir à cette eKteémité d'un poids d'une quinaaiçe de livres,, pl^eé dwa». un lieu apparent, ce poids. tomb^subiteittent> et,,p^r^a chute, avertit du danger. ,,

Voilà .sans nul doute, une idée ingénieuse. Prc^er de rélémént mêoie qui nous menace pour démontr,er.jau dfehors ^on existence^ xiï'est une pensée heureuse, upe solution élégante du 'problème; et si cette, solution n'est applicable qu'a un cas particulieir.Mce cas est assez fré- ' ^uènt poàr que Ton s'applaudiese de ppuvx)ir si. fecilemént se prémunir contre sa redoutable occurrence*

..*.*, Bois artificiel.

' t)ans une de ses leçons awi Gonsepvatoire des arl$ et mëtiers . M. Payena appelé l'attention rie rses auditeurs sur' les procédés -àe febrication d-une scftte de bois artificiel; très-dur. très4ourd, susceptible de recevoir un très-

^ beàa poîi eVun- vernis toilkmt. M. iadry, l'inventeur de ce procédé, «prend de la sciure de boifl tfiès-fiiQe, illaméîâaige a du sang pris aiix'abatt'Oiirs, et sauiaet lu pât^^ qui

' 0n résulte ànine tiès-fi^rte pressicm, obtenue au çaqyen d'une puissante presse %drati^qae. Si la |gressii>p t^ été

— sSte -

exercée sur la pâte ^fermés' dxm^ deat moulds ta^Hy elte prendra exactement la forme àa^ itot^. cA sortant tbmt^ modeld©. * :■]

Le boîsr artificiQl de^M. Ladpj» est bcQ.uoaQp*pIU8>pe6At <iue Ibs beisles plu$>}oiird{(i

Pour rendre imperméables toute sorte de ti9&u&.

MM. Muzmann et Kràkowmerrecdlnthandent d'opérer de la manière suivante potir ofetenir FiwiperiA^abHisaition ^s tissus, si souvent tentée, in raf entrent obtenue. On prend 500 granvmes' d)e gélatine et SOO grammes ie savon ; on les" fiait' dissoudre dans 17 litres d*eau bouillante, et Ton ajoute airssitôt. pôr petite» parties , 7S0 grammes <l*alun ; on prolonge ensuite rébullition pendant un quart d'heure. On attend que le liquide laiteux ainsi obtenu soit vetonibé à la' tenapévaturer de SO dsgréft centigmâes, et L'on y pbnge alors le tisêu» qsf'on laisse ^en aet pénéirer du liquide. On le retire, on le £ait égotitt^r, étQal&sus» pend, sans letefidror^ pour kf faive aécliet oomplétemant. €)n le Iav« a^eo soin^ on le sèche da^ noaveaa» et oit )e passe à la calandirè.

¥oici' oe cfi ^e produit dans, oe^te opération. Loi>aqtte la gélatine et le sa-Yo» sontolia en présence de Falun, une |»arti& de Facide sulfujriqiue âa ee i^ls-lunità lu scmde du savon piœr fomier dui sulfate de soude, tandis qsie les acides- gras du savou^ sont mis en Ubertié. ^«es^ éiéoieiit^ gras- du savon «insi préeipÂtés par Ifadion de Facdde sulfaziqpke, et qui sont dhns u» très-grand étatt de, drmioo, restent si ÎEtifsœtnent' mèlés> à< Ia> gélatine, qo'ilsifoniiient •aveoieltetune griéeinsohiUe dan» Teau fBoide.Qn ne pour- Tait par aucun; auti^ mofean mélanger à lagélaftine liquide <in corps gras dans un semblable étatde division. O'èttk^aet

enduit de corps gras et de gélatine enveloppant de tontes parts les étoffes, qui les rend imperméables à l'eau.

Le savon employé doit ê(re ^u savon, de çuif: toot autre corps g^ras ne resterait pas suspendu dans la cela- ^ tine^pr^ sa décomposition, et. yien(irait se rass^^[itt!eu^ si la surface liquide.

Tfa-îtés bouillie trois 1)eaux blatieà de poreaux dans èhvî- ' roh'lroîs litres d'eau jusqtfâ réduction d'un tiers, (irez aiclâîr éc remettes; dans un vase de sa contenance; ajoutez', 506 granimes de sucre fin, faites Tebouîllir encore jusqu'à *| réduction d'un tiers", tirez au clair et mettes en bouteille. '^

Un pi^eWce^irop par cuillerée matin et soir. ^ ' *

X ^'" '-'■■ "' —^ ^^^ '■ ■ • ■ . .= ••■'.; -\ fnb

À V 'NettesÉgf descoovertiiresdelaioe. , ; ^ ; «i

. JFaites-les tremper dans un bain 4©. sayon et de spt^ cacbonatp de soude, frottez-les fqrtemept avec une Vpsse. demi-dure et battes- les avec un bâton ; enfin rinçez-les a l'eau claire et tordez-les à la main pour en extraire Teau Pcj^r éviter le déchirement, vous mettez la couverture dans un filet, et vous tordez celui-ci en sens inverse.; yous^^ !

' renouvelez l'opération une ou deux fois, si cela est nécessaire ; pour obtenir Ja.HÉ^^cbeur; convenable, vous passez la couverture au soufre sans la rincer à l'eau, après le sa- TaMâigè ^ le tcÂpdagie ; apf es le sopiràge , on }a lave et orda [

pe{^e;k^ee uri ohapdçii popaé/rekivier et cotu^ez le pfliiLCil |

cléi^ie dernier. appdêt.t Vous la^esla cottyertufe, aprte ie^) soafrdgë,;daiksM)t^ wbain compoBé :. 100 litres û!ièWf 3 IsS^r^^ ffskxàmea^àé^so^^' lapqnel oii ajoute SOO graiiimai d'a^r^i moBiaque;, ^E3iés aoqJu^rrciit un . tiisfbeaii ^ blanc qui ;«#> jâumfii; pi^; Ce fifaevomiage aDttfve^ntiènemënt l'Hodeii^ dèt

:Baironjètre vivant, f. ^'r; y, (î^j^t

lîps Atiglai.?, ipujours fertiies en icîées" oriçîhales, ont eu/ je crois, les premiers , Tidée d'interroger Ïe3 sangsues sur rétatderàtmosph&re.Poûr obliger ices animaux à for- , rauler leur réponse, ils enferment l'un d'eux dans un flacon* ou dans une fioledé vçrre btene de la ciDUteriancé- d'un demilitre^ environ; le flacon est rempli d'ea^ jqsqu'jiux .trojs quarts , bouché avec un mqrçeau de vieux ]inge ;,en é^é^^ . on irenouvelle Teau toutes les semaines,, et çp hiver tous,, les quinze jours. Si le tejnps est beaji ou s'il ^ya le deyeniif,^ , la sangsue reste sans mpuyeinent, roulée en ^piri^l au |oiid du bocal ; par la gelée» elle garde la menrie position ; s'i|[ , doit pleuvoir, elle grimpe au sommet de son habitation^ y reste tant que la pkie contimie, et redescend lorsque le temps v<çut se mettre^, au beau. ^ i r r j

Èi le vent doit souMer, Ifi pauvre prisonnière nage iivec uije étonnante rapidité, et s'arrête rarement avani que fé* vent spit bien établi. , ' 'J '^

Si un grand orage doit éclater^ elle reste hors de tèâu et témoigne par des spasmes et des mouvements cônvul- BÎÏs un malaise extraordinaire.

:^ ' i Moyeii populafrèpôur gû^riirleÀipiiriàffe. ^ ! '^ï'*^

tîe tim^en réussit^ d'après Im praticfçn^didt4iig^é;^daosT touieBJes forines et àtooiKes fes^^pnïàes^e la nsaladieaÇhKi éefasè d«s eséargots avec Icwrs cdquiîlesjenL une>îïoéfflïé> bi#A horosogè'àe ffVëo laquelle pn ewvdbppe le'd^igtj^un?: linge sert à la retenir ; trois heuhes- après^ au plàs^nob,^ i»f; dumleur a compléteoiefît c^Bé« Laipa^tese déésièclMr.ausBif^: têt; elle est enlevée ^dngt^quatreheiireâ^iprèÂ^nptoi^^^^ le doigt dans l'eau chaude, et on la remplace par une^àn^:

. velle iqppUcation ; on cdntinue ainsi pendat)t'tfoi$y qàéice ou einq joârs, au bout desquels lè panaris a di^âtû: ^'

Moyen pour empêcher la Tfgne^ à>i geTef.

On vient de découvrir dernièrement que le plâtre cxdt répandu jsur les bpurg^onâ de la vigne a la propriété d^empêcber les effets désastreuse produits paria gelée et parles layons du soleil q^i en rendent l'action' pernicieuse. Cent kilogrammes dé plâtre suffiraient pour nnettreplusde tr^te hectares à l'abri de tout danger. En serait-il du plâtre cuit comme delà fleur de soufre, dont ort ne découvrit là J)ropriété préservatrice qu'après avoir inutilement mi^s en oeuvre une foule d'ingrédients plus ou moins bizarres ? c'est ce qu'on va savoir au printemps prochain.

Moyien d'éeoffOttlMf r«witte.

Ce moyen est de la faire tremper dans Teau pendant quelques heures ; il résulte des expériences faites sur cet uâàge qu'on peut diminuer la ration environ d*un tiers,' ce qpi sera paifaitemënt avantageux dans la circonstance 'présente. Les chevaux dont les dents sont usées niacheht ^ trfes-împarfaitement l'avoine *. d'autres la mangent av^ tatit d'avî(tîtiè, que la plus grande partie échappe à la masticatibh et est en pure perte pour la dig;estion ; la macération dans l'eau remédie à cet inconvénient ; le grain se gw^fle , et tes chevaux lé mâcheni et le digèrefwt mieux. , ïiiois heures* de inacér«1[kn»6u& qu^ stsrtotrt'eat «fçstpasrgiaoiale, , .. r,

' Lessives économique». /

ToicS qfUi intâfèseie les nté^g^rè; : if slàgit (Fufl fsrboédié

• âe nouviËlIo lessivé économique elitapkle. Tfh €àapatenr,

p^nuficieii» vient de epmtnuni^uer Ta note sotvMtté : 'm

imtf disMloviîra Un kilogninmie de savon dân» 00 litre» d*eai»^4e;TÎHrièfer a» de fontaine ; loft^n'è Ytià^ â^ ta <iba^ teur la- dissolution est complète , on retir^ du feu et oi» ajattte : essence de térébenthine rectifiée, 15 gramme»; as)in6nîaqikeliqukie à> 3'>, âO^rainmes ; remuer le mélange avec dne; be^aetle pendani quelqneg mifn^esv et le verâefl encore chaud sâr la quantité de linge^ à lessiver; aU bout i^quaîre beuted dchœntaek , otktKfitB le lidge enlreTles àx^^^ «m te passe i Vête ; il< est d'un falaÉc par&iii. . ' -

. Piocédé poiu Ifti régénératioa des plantes ,. des. aAndtes «t arbc«s. ,

, Quelques borticulteurs mettent depuis plusieurs années en pratique un mode de régénération qui doit être connu de tous. Quel* que soit Tétiolement d'une plante , d'un arbuste, d'un arbrisseau, il suffit , dit txx journal spécial , , pour le faire renaître et donner aux 'feuilles c^tte couleur verte, signe infaillible de la bonne végétation, de Tarros^r avec unie dissolution de sulfate de fer, dans là proportion de six à dix grammes par litre d*eai;. Ce sel., d^'une préparation facile , d'un prix minime , et que l'on peut faire soî-menie à la campagne, possédant l'élément esaentielji la fabrication , devient ainsi d'un emploi avantageux fn horticulture ; le^ résultats ^ont ,. dit-on , meryeiljeu:^. .^

... ^/. . .1 . ' . ^ - ' -,' ■ ■ ■ .;/'' ..,.'■ . un ^' ^ , ^ Du revenu de» abeilles; ,

7'.. , ■ [■■/' •':•'■■ '■■■/•'-' . '-'■■- ci

' De lotîtes les hraiî(5hes**de ragrîctilture , Itè&nîtwre' éeif «heitte9 ^est assurément celle (|ui produit lîr^«t^ «tvée;le moins.de capitaux. P'aprè& la statistique' oflieielle- , TapI'» dcjLTimB lAemdrait annuellement , et avec une' avance de

Lh^ns^dluiimpfoii^ pkis der ixeûié nriliiobs é|^ pi^iluits ;

/eteependaflll saàTdmii'qaeiipiea: looaiitéa' du (SiÉfiiliiB^^st d^ IH'Meqmiafiife r- lai cnttàra. do préekttx^iffsd^fifli' «st frm-

qpè j^sirtcmi âWiiônfiéeè laroutîtieta pli» ûrtïéré^. Av^^ des BOfAff plus jodfcietit et me connaiâsance mîêQx>én^î tendue des pratiques modernes , fiift remarquer le savàtt^; Royef . on pourrait, sans peine, porter & cnrr TftBiirrti''' uiLLioiNsIa récolte de rios roches. Cette évahiàtîon , Wtt ' Hiôdérée , appelle rexamen des hommes de progrès' silr ' cette branche que Ton peut dire encore vierge. ' ^ '^''

D<^jà quelques praticiens intettigents dés contres qtje nous venons de citer sont etitrés dans la voie du progr^ ; ^ qui est devenue pour eux le chemin de la fortune. Pourquoi cet exemple ne serait- il pas suivi!. Pourquoi , (Wns' celte occurrence oomme dans tant â*autres, le capital i^e s'associersât'^il pas à Tiritetligence pour obtenir tous lë^ bénéfices que peut donner l'industrie dès abeifles , bénê- ^ fiées qui ^ont en grande partie perdus lorsque Tun et Tautre ' restent isiclés ou« agissent séparément f ' • '

Pour se former une idée de ces bénéfices , îl Faut savoîi^^' que, sur quatre années, les abeilles font une récolte trl^boîine, deux ondinaires ■ et uiie médiocre. La bonne Tê^i êdie donne 150 p. 1 DO de bénéfice • les deux ordinaires , ' 50 p. 100. et la médiocre, environ 5 p. 100, tous les frais 'd'exploitation couverts. En moyenne, Ton obtient, dan*!'^ beaucoup de localités et lorsqu'on apporte de l'intelligence, ' 4&p. 100 au moires de bénéfices nets. Est-it une aulire^ branche "de l'agriculture qui procure cela rEet-il beaucoup • d'industries et tnème de jeux de bourse qui procurent sort ^' vent -autant? : ' « ^'^'^f''

On se se fl^re pas là quajntité dé miel ' et de cire'qïé ' l'on pourrait récolter dans beaucoup de localités , sâri^^ qu'on soit obligé d^ faire d'autres frais que ceux d'y éW»^^ bKr des ruches*, oar, pour là culture des abeilles^,i! de iékt^ ni labour » ni engrais , ni ensemencement. Dans -la 'Bl^^ tagrie/daiis le»Iand€l&de la Gascogne et dlins lés ckiitbtas

fajitjpf tl'abeille$ pour le^.îécplt^r .çt.faut€j.id^..p#W^Deft I int^Iigentes pour sonner ce& iiylustpeusei^.ç^yrt^r^^., lé^r^yT

de,ppinn[iune^(liii peuvent e^prçduic^goiu^pluç.dejir^^^^^ i jni7& /rûTic* ajwioellew^t. . : \ î. .>'»?;')

iije gre^miçr conseil à 4pfiner aijix §BÎGulteqif^U;P'e,6t .^e diy^r teur^ rpcbes, en plusieurs çpaipôriiïQ^pl^»(^^^ division est . indispensable pour. fsiir^ r«kfgpU^tiou- 4^^ner, bciRoç méthode apioulturale, .. ,; . - j;. ., r* v. p

, Pn.^C(>nd çonsçilàf ajouter w.F6mif!r^.c'e^,#.liflfîi4f^.> l&jionobre des peuplades aux r€ssourc^3;d£;nt: If g al^iU^^:: peuvent disposer- l»çs,^^inrtâ q<4 J^f^ps^ntiCe cl^ffre ! doivent être vendus ; çn pourrait ^u^il^.iitil^H^ en le^ : éparpillant sur des ppint^ .(^pvef^^d^le^Tit éMgi^^^l^vr %m^ des autres , ou en les faisant voys^^* ;. . ^

^Qu^nt à la récolte , on est d^np Vbabitiadedfi faire U^i parjt du propriétaire trop largç, et, celle dç^ jï^PHçhes a,, miel trop restreinte. Il arrivie alors qu'on «sj oblige d|5/^ nçurrir pendaptVhiyer. les. peuplade^ tropapauvriçav ^^ r' malgré les soins ^s plus^t attçntife, plusieurpes^î^ims péfUr*) seut d'inanition avant la fin de l!hiyer, q^^lq^tef^j^ inêifte j ay^nt la fin de raptomne. Lorsque cetjte dernÂèrçt s^ispHi^at s^/tbe * agitée par ^ v^ts t^ppéluWH» mifv0t\^\^.MP^z i bfe de peuplade^,, ne pouvant s approxJibiapp?r suffi^^mrj ment , succombent avant l'arrivée des temps fr6i(te.::jG'jeiMl? là^upe çfMisifîde de^truct^nç^qiiii e:^trfe^»i^^trièr«, il^ist prol)able q\ie si on y joutait oelk;de T^^by^iQ ^çïcimpj^te f aU:,motaent de la dépouilH cofi)ti|e pn.)e.pr94i^itQ ^ilt^ijhr^^^} leri]fqmbi*e des essaims y semitrédj^itâ^WchifftQd^

JJji deriîieç oçjns^il adonner a^ux ftpiçïMjiçfU|'-*t,,vft*^t^ ^%^^

voir le 8«îii de nettoyer , avant ITuvi^r , rextérieor doi nicbes, d'en rétrécir les ouvertures et d*en boucher Mîtes les fentes , afin d'éloigner les fausses teignes , toujours prêtes- è exercer leurs ravages parmi les peuplades trop apanvries. Alors aussi on peut essayer de détacher; les royons inférieurs des vieilles rudies, et acheter les essaims dont on a besoin ; mais, soît pour la récoite de cette cire » aoit pour l'achat des essaims, il est plds convenable d'attendre la fin de la saison hivernale.

Pour ce qui est delà réunion des petites peu}dadeff, il est bon de s* en occuper de boiine heure ; pour exécuter une opération de ce genre avec quelque profit , on doit avoir te soin d'associer un essâdm faible avec une riche peuplade ; on doit aussi mettre en commun les provisîonB èes uns et des aulres , afih' â& mieux assurer feur exîs^ tënce; or un pareil tntvair ne peut guère être tenté qu'avec des ruches divisées en plusieurs compartiments.

Nouvelle grefitt.

Une découieerte qui doit vivement intéresser les amatmr»! d'arborieuHure est celte d'une nouvelle greffe que k célèbre Tsehudy aurant laissée inédite et qui a été retroih véeidans sesrâanusents^par M. Dubreuil. Eile tient à h foiS' des greffes en fente et des greffes par approche. Voiei uonome elle s'opère : on commence par tailler à peu prSs i mi-boi» 1^ siqfet et le ranieau ; puis on le lie avec des bandes de tdtle, ou^dbs tanières d'écorce d^orme, d*oâiér ou de tilleul ;( enfin on mastique lé liout. On dispose alors vft vase plein d^eau , de telle sorte que la! partie intéftetMte du scion y soit plongée sur une longueur proportionnée a son volume ; on csupe ensuite le haut du jeta un bovton aui-'ddsstiS'de la greffe ; k sève reflue alors en partie dans

•elld-ci , et la réussite eit assnrée. Cette, greffe, peut s effeituer.sur des sujets presque herbacés; Tset^udy agreffé «QTjdes drageons d'églautier descameac^ Qcij>laiiieséve.

Destruction des courtilières.

- La société impériaSe et eentrdb d'agranâtuve a reçu dernièrement commuoioation d*an procédé qui parait avoir été employé avec beaucoup de succès dans le midi de la Pî'ance pour la destruction des courtilières ou taupesgrillons.

pn sait les ravages que ces insectes , de Ifi famiUce des orthoptères , causent dans les terres légères, et nûtammeot dans les cultures des jardins petageps. Aussi s' est-on pré- 'mcupé depuis longtemps d» moyei» d'y remédier* La ' méthode généralement en usage ^^nisiste à bien niveler la Éaperûcie du terrain avec un râteau, et à Tarroser légalement avec la pomme d'an arrosoir. Le icoxitfmain nrtatin, et même d&ns lu joarnée , il ^st facile de> vcir» par-la terre soulevée , les galeries plus ou moins sinueuses, qui ont été creusées par Tinseote^i «quêté des vers dont il fait sa nourriture. On suit avec le doigt ces petits couloirs qui ont beaucoup d*analogie avec .les galeriesquecreusent les taupes, et Ton ne tarde pas à découvrir le tcou où se tient là courtiliëre. On y verse alors, à Taide d'un mtonnoir,>nn ' peu d'eau , puis quatre ou cinq^gouttes d*huile oommuno , ' qui pénètre plus facilement jusqu'à Vanioid «çn ;g)is8ant ' stir }a «terre imbibée d'eau. La courtili^e<, atteinte par ' ce liquide , ne tarde pa& à sortir de sa netfaite^itfut.n'ast '^ lé piiiS'Souvent qu'à buU ou dk éentimètcosde pivolotadMr, ' pour venir mourii^sur le sol* : • ; '

D'après le procédé qui vient d'étn^ soumis i^ l'assainen '* de la société d'agriculture , il saffit, poiijr obtenir le tnêine ^résultat, de verser dans les trous qecupé» per.leacoui^*

• îft'rès trôïfe cuîFFerées dVau de savon préalablement cbaulTfée. Le prix do revient dti liquide est des plus minime^ ^

• rat» ïl ne faut ^as pTus de cinq grammes de savon par chra^ue liti'e d*eàu. Déjà M. Héncart de Thury avait rfc*

•cortimafidé ce moyen de détruire les courtiliëres , maSs

■ c*eôt seulement dan^ ces derniers temps qu'il a été mîs en ' usage, et qtf on a pu en reconnaître les l^ons effets;

DefttructioQ to Insectes qui dévorent Us graio». .. 1

' 'Pour détruire les charançons et les artisons , insectes ' rongeurs àes grains , la section verviétoise de la société

■ agricole de Test de la Belgique Recommande vivement ^ l'emploi dé Tabsinthé vertel Voici, à ce sujet, ce qui Vïen

• de ïui ,3tre communiqué par M. le docteur Lenger : ^

Depuisdessîëcles/lespopulationsallemandes du LuxemhovLtg ont lliibitude de faire bénir chaque année , le joir de TAssomption , une botte d'herbes aromatiques , çom-

• posée d* absinthe , d'armoise , de sauge , de rue. de fleup ^àe sureau,' de camomille , etc., pour faire servir , en cas ' de nlàladies d*hommes ou de bestiaux ^ ^n fumigations et

en tisanes. . t

^ Pdur évîlér Todeur trop forte de ces plantes, on les ' jjënd* onShiàirem'ent atr grenier, et lorsqu'on ne s^eh sert ' paSj'éHeé é'y accumulent bientôt , Taîr du grenier et 3e ^a '^ihaisott'à eh imprègne , etjàmaison n*y voit uh charançon

ni un artison. ' - - ,,. .]

Dans le département voisin die; U Moselle, chacun. »^t ^que presque toutes le? jp^s^)a<i^çs cultivateurs sont inies-

■66(rîilWânîctMôtf,'tf *ëh''eât'l'ésU^^^ moîhâ dé 'trois se-

-ÔtffifiëL nmiê m0é§ trouvait aîijiàkv^t ^(^^

Jement envahi par une innombrable quantité de ces aniinaU'X« Voici alors ce qu'il ima^a pour s en débarnQsaer :

l il. fit pendre dans le grenier une botte d*absipthe verte*, et jplaça quelques branche!» de* cette plante dans le tasde b!é. Au bout de six heures , dit-if, oa vit sortir €t grimper

Je long des murs, qui en étaient noirs ccmtne s'ils eussent été tapissés par une fumée épaisse, tous les parasites dont peu auparavant il redoutait tant les ravages.

Le docteur Lcmger considère bien comme d'excellents îpoyens préservatifs ou curatifs le- camphre, le goudren et

; les gousses de chanvre, que Ton a préconisés tour a tour;

^ mais il faut remarquer que, vu la grande volatilité de Thuile empyreumatïque quils contiennent, leur action se perd vite. L'absinthe, au contraire, et les plantes précitées conservent leur odeur propre tdute line année au moins , à partir d^ moment où elles viennent d'être cueillies vertes, Tbîen entendu.

Il en est des artisons comme des oharançbnâ *,* on peut lès éviter ou les combattre avec quelques branches d*ab-.

'^sinthe, laquelle doit être préférée entre toutes à oau^e de son odeur plus forte et plus constante.

, L* absinthe d'ailleurs peut être cultivée sans grandsfrai^

^^^ans un coin du jardin, et chacun peut en faire placer en-

^ ^uH«î dans son grenier, et même jusque dans ses armoires à toilette , partout enfin où il y a des étoffes, de laine, d^ pelleteries et des tablettes en bois.

'llq^eii de conserveries abeille^ pendant rhWçr. (Extrait do Moniteur

^1 dodaoût Mé.) ' ^ ' -

j jïusque dans ces derniers t^mpSî,'oA n'était p«^ encore coippiétement fixé sur l'efiScacité 4u jprppé^é.qini cop^sl<e I én%ir les abeilles peniijanjt rjiiver ^ppi» f^^Ujçer leur^iopsïtvjttiç|n.,Réau9(iur, &ns ses MérrjmrjB^^ % of /çijpe lopg«]f«-

ment des moyens d'atteindre ce ^but; il en décrit «tn » entre autres, avec les plus grands détails, ^i consiâiaii à former sur la planche qui supporte les mouches une longue boîte qu'il faisait recouvrir de terre bien au-dessus dc^ la ruche. On trouva dans le Mémoire de Zegbers , qui remporta, en 1779 , à l'académie de Bruxelles , le premier prix sur la question que cette savante société avait posée, que , dans cert&ines localités des Pays-Bas., on, plaçait les rucbes dans la terre pour les coi»erver pendant l'hiver.

D'après une communication faite par M. le docteur Besuvoys à la société impériale zoologique d'acclimatation , cette méthode est pratiquée avec un plein succès depuis une douzaine d'années par un ouvrier de Reims , M. Antoine. C'est vers le 15 novembre que cet apiculteur enfouit ses ruches. II recommande de n'en pas mettre ensemble un trop grand nombre , afin d'éviter qu'elles ne s'échauffent et ne périssent. Vingt peuvent être mises dans la même fosse lorsqu'elles sont petites; c'est assez de huit , si elles sont fortes. Il est essentiel d'opérer avec le moins de mouvement et de bruit possible, et, de prêté-* rence, le soir, par un temps froid. Il faut aussi choisir un endroit éloigné des grandes routes, des granges et des usines. Le silo destiné à cet usage doit avoir 1 mètre de fairgeur sur 70 centimètres de profondeur, et une longueur proportionnée à la quantité de ruches qu'il recevra. Aa fond Ton place des plateaux, puis sur les madriers formant traverse on met les ruches, que l'on entoure de force paille et que l'on recouvre de planches. Par-dessus l'on étend la terre provenant de l'excavation ; on la foule sans secousse et on r ensemence si l'on veut. Dès le 15 février, ou. un mois plus tard, suivant les temps , on peut ouvrir le silo et rendre la liberté aux abeilles. Ainsi privées d'air et de lumière , les mouches coiisomment , dit-on , un tiers de

moins environ que dans les conditions ordinaires; leur mortalité est presque nulle , et la reine pond trois semaines plus tôt.

De Vorganisation des abelUafl.

Les abeilles , comme tout le monde le sait , vivent en commun dans une ruche, sous la direction de l'une d'entre elles, qu'à cause de cela on nomme lareine. On distingue, dans toute ruche, trois sortes d'abeilles ou mouchés à miel : les abeilles proprement dites, les bourdons et la reine.

La reine. Elle est la mëre de tous les habitants de la ruche, abeilles et bourdons , car tous proviennent d'elle. Elle est moins grosse que les bourdons , mais plus grosse et plus longue que les abeilles. Ses ailes sont remarquables par leur petitesse, son aiguillon est grand et recourbé, Jeune, elle est d'une couleur brune; mais, à mesure qu elle avance en âge, elle prend la couleur rougeâtre qui est commune à toutes.

Elle ne va point aux champs comme les autres abeilles ; elle reste constamment dans la ruche, où sa présence semble toujours nécessaire pour surveiller, dit-on, et diriger les travaux qui s'y font, mais surtout pour renouveler la ruche et donner dé nouveaux essaims.

Les bourdons sont les mâles ; ce sont eux qui peuplent la ruche en s'accouplant avec la reine et en fécondant ses œufs ; ils n'ont ni aiguillon, Ai palette ou cuiller aux pattes» comme les abeilles. Ils ne travaillent pas et vivent du miel de la ruche.

Les abeilles composent la presque totalité de la population d'un essaim; elles sont quelquefois au nombre de 12 ou 15,000, et plus, dans: une ruche. Ce sont elles qui font tout l'ouvrage. Elles sont plus petites que les bourdons et que la reine* Elles sont pourvues de deux serreis ou

' pinoes-et d*une trompe qui leur sert à recueillir le suc des

'fleurs; leurs pattes , au nombre de six , sont velues' et

armées à leur extrémité de deux pinces entré lesqu^Iès

on aperçoit une quaotîté de petits poiïâ. Les pattes îe

derrière, beaucoup plus couvertes de poils que les autres,

sont terminées eu forme tie cuiller oU de spatule defttfelée.

' C*est avec ces pattes qu'elles recueillent, dans les cà^Aks

<léiflettrs, les matériaux qui sont destinés à la eompoéléôn

du* •miel ; «Hes leur servent aussi à se brosser le corps , pour

en faire tomber la poussière dont elles sesontchargées'ense

rendant dans les fleurs. Les^bbeilles ont«n outre , à Tex-

trétnitédu ventre , un aiguillon composé de deux «dards

acoirfés, qui lancent une liqueur venimeuse dans lai»qttre

qu^^ls ont faite; e* est leur arme défensive. ^

' Les abeilles- se^ nourrissent d^une partie du tniél qu'é^

;^ibnt et de4a matière à oire qu'elles ont ramassée éli^fes

--fleurs. ,

Génération. — Les abeilles naissent toutes d'œufs que la • 'feine dépose dans les alvéoles. Les bourdons commencent & à^éolore vers la 'fin d'avril , dansxies alvéoles plus gràbds ' ^uofieux où sont^ déposées les abeilles. La reine jouitfsdide y^dn 'privilège de la génération : élla engendre à ^Ite^séâle de 12 à 15 mille mouches dont un «ssaim est compcSséj^et ;• dle^anne deux ou^ troid essaims • par an. Jl y a soavent «•âanS'vne ruche jusqu'à mille bourdons on mâles pour îivie .-«eiile reine. Les abeille» n^dnt pas «de sexe,

OaUvaini — Ondonjie ce nop» fiu produit de la^rékie , abeille, qu'il soit indistinctement àTétat d'œùf, oti de w, .jçw'de nymphe.. Le tennpS; qu'il 'met à éelore varie sâivant '.le» saisons. Le couvain. formé en anitomne se oonsérve, uAute de > chaleur, pendant tout l'hiver, ponrvdonnç'if-Jes t 'preoNiers ^essaims .eir mai.;Lè& aubres^^essaiças Ti(«iiént ucsuccesMVBment'dansiitout le cours de tété.

Deux ou.troisioursaprbs^uerœuf aétécolli5.parla reine dans l'un des angles de Talvéole , il en sort un^ petit vçr blanc , allongé et sans pattes » qui reste douvprt pendant quinze jours, plus ou moins, sous une enveloppe artificielle ^U^ Jui font l^s,abeilles avec de la cire. C'est là que seïaït la transformation du ver en nymphe. Au bout de quinze j^rs en été, un peu plus par les temps moins chaiiiis , l'embryon quitte la forme de nymphe , et perce lui-même «a jprison pour en sortir a l'état de mouche.

Police des abeilles.

L'activité, le zèle, l'ordre qui régnent parmi les abeilles 5ont trop proverbialement connus pour y insister longuement ici. Il nous suffira de rappeler quelques-unes des principales dispositicns de cette merveilleuse police , qui fait d'une ruche le modèle d'un petit État. Aux approches

, du j)rintemps , les abeilles commencent à nettoyer leurs riches»; elles emportent les couvains avortés et les mouches niOTtes; elles nettoient les gâteaux de leur pourriture > -qu'elles transportent hors de la ruche ; elles réparent les <légâts qui peuvent y être survenus, bouchent les crevasses ft remettent tout en état. L^amour du travail est si grand ■chez elles, que toutes sont occupées ; les valides hé se re-

. posant que la nuit et pendant le mauvais temps ; colles <lont lès forces sont épuisées par l'âge se retirent, et vont mourir hors de la ruche. Les unes vont aux champs, pour T^parer les pertes de Thiver ; les autres sont occupées à

, -attacher les rayons, à goudronner la ruche. I)* autres ont ,pour tâche de repousser les guêpes, les frelons et les insectes nuisibles; quelques-unesn'ont d'autre occupation que d'ac-

, -compagner la'reine pour lui prodiguer leurs soins et ïéùrs caresses. En un mot , toutes travaillent , toutes se rendent

utiles à la communauté , et la pfaiô grande union règne

constamment parmi elles.

Il4eok9é * .;

Les abeilles ont leurs règles pour aller aux cHamps, coiçme pour tout ce qui se fait dans Tint^rieur de la ruche. Ordinairement , pendant les fraîcheurs du printemps et de l'automne, elles ne sortent pas avant le lever du soleil , et elle^ rentrent B\ant son coucher. En tout temps, avant d'aller aux champs, les trois ou quatre premières mouches qui sortent semblent consulter le temps avant d'appeler ievu^ compagnes à les suivre. Si le temps est mauvais , ellesj rentrent, et la journée est consacrée pour toutes au trq^yail intérieur.

Quand les abeilles ne trouvent point de fleurs auprès de Jeur ruche , (elles vont en chercher souvent très-loin , à plusieurs lieues de distance. On les voit courir de fleur en fleur, parce qu'elles ne trouvent pas dans une seule la ^q^fin|ité suffisante de suc pour faire leur provision. Éiles peciiieillqnt également le miel et la cire sur les fleurs. ip^^is avec de^s organes différents ; elles lapent le miel avec leurs trompes , Tavalenl et le tiennent en dépôt dans une sorte de poche ou d'estomac destiné à cet usage. Qdar.t à la matière à cire^ ellps la recueillent dans le calice des fleurs en se roulant dedans et pénétrant leur duvet de la poussière des étagnines qui constitue la matière prenricre de lai ciré. .

£ilés pro]^ortionneAt leur charge à la distance et au temps. Elles mettent en général une demi-heure à chaque fchàrge ; eîkâ peuvent , par conséquent, rapporter cinq o« àîx fois le jour.

' Travail de: la ruehe.

Nous avons déjà à peu près indiqué les différents genres de travaux auxquels se livfent les abeilles dans la ruche ; il nous suffira d'entrer ici dans quelques détails sur la manière dont elles font leurs rayons de cire et de mieh

La matière à cire que les abeilles ont avalée , t^pired avoir été élaborée dans leur estomac , est rendue sous forme d'écume ; c'est avec cette matière , ainsi modifiée par la digestion, qu'elles font leurs rayons. Chaque abeille, attachée sur un trou , à Fextrémité du rayon , y jette soïi écume, la pétrit , et lui donne la forme sous laquelle on la recueille* Un bon essaim remplit la moitié de la ruche en huit ou dix jours ; un jour lui suffit quelquefois pour développer un rayon de 30 centim. de long , qui contient trois^ mille alvéoles.

M or f alité. — Il meurt tous les ans une grande quaf.tité d'abeilles. L'époque de la plus grande mortalité est l'automne. On évalue à la moitié ou au tiers au moins environ la mortalité d'une ruche en une année , d'où Ton doit conclure , malgré l'assertion de plusieurs auteurs, que la durée moyenne de la vie des abeilles ne dépasse pas deux ans au plus. '

Moyen de cooseryer les pommes.

Une bonne manière de conserver les pommes, pratiquée par quelques fermiers d'Amérique , consiste à les mettre dans des tonneaux avec du sable. A cet effet , on emploie du sable qu'on a eu soin de faire sécher pendant l'été ; on en i*épand ati fond du tonneau une couche sur laquelle on place un lit de pommes qu'on recouvre d'une seconde couche de sable sur laquelle on met un nouveau lit de pommes.

et sainsif.sçcçessiy^inent jusqu'à ce que le tonneau soit rempli. Cette méthode a T avantage de préserver W pcmimea du cootact immédiat de lair, .qui est la cause la {dus active de leur corruption. Elle les préserve auss^ d'une. humidité surabondante ^qui ne leur est pas moins nuisible^JLe sable, répandu également entre les pommes, absorbe une partie de leur humidité, de sorte qu'elles n'ei^ coiiser vent que ce qui est nécessaire pour les maintçiûr en^ boi^ était. On a aussi Tavantage de leur conserver r^irome ou le bouquet qui leur est propre, et qui se perd loi^^tt les fruits restent exposés à Tair. Ainsi , en disposant de cette .manière lea pommer dans des tonneaux oi( âflitis'descaisses, ou même dans le coin d'une chambre^ elles seront bien moins exposées à la gelée, aux variaâons d0 température et à l'humidité du lieu où on les aura pla- €($efiw Où poujçra par ce moyen prolonger la durée de ce fruit jusqu'aux mois de mai et de juin.

De la cfABservatioades' navets pendant et aprè^ Thiyer.

• Nd9 fermiers graods et petits> n'ignorent plus que rien ii'wt meilleur dan» une ferme que les plantes racines; avec «lies, dtseftt^ils , on nourrit l'hiver à Tétable et Von fait une grande quantité de. fumier Ils comprennent facilement qu'un bon bail , bran entretenu , est le nerf de la culiur^. Et , «n effet , ne voyons-nous pas tous les jours une foule de cultivateurs s'enrichir* par le b4tail , tandis que beat^- ^p d autres' périclitent pî^r l'extension qu'ils donnent» la production des céréales t

'.'En général , la conservation des racines s'èffeètûe à l'aide dé silos; mais on a reconnu que les navets s'en trouvaient mal ^ et qu'il y avait lieu d'adopter pour ceproduit une méthode plus siire , plus expéditive et pluS'

" '6 . - rationnelle. Cet^e méthode, peu connue, présente, de .

très-granils avantages et mérite, à ce titre ; ane^deacrsp**

tiof) détaillée:

Aux approches dé l'hiver, quand la neige et les geWéiii. blanches commencent à se faire sentir, on remarque, dandiir quelques contrées, un grand nombre de champs emblàvéd de navets, qui doivent encore prefeque*toua être ensehaencës- avant rhivefw , .

Arracher et enlever cette masse nie racines est'unfti. opération qui peut sembler très^ongue et trfes-dispeh-* dieuse ; mais elle ne présente en^ définitive aucune diffi-* cuHé sérieuse. Lorsque l'époque de la récolte est arAvéé, . tout Je personnel de la ferme esttnisen œuvre. On arrach©-, les produits , on les transporte à la ferme à l'aide /de i chariots ', puis on les dépose soit dans 1a cour à meules , soit dans un coin du verger, pour les' enfouir à une trèspetite profondeur, et de façon à maintenir lés fàhes'ài'ûir libre.

Voici comment on s'y prend pour que cette opération., marche rapidement et produise de bons résuliats^.:

Deux hommes armés d'une bêche retournent d*abord>la .. parcelle de terre dans laquelle doîverit être rangd&.^.les.f navets; après quoi ils pratiquent à l'un d^s oôtés^tine , petite rigole de la profondeur d'undemi^^ied^- Deux autres personnes enfouissent y par poignéeâ , dand eèlte^rig^e. la^ plante avec p)us ou moins d'ordre et âe régu1arf(tâ-)XCfaA bien, pour accélérer davantage le travail, prcfimcnt ,unte ^ botte entière , qu'ils placent dans la rigole et qu'ils répau-* dent régulièrement eti ayant soin de laisser lés fanes e^C)^ sées l'air* ,

Lorsque les racines sont convenablement rangées j. leS'* deux* premiers ouvriers tracent une nouvelle rigolo^ ppur devant celle qui vient d'être remplie, et avec la terre q«'il» •

en extraient ik reconvrent la partie charnue dés iiavets disposés dans l'excavation précédente.

Aux yeux de beaucoup de personnes , cette méthoÛB fmraîtm de peu d'importance , mais eite n'en possède pas moins de grands avantagés. D'une part , elle donne a; cultivateur le moyen d'obtenir après l'hiver des racineé aussi fraîches et aussi saines que si elles venaient d'êtr; enlevées des champs; de Tautre , elle procure une Verdun des plus précieuses pour les vaches laitières , et partîott*liërement pour les bêtes fraîchement vêlées; car, une fois à Tabri des vents du nord et placées dens une bonne situaition, les feuilles commencent à reverdir et donnent def pousses abondantes, qui viennent puissamment en aide^i

Tafimentationda bétail. i-

,' Mftladfes des plantes horticoles. ? :•>

Pour guérir de différentes maladies les plantes cuttiiréfif en pots, M. Ed. lAtcas , d'Hphenheim , vient de rèoomr mander Templd de leau chaude. La ^eiété ia&périale et centrale d'hortiwilture fait connaître, ainsi qu'il va suivre, le» avantagea que présente ce procédé , dont Fapplioatioii est des plus simples : : '

Beaucoup d'horticulteurs ignorent ractibrt avantageuse qtfexércent des arrosements pratiquée avec dç Teap tfedé k 45 otf 90 dégrés R. , dans les cas où les plantes cdltîvées en pot% sont tonibées dans un état maladif, à la suite d^aa^ rosements surabondants, par l'effet d'un trop gmnd enfi>ncement en terre, de l'emploi' de po^ tropfeuits; et-^)ar côniêquent trop peii poreux , ou par diflfêrents^ wltrps mofifs. .''•■' ■ : ■ "' "'^^

Les arroâements çvec dé l'eau, chaude rendent mêofe inutStele chiàngement <3|e terre, atwjtf el on a recoarihWbiàret-

lement dans les cas où les plantes doivent lenr triste état à ce qu'il s'est produit des substances (acides! bilrxtiquj^i ubnique, etc.) qui, mélangées au sol et àbèorhées ip9jr les racines, agissent stir les végétaux comme de -véritables poisons. On voit, en effet, sous raetîon de cessubstanae»4 les radicefies brunir , perdre leur activité; par saie , \^ parties supérieures et les plus jeunes des plante» jamnii^ et les feuilles se couvrir de taches qui indiqtieiit' nettement un état morbide. ■ , :,/

Ordinairement, dans ces éas, on transplante ^ansvde nouvelles terres asàez meubles, on nittoie les pot6, loii pratique uh bon drainage, etc., et ces diveraesopératôns produisent souvent l'effet qu'on eii attend. .^

Mai3 M. Lucas se contente, depuis phisieu^ annâesi d*un traitenient beaucoup plus simple, consistant unique* ment à arroser avec de l'eau chaude, et il assure que ce moyen lui a toujours réussi, tant pour les palmiers que pour les rosiers, tant pour les arbres cultivés en .pots que pour le ficus elastica. Il rapporte en détail une expérience faite sur deux pieds de cette dernière plante, qû'iltenait^ dans une chambre, plantés dans des pots vemiisséé» dont il déclare par la même occasion l'etiiploi trèsMlésa)*aDf tageux. - > - ' ^'

Cm ficus, très-vigoureux jusque-là. toibb^eniiiaiâ un était' qui paraissait devoir amener pronlptement Jeipr mort. Lears feuilles jaunes se rabattirent, et leùf feui^gk se bouvritde tadiëstioirâtrèsqui s'Agrandissaient pre^qu^ à vtie d'eeil, ; ' '■ •, ,• .-^k

La terre dans lamelle ils étaierit plantés, fut. labounée^ nprès quoi elte fut arrwéc avec de l'eau cbatide à 50*iB;), assez copieusement pour que le liquide coulât en* hhmtèsàce par le fond des potsl' Ueau qui Coulait mnsi reitait d'aboM claire ; mais pSiu tard elle f)a8Ba sefiaiMeai^iA QO*

hftée err;brQn , et elleprésetita d^ lohi une réàcitoli aiidç > appréciable. Après ce lavage de la terre à grande eau, les plantfs furent placées près du poêle «

Le iendenàain» leurs jeunes feuilles se redressèrent; les taches cessèrent de s*étendre, et» après trois jours, les deux figuiers aTweni repris Tair de sanié et de vigueur qu'ils avaient auparavant.

Enfin' les plantes ne tardèrent pas & végéter -avec vi-" gueur, et elles donnèrent bientôt une grande quaiitité de souvelles racînèç.

Op a ren)àrqué que cette terre , lavée conune il vient • d être dit, redevient bientôt meuble, et qu'étant sèche elle res9en)ble tout à fait à de la terre neuve;

Moyen économique d'adérer les socs en fer des charrues.

Quand le«6ocen fer est fini, comme à l'ordinaire, on posé sur Textrémité un morceau dé fonte* gros comme lé pouce, et' Ton chauffe au blanc, un • peu moins toutefcSs * que pour le soudage. Aussitôt que le morceau de fohïe ' commence à fondre; on le promène avec une tige de fer sur toutes les parties du soc que Ton veut aciérer. La fonte s'incorpore avec le fer, et le soc, ainsi préparé, se trempe au rouge-cerise sans recuit. Cette opération ^t plus facile que la soudure de l'acier aVec le ft^r ; elle est moins dispendieuse; puisqu'elle n'exige qu'une chaude. Avec une vieille marmite de fonte, on peut, pendant deux ou trois ans, aciérer tous les socs d'une ferme.

Cest à M. Desjoberts que nous devons la connaissante dé ce procédé.

GoDServiftIèn deslEirtn^tentrele^attâ^bes ûé$ anftoaiix;'

Indiquer les moyenstrès-simpies d'empêcher les nmm^

miftteg, notamment ceux qui vivent dans leâ boîs; dé ronger les arbres, et les îoirs de d«*truîre les fruïtS''dés ' jardins . tel est l'objet de la comnrïunicaition siHvantè*,- qui vient d'être faite à. la société imjiériale et ceïftralfe d'agriculttire par M. Ëugî^ne Robert, Ttin de ses mettibres ctft^ irèëpondants pour le département de la Seine:

Au nombre de ces dangereux rong'étrrs, TaUteirr derla'^ eômnlUnicàtion' cite en première ligne : !• le^' lapins de*^ gàrenné qui, priiicipalément^iir la'lisfëré des boîn et<da»A'^ \é voisinage des garennes , dépouillent les jeunes arbf'eft de letir écorce, et 2* le's loirs; qui s'en'prtettnértt atix* fruits des vergers et des jarflitis; il ajowte encore* les chfe- Tres et les moutons; qui,' dar*s les prbrtienrtdeà' piibH<][yéâ('' et sur les routes, décortiquent trop souveht' les jeOne» arbres.

, ., I^s moyens préservatife dont on s'est set*vi jusqu'à pré- ^etît ,consist(*nt à détruire les uns en leur faisant la chasse .4)U en leur teiidant de$ pièges, et à élo^fter le^ autres'^eii j^amissant d'épines les troncs des arbres.; maiaM'.Robeirt^ l^uve que ces moyens sont insufGsantsv

. En effet, malgré la destruction des lapins et des loirs^ il ^ reste toujours assez de ces animaux rongeurs pour faire le' désespoir des arboriculteurs et des jardiniersj, et IçS'^ épines protectrices, à ipoins d'être renouvelées tous les* trois ou quatre ans, tombent en poussière ayant que r^- «orçe des jsunes arbres ait acquis une assez grande épaisseur pour résister aux dents meurtrières de ces divers^' jÇimemis» . .- .

Renonçant donc à l'espoir de préserver, par une destruction complète ou par un obstacle matériel, les végétaux" et les fruits que Ton a intérêt à conserver, il a cheréhé à' faire usage d*une grande substance pour laquelle les atti* mato aient une profonde antipathie, et qui cependant «ne

tut pas de nature à nuire aux arbres sur lesquels elle serait appliquée.

A cet effet, il a choisi la glu marine, et il assure qu*0 en a obtenu un succès complet. Voici comment s*emploîe cette substance : au moyen d'une brosse à peintre en bâtiment, il la répand sur le tronc des arbres et sur les branches qui sont à portée des animaux. Les gouttelettes de cette liqueur épaisse disséminée sur Técorce y demeurent très-longtemps sans se dessécher, et suffisent, par Todeur qu'elles exhalent, pour éloigner les animaux qui seraient tentés de la ronger ou des en servir comme point d'appui.

D'après lui, le remède est infaillible pour les lapins, les chèvres et les moutons. Quant aux loirs, il lui a semblé qu'ils cessaient de circuler sur les branches chargées de fruits, et par conséquent de toucher à ces derniers lorsqu'elles étaient maculées de glu marine.

M. Robert s'est servi avec intention du mot maculé^ parce que, bien que cette substance ne soit pas un poison pour les végétaux, il faudrait cependant se garder d'en imprégner complètement les tiges et les branches, car alors ou s'exposerait à les faire périr par asphyxie , et le remède serait pire que le mal ; mais une aspersion de glu marine, ainsi qu'il en a acquis la preuve, ne saurait nuire, en aucune manière , à l'accroissement des arbres ni au développement des fruits.

Il résulte encore de cette communication que la glu marine, et même le goudron ordinaire, répanda dans la terre et à petites doses, suffit également pour empêcher les animaux rongeurs et autres de fouiller aux piedjs des arbres, et par conséquent de nuire aux racines. En effet, M. Robert, ne sachant qu'imaginer pour empêcher des chiens de fouiller aux pieds de glycines, qui paraissent avoir beaucoup d'attrait sur leur odorat, il lui a suffi d'y

verser quelques gouttes de glu marine ou de goudron , qui la remplace parfaitement dans cet usage , pour leur ôter l'enVie de recommencer.

Culture fdroée des asperges.

Ordinairement , pour obtenir des asperges en hiver, on prend les pieds dans les planches et on les replante sur couches , puis on entretient une douce chaleur avec des réchauds de fumier ou par tout autre moyen.

Cette méthode est mauvaise , en ce qu*il est impossible de lever les plantes sans briser une partie des racines, ce qui nuit sensiblement à leur vigueur. Au château de Raby , Oïl emploie avec, succès le. moyen suivant :

On a 16 jcouches de 4 m. 80 de long ^ur 1 m, 3$ de large et 1 m. 50 de profondeur. Elles sorit séparées par des sentier^ larges de m. 75, et entourées par.de petits murs qui vont jusqu'au fond des couches , et qui sont construits en briques superposées de matiière à laisser des vides qui simulent assez bien les nids d*uri pigeonnier. Ces murs sont recouverts de dalles en pierres de taille. Pour que leâ racines d'asperge ne sortent pas par ces trous, on les bouche en dédans avec des ardoises.

On fait le fond de la couche avec une épaisseur de m. 30 de tuile cassée , sur laquelle on place le compost ; c'est dans ce compost qu'on plante des pieds d'un an , que Ton laisse pousser ensuite pendant trois années; ils sont alors bops à forcer. Quatre couches sont parfaitement suflBsantes pour fournir à la consommation du château , et , comme on en a seize,, on peut donc donner à chacune trois ans d^ irepos avant de la forcer de nouveau.

On emploiie des cadres mobiles en bois léger, qui s'adaptent parfaitement sur le dallage qui surmonté les

W^r$ ; ; .«hfif^ 4*m^ es^ niuni ide çbaque.^é ^e .çp/i^J^f. lOhâssia, db»t daux Isofiten verre et. d^uîq,eB bois;; il i^nj^ par ce moyen assez d^ liimiëret pour dûjin|^r£u^^û^^qR^ des asperges la belle teinte violette qui lui est parti*^ culière/ , :

J)^s que les obâssis sont placés , on commence à i^iKisejr jaJternatiyenw^t avec de Teau légèrement, salée, et A^jos dde f^er .affaibli, le tout pprté à }a température, de ^54f* grés, et on contjnue.qes arrosages peDd^^nt l^oujtela sai^Q. oPar cette méthode , on. obtient des asperges quiont^sPÛ* •ye^jbde 0.m> 036 à in^ 030 de diamWre,

. I)ef roeliBs. * ^ 7

Choix des mouches et des paniers. — Les mejilleji^

paiaiers sont ^ceux qui présentent, des ouvrages et des

irooucttes en ^ proportion. Dn connaît Tâge de cellesTci par

.Ytunf^Gt^ dciia aire ; .e0lle.de l'aiioée est blaiiphe 1 eell^: qui

iiMSt jaune. ou brune est de.deux ans ;, la noire ^ de trois ^1^

«('iAplass.oQo. prendra g^rde qu'il ïi'y ^it aux jucbes^i v§i»

^M teigûes. rllneberoie ru^he dpit lire lourde , pl^iniçjci

{xeiiplée ^:h population , jeune « viye ^t npinbr^use.

Transport: et arrangement des ruches. — On R?ciR?^ transpoirter les, ruchea en .sûiîeté que depuis, le. comiç^e^ti^t ^ lisent ;de xéiï»seite ju9i)â*41aiiiiTtQfur6. Il fi^utclii.msiir flo.ur iisdelaJe .matÎQ'^u lé «oir, par uid jourt$otn}>re et:,plu^d^.<» ft/pfjuïiéiyt^leajpiqôr^., Unerucb^ dcà^etrepprjt^e^^Jjlï^i, ^:«aRdîe8/ei^itaes,iOu 4 .la,^Qf»èir€^^tî op: porte. le§ jù^es, ui^vk la, Qt]^p^)dttii<; à un fbô^o^.,9î)pwyé m^ ^es éi^^^teg4^ elMxi b^jiMiQSviBeiditnt le trapQport , la roghe^devi^ .^re fInyelOppée d*une toilei^lairé. >,,j j^

r sfoumé de^fiqtm8:i-41tif(io^efi!,<>u de ;J>ai* îfOii .«bi^^ifflB^

naîrement un tronc d'arbre : le sapin eàt préféré poureet usage. On aura dû ^e^MWPque^, avant d'enlever la ruche , fexposition qu'elle avait, pouf lui en donneir uneseni'- WàMe.

'- La rMhe «placée , on fixera avec <lu ciment sa ba^ewr îe»îég€.

^^'Forme décroches, — Il n'y arien de fixé à'î'égardfle là formé des roches : il y en a de rondes, de cadrées , de cylindriques , de pyramidales , etc. Le plus g^and nombre eependtmt a la forme conique ou d'une cloche*

JSmplaeemeni décroches, — On préftregénéràlement,

pour l'em]^(acemMit des ruches , les lieux abrités du nord

et du couchant ; les vallées arrosées de quelques ruisseaux

et environnées de prairies sont ce qu'il y a de plus con-

-v^nable.

Cristallisation do miel.

• 'Onifmitqtle le^miél est composé^ d'une cerlainà Quantité Aq glucosei^t de diftâpents aùti^eâ sucs.'incristailiaables. M/Seigle est parvenu à cribtallis^ d'une .manière toute ^artioiiUère la^ glucose que; contient le miel , en étalantdu

* miel^up des briques poreuses. Au bout de deux eu trois joors , J^ briques sont* recouvertes d'une masse Uaiiche formée d'aiguilles cristallines. '

^ En le'cuefllant le prodaitetle faisant*â|S8^udreallbai^- > > vnMMfie >dans> huit ibis^ son volume d'alcool et filtrant à tiiaùd, te>sucre 'de raisînse iépare en cristaûxtblancs .gfoapés en choiHX-fleutsiiSi la solution alooôlique< est ^onée, bn>la « ^i^éèolore par le è^rbon. Les cMtaiix ^obtenus reti^n^ent • 'Uiv^ù 4'^lcool qu'on éliimAe en. les exposant pendant ^^qiielques lieurea sur de racide.suliufcique.jijéfa eèt étàtyle

• smoi-e 4?st iitoolore ; inodoroiet^facile i puMriser. LaAûel ordiiHâre en lourmtr i^vlron-un quart de son poîds.^

Des essaime.

'Jet ou sortie des essaims. — Les essaims sortent dans le courant de mai et de juin, plus tôt ou plus tard, suivant le temps et le climat. Quand on voit des essaims sortie avant le temps, ce sont ordinairement de vieilles mouches qui sont chassées ou qui abandonnent leurs paniers faute de provisions. Pour veiller à la sortie des essaims , il faut se régler sur le temps où les mouches ont coutume de jeter , dans chaque pays , et les garder à vue pendant plusieurs jours et même plusieurs semaines, depuis le matin jusque vers quatre heures de l'après-midi.

Moyen d'empêcher les moucKes de Jeter ou essaimer. ^^ Lorsque les mouches essaiment trop, c'est-à-dire plus d'une ou deux fois par ann^^e , on a intërêt à les empêcher d'essaimer de nouveau; car dans ce cas la ruche est menacée d*épuisement. On s y prend de la manière suivante : on tourne le panier devant derrière , en bouchant la première entrée et en en faisant une autre sur le côté mis par devant. Si le panier est bien plein de niiel et qu'il y ait peu de mouchefs , il faut lui donner de l'air en l'élevant de dessus le siège , à l'aide d'une tuile ou d'un morceau de bois.

Moyen de forcer les mouches à jeter, — Quand , au contraire, les mouches n'essaiment pas, qu'elles s'attachent autour de la ruche , on cherche d'abord à les faire rentrer, ce que l'on obtient facilement en les enfumant avec du vieux. linge pu du papier brûlé , dont elles fuient l'odeur; une fV)ïs rentrées, elles se trouvent tellement pressées et échauffées, qu'elles pe tardent pas à essaimer. Il «uffit encore Souvent ^ pour les déterminer à jeter, de déopuvrir la ruehe pendant mie heure à la chaleur du jour.

Moyens de pi'ofiier des essaims sans quils sortent des ruches, — Quand le temps de jeter approche, on prend une ruche vide et ouverte des deux bouts ; on recouvre rouverture supérieure d'une planche percée de trous, et on la: place par-dessus la ruche-mère qui doit essaimer. L'entrée de cette dernière est bouchée , et on lie cette rache. au moyen de terre grasse, avec la ruche supérieure. Les mères-mouches de la ruche pleine émigreront dans la ruche supérieure, y attireront leur essaim , et Ty feront travaîlleravec elles jusqu'à ce que leur nouvelle habitation 6oit parfaitement pleine. Ce transvasement terminé, on sépare les ruches , et Ton ferme soigneusement- les ouver* tures qui avaient été nécessaires pour déterminer Témigration.

Moyen d'arrêter les essaims sortis des rucIies. — Le meilleur moyen d'empêcher les essaims de s'éloigner consiste à planter des perches au devant des ruches , ou entre chaque rangée , à lier ces perches les unes aux autres par le haut avec des cordes, et à y attacher quelques poignées <ie paille , de jonc ou de genêt , sur lesquelles on jette quel- <iues vieux filets de pêcheur. Les mouches ne tardent pas â s'y fixer.'Mais lorsqu'un essaim est parti , on lui jette, ^vec un balai , de Teau ou du sable ; il s*arrête alors et se fixe à un arbre voisin , comme s'il voulait se soustraire à Qn orage. Ce procédé est .plus sûr que celui qui consiste à faire du bruit en frappant sur des casseroles.

Soufrage des Yignes.

On a découvert un remède souverain , absolu, contre la maladie de ta vigne qui, depuis plusieurs années, a ruiné Jles contrées entières. Croyez -vous que les vignerons, en apprenant cette heureuse nouvelle , se soient empressés^

d'appliquer à leurs ceps la panacée qui doit leur rendre leur «îïtique fécondité !

Pas le moins du monde.

Les novateurs , c'est-à-dire les foux, ont expérimenté le remède , et bien leur en a pris ; ils ont retrouvé , pour une dépense légère , leurs récoltes d'autrefois ; les sage& se soTft abstenus.

En France , les sages sont les plus nombreux ; ils ne

croient pas à TefEcacité du soufrage ; ils espèrent que la

maladie s'en ira comme elle est venue ; les plus sages

' entre tous les sages ont arraché leurs vignes. C'est encore

une manière de guérir la maladie : tuer le malade.

Mais voici un propKétaire de THérault dont la récolte a été sauvée par le soufrage et qui cherche à faire pénétrer la vérité dans l'esprit de ses voisins. Ecoutez son histoire ; le croirait-on dans un siècle qui a cru devoir s'attribuer la dénomination prétentieuse de siècle des lumières ?

Je cite textuellement le mémoire :

" M Laforgue possède une petite vigne de trente-six ans, enclavée au milieu du domaine^e Saint-Martin , de la commune de Quarante (Hérault). On n'a pas soufré dans ce domaine ; la récolte a été presque nulle depuis trois ans , et la petite vigne entourée de ce vignoble infesté a toujours produit sa récolte 'ordinaire. En 1855, elle en a donné une magnifique : 49 hectolitres de beau vin , 135 litres par are.

» Un de ses voisins de terre n'avait pas vendangé' une vigne pendant trois ans •, il se^décide à l'arracher, et il en avait déjà arraché nne partie. Témoin de cette faute , M. Laforgue lui oflre de soufrer la vigne pour son compte, à condition que ses frais lui seront remboursés s'il y » belle récolte ; sur ses instances , on soufre cette vigne pcr-

due et condamnée ; elle donne aux vendanges un revenu énormie.

» Le sieur Barthez , agent rural de M. Lafoi^gue , horame très-intelligent, acheta , en 1851, une vigne d'un hectare, qu'il partagea avec son frère. Barthez a soufré sa moitié comme les vignes de son maître , il a toujours eu beUe récolte ; pon frère, qui s*est obstiné à ne pas soufrer, n'a pas vendangé sa moitié pendant trois ans. Quittant le pays, il vend , en hiver 1854, sa moitié de vigne à Barthez ;. celui-ci soufre également les deux moitiés en 1855-, plus de différence entre les deux portions. Le produit de l'hectare total fut de 42 hectolitres.

» On a déjà dit que des propiîétaires de Quarante ont été lents à imiter leur habile compatriote ; mais peu à peu ils se sont rendus à l'évidence , et il est remarquable que chacun d'eux , en soufrant , a eu de belles récoltes sur les mêmes vignes qui ne produisaient rien auparavant; En 1855 , tous les propriétaires ont soufré , et ils ont eu 4© beaux produits. Un seul a persisté à ne pas vouloir faire comme les autres , M. M..., et c'est ici la preuve la plus incontestable de l'efficacité du soufrage : pendant qi^e tous les propriétaires de la commune ont eu bonne récolte , il n'a eu , lui , sur environ vingt hectares de vigites, que quarante-deux hectolitres de vin, moins que la petite vigne d'un tiers d'hectare dont nous avons parlé plus haut !..; On ne peut certes trouver -de preuve plus concluante. »

Un nouvel appareil très-commode pour le soufrage , la brosse de M. Marsal , vient s'ajouter à la boîte à houpe de M. Ouin,, au sablier de M. Laforgue « au sou£9[et de M. de la Vergne, etc., pour armer le viticulteur contre son ennemi. > ,

n y a eu une baisse considérable dans le pcix des sou- , frés sublimés ; de 36 fr. ils sont tombés à 24 fr. 50 c. les

"100 kîl. i( y a eu une légère reprise. L'efficacité deà soufres Iritarés n'est plus contestée ; mais ils restent toujours à 25 p. 100 au moins meilleur marché que les sul)Iimés. L'Angleterre a fait des demandes très-considérables de ' Boufr^ bruts, bt cette circonstance pourra influer sur le Wardié français. /

.On compte cinq journées de femme et 50 kilogrammes de soufre pour chaque soufrage sur un hectare. Le prix du soufre est encore très-variable. On le paye de 26 à 50 fr. les 100 kilogrammes; mais si la consommation se régularise , il n^e vaudra pas plus de 10 à 12 fr.

n faut, au maximum , trois soufrages. Le premier sou- . f(%gè se fait pendant la floraison ou en mai ; il est presque pré^ientif ., On doit faire le second soufrage vers la seconde moitié du mois de juin , lorsque Toïdium apparaît de nçuveàk. Le troisième et dernier soufrage se fait en Juillet et conduit les raisins jusqu'à la récolte à Tabri des atteintes de la maladie. Les raisins guéris au moment de la floifaison D^ont plus rien à redouter de Toïdium.

Il va sans dire que si la maladie cède à la première application , i\ est inutile d'appliquer des remèdes à un malade déjà guéri. * *

Donc , il est bien démontré aujourd'hui que nous aurons au vin si nous voulons , ou plutôt si messieurs les vigne* rons consentent à ne plus se laisser ruiner.

Mais on fait une objection : le produit de la vigne traité par le soufre n*aura-t-it pas un goût désagréable? Et , s'il se fait qu'où guérisse le cep pour; rendre. malade ' le vin , cela ressemble assez à cette manière dé guérir qui supprime un mal pour en faire naître au moins un autre équivalent.

Cette objection est grave. On a d'abord jugé convenable d y répondre en niant que le vin pût garder le moindre

Digitizéd by VjOOQIC

goût ou odeur de soufre : puis on a dit que les vins blancs du Rhin sont soufrés , ont le goût un peu du soufre , et n'en sont pas plus mauvais pour cela; enfla pua cçu troilver un reniëde efficace contre c^t arrièl^<»goût q|ii n'était plus à nier. Une lettre de M. Lesclidé dît : /

« J'ai voulu essayer de l'acide sulfureux ., du charbçn et de la ventilation , sur des vins reçus, des départements de TAude et de l'Hérault, et tâcher de guérir Fc^dejur d'hydrogène sulfuré qu'ils conservaient encore ôix mois iprès leur récolte.

» Bien que le charbon et Tacide sulfureux aient été employés avec une grande modération , le vin , en sortant de la pomme d'arrosoir qu'il a traversiée, avait perdu environ un tiers de sa couleur.

" Au bout de quelques jours , tout vice de goût avait disparu , mais l'intensité de la couleur du liquide pqu^yait s'évaluer au tiers de celle qu'il avait avant l'opération,.

•» Les quantités traitées s'élevaient à 100 hectolitres , pour lesquels 250 grammes de soufre et 10 litres de charbon non broyé ont suffi. '

n Vous n'ignorez pas que les vins de ces prorvenançes se vendent surtout en raison de- leur cpuleur. — Cet lessai a donc eu de très-fâcheux résultats comme spéculation*, n

On^répond :

C*eât là uîi fait que nous avions prévu et contjt^ lequel on ne pourra remédier que par l'addition d'june cejrtaine quantité de vin tfès-chargé en cpukur. ,

La cécldomye.

La cécidomye est un insecte dàptère (à deux ailesj , de là grosseur à peu près ,du cousin ; mais d'un, jauner citron , plus foncé chez le mâle, pjuaclair ch€^ Ja fe^elle^ Son apparition fut signalée en Amérique Vers la fin du;d|emier

«iècl€;de!à. introduit en Angleterre d'abord, pui» Mt delà du détroit, peut-être encore inconnu au delà en Knin , il a causé , depuis dix ans , en France de grandi» mvages; il en peut causer de plus terribles, si, parincurie^ on lui permet de se multiplier. Le faire connaître, c'est déjà engager à combattre un mal , le remède viendra ensuite.

» La femelle est munie d*un appareil ovoposteur , on tarière . dont la longueur égale celle de son corps. C'est dans le mois de juin qu'on peut observer ce destructeur, entre le temps de la formation de Tépi et celui de la flo* raison ; on le trouve sur les épis , pendant les soirées calmes et chaudes , de quatre heures du soir à la-ehute du soleil; plusieurs individus sont souvent répandus sur le même épi , et nous en avons pu constater jusqu'à dix épars sur nue seule tige. La femelle dépose ses œofsr , dont le nombre varie de deux à vingt , dans l'intérieur de la balle ; ces œnfa sont réunis et fixés au moyen dï?ne sécrétion aibumineuse à \sl place de l'ovaire , en sorte que ^ le pollen des anthères ne parvient pas sur le pistil et que la fécondation ne peut avoir lieu. A Tépoque de la floraison des blés , on trouve dans Tiiîtérieur des glumes une nichée de petites larves jeunes qui absorbent évidemment la sève destinée à la production du grain. Quelques épis sont absolument dépourvus de graines Qt ne renferment dans les baftes qu'une quantité de ces petits magots ; d'autres n'ont que la moitié de leurs grains avortés , et c'est ordinaire» ment le côté externe tout entier ; d'autres enfin présentent des glumes contenant alternativement des grains fécondés et des nids de larves. Le dommage causé par cet insecte microscopique est tellement considérable , que , dans certaines cultures » la diminution du rendement s* est trouvée du tiers et même delà moitié d'une récolte ordinaire. Kt

<e qa il y a de particulier dans cette calamité , c*est que , les épis paraissent forts et vigoureux dans le i^ionriçut de leur inflorescence, et que ce n'est qu*à l'époque de la maturité qu'on s'aperçoît de la teinte maladive des tiges , -qui restent droites et ne prennent pas Tinclinaison que détermine le poids d'une heureuse fécondité. ,

-n La mouche du blé disparaît qîiand elle a accompli sa ponte ; elle périt probablement, comme c'est le sort de tous les insectes éphémères dont l'organisation est analogue à la sienne. Les larves vivent en famille dans la fealle du blé où elles sont nées , et quand le ^rain arrive à «laturité et ne leur présente plus u^e nourriture molle en l'apport avec leurs organes, elles s*échappent de leur bep- -céau au moyen d*un élan élastique qu'elles effectuent à la manière de quelques insectes sauteurs , la larve du fromage par exemple. Les naturalistes anglais ne sont ps^ <i'a€CGrd sur le mode de transformation de la larve de la ^îééidomye ; les uns croient qu'elle s'insinue dans le sillon longitudinal du grain de blé ; les autres soutienîtent qu'elle «'enfonce dans le sol, où ©Ile se transforme en chrysalide ; d'autres enfin pensent que la chrysalide se forme dans la paille du froment et qu'elle reste surtout dans les chaumes. •Quelle que soit Topinion qu'on veuille adopter, il est epuvenable de diriger son étude suivant ces indication^ , si l'on veut parvenir à découvrir le véritable état de transfor- «natipn de cet insecte. On trouve une grande quantité de içes larves sur l'aire des granges où se fait le battagp d^ Wes qui ont été atteints par la cécîdomye; c'est une bonne pratique de rassembler la poussière qu'on obtient par le battage et de la jeter au leu. Quelques personnes ont essayé de brûler les chaumes dans les champs , et, d'autres ^nt même sacrifié toutes les pailles qui provenaientde la aréfldie infecté* ^t les ont livrées ^ux flammes. On a en-

core essayé , au làometit de i'épiage , de diriger desTomigations sur les froments eh brûlant , sous, le vent ^ de& plantes aroinàtiques et surtout des tiges de tabac* -' '

n Lés pièces de blé qui, dans une exploitation iprale^ se trouvent pins avancées que les autres , sont eéikB qui sont le plus généralement atteintes ; ce fait nou» indique que rinseote reproducteur, dont la vie est très-courte, se développe dès le moment de I'épiage des premiers' froments. Des cultivateurs américains ont mis à profit cette cireonMancc pour faire la part à ces insectes ; ils <»it semé des blés précoces qu'ils ont fauchés en vert pour détruire

. les larves et pour préserver de plus amples récoltesf; La dévastation causée par cette plaie de Tagriculteur é fm une telle étendue dans les fertiles vallées de TOhio et da Mississipi , qu'on a temporairement renoncé à lat cdture du froment ^ et peut-être est-ce là la cause de là préfé-^ rence que les cultivateurs américains donnent à la ctSture du maï:^ ; on sait que cette dernière culture occupe m% fois plus d'étendue que celle du blé aux États-Unis. On a cru trouver un remède contre lacéçidonjyç en altemanf les cultures , par la raison que le froment seul est expdsé à son invasion ; mais ne peut* on pas supposer quç cet insecte ailé opère sa transformation dans un lieu et vienne

; 8 abattre pendant la nuit sur les récoltes qui lui sontv^congéniales! - '

v> La oéddomye a ses ennemis généraux et paiticttliers ; parmi les premiers , on peut citer Thirondelle ^ qui détruit TiasectBaîlé en rasant la surface des blés, de son

• vol , quelque temps avant le coucher du solèiL Les alitres^ oiseaux insectivores, les nombreuses espèces de fauvHtes entre autres , détruisent également la cécidomye ; ^nfin les praignées , qui tendent leurs filets à la base dés tiges ^ dévorent surtout, les larves qui s'échappent de là glume

ûes blés quand arrive réiMsque de k matùrité^rParim les ednemis particuliers dé la mouche du blé ^ onTeikii^que une autte mouchç du genre ichnevmçny dont kb^œllp est à peu prës égale à celle du {premier insectf . Lis îchneumbna ont Thabittide de déposer leurs œu& sur te:Gorps d'tîn autre insecte ; ils ont quatre ailes et une bpuel^ munie , d'tine paire de dents très- robustes , au wyen desqudfes ils 'maintiennent en respect' renncmi qu'ils cbD^ijeéeiitlpour servir de nid à leur rejeton. Les larves et les dieaifles^ont ordinairement les corps qu'ils recherchent à cet effet La mouche ichneumon, qui est Tun des paraéitqs pattieàliers de la cécidoroye » se^ tix)Trve concurremment avec. :^ette dernière sur les ëpis de froment;. elle dépose Bc»œu& sur les larves nichées dans lesballès. Celles-ci périssent et servent aiAsi de matrice à celles de ricbneumpn,. > ■'■ i

Ainsi la nature a mis partout le remède à côté du mal.. Il suffirait souvent à Thomme, pour se débapasse? d*un ennemi , de laisser agir un ami inconnu, qmç , loin Ât favoriser, il persécute. La manie de lâchasse aux oéaé^ux , par exemple, a été jusqu'à tuer les hirondelles qui tuent le^ insectes par lesquels sept assaillies et nps nédîdteset iios personnes même. Pour faire preuve d'une folle adresse et se mettre dans la main un petit oiseà]ti qu'on île mangera pas, pa laisse manger aux insectes /ce Ifm'eât pu nourrir des populations entières. C'est qu'on igriorejçgpci : dans un seul gra^n de blé , il y a parfois jiisqaa ^x mille larves, et qu'il est tel insecte don^ la postérif^, aubout d^un an/si elle n'étàitattaquée a chaque nunute^atteindrait le chiffre de neuf cent millions d'indivjlâviài;^ Les bonnes gens ont-ils si grand tort d'appeler les hirondelles les ojseaux du bon Dieu? Eh bien! lascience dit qXte tout bec-fin, fauvette, rossignol « mouchet, alouf^tte^ niérite le beau nom trouvé par les bonnes gens. Renoncezxlonc

— 298 ^ aux chasses ihsensées , si vous vouiez eonserver vos mois-

SODS.

Moyen de restaurer les graines do Ter à soie.

M. Guérin-Méneville ayant réuni à la magnanerie inor dèle de Sainte-Rulle les graines qu'il avait recueillies dhns ses voyages faits au nom de la société d'acclimatation, adopte les principes suivants qu'il communique à l'académie des sciences :

1° Choisir les papillons éclos de 3 heures à 7 heures du matiîi , mettre -au rebut ceux q^ui sont éclos dans Içt journée.

2« Ces papillons reproducteurs doivent développer leurs ailes facilement, être agités et ardents à s'unir.

3* Ils restent attachés de 12 à 15 heures au moins ; il faut rejeter ceux qui se séparent d'eux-mêmes au bout de 2 ou 3 heures.

4® Les femelles se vident entièrement de leurs œufs dans la nuit et la matinée suivante ; elles doivent conserver leur agilité après la ponte et mourir vides et desséchées , et non à moitié pleines ou affectées d'une perte visqueuse et fétide. . .

5* Les œufs, d'abord jaunes et roux, doivent prendre leur coutéùr grise vers le troisième jour.

La reiné-marguerite.

La reine-marguerite, que Ycm nommait autrefois aster ehinensis, est désignée de nos jours sous le nom de calttstephus ckinensis , parce qu'on Ta séparée du genre aster.

Cette plante a été introduite de Chine en France en 1728. La Quiptinie rapporte qu'elle a tiré son nom de

margariia , qui signifie perle ou pierre prédeuse. Cette version n'a pas été admise par tous. On croit le plus généralement qu'elle a été dédiée à Marguerite de Valoi», reine de Navarre et sœur de François P'.

Cette espèce a produit plusieurs variétés; mais pendant longtemps on n*a connu et multiplié q«e la reine -morgue -rite double ordinaire , la reine-marguerite anémone om à tuyaux^ et la reine-marguerite naine.

DIepuis plusieurs années on possède une nouvelle variété i laquelle on a donné, bien à tort, le nom de reine-mar*^ guérite pyramidale, puisque ses rameaux, (jui sont dres* ses, ne forment nullement la pyramide. A quel horticulteur doit-on cette magnifique plante î Nul ne le sait, e tous les jardiniers qui Tont cultivée, quand elle &est propagée, la revendiquent comme l'ayant trouvée dans leurs semis.

Quoi qu'il en soit, depuis plusieura années, on ne cultivait que k reine-marguerite pyramidale à fleurs de pivoine. Cette race, à fleur violette et à liséré blanc, était très-élevée. Ce défaut, elle ne le possède plus, grâce à l'habileté avec laquelle e!he a été cultivée par M. Truffaut père. Quelle différence entre les fleurs qu'on obtient de nos jows et 'celles qu'on admirait il y a six années f II faut aimer lès fleurs, être maître dans son art , pour poujrsuîvre avec persévérance une aussi longue transformation. M. Truffaut a réussi au delk de toutes les espérances. Les magnifiques variétés qu'ail a obtenues et presque fixées sont véritablement la récompense des soins incessants qu'il leur acborde chaque année. Voici, suivant yeur ordre de mérite, les variétés qu'on ."idmire dans son jardin :

1*" Reine-marguerite à fleurs de pivoine. — Les

fleura de ceftte vsgîété sont bien bombées , bien régulières et presque sphériques. Leurs pétales sont recourbés en dedans et forment de grosses boules fermées et tres-élégantes. *

Cette variété présente sept nuances : 1» la laque jcarminée ; 2® le' rose ; 3o le violet foncé ; 4" le blanc ; 5® le lilas ; 6o le cendré ; 7^ le carminé panaché de blanc.

2® Reine^marguerite dite perfection. — Les fleurs de cette variété ne sont ni creuses ni bombées ; les pétales sont droits et très*réguliers. Il est impossible de voir des fleurs mieu]( faites ; aussi les regarde-t-on avec raison comme les plus parfaites.

Cette reine-marguerite présente quatre teintes : V le blanc ; 2** le rouge garance ; 3® le rose foncé ; 4** le violet d'évêque.

S'* Reine^marguerite à fleurs imbriquées. — Cette variété a des fleurs qui rappellent, par la disposition de feurs pétales, qui sont un peu renversés en arrière, les fleurs des dalhias régulièrement imbriquées. Ces fleurs sont bien pleines. Leur perfection est telle, qu'elles donnent très-peu de graines.

Cette variété offre cinq nuances : 1* le blanc ; 2^ le

rose ; 3** la laque foncée ; 4® le violet foncé ; 5^ le gris

de lin.

4® Beine-marguerite à fleurs bombées. —Les fleurs de

cette variété sont bien bombées à leur centre. Les pétales sont droits, non inibriqués et disposés un peu irrégulièrement

Cette belle variété présente seulement deux couleurs : !• le rouge foncé ; 2^ le çose carné ou couleur de chairi 5° Reine-murgueriie à fleurs de chrysanthème. — ' Les pétales des fleurs de cette variété sont renvér^s en

arrjère, comme cela a lieu dans les fleurs des dipysan^thèmes. Cette disposition explique pourquoi les fl/eurs sont moins étoffées, plus lâches'et plus larges.

Cette variété n'offre qu'une nuance : le rose. ,.

Toutes ces races et leurs nuances sedistinguent facilement les unes des autres. Lorsqu*on visite rétablissement de M. Truffaut à l'époque de la floraison, on reste convaincu que la reine-marguerite a atteint son plus haut degré de perfection, et qu'il y aurait témérité à vouloir obtenir des plantes plus rameuses et plus étoffées^ des fleurs plus parfaites de forme et offrant Ae$ couleurs phs éclatantes. , ^

' Fertilisation des terrains tourbeux.

Au milieu des contrées, souvent les plus fertiles, on est surpris et attristé de voir tout à coup, des espèces de savanes, de maigres prairies coupées de âaques d'eaux stagnantes. Ces terrains sont tourbeux^* les dona^r à l'agriculture serait un bienfait immense. Or, le système de M. Levacher-Duclé, ayant pour objet la fertilisatioli des raarais tourbeux à l'aide des cendres de tourbe provenant des marais eux-mêmes, vient dé recevoir la sanction de la société centrale d'agriculture, dans le rapport de ses travaux annuels fait par M. Payen, membre de l'Institut.

*♦ Cette fertilisation des terres tourbeuses is'opère à l'atde des cendres d'une portion de la superficie de ces terrainsi mêmes trop riches en débris organiques. L/ihciné- Tation, réduisant évidem^lent en gaz l'excès de ces débris et laissant un résidu minéral , rétablit à la surface l'équilibre favorable à la culture. Le carbonate calcaire, d'ailleurs, contribue à hâter les transformations des substances organiques sous-jacentes, de même que des recherches expérimentales ont fait savoir que le carbonate de chaux.

maintenu humide, hâte d'une manière remarquable les réactions qui changent les principes immédiats azotés en carbonate d'ammoniaque , si propre à ralimeiita;tion des plantes. »

Quant au mode d'incinération de la tourbe, il est divers, selon que Ton veut user du calorique que dégage la eombustion de la tourbe destinée à amender le terrain, ou aeloii que Ton ne vise qu* à hâter le résultat principal, sans égard au calorique dégagé, et qu'on verrait trop de temps perdu du trop de frais à transporter la tourbe pour en rapporter ensuite la cendre. En tout cas, ce qui est à observer, c'est de ne brûler qu'une partie et non la totalité de répcûsseur du terrain marneux. Par conséquent, il faudrait bien se garder de profiter d'une sécheresse pour mettre le feu çà et là à des mtf>ules de tourbe dans l'espoir qu'elles mettraient elles-mêmes le feu au terrain sous-jacent. Cet espoir pourrait fort bien n'être que trop réalisé, et voici quel en serait le résultat : dans la tourbière que l'on appelle Marais de Saône, fort improprement, près de Besançon, l'imprudence ou la foudre mit le feu à quelques points de la surface de rimmense tourbière ; elle brûla deuxmois : c'étaient, le jour, des colonnes de fumée jaillissant du sol comme des fumerolles d'un cratère démesuré -, c'était, la nuit, comme un grand lac de feu vomissant des nuages embrasés et scintillants. Les pluies d'automne eurent seules raison de l'incendie, et le résultat obtenu fut une végétation d'herbeâ abondantes, l'année suivante, sur les points solides du sol; mais ailleurs s'étaient formés des lacs d'une eau profonde dont on n'osait approcher les bords , et ailleurs le terrain était devenu mobile sous les pas. Des précautions sopt donc à prendre pour user avantageusement de la découverte récente sur la fertilisation des terrains tourbeux par l'incinération.

Destruction de Taraignée ronge et de la chenille du groseillier à maquereau.

Ayez un baquet qui puisse contenir 100 à 120 litres d*eau ; mettez-y 2 litres de goudron et 3 kilog. de carbonate de soude ordinaire (le même qu'on emploie pour la lessive), versez par-dessus une vingtaine de litres d'eau bouillante; remuez jusqu'à ce que la soude soit dissoute ; alors le goudron se dissoudra aussi dans Teau ; enfin achevez de remplir le baquet d'eau ficoide.

Le liquide est alors bon à employer. Lorsque les chenilles n'ont que quelques jours, on peut le faire plus faible.

J'emploie , et je vous engage à employer comme moi, une seringue percée , non au bout , maïs sur le côté , afin de mieux laver le dessous des feuilles. Quand les groseilliers sont fortement infestés par l'araignée rouge , il vaut mieux employer un arrosoir avec sa pomme ; dans ce cas, on arrose vers le milieu d'une belle journée , au moment où les insectes sont tous rassemblés à l'extrémité des feuilles, et par conséquent faciles à atteindre.

Il faut avoir soin de ne pas trop charger la dissolution, afin que ce liquide ne nuise ni aux feuilles ni aux fruits. Tel que je le donne , il détruit complètement Taraignée rouge et la cheililie du groseillier à maquereau.

Du transvasement des abeilles. •

Le transvasement des abeilles ne s'est opéré jusqu'ici que par des moyens difficiles , coûteux et d'un succès très-incertain. La plupart même des éleveurs se résignent à chauffer l'essaim pour se soustraire aux difficultés de son évacuation.

M. Çh. Leblon a imaginé un moyen supérieur à ce que

nous avons vu fairejusqu'ici. Ce moyen consiste à'abord à retourner la ruche qu'on veut faire évacuer. On la couvre d'une vitre percée d'un grand trou situé près de la circonférence intérieure de la ruche. On met cette ruche en communication avec celle qu'on veut peupler d'abeilles , au moyen d'un large tube aboutissant aux trous percés au bas des deux ruches. Cela fait, on verse par le trou de la vitre, bien doucement, des menues graines, telles que froment , millet, pois, riz, etc. , de manière à en remplir peu à peu les gâteaux. Cette accumulation de graines force Jcs abeilles à rem jnter de gâteau en gâteau jusqu'au tube de communication. Arrivées là , elles s'enfuient dans la seconde ruche.

L'opération finie, on vide la première ruche des graines qui Tencombrent en la secouant dans tous les sens.

Pmnlgatiôn des serres.

On sait avec quel chagrin l'amateur de serres déôouvre tout à coup sous les pots de fleurs , sous les feuilles, dans les pétales , dans les calices même des plus admirables produits de Thorticulture , découvre... quoi donc? un insecte rongeur , un ignoble cloporte , pis encore ! Il faut aimer les fleurs , les aimer d'amour comme les aime Tamatèur , pour comprendre quelles sont ses tribulations» son épouvante, son horreur , à la vue des dangers dont sont menacées toutes o^s inDoeeates âeurs ! ... Ce qui est certain , c'est qu'elles sont menacées , si on ne parvient ^ repotisseir rérînèirti, les milliers d*ehnemis qui les viennent attaquer de là mànî^re la plus lâche . sournoisement , là ' nuit d*alK)rd , et né lès quitteront plus avant de les avoir ' sucées et dév6i*éê3 et mangées même toutes vivantes. Pour nous qui plmghoîiâ ces pauvres victimes ^t prenons notre , part , sînëèremerit / dès tribulations ' nullement petites de

rhorticulteur, nous tâchons de lui venir en aide, en lui indiquant une bonne fumigation, capable de faire déloger ou de tuer tous les ennemis de ses amies si tendrement aimées.

Oui, selon l'ampleur de votre serre et Tintensîté du mal. préparez de cette mani?>re l^e spécifique. Achetez de bon tabac en feuilles, non en poudre, ni en rouleau; faites dissoudre du nJtre dans la proportion d'une cuillerée à bouche pour un demi-litre d'eau; qu'elle soit chaude; trempez dansTeau, la dissolution étant complète, vos feuilles de tabac, qui deviendront tabac-amadou, tant, une fois sèches, elles brûleront facilement.

Prenez un vieux pot à fleurs dans la paroi duquel est ménagé un trou au niveau du sol; mettez à Tintérieur un rond de zinc percé de trous, qui empêche le tabac de tomber au fond du vase et d'attirer le tirage du petit appareil, en bouchant l'ouverture indiquée. Allumez deux ou trois allumettes placées sur le rond de zinc ou de tôle trouée : jetez par-dessus le tabac-amadou, en ayant bien soin qu'il ne flambe pas comme de la paille, mais que seulement il contracte le feu pour opérer lentement la combustion. Si vous f?raignez encore, mettez sur le pot de fleurs un couvercle percé de trous. Retirez-vous vite, fermez bien votre serre, et demain, quand vous y entrerez, vos ennemis seront sports ou en fuite.

lA thé , plânR d^oroement.

Il n'est personne qui ne connaisse le (hé tel qu'on le trouve dans le commerce, mais on ne se doute guère que le thé puisse être une plante d'ornement dans nos jardins. C'est pourtant le titre que, dans un temps plus au moins long, elle doit obtenir, et que lui méritent ses nombreuses fleurs blanches» assez grandes, à belles étamines jaunes,

son feuillage brillant et son port élégant II peut figurer clans les terres froides et fournir son contingent aux plantations en pleine terre. Sa physionomie le rapproche dit camélia.

C'est un arbuste très-rameux, à rameaux étalés et cylindriques, qui peut s'élever jusqu'à 2 à 3 mètres. Les^ feuilles, alternes, elliptiques, lancéolées, ont des pétioles courts ; elles sont longues de m. 06 à m. 08, à bordsréfléchi?, dentelés, un peu ondulés ; leur texture eàt meiK» braneuse, coriace, et elles sont d'un vert brillant en dessus, plus pâle en dessous, à nervures très-saiilantes à fa face inférieure. Les fleurs . solitaires ou à deux dans les^ aisselles des feuilles, se trouvent ordinairement dans le^ parties supérieures des rameaux. Le calice se coraposede 5 sépales verts, étalés. La corolle est à 5-9 pétalesovales et arrondis, un peu ondulés, disposés en une ou. plusieurs séries, les intérieurs plus larges que les extérieurs-, elle est d'un blanc pur. Les étamines, très-nom* bréuses, sont fixées par paquets à la base des pétales. Lesfilets, filiformes, portent des anthères jaunes réniformes, s'ouvrant latéralement. L'ovaire , ovale et pubescent, est triloculaire, et chacune de ses loges contient deux ovules^ Le style est trilobé en haut, le stigmate obtus. ,

Le thea viridis se distingue du thea bohea par ses^ feuilles qu'il a plus grandes, a bords réfléchis, par ses. fleurs solitaires ou du moins peu nombreuses, et enfin par l'époque de sa floraison, qui précède d'un mois celle du thea bohea. '

Ces deux plantes, à ce qu'il paraît, fournissent toutes-

les espèces de thé que le commerce a trouvé avantageux.

de désigner sous difl^érents noms : thé vert, thé noir,.

thé rose. La préparation , — j'allais dire l'a coloration^

•mot qui n'est pas français, mais qui exprime malheureu-

Digitiz'ed by

sèment, dit-on, le soin qui est pris de colorer les thés, — la préparation ou Tâge des feailles sont les seules causes des différences que nous connaissons ei> Occident. Mais les Chinois comptent plus de trente-six variétés. C'est le rebut qu'ils nous envoient, très-probablement; il n*est pas de vrai thé de 1*' choix, comme il n'est pas, pour nous, de visible café de Moka. Croyez- vous, par hasard, que l'Arabe et le Chinois laisseraient aux barbares et aux incirconcis, à nous enfin, le droit de jouir de ces deux produits presque divins, tout au moins sacrés ! Oh ! non pas; car voici l'origine du thé :

Selon la tradition chinoise, — et Ton sait que rien n'est vrai et authentique comme ce qui est livré par la tradition populaire, — il y avait une fois un solitaire, un saint homme, qui mangeait peu où pas du tout, et ne buvait jamais^ quoique Chinois. — (On peut savoir, par les membres de l'ambassade qui Ttccompagnaient M. Laguenée , comme boivent les Chinois ! ) — Or l'homme saint enseignait le peuple et le rendait meilleur par ses conseils et surtout par ses exemples, ce. qui corrobore singulièrement les conseils, dit Tauteur chinois que nous essayons de traduire, n employait les jours à des œuvres de charité ; il employait les nuits à se reconforter par la prière. Mais, une nuit ^ qu'un malin génie lui avait envoyé un de ces sommeils de plomb qui pèsent sur les paupières, un de ces invincibles assoupissements qui feraient dormir sur la margelle d'un* puits plein d'eau, fût-on Chinois, le saint luttait vainement ; il dormait .déjà, quand lui vint la bonrte idée de se couper les paupières. Soudain il ne dormit plus, et il vit, de ses yeux sans paupières, les susdites tombées à terre se transformer en une plante vénérable : c'était le thé ! Et c'est pour cela qu'une infusion de thé combat le sommeil, si elle ne le procure en hâtant une digestion pénible. —

Nous ne prétendons pas avoir traduit fidëlemeoi^^ maiscel suffit pour faire comprendre que le tbé ne f>6uliètr$ eniroj par les saints chinois bénévotement ftux. barbares* coma ils nous appellent. Cèst préeisément le thé que je vou conseille de cultiver, ne lut -ce que par e«prit .ijâ contra diction.. La culture du thé est faeilft ;> elle est la naême qui celle des camélias : on multiplie cette plauDe pai?. bcHitures marcottes ou rejetons, sur couche ou sous efaâssjs, oupai r^es jg;raines qui doivent être semées ausmtot aj}{èsleoi maturité.

" GftDsenraffoQ d^ feaUlea de mûr^ et de Tl^qe.

La rareté des fourrages, Yangv^miMiùn prévoie du pnx, la diminution du bétail qui en serait la coneéqueBce, ce

, §wt là dés motifs puissants pouf chercher à subvenir de toutes les manières à l'insuffisance des mojreiis thez l'éleveur, et à lui faire trouver par la prudenpe des fessoorw*

. capables d'écarter toute appréhension.

On ignore généralement que les feuilles, sout un excel- , îent fourrage ; à peine en fàît-on Ktièrre» et, comme on ^ i regarde guère au delà de son hofrizon^ les osages des peuples étrangers ne viennent pas sûllicitÈr Mtfe imitatioD* C'est un tort. En Italie, par exemple, les forêts ont toj^ temps offert une sorte de libre paîca^e : loest qu'il est plusieurs essences d^al'bres.dont les iauttns «soojt fort i^

^cherchées par les ruminants. Dans les temiisidô disrite diirant le siège dés places fortes, la côvalme osoa^ 9U recours aux jeunes sarment» dé vif nOi GeitiP-d, id^' écrasés aous la meule, offraient a:ux dhevaux un^ iHwrril facile, abondante, qui leur plaisait. Cartes on n'en jéduit à^ l'état de siège, et par cela «DèflSe on ,^it (p^ aurait mauvais vouloir à inquiéter ou ^i Mf ses voisins sujet de rinsuffisanca de la récolte des plantes foi

Que la prévoyance seulement »^^xerce à créer des com* '^nsationô.

^ . Et d'abord ^s fèuiiks de mûrier et de vigne se con^ 'iBerrent parfaitement entassée» en grande^ masses dans des ''lieux circonscrits et ferm^, tels qn^ tonneaux , cuves en 'bois, cuves en pierre^ noai^Là la condition d'être tassées et I ensuite mises à Tabri de Vair. La; fermentation s établit ' alors, passe du centre g la circonférence,, et développe une * forte chaleur, qui fait monter le thermomètre à 46° centi- '' grades, et une quantiti^ notable d'acide carbonique , moins grande que dans les cuves remplies de vendange , suffisante toutefois pour éteindre instantanément une lumière qui y est introduite, et fendre impômUeia raspiration de Thomme quj s'y aventure a^ns précaution. Je dois ajouter qu'à o))à^^ Ut de feuilles , d'une épaisseur de 15 à 20 centimètres, il est boa de répandre i^n peu dç sel pilé sur toute la surface* dans l^ proportion de 1 kil. pour 100 de feuilles. Chaque Ut.de feuilles doit être soigneusement foulé par un ou deux bi>iiwe8 avant de. Jeter le ce).

La ouv^e peut rester ouverte tout le temps de la 'cueillette lies 'feuilles; toutefois il e^ préférable de la fermer pour feciiîter la fermentatiqii des^ premières couches et permettre une introduction plus grande, de feuilles dans un espace donné»

Une cuve de 50 quintaux métriques , remplie d'un seul jet, pour ainsi 4irç i quolqui^par Uts successifs bien foulés, mats dansl'eapace d!un;jov>r, en qonti(3n dra facilement 62, sr on metimit joilr^à la re^iplir, pu 25 pour 100 de^plus. lOOkilog; de ieuilles pouvait se placer dans un espace contrant 2^^ hecftolitr^^ àe vi^ndange , il sera facile de calculer la p^rovtsion d^l^illei^f^u'il est possible de loger dans un esrpaod ^mté^ • . . , , . . ^ ,

ÂiusijâonC)^l'fr. ^jfoçun/et (Vfr. 14 de frais de maga-

sîn , auxquels il contient d'ajouter fr. 05 pour disposer la feuille dans la cuve , et fr. 14 de sel; total, 1 fr. 33 pour 100 kilog. de feuilles fraîches. La feuille ie mûrier contient à cette époque 60, pour 100 d'eau de végétation; par conséquent, 150 de fraîche représenteront 100 de sèche à Tétat normal; j'entends parla séchée à Fair et au soleil. C'est donc, en définitive et en compte rond , 2fr. pour le prix de 100 kilog*. de feuille stche.

D'après sa richesse en azote , 100 kilog. de febille de mûrier égaleraient 200 kilog, de foin.

Quant à la différence du prix, elle est grande; le trèfle, certaines années, trouve des acquéreurs à 8 et même 10 fr. les 100 kil. Ce fourrage, sous forme de feuilles, revien» drait donc au cultivateur de mûriers à 1 fr.

Les différentes variétés de mûriers ne se prêtent pas également à cette seconde cueillette à faire en octobre; le mûrier à feuille de rose, si commun ^core dans nps localités, vient difficilement à la main à la deuxième feuille, quoique au printenàps sa feuille se détache facilement.

Les variétés nouvelles à feuilles généralement épaisses, d'un vert foncé , à bois gros et court , se prêtant mieux à cette opération sans danger pour la feuille du printemps suivant. Le mûrier Lou, précieux par sa robustidté, sa facilité de propagation, ne peut être cueilli qu'à la fin d'octobre ou au Commencement de novembre, parce i^ue sa végétation est incessante et ne s'arrête qu'avec les ^petites gelées blanches du milieu de ce mois.

La feuille de vigne se conserve auBsi lien avec les Énê^es précautions.

'■ La valeur nutritive de la Veuille de vigne a été égale à Celle du meilleur trèjBe , dans la distribution qui en ^à été ; faite à des moutons.

Veut-on savoir maintenant oe que Von perd etœ que

Oigitized by

l'on pourrait utiliser, rien qu'en fait de feuilles de vigne et «de mûrier, dans un seul cantun ?

Dans un terrain ordinaire où les mûriers ont atteiqt leur développement , l'hectare produit de 6,000 à 8,000 kil. de feuilles pour îa première cueillette; la deuxième •en automne est moindre d'un tiers , soit 5,000 kil. Un seul canton, celui de Saillans, d*après la statistique de 1852, a produit 1 2,500 quintaux métriques au printemps, xîonc à peu près 8,000 quintaux métriques pour Tautomue... Admettons qu'il ne soit possible de recueillir et d'utiliser que 7,600 quintaux.

La statistique dit , d'un autre côté , que l'hectare de vignoble ne produit que 1,600 kil. par hectare; dans ce même canton , il y a 580 hectareê en vigne ! c'est donc 580 «nultipliés par 1,500 kil. , égalant 8,700 quintaux métri- Mjueô de bons fourrages que Ton pourrait réserver pour ^alîmèntatibn du bétail, et^ parsuite^ pour les engrais. Réunissant les deux espèces de feuilîes; 7,500 plus 8,700 -égalent 16,200 quintaux.

Autre considération : il a été prouvé d'ailleurs cjue les moutons de la même localité , tenus pendant cinq mois à une ration d'engraissement, ne consomment que 280 kil. par tête. C'est donc 16,200 quintaux ou 1,620,000 kil. à ■diviser par 260 . ce qui représente 6,444 inoufons * vous entendez, isix nàiile quatre cent quarante-quatre ihôutons «que l'on pourrait avoir et qiie Tort n'a pas, uniquement pa<ce qu'on ne veut pas prendwia peine ilé se ïêsl-donner.

Mais notre but n'est pas de mofitrer ce que pf»d-lel ou tel canton en n'utilisant pai^ ses feuiltes : notre but est <i'établir que, dût-on n'avoir paè eu laprécautîèn de ^semer en août et septembre des/ounrageisbftâfd, it y a aux arbrei, ily a âux^ep» an fourrage to^itfjrépôré, tout venu, 4iu'il suffit de recueillir. Et, dans les pays de vignobles, le

pdd6 des feuiltes tànà non employées est énorme. An lien de créer des mouton^, ooMorves au moins le bétail que Tons avea. Aimei-Tous mieux Iq vendre à vil pfixT le v<Ar dépérir 1 .ne pas le vendue du toat quand il sera malade » par anko «l'une disette qu'il voaa est &eile de prévenir t^

On dira peut-être : les ftuiOea employées en fourra^ ne tomberont pas sur le sol de la vigne. D'abord To^^BOtien ne s'applique pas aux terrains oouverts de mûriers ; ce n est pas 4a fewlle de mûrier , que je sacne , qai féconde le sol où croît le mûrier. Puis <rrôit«-on bien sérieusement qu*^apr^s les vents de l'hiver, beaucoup de feuilles restent dans les vignes ou qu'ellea aient donné leur tan aux cepst Nous croyons, nous» qâO les haies, les fossés , les maraat auront hérité de tout ce que nous aurons négligé de recueillir. Enfin , devenues fourrages , ces mêmes feuilles se convertiront en un entrais qui , s'il n'est pas rendu à la vigne, sera du moins dislribiié sur un autre sol. Les terres, comme les hommes, sont solidaires les unes des autres : elles se doivent entr'akler, c'est la loi de nature.

. Coa;rerture des meules .4^ folo ou de blé.

Une cduverture-rapide et économique pîeur lea réeoHes de fmn oti de blé est celle qui se vend evemie de Glif*. cby , 139 1 à Batignolles (Seine). Elle proeure un a\m'k la moisson, se pose rudement, duif trois ass, et consiste en un patttasteon febriqué au métier, du prix de 40 cenlimeé le m^e carré. Placée à lextrémité d'une grande perché comme un gros rouleau de toile , • cette <;oufvertofe se dé|^1t>ie pnfr bandes longitudinales et parallèles sur la meule fiitte en forme de maison rectangle « ayant comme an toit intimé que forment les gerbes. Elle est niaint^nuè

danit sonaligirendent p/ir^èttxhoimned^qulottt titoBté sfir une êdkéHe ohocua nnx deux extrémUéB, tasdûi qu'im irdisftrné^ amié de la perefae, déploÎ6 la eK)tlvefture imperméable 9 en la déroulant et eo commençant par letang.Ie ptab rapproché de terré ; elle monte peu à peiji jusqu'au sommet et s'y rattache solidement. Quand la meule est en fofipe de tour ronde, le travail est plus simple encore : nn homme déploie le rouleau fixé sur une corde repliée sur le piquet central de la meule. Dès qu'un rang est fisiit ^J'ou- Trier tire un peu l'un 4e8 deux Ixmts de corde , et le rouleau monte et fait un deuxième» un troisième rang en escargot jusqu'au sommet d^ Tédifiae. Un çeul bonmie •ttffit,pour aider à d^loyer , régulariser et fixer la couvffture*

Lftguépêi

. A l'approche des vendanges^ \eâ guêpes abondent. Nonseulement le raidn , mais tous les fruits mûrs ou qui murbsent $oint exposés fiux attaques de cet insec^ ançidet , qui»' si on le, repousse, attaque l'homme lui-même; on se sent commo frappé par l'extrémité d'un fouet : c'est l'aiguillon de la guêpe qui vient de vous faire une blessure dans laquelle elle a laissé un virus : celtii-cî peut avoir de graves conséquences , si vous n'avez soin de presser la plaie, de b lavei^ soit ave^c de l'alcali , soH avec de l'eau salée au moins.

Défiez^vous aul^i du miel de guêpe ; elle- est du nombr^e de .ces giens don^ ks cadeaux, j^ont àus^ à craindre que les vols. Dans les Alpets , des pâtres ont souvent été. em-^ poâsonnés pour avoir mangé du miel de guêpe. M. Auguste Saint^Hilaire faillit être victime d'un accident sem- Uajble, ayant» dans les plaines de l'Amérique du Sud^ dont ilexplprait lea richesses botaniques, trouvé un volumineux

guêpier, rempli d'un miel rose et parfumé» Tous ceux qui mangèrent de ce miel furent saisis d'un enivrement profond, d'une sorte d*égarement qqi dura plusieurs heures et laissa aux voyageurs un excessif abattement.

C'est que la guêpe ne se contente pas seulement des fleurs parfumées et des fruits odorants ; elle va jusque sur Taconit , le plus violent poison végétal , butiner les substances dont elle fait s.on miel ; elle va jusque sur les cadavres sUcer le sang ; elle tue des insectes de toutes sortes qu'elle broie et réduit en pâte à son usage.

Distinguer le miel de guêpe du miel d'abeille sauvage est chose facile. D'abord les guêpes et les abeilles* quoiqu'un peu cousines , je ne sais à quel degré , ne se fréquentent pas, ne font pas ménage ensemble. Ainsi Toyez quelles sentinelles veillent à la garde du rayon : c'est une guêpe? donc le miel a été fait par des guêpes. Puis, comme la guêpe ne fait pas de cire , ses alvéojes sont séparées les unes des autres par ime sorte de papier que la guêpe forme avec des détritus de feuilles et de filaments desséchés. Dès lors du miel trouvé sans gardienne ou qui vous est apporté loin de l'ouvrière qui Va produit est encore reconnaissable. Ce miel est presque un poison; dites avec le poëte :

« ie craids le fourbe et ses présents. »

A bien des titres déjà, comme 6n le voit, la guêpe mérite bien la haine qu'on lui pprte. Elle est , de plus, du nombre de ces gens jnaudits qui ont pour adversaires toutes les honnêtes gens , et qui se rient de leurs ennemis , tant ils sont prompts à l'attaque , alertes, à la fuite , subtiles à se dérober même aux regards, sauf à revenir dix fois, vingt fois importuner, et , s'ils se croient les plus forts, prêts à vous percer de mille trcdts jusqu'à ce que

mort s ensuive. Car il en est de grosses,— c'est des |fuêpes que nous parions , — qui tuent bel et bien d'un coup de leur stylet empoisonné. Se sentent-elles, au contraire, les plus faibles , surprises , observées , près d*être écrasées , elles font ailes traînantes, pattes mouillées, elles tremblent de tout leur corps , elles cherchent à se dérober aux regards , timides, pauvrettes et faisant pitié. Aussi vous en ai-je tué sans merci ni miséricorde , de ces chatemites, faiseuses de miel et de grimaces, et je vous engage à les traiter de la bonne façon.

Or, pour attaquer une telle race, il faut d'abord étudier ses mœurs. La guêpe, outre qu'elle est voleuse, hargneuse, empoisonneuse , ne produit que pour elle seule. Ne lui donnez donc pas le beau titre de travailleuse. Le travail honore , parce que le travail est un dévoûmesnt ; le travail est la condition de tout hpmme ^ parce que nul ne peut travailler pour soi sans travailler pour les autres. Nous sommes tous pour tous , travailleurs des doigts ou du corps , travailleurs du ciseau, du pinceau ou de la plume, travailleurs de Tépée ou travailleurs delà pensée paisible, et lé mot qui résume tout travail , c'est progrès , c'est-àdire amélioration pour tous. Tenez , voyez la chose : le cultivateur ne t^ravaille t-il pas pour l'habitant des villes î rinstituteur retire- t-il de son travail un profit égal au bien qu'il fait à la jeune génératiûn î Le prêtre eat-il rémunéré sur cette terre pour tous le$ services , tous les conseils , tous les secours qu'il accorde ? Non , non , non , cent fois non! Je n'appelle donc travailleur que celui qui travaille pour autrui , et c'est pour cela que le travail est vertu. La guêpe est égoïste , son labeur est sans dévoûment. Aussi n'a-t-elle pas de famille, pas de postérité, pour ainsi dire, et pas de société. C'est là le lot de l'égcuste et du méchant. X)n peut l'envier , ir^s on le hait , et l'envie qu'on ejtcite

ne console pas de l'amour absent. SaireE^Yousce <pL^9i la .réunion des guêpes 1 Une nichée d*une femelle : 1a guêpe mère a en elle ses 1,00(> à 12 cents cBufe en réserve, enfouie dans son trou , durait Thiver, sans avoir de compagne ou de compagnon ; et quand elle aura faiit sa ponte, moitié au printemps, et alors il n*y aura que des lemell^^ et moitié en automne, et ^!ors il n y a guère que des mâles, elle voit mourir autour d'elle tous les mâles d'abord , puis toutes les, femelles , hors une ou detix qui s'en vont cher* cher un trou pour s'y cacher d'abord , puis j fomier aux mêmes conditions , Tan prochain , uae semblaUe communauté. Voyez que c*ést intéressant et digne d'admiration ! Ainsi la guêpe est seule au commeneement de l'hiver . seule au commencement du printemps $ vite^ eberdiezson trou, et tuez, tuez! Elle est en famille surtout ^automne; chercher sa ruche, sous les rochei^ et dans l6S> troncs d'arbre, et tuez , tuez ! Elle é un trou en terre ; ii vous avez vu entrer deux, trois, di%, vingt ^guêpes; apportes^ un chaudron plein d^eau bouillante, v«ni le soîi', quand toutes aont rentrées , et vèrsez-leur le bouillon 1 Je dis bouiHon , parce que vous ajouterez dans Teau un verre d*huile de lampe. L*hui!e sur tout insecte fait l'effet de la foudre | elle bouche les organes de la respiration appelés trachées, lesquelles s'ouvrent sUr le côté du cùtselei^'et ne pouvant plus respirer ^ Vînsecte meurt ; de pks, il roieurt'vite , ce qui est un point essentiel, même quand il.B'agit d^ guêpes.

ribaVeatt vioyen 4e faife la récolte du miel saos perte ni danger.

Vous 'n'avez jamais vu un ours fiûré tx^ «récolte de

. miel ^ — C'est pourtant un spéctade curieux : U prend la

ruche doucement, la^'etoui^e^'enfenoe la* patte ^^^ retire le

rayon et avale tout , produit et ^vriefs , à inçiins que tes

ouvriers, contpreâant soudàih-Veiniâre d8;la nécedsité.

s*édia|>|)eiit. emnme on dit » par la tangente. Autrefois, on avait ita pRidédéÀ peu p^s ausgd expéditif : pour avoir le mie) , on ttsiaii touti^ les abeiUes. on les asphyxiait, sauf à les trouver mortes partout ; de plus , le miel gardait ^n arrière^goôt de 6»q^0. Xi'était habitude » donc sagesse. Paî& OR comprit cju'agphyxi^îr à demi, ne perdre que moitié de m d»mUes, e était d'une sagesse plus habile . bien quece îSA une dérogaticm à Tusage primitif. On dut en gémir I Mais» le prcîgfèç s'était fait ; voici qu'il marche : il ne tue ]^l«s. les mbeilles ; c'est bien assez de les voler. Vdus verpea ^que pbis tard, ce sera pour leur propre hygiène qu'on les, débarrassera du superflu de leur miel.

Nou» atuHis déjàTii qo/nment on s'y prenait pour délo^ger prfiitteTit te^ itWlle$ : c'était un procédé à la Domitien, maSa plus poli. -^ Je vous conterai une autre fois la chose. —Aujourd'hui , au lieu de les déloger par force, on invite les abeilles à déloger d'elles-mêmes. Devant huit témoins, délégués dd: la ^iété d'^icclimatation et de la société protectrice des animaux » M. A/, agriculteur à Reims , vient de pwwéder de cette manière', qui ne touche m de pitës ni jde Ipin a» m^nétisme ni à la fascinatic» , comme la crédulité l'avait supposé*

Sept ruches de 30 à 35 mille abeilles étaient là. On en démgm une a» chma. JVS. A. enlève le capuchon de paille, et frappe éur ia .ru$h^ un petit coup ^ vers le sommet, .Gbn9fernailioâ.aui eampl immobilité) Il continue p^rde petits coups vifs » et met le panier sens dessus dessouis , pose vite dessus un autre pàniéh^i^e; d'^jal-ittamètre, et ' continue à frapper sur le çmnmet de cette ruche qu'il tient renversée, -««-i^ Toutes les abeiUes , croyant sans doute à un caiaeijisiipeproebmiidumandb qu'elles habitent, se bâtent de le quitter, laistant, comme les bonnes gens en Van mil, leur bien à coux>qui 9aja£ont s'en servir , «-^et se pressent

pour entrer dans un monde meilleur où règne le calme , mais où il n*y a pas de mieL Loin d'être irritées, elles ne semblent qu'adoucies et morigénées , se posent sur l'opérateur et sur les témoins , ne délaissent point leur reine , mais se laissent écarter du doigt , tandi3 qu'on en admire les charmes secrets. Puis , quand la transmigration est complète dans l'antre ruche, qu'on a soin de placer st3r le point même qu'occupait la première , comme le travail est la loi commune en ce inonde, les abeilles se remettent au travail. Le seul inconvénient de cette méthode» à notre avis , est d'être trop bonne : elle prend tout , elle ne laisse rien aux pauvres abeilles, ce qui serait imprudence, si la pitié ne vous touche , à une époque de Tannée où les fleurs ne pourraient suffire à refaire des rayons. Mettre un rayon au moins dans la ruche nouvelle serait peut-être , à tout point de vue , convenable.

Fécale de marroQS d'Inde.

Presque à la fin de chaque automne » on voit le sol complètement couvert de marrons superbes , bien sains , appétissants , et on les laisse là , vu qu'ils n'ont , comme la jument du fameux paladin Roland , qu'un seul défaut : la jument était morte , le marron n'est pas mangeable. Serait-il possible de l'utiliser, malgré l'amertume de son parenchyme ? M. Flandin, chimiste distingué , a trouvé le moyen de résoudre h problème posé. En traitant le marron, réduit en pulpe, par le carbonate de soude , l'amertume lui est enlevée , et cette graine donne une excellente et abondante fésule. Ce procédé est aussi simple que peu dispendieux; il suffit de traiter la pulpe de marron par 1 li2 pour cent de carbonate de soude. Or, comme le carbonate de soude ne coûte que 25 centimes le

kilogramme , on peut obtenir, au moyen d'un kilogramme et demi de carbonate dfe soude , c'est-à-dire pour la somme de 38 centimes , la quantité de fécule comestible fourme par 100 kilogr. de pulpe de marron. M. Flandin affirme qu'un marron donne autant de fécule qu'une parmentière. Suivant lui, un marronnier équivaudrait, pour la production de son fruit, à plusieurs ares de terrain ensemencés de pommes de terre. Grâce donc à cette découverte de la chimie , le marron d'Inde va devenir un auxiliaire de nos produits utiles, possibilité ignorée depuis l'acclimatation de l'arbre qui produit si abondamment et qui n'était recherché que pour la beauté de son feuillage. Une simple observation : au lieu de planter partout ces arbres stériles qui , dans bien des endroits , forment des promenades glacées , ou bien ces gigantesques sycomores , dont la graine, en automne , laisse échapper des myriades de petites flèches , qui sont la cause inconnue d'une foule d'afiections des organes de la respiration , que ne plantet-on des marronniers d'Inde, lesquels seraient d'une utilité constatée par la science ? Ils pourraient fournir un revenu notable ^ ou bien , abandonnés , quant à leurs produits , à l'indigence des pauvres familles , ils né seraient pas d'une importance à dédaigner.

NouYeaux vers à soie.

On lit dans le Siècle :

- Déjà nous avait été révélée l'existence du ver à soie du ricin (bombjrx cynthia) , du ver quercien (querciis , chêne), d*une chenille mexicaine dont toute une famillecollabore à la confection de cocons monstrueux ; enfin on est allé jusqu'à proposer l'introduction en Europe d'une-

araignée d* Afrique qai présenterait le double avantage de , foufrtH^'ïffî f £«^feïtement téxtXit et d*être. un.précieux inseetitcW^, '^Ift^îa; dé toutes ces découvertes , c^lle qui aie plus^^dt ftffec^à beaLtrfedupjprfes est sans contredît celle du ver ' queiiiifeftM «ab«t rintrodicffon en Europe doit jouer irti

H En effet , plus rustique que lès autres vers à voie > celui-là peut vivre même à TétatsanvagQ , dans toutes fcs centrées oii pousse V arbre qui le nourrit. Il est vrai que son ^é^imlde i^oBséder le brillant de Tautre, car un coupon^dlf'étipfe que nous eh avons vu à la société d^acclimatatifani & tout simplement Tâspect du nankin; mais œtte 4!Mb^&itp\m sdKde que in toile de chanvre ; elle se lïvve «ctoœie da Knge , €* le bon marché en sera tel , que Ton ta pnipose'de l'employer pour la voilure des navires , pour ter BÀo» à gsrgoirsses et les tentes des soldats. En Asie.^ pltni«qpr9 millions d*habitants l'emploient par éconoQiie^Qur^e vâtin C'est donc en «*ier^hant un remède à répi3Mioti« qtii sévit eontre le producteur de l'étoffe des riches^vqsèei For a découvert r celui qui, dans quelques années èm^ém^, (mamrû ses prodiâts pour habiller tes clâssea.paoi^nside la société. -^'C'esit au Céleste; Empire ( de la Cîbâïie), .ce pays aux mystérieuses merveilles, que nous écrive ce ponvjBi élément de la vie à bon marché. •»

llaladie dea vers à soie.

M. ^^iQaatr^foges a fait connaSître à l'académie des sciences, <i^s une de ses dëmiër^s séances , le résultat de«es flTfMrtiporfiévécantspottrçcmû^^^ guérir la maladie, 4^ ^yet^i. me ^ fléau et désespoir de nos contrées rtveraiBQ^4a Rhône, depuis l/yon jasqu^à Aries.^^M* de Q«ialre£igefl(^9 fi| l'idée de saupoudrer les feaille? 8e mûrîet de quKptlfniift;, de valériane, deffioutaf^. Ces deux

dernières substances paraissent avoir obtenu des résultats ei&caces. Mais le sacre en poudre est le moyen qui a eu jusqu'ici le plus de succès. Beaucoup de vers oQt été gtié^ riëpar ce remède, et on a constaté que le sucre en poudre, employé sur une large échelle, est une excellent auxiliaire

dans réducation des vers sains.

Les flears suspend aes.

Lés vases suspendus ont une grâce indéfinissable qui les jfait rechercher, malgré certains petits désïigréments. Une pluie inattendue , comparable à une cataracte subite, un suintement à travers les terres cuites ou là pordèlâine, lequel tache les tapis, une chute à grand fracas, entraînant vases i terres et fleurs en débris , une i^encontre fortuite avec un flambleau ou un balai vulgaire, voilà autant de nobles sujets de plaintes et de désolations, pour ne pas dire de malédictions, contre les fleurs et leur attirail!

Le fond du bassin doit être en sdnc et non en terre cuite, ' en bois ou en carton-pierre ^ qu'il y ait un double fpnd qui reçoive Teau qui s*écoule de Tentônnolr dans lequel soht les fleurs et la terre ; que cet entonnoir ait une douille au fond par laquelle remontera Teau, qui s^a'plùs tard reprise par les fleurs^ Ae là suppression^ presque ooinplëte des arrosages ennuyeux et difficiles.

Cela fait, voilà vis-à-vis les fenêtres, dans les couloirs, au-dessus des entrées, d»ns les Testibules, dés jâitlit^ièréà suspendues qui font un joli eSéi y les plantes ; li'é li^ ïé s'élever, retombent en grappes , descendent efi festons; se déroulent en cascade$ et forment des guirlandes vértèé ou fleuries qui vont s'enlacer caflricîeusément avec une sérfé de coquette négligence. Je ne sactte rien qui isc«t' mieux en Jjarmonie ayep le laisser-alfer dës^^chàmpai-et;lê confét- Ttttle d'une bonne maison , en harmonie avec la grâce des

jeunes filles et U richesse sans ostentation du château qoi veut se donner 4^9 airs champêtres.

^ais quelles fleurs mettre ainsi en jardins suspeiiàus! D'ahord vous pourriez vous en rapporter au choix dû jardinier fleuriste ; mais, pour juger d'avance de Teffet et jeter de la variété dans la dii^position générale, U est bon que vous choisissiez vous-même. Seulement, Madame, ne vous effrayez pas trop des horribles noms que la science Qous force à prononcer : les fleurs et la verdure rachètent par leur éclat ce qiue les noms qui les désigne^ ont d'effrayant.

IJo avis préliminaire. — Si vous réunissez pluâeurs^ plantes dans un même vase^ placez au centre èellesqui ont les feuilles rQ^des, telles que les brownea et les mariçQ, f puis celles qui se replient de haut en bas , telles que l^s s/sdum, les disandra; enfin mettez en bordujre des touffes de lycopodium denticulatum ou tout ^utre petit gazon.

Les marica ont des feuilles de sabre , de$ fleurs -bleues ou jaunes , très-vivaces , qui ne demandent que de fréquents arjTosements. Le broyimea et Yartropodiùm cirrhatum ( la dées$e Flore , toute morte qu'elle est , doit en f/rémir dans sa tombe ! ) résistent fort bien à Tatmosphère des appartements» et donnent des touffes de feuilles d'un vert glauque cendré de près de deux pieds (ou 66 centimètres, pour parler selon la science |. Voici du grandiose : le dimndraprostrjçLtataii descendre des branches ondoyantes d'une haut^eur de trois à quatre mètres , ne cassant jamais et se prêtant à tous les caprices que l'art veut leur faire s;ubir (Je h^ut en bas. Voulez-vjpus une végétation abcH^àj^te et étrange? ce aont des plantes grasses : cra$sula spqtulatcL , eupAorbia pendula , cereus Jlagell0tmù^ Préférez-YQus , et vous ayez raison , la grâce et la légè^

-r- 323 — reté ! prenez les fougères , le pteris sert^lata , croissant aisément niême dans ies coins les plus obscurs , mais demandant , de Teau et de la chaleur; Yaspidium fragile ^ qui n'a pas besoin de beaucoup de lumière , et le scofopsndus et Yodiante réniformç , dont les feuilles ont la propriété remarcjuatj^ de pomper les vapeurs d*eau répandues 4lan$ Tatmosphère.

Mais vous désirejs avoir pour vous ou bien offrir ce que les autres n*ont pas. Vous ne voulez pas de dix vases siispendus , vous- n'en voulez qu'un seul et oui ne soit pas un X9&e^ L'Océan vous donne ce que Fart ne peut vous fourmir. Il est deu^ coquillages, Tun gigaptesque, qui sert de bénitier dans les belles églises ( Saint-Sulpîce , Notre- Damie-d^-Mont ) : c'est le tridacne ; l'autre, c'est la reine 4e8 univalvep , l'incomparable nautile , rayée et zébrée à Tétat naturel, c'est-à-dire déguisée et voilée sous sa grossière enveloppe, mais , si on sait la forcer à dépouiller ce -vêtement, perle gigantesque, blanche, bleae, rose, éblouisfiante, remplaçant une couleur par l'autre à chaque déplacement du rayon de lumière. Percez la délicatement sur les bords pour y passer des cordons de soie ou des chaînes d*acM?r, et vous aure?, S^adajçe, un va^e fleuri , élégant^ <irîginal,et de boi)goût^ Jamais il ne laissera échapper une goutte indiscrète. Je mue pç^ipettrai de voua recommander enoQire le sf^ombm g'îg^tf^ , jaunâtre à rextérieur, rose à rintérieur. ,

La fleur à Joger là n est pas înpin? distinguée : c'ept la peqp^chff h^rbacib (vin/ca herbaçea) de flongrîe. Elle fljPodttit de longues tiges fines, déliées, retombantes, garnies 4^ pl^ce en pl^ce de joli<^ P^^i^^,^ fleurs d'un violet pâle : 4^ ye\i^ ^u repos absplu pour ne pi^s se faner, et quelques gouttes d'eau.

Cest uo soi^venir intime.

,j, . . lyesslve économique et rapide. ' . 'l -

Une découtérte qui intérefise au plus haut ppii^. J(e^ niëna^^reB vleAt d*être faite par M. Cbrtpoteaut, pliarpiitr den à^Décise, etcommaniquée ao journal de |a Nièviè»^, .^ Falt^ di^uttdre un kilogramate de sav ou dans 50 Htrf» 'd'eau âe rivière ou defcmiaitie ( ou, plus BimpicAient, aw^atelle quantité d'ëau qu'il vous plaira et que vous ven^riçr ensuite dans les 50 litreé). Quand, à 1 aide de la chalej^t^ la' dissolution 9erà cooiplète» retires d\» /eu^et ajiQUtçz ^s^ ce liquide, noii trës-cbiaud, 15 grammes d'e^^nce de i^f^ benthine rectifiée; de plus ^30 grammes d'ammoni^Q^ liquidée 2^ degi^s. Remtiezle mé)ai)ge avec une bagu^te ]pendant quelques mmùtes, et verséz-le ei^eor^ cbauii sur *' la qiiantité delirfge à lessiver, de façon que ce^uirci y rg^te 'plongé. Au bbtâfde quaire heures d'iutmersion, retirezîelinge, que vous frottes mbrceou à jnoroeaa, succe^life- "• ment; entre les doigt»; puis pas^ez*le à l'eau : il es^d'un blanc parfait ; . ■ . ù

Le rii fte;B. r :*

' 'Lèa Cfainçûs ont trouvé bien des choses, et quan^m tes copnaîtfa mieux > peut-être trôuyera-t-on ^ue 'Tetris'

' 'trom^iles qe dont pa^ trop ridicules, quoique ckinotsès.

y Jft d^'ébofd voici ;un petit gra^n qui, trouvé par un emp^ renf 'clûf^,0t multiplié par le tçriip^^ ce suprême multiplicateur, est devenu la nourriture de plus de cent ^illious

>drh(dTOm^. ?J5Ipu8 cédons la parole ii ceJui que nou^élc- ;ViHli:>^ c^efoisv au titre d'hoi^orable coVaborateur. et

• quifiei ^dotite guère de rhenpeair qui lui est fail ici, bien que les empereurs^, chinois mettent là main à^^Ia

c'iil;i».Je)isei|i§riM§j,!jpr.h|a9ard un .pied de riz quiT'd^à

manié en épi, s'j^Çyait au-dessus de tous les autres ; il '4tait mûr, le grain 6eau et bien nourri. Je fus désireux de ÈÀLViÀt sî, réserré, c# grtân cofnsery,er^t ruinée, sij^yiiinte ék précbQîié ; il la coriisérva en effet, w: jAin»i ^'eijpçypjB renit)efe\ir K^hg-Hi^ et le piajsecétait trouvé-:, c'est Içtjriz ih^périal, d*une ai grande ressource en eas; de sécji^resse, ^<](ui cr6ft comme le bié et les autreacéip^es.; ii r^4i^3Jt ■au nord de la Chine /dans (es pays ttoid^A ilçst.d? t?*^- <)bhne qualité et très-rustique, pestrà-^dire^u'il demande fctt peu de Soins et un terrain fort peu fécond.. On. en distingué plusieurs espèces : Tune d'elles ne mettrait que éidxahte jours à mûrir ^ et» dans Içs régions oii )a température «st douce, on en fait dans l'année depic récoltes, ^

Nepourrait'on, chez nous,, acdimater ce riz de soixante Joùrsî' Nous le verrions croître, dans le Nord, de juillet «n septembre , tandis que, dans le Midi ^ on pourrait Tài^otr dé juin en août et de fin août en Qu^ sept^mliire.

Après l'avoir semé dans la. terre préparée €ommç pour 910S céréales, il parait qu*il efe»t bon de repiqi^^rje i?z.^çc* 11 9L , «ur lé riz aquatique^ ■ Thicontestable avantage .de •coûter moins de frais de culture et moins de peine pour l'exploitation. Repiquer le riz dans l'eau est très-pénible; :ïes exhalaisons sont malsaines, et Teau ne peut pas tou- Joars être entretenue à la même . hauteur ; même elle ^ient souvent à manquer tout à fait. Nous ne parions pas ici de pestes des riâères, inconvénient qui disparaît avec àe'Hz sec. ' "^

Il est aussi des riz d*hiver qui se sèment en autoinne 4cofQmé nos blés d'hiver, tandis que ces riz de printemps ^sèment, eu égard à leur précocité, du 21 mars .au '-4 avril.' '

Les riz secs sont tellement rustiques, qu'ils ^iemient ^u nord comme au midi, sur lés montagnes comme^ dans

les plaines. Pourtant il préfère leâvierrains argileux^ par conséquent leâ environs de Canton, de Macao, de ChM^ Haï, oîiil réusiit adsiirablennent. Une infinité de d4tai|r intéressants seront lus daAs lé beau travail de M. de Méritens» anquôl noua renvoyons le licteur qui voudrait fairiè immédiatement application, ce que nous appelons dé ton» nos vœux. Et vraiment n'y a-t-il pas là pour la France nfit conquête à faire, ou, si l'on dme mieux^ un nouveau pit à nos récents succès en Cbine t

Le bambou.

Nous empruntons Au Siècle un article qui intéresse ie» ^recteurd de jardins, fnoins encore que Thabitant d'une foule de locali tés :Oùr arbuste dont il s'agit réussirait parfaitement. En l'introduisant, on réaliserait un immense bieniàlit ;

». Le bambou, dont quelques échantillons sont importée chez nous pour certaines industries, est , pour quelques peuples de TAsie^ une plemte de première nécessité; les habitants du Céleste-Empire en font le plus grand ca^. En effets ce gigantesque roseau, dont les massifs ombra* genl les cours d'eau et les habitations champêtres des Chinois, leur rend de tels services, qu'il est considéra chez eux comme la plante nationale par excellence. Oi^ l'emploie pour le gréenrwnt des jonques et pour les conduites d'eau; il fournit le pinceau aAec lequel on tracé les caracti^es ei le papier sur lequel on écrit; ses feuilles servent à couvrir le toit du pauvre et à confectionner le man- 'teau qui le préserve de la pluie; ses jeunes pousses^ tendres et délicates, constituent un légume qui s'ûceom^ mode de diverses manières; elles valent nos asperges» Bouillies, assaisonnées et confites, elles produisent des 4;onserves si recherchées , qu'elles forment une branche

importante du commerce intérieur; on en fait de fortes expéditions pour là capitale de l'empire, où elles figurent sur la table d^s grands.

»• Lies prêtres de Bouddha, qui ont faît f:m d^ab^inence et s'astreignent à lïn régiitie àlimfèntaire ptirément végéta!, trouvent dans ces mets des réssoufée^ 'égales à celles que leur offrirait le poisson. Sa fige, forte et légëre en même temps, sert à éonfoctionncfr en qifèl'^ ques heures des édifices pour lès représentations théfi» traies, et enfre dans la confectiirn de tous fèô înstrum<èntë aratoires; c'est avec une perche de bambou que ïe coolie (port$-faix)' enlève son fardeau; c'est avec le baraboti que sont faits le ihià (mesure de longueur), ainsi que le taon et lô ching (mesureâ de capacité) des -Vendeurs dé riz, puis le seau à prendre Teau, ïa lance du soldat et ïâ hervurè des pâra&ols ; eri outre , la concrétion appeïée fdbatit , que l^on ti'oitVe dans les ôavités des nœudà, d'em ploie" dans certaines préparations médicales. C'est tri bambou que sont tressés le chapeau de l'bômmè dti peuple, les paniers et les corbeilles, et que sont faits les câMeâ pour la marine ; eftfin le lit, le matelas , îa cfcàisè', là table et la pipe du Chinois , le boîs avec lequel il fait cuire ses aliments, les bâtonnets (faïtss) dont il ^e séYIÎ pour, manger, la baguette qu'emploie le mysiçien pour* jo^er du houng-hoo, tout est dû au bambou.

» t)'après cet exposé succinct (qui laissé éiuppôser que les Chinois pourraient fort bien n'être que des bambous ambulants et vivants!), on apprendra sans doiite avec intérêt que d'heureuses tentatives ont été faites en Algérie potirj nationaliser cet utile végétal, et que la pépinière du gouvernement est déjà en mesure d'en fournir des millier^ de boutures à ceux qui désireraient eri planter chez eux. Puissent ces essais obtenir une complète réussite ? w

Lettre sor les Tins moosseax.

J[e suis, Monsieur, un ignorant, et la feule ^diffé|enoe €fk*i\ y ait t^ntre moi et beaucoup d* autres, c'est qpe je . connais et que je' prends le titre dont ici je me.çç^lifie. Cela dit, ine sclra-t-îl permis de faire une oi| deux petitcp* ^ questions:, qui intéressant ^économie des rnénfige|L gt la ganté d'un chacun ? Un livre bien fait mVpprenijLj que Ti^rt retid mousseux le vin plus ou moins noi^mo^^^ux. Or, voici ma première question : quand la science^ la chimie, le progrès, comme il vous plaîra de dire,, yî^* * Tendne meilleur au goût et |)lus économique pourrie ^^bricant le vin mousseux inventé, y a-t-il sécurité â Jbfùre la cbosef CofUmé ignorant, j'en do|ité ; comme s^af^ty^^yous me rassurerez. Et alors , deuxième question liau^jfçi^ de payer 2 fr., 2 fr. 60, 3 fr, ou 6 fr. la boutç^le (c^f je caiomnierâis en disant le litre ), n' est-il pas p)u$ aifpplç de feireéoi-même son vin mousseux? E. est bien eçrlerjfjffcipie loin de moi est le dessein de nuire â auç«fie;inâiis^f^ et je croîs très-permis et très-légal de fairç s(^n. vifif-gour ' soi â sa guise, au lieu de Tacheter à la gui^è des.AXiaréhands; mais je voudrais de tout mon cœut,jgya'il.y,^ût i)ne bonne loi qui obligeât celui qui invente une mjsfjjLo^ à -: vendit, àe s'en servir, au préalable, riea que .Vf^ij^i^is pour son propre ussâg-e. Il obtiendrait ensuitê^ien pl^^de : crédit; parlant d* après rexpérience., Y \j ^ ^j j,,,»^, ' • GelaXÎit.f extrais ce qui m'a frapi)é dans le îjjff^jj^u» r- 'on inoifis indiscret, et dont les journaux ont r^nducqigj^. t ' Apf èa deux ans de bouteilles, durant lesqi^el^ %^^^^ , étudier les ca{>rices du vîii, on reconnôît ^ûe Ja j^o^psjç se ' frit quahd^le dépôt ise forme, et surtout lorsque^. re,çy^jpa^nt •vJ brusquement la bouteille la tête èn'bak, oii voit des buUes

monter à travers. le J;qi)i4le«{4J9i«i¥Yin est mis sur pointe,

c'est-à-dire la bouteille est penchée, le bouchon en bas ,

sous r^wgle 4e 3Q à AQ . 4^rés,^,j«^^çj|ïijtU9jienseurs

'''■' spéciaux. Le, dépôt se fixe, pUjf^qu^çl^oftiri^iiàBS^di'^on-

i fieux : c'est le nm^^uf«Q^jj(r7]^is.,Xt'o^ , et

c'est îcj qu'est la mijikj^ di^^pégoçianU < • nr Jib ebr

— Je ne sajs trop, en.y^ réftécl^isaaAt^ 8è jetnëdoif pas

dire sa richesseï, sa fprt^pe, le comi-d^^foiNi Aeémfamne

déesse ; car plus il perd, pl]is.il^ag9^^fiomme&lfiertfprouv^

toutàVheur^., — , t- 4'i<^ î'^»^^'^ "ï^'

Gaz et vii\ s*échappent q^qa^dic^ débcHicImjltitIbputeille.

^ Voilà ie mal ,,c est àrdir^ vp.il4,4ç,,lîi!^l:llîiy/« «fciBStru-

ment spécial qjii aide à^ f p|^éf^tl9n:;.jaf\wsrter iRédwcalors

^^ peut faire explosion ^t^st^^opier,: .v,çiJà ^»«t)BkwDil»an-

^ ' (agfe • ïtiais attendez. Pour ^mo^ndrif la fi^rtQ.4lifdégorge-

ittent, des chimistes pur safig^ay^en^ ^magii|é v^fttfdn ,

' ; dé rendre ce d^pot pulvénijf i\t >^t d vtitei^ï\4if|jf«étî|^

' en nrièlatît au vin de J'alun et d^i^ipin, ypîir^ Jftlre^iâp la

*-;noix de galle. — pourciuoLpas àe^^ ppjf ^vpfiHVt^it'AIes-

^ sîèurs ? — Vbi;8 entendez hi^n^ q^ ^e jçtîiaf Af^ M?"-

Courbe je suis persuadé q^e\a ç]|^Q|BQ,p'aj|^^li^(bi giatnd

jamais, été mise en pr/iti^ue ^ tf^st^à^dir^ IpisfihftRifcou-

- 'teille, oar c'est ici simpleipi^ntrdu p^i^ffy ^t)l^«écHnpoi-

' fiionne pas impunément , .que je.. fîAçbeî* .fes^^hnoêtes

' ' acheteurs ; ils ne ^y .retrouyeraipnVï^i^^W^ fe^'î'^

** ou vife. èonc, je n>n crQ^s riçf^ J<e^^4^gqfgWMjpbfelfe>en

ôtant la coifTç et lè.^bou^fiQp,, j)? r^sj^^^jW^fiMB clair

'" iâbmiiie eau de ro<5he ; inai^ itXfP î^»*^ilPftrÉ9iteï9Uioles

trois (^uarts^i^ le ^ers. jLt^t^p^tiojph! ^ on

' 'ièaitftàîif,jOn remplissait^ ajY^jtr9i?r^tW^yi^<ï^

"^ ott mettait le touchoq nçijjF ay;^Ji'J«|;f]fa^i)ejd6flMpdia^n,

'''^faV^è au fer rouç^^^ et^ jV^fH^f? tj^riiïÂï^n^ J«ïwHd O

sainte naïveté des tétnfp^ àntédilttvieite I e'étâitbôn, e'âiàdt sain, mais ruinetix.

II est un petit nijrsIèPfe toat bénin et rtlodéitte ; il ^ nomme dosage, nom modeste qui n a rien d'effrayant élqni est tout légal : doser , àtUdn le ditticnnaire » signifie régler les doses, et la dose est mte Certaine mesure , toujours selolK le dictionnaire^ Or il est fort bien de totts livrer la quantité demandée et là ddsé voulue ; mais la dose de qooi t — Attendes done !

Le dosage complète la bouteille, et la complète si biefn, que si, bon an, mfai an, le pays (et j^né nomme aucun pays, de peur de blesser des susceptibilités) a produit 4 i fif millwm de bouteille de Vin, après le déchet et les bouteiU les cassées , -— 16 à QS sur 100 1 — il reste , grâce ati dosage, 10 à 12 millions de bouteilles à livrer ; même on pourrait fournir à la démande , si elle était de âO roit^ lions, et il resterait en magaàin une réserve en cas. Côm^ ment cela?

Telle est la manipulation du mystère et les degrés de perfectionnernenf du susdit :

1® On coupe, c'est-à-Jire on mêle ensemble des vins , compatriotes où étrangers , de provenance égale ou non égale. — C*est un journal sérieux .dont nous ne sommes ici que Técho, qui vous 1 afBrme ; 2° on sucré , afin d'engè»drer le gaz acide carbonique*, 8* on dO!se. Ah ! Monsieur^ que dé peines ; mais à ce n^ 3 est le complément du ttÔHracle ; c'est le quart ou le tiers du vin qui ne fut jamais vin du crû, et qui, introduit dans la bouteille après le déchet, devient du vin du cru perfectionné « meilleur au goût , et surtout préférable pour qui le vend. Voici ftomme on fait la chose :

Frienez :

- 33f ~ Sftem candi Wafic. . . • 160 kil. \ ^^ .

Vin Uanc quelconque. . 125 lit.) ' resex rai s T^ x j /* -1/% *.. l pxactement.

ES^rit de Cognae. ... 10 lit. )

Mêlez, complétez les bouteilles , et servez froid : céT Bf'e-9t pas plus malin q^iae cela. Tout ignorant que jefiuis,je gagerais en faire autant. Cest fort , c'est doux , è*est corpé^ c'est mirifique, et ce n'est pad cher : 2 fr. , 2 fr. 60, 3 fr;, 5 fr. la bouteille.

Seulement, que le sucre et l'esprit no proviennent patf ' de cette canne à sucre un peu trop potagère qu'on appelle betterave. }1 pa^alt que ça conserve un petit go&t que le» fins dégustateuj*s reconnaisseiit.

Êtes- vous un peu habitué à ce qui est vigoureux, In Aeri en un motî qu'à cela ne tienne-, l'art chimiqtle, qui n'a pas encore dit son dernier mot, va redoublerpôur vous ses soins ofiScieux. Prenez et mêlez :

Vin blanc au sucre candi. . 120 litres.

Vin de Porto. .... 35^

Esprit de Cognac. . . • l6

Eau-de-vie blanche ou brune. 28 i ^,./r

Tr* L il Chiffres

Kirsch 1 ;

Alcool framboise. . . .' 1

Eau avec mélange de tannin, acide tartrique , etc. ... 1

Teinté de Pismes. ... 2

On a protesté contre l'emploi surtout de cette derrière drogue , et contre les deux dernières. Protestons contre troiR, et passons. J'en reviens à mes moutons, Monsieur , c'est-à-dire à mon alternative : ou cela , fort bon au goût vraiment , est mauvais quant à Te^tomac , et c'est à une bonne expertise à le dir&, et vous tous, bons habitants des campagnes, vous saurez à quoi vous en tenir quand vous voudrez tâter de ces vins mousseux ; ou bien c'est ,

comme je le crois dans mon ignorance , fort innocent^ et fort bon et pas cher ^ et alors , pour que ce soit encore çioins cher et que tous sachiez bien ce qu il y entjçe^, vous avez la recette gratis.

Pozt'Scriptum, Quand un dit qu'il faut d'abord deux tns de bouteille pour le vin mousseux» je le crois ; mais aussi j*al trup bonne opinion des ressources de la chimie pour lui supposer bénévolement une patience de deui^ années à chaque bouteille. Le dosage qui est l'appoint peut se faire. en deux heures ; je gage que le fond , quand la chimie le voudra, se fera en deux mois ! — Mon nom , Monsieur , est assez inutile à la chose ; signez , si ça vous plaît : Baptiste V Ignorant.

Liqueur de thé.

Prenez : thé hyswtn. . . 125 grammes.

Faites infuser votre thé dans 180 grammes d*eau bouiU lante ; versez cette infusion avec les feuilles de thé dans 4 litres d*eau*de-vie à 22 degrés»

Laissez ainsi en contact pendant vingt-quatre heures ; au bout de ce temps , ajoutez à votre liqueur filtrée un sirop fait avec : eau, 3 litres ; sucre , 1 kilogramme 500 grammes*

De la probabllUé d'obtenir des cocons mâles ou femelles à volonté.

Une singuliëi^é Uëcbuverte, que nous insérons non comme vraie et prouvée , mais comme offrant dés proba- .bilités, semble avoir été faite depuis peu. Elle serait d'une importancequ'ilest inutile de démontrer. Pourrait*on avoii;^ presque à volonté ^ des cocons de mâles ou de femelles f Ppurrait-on , du moins , distinguer d'avance les vers qui donneront des papillons mâles ou des papillons femelles f Oui, disons-nous, après une expérience de près de quatre

années, sans toutefois prétendre à présenter notre opinion autrement que cofhme nôtre ^ et non comilne oonfiè^ ainsi qitte disait Montai jfne. Vôrcî d'aboird une analogie : • ^

Nous Wioiiis/ et chacun sait c[ué la ruche' diabeîlles'i des n^a'cts eu travailleurs, qui' sont simplement dél abeilles non complètes; qu'elle a des thaïes qui, leur devoii* rempli, sont impitoyablement sacrifiés et joncfheÀl le sol, au printemps, autour dés ruches. On sait qiie kà fermites ont, comme les abéil|es^nnè reine doht la spé-^ çîalité" est de pondre indéfiniment, et qu'enfin dîîs'reinéà eh éîcpectptive sont Conservées ça et là, et défendue^ Contre les fureurs jalouses de la reine en fonction. Or, Jçi difFérence de nourriture, lé cKbix et Fabondance ou la privation fait le mulet ou la procréatrice. Céllé-èi 'é^ maintenue dans un étatrf?9U^4iv<oi^^i*<^"sfor>"<^ presque su* bitement rêtre incomplet, — la reine expçctante, — si la reine "activé vient à mourir. ^x » ^ *

* Aussi est-elle, surtout au printemps, fiirreiisé' coÀtre lès rivales; elle ne léS aime paô pliis que ces priticési dfe rOrient n'aimaient leurs itères ou leurs filé prëtS lî \és remplacer aulrône ; et t'abeiHe reine vient rôdef autour fies cases où veillent dés gardes qui préséhtent respeèraeusettiént, mais impitoyablement,' làîrs daîrds à*1etfr souveraine voulant jouer, au petit pied,^le rôle ff*Athièlie^€tjM)^voir:.difp :. ■,, ,,, . i >^-: ■.. [v,,^..,,, .-■ ,,■?

i\')f>e^vcp égoj^ la chambre élajt r^papU^ , , ^ ^ ^ j

'^'**Bb bien! la nourriture ne pourrait-elle avoiY*, par^iÉh 'qualité, influence sur le sexe futtir dé lar dhehilîe,' qui tfèit eticore qu*â Tétat incomtpleti Telle est k qtiesliàn. i 1 ^ iCë tfe&t pas à KHre de découverte fet^ewinié^fert èîoqiife âtla sbiténce, mais comme sîmi/Ie probàhiité; riouà lé l*^

pétons, qœ peutrètre qo peut dire d'avance : bà v^ don* nem un cocon mâle, et tel ver un cocon femelle. L'observation a semblé c^nfirpiejr la théorie. Et notez d*ai)ord ^'on n'obderve pa^ bien c^nt ou cinq cent mille vers en çiouveme^ ; que la nourriture i distribuer, les vialadies i prévenir ou à combattre suffisent, et au âelà« aux soins 4i^ sjurveilliint ordinaire* On n'observe bien qu'en s^ivani 1^ transformations de dix ou vingt individus. Or, le hasard voulut qu'une chenille eut un appétit extraordinaire; remarquée, elle fut mise seule, à part; elle acquit des proportions qui dépassaient d'^n tiers celles de â^ frères ou sççurs, nés d'une même feipelle. Celle-ci avait eu plusieurs maies, bmt qo'elj^e h'^en avait pas refusé, et, eontrAÎremeftt à l'/opinion vpulijhe» qui veut que le ver vive dans le payfl oii l'i^uf a été fait, pu le père et la mère $oat déjà habitudes, )cs œufs MVf ient été transportés 4* Alsace dans Ja Charente-Inférieure. Ce ver, pl^ gros que tout ajBtre, dçnna une feineUe ; fécondée par plusieurs maies e«a<^efnent de la mêfpe tei^t^e, jauçe ardent ^ #}J[e produisijt 1,676 çf^k en dejopc ppr^es. I^ première rétei^ée, «bo^e é^nge, ^'^ pas &it d^s ver^ do be.micojap plus be«u}c que les autres caufs, et tous les 4çscendja.nts, d*ani^ée en année» n'^^pt pas él^ s^traprdinaii^ en grosseur ni e9^9P9di}<é ; mais iW qnt toujours fait desjrers petite pQur les cocons mâles, des vers gros pour le§ CQopns f^elles. Il y a plus, si l'air est froid, la feuille dure, l'appétit languissant, s'il naît sur la fin de l'automne des vers ayant le temps de se mettre en cocon, — comme cela d'est vu en aeptemjlMPe 1868,-^ fans les vers, sans exceptiof)^ ^ont prodMits en papillons m^s.

Si c'e^ )à un faijt exceptionndi; il ne pf^nve^ri^» si ce n>st pourtant ^'i} ferait ^câederepfoduiDe^l'^SGeptîon, {uMl^qu'illàprmt de msttn^ k pa^ Ifssveiss qvàfW^ifé» i

la vféfm i^aS0 4e leur développement, et surtout près de' monter» prendraient subitement^ ^s/ee un appétit étrange, une grosseur DotaUe. Si, au contraire, le fait théorique et pratique est vr»!, le Ter à soie, cocnina d'autres v&s et wy^fïm fh&ectt^ et ^ moucher , grossit ibd raison de 1^ npurritupe qu'il pTfnd*

Sç^ns |t donner à la basse-çaur.'

!• Local ; 2** Matériel ; 2p Nourrihire.

\^ LoeaLrr-l'* Chsmasez d'abond texpositf cm la plus ^(Hivena)>)e : c'est eelle du sud-e0t«

3p £t^bli«se2 autant de divisions que vous avez d^esp^es ou raœs à laire prospérer, et ne leur ménagez pas Tei^i^.

3* A chaque division ajoutez un logement ; qpe h <per^ «hoir «t. ,p»r exemple, 1 m. 65 c. sur 1 m. 83 c, pour wn coq et qualbre ou cinq poules; qu'il mt côastniîl en colombage et lattis coui^ertsd^ardoiaes', quje les p^ms aient G nt^es $ur$ mètres çte s^uperficie ; que le sol intérieur, plos élevé que h eupl des 4)ours, «oit garni d'tme aire e» tjBrre glftifee foulée.

4® Que les cours et parcs soient recouverts d'une coucha épaisse de sable maigre, pour écarter 1 Immidîté. ^

^^ Ajoute?; unevUtil^e ^épi^isse de paille, qui sera reiK>u.v0lé6 été et hiver. Cela pldit aux volailles, qui y trour yentdes grains et d^ petits vers,

6** Qu'une rigoureuse j^oj^reté soit ««igjée de €«uk qui $aîgnjE)ntlesh)g^efaei^ et la mstérid contenant les vpurritures -diverses.

7^ i/linfig^ des abris dMS testes les etomirs , reoouv/^Fts en chaume. C'est là que les poules aiment km iréfugier dotant tep pltâes ou k^ gmadès obifears* Mette^^-^y cte la

paille en hiver et du sable fin en été. La poùle aime beaucoup à s'y rouler et s y poudrer,

2^ Matériel. — Ayez : 1** des couvoirs» sortes de caisses feites en bois léger et couvertes^ fermant par une porte grillagée établie sur un côté. Que ces caisses aient 0,50 centimètres en tous sens ; que ce grillage, serré, arrête les rats et souris ; que ces couvoirs soient suspendus aux parois d*un local spécial, et réchauffés, pendant Tincubation, par quelques moutons que l'on fait loger alors dans ce local.

2* Des petits parcs consistant, les uns en un assemblage sans fond de 1 mètre de côté et de 0.50 cent, de hauteur, assemblage sur lequel sont clouées de petites tringles ou lattes étroites et rapprochées. On loge là les petits poulets avec leur mère, dans un autre local échauffé de même par des moutons.

Les autres seront de grandes caisses recouvertes d'un vitrage ou d'un filet, où seront mis les poulets qu'on veut habituer par degrés à l'air extérieur.

Nous ne {Parlons ni des perchoirs, ni des augettes longues et à compartiments pour séparer les graines, ni des cuvettes d*eau, qui doivent être placées non tout à fait à côté des nourritures.

S» Nourriture. — 1* On donne aux poulets naissants, dans les premiers jours, une pâtée sèche composée avec un œuf durci, blanc et jaune hachés menu, mie de pain et graine die millet, ou bien une pâtée moitié son et farine, détrempée d'un peu de lait. D'abord, nourriture à discrétion ; puis, quand ils sont assez forts pour se nourrir de graines sèches, plus qu'une ration de pâtée à midi; on diminue la farine , on augmente le son à mesure que le poulet grandit.

^ Pour varier l'alimentation , distribuez, dès le plus

bas âge , orge ou avoine crevée , graines sèches de sarrasin, petit blé, dans les augettes amplement garnies. Le riz commun, légèrement cuit, est très-recherché parles jeunes volailles, et Tassimilation fait que cette nourriture , Quoique plus chère, est plus profitable. Toutes sortes de résidus de viandes hachées conviennent à merveille.

3» N'oubliez pas la verdure : feuilles de choux, d'oseille , des pieds de laitue suspendus en petits paquets, à une élévation convenable, à Tombre. En hiver, suppléez par des betteraves , carottes et pommes de terre , concombres cuits ou crus.

Ces soins sont exigés dans les petits clos; car il est bien entendu que la poule et l'homme ont besoin de liberté , d'espace et de mouvement pour bien se développer. Aux poules libres distribuez' des graines sèches trois fois par jour.

Il est bon partout que la femelle allaite longtemps ses petits : le lait de la poule pour les siens , c'est la chaleur qu'elle leur donne. Supprimez donc les perchoirs près des mères, pour que les petits restent leplus longtemps ]()ossibIe sous leurs ailes, et ménagez des abris où ils se retireront , sur un sable sec quand il pleut, et où sera établi un large nid. Ne laissez sortir dans les cours les petits que quand elles sont sèches. Remettez les perchoirs quand les petits eux-mêmes témoignent le désir de se percher. Enfin, quand la mère les quitte , après le premier œuf delà nouvelle série , laissez courir les petits dans la pelouse d'un verger jusqu'à l'époque critique de la première mue , et , après, renfermez-les dans des parcs.

Fécondation des fleurs par les abeilles.

On ne conçoit pas, quand on songe au peu de frais et de soins qu'exigent les abeilles , le peu d'empressement

que l'on montre à se procurer des ruches. Oalre le miel et la cire, Tabeille domie un produit ioaperça , dfttlt. nous avons » parler.

Un veigtfT dans le vcrâinage de {Jusieurs rtiç()«^ produit pit» qu'un autre verger que ne visitent pas lesa^lles, dussent, d'ailleurs, les conditions de culture et disposition être les mêmes. Cela est incontestable ; votd Texplieétieo : rateitie, pour sucer les sucs des ÛQure, f^ittooiber la poudre féeondante sur les stigmates ; el^«même s-eniobai^ pour la préparation des cloisons des.xayons, et, en s insinuant dans d* autres fleurs , elle y .{(orte la rfioussière fécondante que peut-être elles n'auraient pas reçue par le .«euffle du vent ou par les secrètes affiratés. Il -en résulte une fécondation artifidelle pour les ^arbres à fruits, et, pour Iles pkmtes et arbus^ a fleurs, réclosion de variétés tout à fait imprévues. Par exemple ;, qui se «louteraitt, si ce fait n élait tout à^fait constanjt , que des giraflées , dans le voisinage des pensées de jardin , les l'mMkntipamchées de vingt nuances différentes 1;Ceqoe ifiaitiei le hasard, Tabeille le fait.

Mats , dirait-on y l'abeille va au loin , et sans que j'aie des ruches , les abeilles de mon voisin serviront à mon vveiger:. «^ Oai , si votre verger touche au sien?; non» s'il est éloigné, ou s'il ^est sur un terrain supérieur. /Car TaiMtlle, quand elie butine abondamment» n'«ime pas à voyager, «it toi^oura , en revenant > eUe-aime ^ iH^escendre, et non à remonter , pour regagner sa rucbe t^son aile j^ie seras te poidsHk fwdoan qu'eUei^ tn-

Moyeu deconaeryer les instruments aratoires.

^ En agriculture, toutes les économies , qi^elq^e petites <pi'elles soient, ont leurimporbuiçe. C'e^t^p^nn^^e raison que je crois utile de faire coiuiaître un procédé d*uiid

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grande simplicité, pour conserver les instruments aratoires.

La plus grande partie^de ces instruments sont, «n sortant des mains de l'ouvrier , ^coaverls d'une peiniiure à l'huile ; mais, comme cette peinture ne dure qu*uii certain lempd, i) est important que les cultivateurs aient à leur ^^position ttn mojeii simple ^ qu'ils puissent employer «Dx-mêmés pour garantir leurs instruvients des inâç^enees de Tair et de l'eau. Ce moyen consiste à frotter ces instruments avec un pinceau ouujicfaifion de linge imbibé 4*buiie siccative chaude. Cette huile, en séchant, ^orme un yernts •sur le bois et le fer, et, pénétrant dan» k bois , elh^ Tempeche de se fendre , le préserve die la ploie ret du soleil tout aussi bien que la peinture* Il faut employer pfiur cet usage les huiles de noix , de lin , de chènevis , etc., qui sont siccatives. On doit éviter de ëe servir des hsiies de colza, de n|»rette, d*olivé, etc., qui ne sont paéi siccatives, c*esA«é<»dire qui M sèchent pas, ■ - \-

Il est bon de dire id que toute espèce d'huile peut être tendue ^ocoiive , en U faisant bouillir penddtit un quart d^heure avec de la litharge (deutoxyde de plomb) dans h proportion de 25 grammes par litre.

Races (jellipes. . , r.

Améliorer nos races est» en général, leplus sage parti» Toutefois <il est des importations et des eroi^ments qui ne sont pas du tout à dédaigner. U^^i.desrégiciBS'ientiëres <m les poules sont de toutes les coukQrs, sauf le vert et ie rouge ponrtaiit ; d'autres m eUi»s s^nt toutes blanches ; d'autr'os où elles sont noires avec sdes^ oreilles blanches et «ooges. Soyez sûr qu'un intérêt s'attache à la couleur » soit pour l'aspect, soit pour la dhàrr, soit pour les œufs, et à vl^al^is il y a iptesieQ^s qUaiit^ .fort biçn distinguées, ^ofitie prix di£fëre considérablement*

Mais c'est à la race , plus encore qu'à la couleur, jqu'iE faut faire attention. Voulez-vous une basse-cour d'u» aspect riche , où le coq soit grave , les poules étrangement coiffées! prenez la race du Houdan, dont les qualité» dépassent la beauté. Les os sont légers^ la chair a d? la finesse et du volume. La poule est précoce et féconde- Le^ poulet, en quatre mois , acquiert un beau volume, sans le secours de certaine opération. La poule a presque le poids^ du coq. et donne de gros œufs bien blancs dès le mois de janvier. Elle s'élève plus facilement qu'aucune de. bo» poules indigènes et est moins pillarde , mais aussi fiioim^ ionnç couveuse, vu ^qu'elle est coutumière du fait.

La race cocliincbinoise a été introduite depuis peu par l'amiral Cécile, et vient deChang-Haï; mais les.prpr jniers sujets ont été mal croisés, et cela a. contribué à Jbjii^ '«déprécier cette excellente poule que l'on soigne enfin.. Les poulets exigent des soins au moment de la mue ^ par ]^ t£)mps froids et pluvieux. Us sont plus sujets à la goo,!^ que d'autres, si la basse-cour est mal enlx«tenuetrPt bauevse. Du reste, ils sont fort rustiquçs et rési^t^nt facilement; seulement il faut leur donner de l'espa^ «uffii^mment. La cupidité est la cduse de la perte d^;la jo^oitié ou des deux tiers des élèves. Le coq est brsrve , quoique j>eu querelleur., si ce n'est avec les i^ouveaux arrivés. La poule, dont le regard est doux, se bat^aveer fureur contre toute nouvelle poule introduite, à ce point, dit M, Ch. Jacques , que des paralysies mortelles ^opt déterminées par le combat. La poule, est sédentaire y pe pille pas et n'escalade pas de barrières. La poule^ est bonne productrice jusqu'à trois ou quatre ans, et le ,cpq.i^ 4)on pour la reproduction jusqu'à cinq ou six ans, J^^ ^^ use la poule en la faisant eouver cinq pu six ioispor ap et (teux ou trois fois dans le même nid* Le <^q ^t^int

â 4 kil. 1(2, et la poule à 3 kil., et il faut que ce soit dès ta première année, pour que la qualité soit parfaite.

Piaçage de la Tigne.

lie pinçage est une amputation pratiquée par le pouce et rindex sur la plante que Ton veut rendre plus féconde. ï*a théorie peut sembler un paradoxe ; le fait justifie la théorie. Voici donc ce que disait et faisait prévoir Tob- «ervation : le produit de la nature , contrarié , meurt s*il- -est faible, devient plus fort s'il a vie. La médecine le -dîti Tagricalture le dira. César et d*Alembert n'ont j;as été des sots, ce me semble; ils ne semblaient pas destinés à vivre. La fable d'Hercule enlevé du sein de sa anëre et devenant le symbole de la force n'est point une fable si folle. Le Turc serait voluptueux et efféminé sans Mahomet ; avec le sénat romain , lltaîien est devenu le conquérant du monde ; avec les Français en Russie , il a donné le soldat le plus patient du froid et des privations. Soyez sûrs que la nature est une et n'a qu'une loi : elle «'applique à la plante autrement qu'à l'homme, à ta platite autrement qu'à l'animal, mais toujours- dans le même plan. On peut rire tant qu'on voudra rire ; le rire contribue =à la santé des Français surtout, et, heureusement, ne nuit «n rien à la santé de la plante, i|in plus que le pinçage.

Voyez le fait, ou plutôt les faits : le pinçage ,

^pliqué non-seulement aux melons, qui ont une renommée mk peu bonasse, comme les cornichons,— rmais encore aux |)etits pois , aux tomates , à une foule de productions potagères, le pinçage a le double mérite d'empêcher les sucs urégétaux de se.perdre dans Tinutile création et développement d'un rameau infécond ou pauvre , puis de reporter «ces sucs sur les feuilles, les bourgeons et les fruits restants, pour en augmenter le volume et en activer le dévelop-

peinent , la maturité et la perfection. Au pied de tdbie on ne conserve qu*un certain nombre- de fenittes', et Fin. pourrait faire un choix même des feuilles à développer. La plante qui donne quatre melons de première qualité est prëterable à celle qui pourrait en donner vingt. El la taifle de la vigne , qu* est-ce autre chose qu'une dérivatio» de la sève sur la tige que Ton préfère avec droit et expérience? Le pinçage vient compléter celte première amputatîf» «alutaire.

Mais la vigne n'est pas une plante moHe? — ^Ni le figuier, n'est-ce pas? Eh bien ! Argenteuil tire le plus grand profil du pinçage appliqué aux bourgeons foliacés. Lés jeune» figues ne. coulent plus et grossissent vite , mûrissent pfc» tôt, et contiennent plus de sucre. La chose ne se fait pa» d'hier dans cette intelligente commune. On fttitphis encore: dès que la montre est sûre , bien nouée , on abat sans ménagement toutes les figues qui dépassent la quantité jugée suffisante , vu la vigueur du figuier. On retranche aussi le' superflu des pêches, des poires, dés prunes diverses.

Le noyer est à greffer.

On a reconnu que le noyer, lorsqu'il est greffé , décuple là production de son fruit , et pourtant , comme il produit rfatorelleaient beaucoup, %i n'a guère sorigé à soumettre cet arbre si précieux, et pour son bols et pour ses noix , à lin procédé d'amélioration si simple et nullement coûteux» I) Hei^it bon, comme pour tout arbre, de choisir le sujet jeune et de bpnne espèce.

Ms de €haul(!ftge.

Chacun n*a pas des idées bien affrétées sur la valeur relative des e^isences de bois destinés au obauiTage. X^ meilleur de tous est Yorme , qui s'allume bien et jette

l>ea.ucoup de chaleur. Souslft<5eh<lrer sans jeter ni fllamn»ni fiinlé«, il dbnne lelendemain un brasier inatten(lav Le A45/«falrûle trop vite;, il est bon pour le» hôtels garnis et les»i?ÎBh«s.fiîyî?rs. Le cAAie est bien préférable ; mais, jeune, il j^tiltetiîop et jette aai loin des débris ardents. Le cAarme donné flwîme vive et bon charbon. Le saule, \e peuplier, Vcmfie^ le tremble et même le tilleul sont de pauvres bois. JLje9apin> a de l'ardeur, mais ne convient guère qu'aux pfij^sû^i^^ ainsi que le bouleau.

Pour l'approvisionnement , il faut encore éonsulter ila proyjsnance, l*âge, le climat, et surtout le degré deséche^ rep^^^ Les terrains humides il* ont que des bois mauvais , dap%les vallées, les marécages, les fossés. Au contraire , les j^ioteaux , les rocs, les terrains en graviers fournissent de,bpns bois. Trop vieux, le bois à perdu beaucoup ; trop jomj^j, ila trop de sève qui s'évapore ; il en est de même s'il)») ^té flatté > mis en chantier à d^ouvert ou dans tûne cave huflnide : il contient beaucoup d'eau et perd de av^ subdtanpe. Le çbêue et le charme verts ou flottés perde«t ' jusqu'à 25 kiJpg. sur 100* "

Conservation (les échalas et bols de jardin.

. ,; Conserver intacts, durant quinze années, des paisseaux, éçh^las, bois de palissage et autres exposés à toute» les intempéries, n'est-ce pas un service fort notable rendu^ i ^ l'affriculteur, et spécialement au jardinier et au vigneron j Ipdiqué en 1841 par M. le docteur Boucherie, le moyea fsat recommandé par MM. Bulter frères, horticulteur^ 4 Troyes. Faites dissoudre, dans un baquet ou ange ea pierre, 1 kilog. pour 1 hectolitre d'eau ( 100 litres )^èç sulfate de cuivre , coupez ks baiâ^; en février ou mars , à^naez-leur la forme que demande l'usage auquel voi^s les destinez, et plongez ces bois dans la dissokttioik cuivrique^

ou ils resteront de 8 à 12 jours. Si vous vous servez de bois déjà sec , plongez de même ; mais faites chaufler le bain à 10^ durant 6 à 10 heures. On p^ut, pour du bois en pleine végétation, le plonger debout sur la tranche dans le liquide froid , en laissant au bout de la tige supérieure un bouquet de feuilles, qui fera monter dans les canaux de la plante le liquide comme une sève. On sait que par le même moyen le bois est rendu incombustible, M. Kuhlmann, savant chimiste , pense que le chlorure de bapyuin.; qui colite 20 fr. les 100 kilog , lequélaravanlagede pénétrer jusqu'au cœur du bois, peut être substitué à tous les autres

Nouveau \er i soie.

Ce nouveau ver vient encore de Chine et se Bourrit des feuilles du vernis du Japon (ailanihus glanéktioML) , Bïbre fort répandu en France ; et, comme il supporte la tetnpéraliirc un peu fraîche, il pourra vivre en plein aip cfcez nous, comme en Orient. M. Guérin-Mén^yille anitcwee ^ que Tun de ces vers a déjà fait son cocon dans une fettiile du vernis du Japon, après l'avoir repliée en gondole ^ et qu'il a filé une forte attache destinée à maintenir le cocon sur l'arbre , quand la chute des feuilles eût pu compromettre sa siireté. Il suffit donc de garnir, au printemps, le vernis de différents vers qui éclosent en mai, et de les préser\'er de la voracité des oiseaux, ce qui nous semble )>eaucoup plus difficile , vu qu'ils en sont très-friands. Un puvrier invalide, incapable d'un autre travail^ sert en Chine à 'garder et à écarter l'ennemi. Nous croyons qu'il fendrait se résigner à ctieiHir les feuilles; c^r, autre di<fi-. culte, quand les vers ont tout mangé sur un arbre, il faut le» prendre un à isn pour les remettre à Tassant d*un autr^.

Engraissement des poulardes* ,

Le docteur Lepelletier (de laSarthe) nou<3 appreii<i que l'engraîsseiTient dps poulardes n*est pas ^edlement^ une affaire de plus ou moins d'aptitude à manger chez la bête et de prodigalité de nourriture chez l'engraîâseur. Non pas I la santé, outre Tappétit, est à soigner, et laseience a raison de ne pas dédaigner Thygiëne de la basse'oour. Donc, honni soit qui mal y pense, s'il faut entrer ici dans des détails moins appétissants que la poularde en broche. Tant qu'elle a la tête rouge ou rose, et qiie les déjections sont sèches, la poularde se porte bien ; dès que les déjections deviennent fluides et que la crête prend une teinte violette, il faut lui rendre et la liberté et la nourriture des simples mortelles de son espèce , au liçu des ^^Ci^plents dîners, mais en cage ; — sinon, vous {perdez vos soins , votre argent et vos poulardes. , . , ; yj

Mais, par l'âme de la première poule qui /ut. poulîurde

dû Mans, vous écriez-vous » pourquoi ces sottçs pe ,con-

•«entent-elles jias à bien boire, bien manger^. bjen;(Jqrinîp?

Est-Ce que la morale de cette vie-ci ne se réduit pa^tpo^r

elles, à ces mots d'une vieille comédie : ' ; , ; ; p

Un bon dîner et surtout un bon lit! > , ^ \ "-'^-

C'est que vous vous trompez fort! LOifeonheur est uh supplice pour la pauvre recluse l un supplice de six 'Semaines , pour qu'elle arrive à Thoniieur de conquérir le titfe dé poularde du Mans, sans être jamais allëe fH W&nik 1* On les met dans un lieu un peu obscur i ôn.leur donné une pâte mélangée, de deux ti^rs de farine dei^^rrasin^ d'un tiers de son , ou même moitié ; 2^ ^iiprès- quelques jours, on les loge dans Jes mues : ce.sontdés'coirjparti^^ ments dans des celliers\bien aérés, où jfègne ^îBédouccf* température.

Eh bien ! de qubi* ont-elles à se plaindre? — Attendez donc, il est des gens qui ne font jamais un peu de bien que dans le but de faire beaucoup de mal, et les animaux prétendent quePhomme est de ces gens-là. Voyez : dans ces mues, 1*^ la poularde est privée complètement de lumière ; 2® elle est plongée dans un silence profond ; 3** à peine sî l'animal remue et digère ; 4** deux fois par jour, le geôlier, c'est-à-dire l'ergraisseur, à la lueur d*une lampe sépulcrale, vous prend trois poules, les lie par les pattes ensemble, et vous leur introduit dans le bec un pâtonde farines d'ofge et de sarrasin délayées dans du lait , pâton de la grosseur qu'il peut faire entrer en poussant avec le doigt , dans le jabot, et faire descendre en glissant la ntain le long du cou ; 5" hors le lait qui fait glisser le paton, et quelques . gouttes de lait coupé d*eau après cette opération, la pou* larde ne boit plus — ^Dans un drame de Shakespeare, il est dit au criminel : Tu ne dormiras plus I — Ici , il est dit à . l'innocence : tu ne boiras plus ! mais redoublement et entassement de pâtons, de dix à quinze par repas !

Et si le repas précédent n*a point passé ! car enfin le spreen, la nostaigia, que sais-je ! — Oh î alors , quelques cuillerées de lait pur dans le bec de la patiente.

Est-ce tout ? Non pas. Voici le : tu ne dormiras plus F A nriinuit, heure des revenants et des lantômes, le fantdnte du nourrisseur revient, saisit la poule , lui demande si elle a appétit, ou, sans le lui demander, la force à manger , et la couche sur urt côté ; demain , ou plutôt la nuit suivante^ illa couchera sur l'autre côté, et défense à elle de se mouvoir. Un peu de graisse ajoute à l'engraissement dans les derniers jours, étant mélangée avec la pâte du pâton. 12 à 14 kilog. de farines indiquées ont produit environ 17 kilog. Je p^Ue ainsi absorbée. C'est, outre les soins , — ' comme elle vous en^ dispenserait ! — pour une

he\\e poTîlarde, une dépense de 8 à 10 ff*; mais elle se vend de 25 à 30 fr. On n'en peut guëre soigner que vîrigt : gain probable, à 20 fr., 400 fr. en six semaines.

Si le nourrisseur en empâte cent de septembre à fin mars, ce seraient 1,000 fr. Mais que de soins , que de martyres, et aussi que d'assassinats \ Ceoi diminue les profils ; on ne mange guère les morts !

jGodserYatioD^eif loHiB;»

Répandez sur le sol du haBgmr une poucbe de p^Ue épaisse ; placez dessus )e iotn i conserver» et recouvrez* le d^une autre couche de paille. Quand vous ea userez , enlevez d'abord nelui qui est le plus à la, main, en traçant, un' sentier autour du tas, aans déranger la couche de pàiMé. On arme à fi>r«&enune me«lede foorrage, laquelle 86 conserve niitlement détériorée après Thiver,

. AvUatixJ^igaeum*

On se trompe en supposant qu^l est mieux d'entrer dans Tëau quand le corpâ est refroidi que lorsqu'fl est échauffé par un peu d'excrcirie. Avant de se plonger dans Tèau, if faut s'être donné assez de mouvement pour accélérer Tactîon du système sanguin et amener un peu dé chaleur à là surface. On acquiert ainsi une force de réaction contre le saisissement que Ton éprouve au contact de Teau. Mais Texces est à éviter, c'est-à-dire que si le mouvement qu'on s'est donné a produit une ft)rte transpimtion, accompagnée de langueur, de lassitude, alors il faut.bien se garder de se jeter dans l'eau. ' <

Que toujours un exercice modéré précède un bain froid 5 ce bain doit être d'une durée courte et determirtée d'après la constitution de la personne qui se baigne. Âinsiv, il e^

trës-imprudent, aprës la première sensation de froid , de rester dans Teau jusqu'à ce qu.'on se sente de nouveau saisi par le froid. Il est des personnes qui ne peuvent se décider à se mouiller, et qui entrent dans Teau par degrés, lentement; c'est d/une grande imprudence encore. Il faut se mouiller entièrement , subitement et sans aucune hésitation. Enfin, s'il est constaté que l'on peut fumer, boire et même manger dans Teau, quelle que soit la force de la constitution, il est mieux de ne se baigner que trois heures après le repas. On rit de cette prescription, et l'on a tort de rire. L'eau qu5 pèse sur l'estomac est 800 fois plus pesante que Tair, et» de plus, elle est plus froide ordinairement. De là, suppression et arrêt subit delà digestion commencée, si vous vous baigneztrop tôt.

Moyen de prévenir left accidents en mangeant des champignons.

Dans ces derniers temps, plusieurs accidents occasionnés par des champignons ont été signalés ; nous croyons utile de rappeler un procédé expérimenté avec succès , pour utiliser des champignons douteux. Pour cinq cents grammes, un litre d'eau et deux cuillerées de vinaigre où les champignons macéreront deux heures ; les passer ensuite dans deux eaux froides ; troisième eau sur le feu, oii ils blanchiront un quart d'heure; les laver encore dans l'eau froide, les essuyer et les apprêter.

Constatation de l'âge d'un cheval.

Voici pour constater l'âge d'un cheval, après qu'il a passé neuf ans, un moyen que beaucoup de nos lecteurs ne connaissent pas sans doute.

^ Quand un cheval est âgé de plus de neuf ans , une ride paraît au coin supérieur de la paupière inférieure, et cha-

que année une autre ride bien marquée se forme succès^ sivement. Ainsi , lorsqu'un cheval a trois rides à cette place , il est âgé de douze ans.

C'est à un habitant d* Albama qu'on doit cette curieuse observation. Il prétend que ce moyen est infaillible. Dans tous les caSf le fait est d'une vérification facile, et, s il est vrai, on pourra désormais connaître d'une manière précise l'âge d'un cheval au-dessus de neuf ans, ce qui parfois ne laissait pas que d'être embarrassant et souvent impossible à l'inspection des dents , seul moyen que Ton avait jusqu'à présent.

Engelures.

Les engelures consistent dans des gonflements plus ou moins considérables des doigts. La peau rougit, s^enflamme et s'ulcère, même quand le gonflement est trës-prononcé. Dans tous les cas, les engelures qui persistent longtemps font contracter à la peau des doigts une couleur blafarde, qm donne un aspect très-désagréable à la main. Le développement de ce mal a pour cause , d'abord le tempérament lymphatique : on a remarqué que les personnes de ee tempérament pouvaient difiicilemeïJt s'en préserver; puis , ce qui détermine la formation des engelures , c'est l'humidité chaude, l'impression subite du froid, l'habitude OEiauvaise qu'on donne à be&u(5oup d'enfants de ne se laver les mains qu'à Teau tiède.

Quand elles commencent, que le gonflement des doigts vient de se prononcer, on peut en arrêter le développer ment par des fricticins de neige sur'les parties malades : c'est un tonique qui » en crispant les parties gorgées de sang, dissipe la tumeur qui était en train de se former* On peut également prendre des bains de mains (maniluyes) avec de l'eau salée, ou de Teau de savon, ou encore avec une décoction très-forte d'espèces vulnéraires.

Lorsque lea engelures sont parvenues à l'état d*ulcémtion , il faut se i^arder d'employer ce dernier irai tendent. On fera, contre cette coippUcatbn fâcheuse, des onctions avec du cérat à l'extrait de saturne^ au camphre ou à Topium. Si la maladie est très-étendue, qu'elle occupe tous les doigts, qu'elle présente enfin un caractère constitutionnel, on ne pourra parvenir à la 'guérir qu'en appliquant de&<€Kutoire8 (vésicatoires) et en adoptant un régime fortifiant, . ^ •

Gerçacei des maint, des pieds, des lèvres et des seinv

Les gerçures ou crevasses des mains et àm pieds ne sont .pas communes chez les personnes qui ont l'habitude de se soigner» Les p^vemiëres se font remarquer souvent chez les gens de la classe ouvrière, qui exposent leurs mains à l'air sans aucune précaution et qui manipulât des substances plus ou moins excitantes; les. autres, oelles des .pieds , se développent cbez les personne qui transpirent beaucoup de cette pai^tie; c'est la conséqjoence de l'état àe rAmpUissement de ,1a peau des extrémités infédeuriss. Les gerçure dee lèvres ou du sein se développent les imes .iSQUS l'impression du froide les autrea sous rinflueuce d'usé succion trpi^ violente ou trqp prolongiée du mamelon. Ce sont du moins les causes les plus ordinaires.

Pour guérir les gerçures des mains , il faut d'abord les soustraira à l'action, du froid, à l'impression de l'air et au Goniaet de toutes les substances irritantes que p^r état Gortaines personnes sont obligées de. n^anipuler. Pqurani- .v^r à ce xésult^t, on prend^es maniluves (bains de mains) deux ou trois fois par jour, et on enduit les parties, après les ayoir essiuyée^, avec i^ne substance grasse/ Cette su^staoce n'çist,|>^ indifférente y ou emploie \ dp préië-

rence à toute autre, du cérat préparé à l'extraitde satiime; on agira de même pour les pieds. On gantera les mains , et on couvrira les pieds d*un chausson de peau. On traitera les gerçures des livres en les oignant d'onguent roôat, ou en les couvrant d'une pommade composée de la manière suivante ;

Huile d*amaiides douces. . 8 grammes.

Cire blanche 4 grammes.

On les fait fondre Fune dans l'autre, pour toute prëpairalàon.

C'est surtout quand on s*e?(po$era à Tair qu'ail sera bon de s*oindre de oette pommade; dans tous les cas, il faudra prendre la précaution , lorsqu'on sortira de àiez soi, surtout le matin , de bien essuyer les lèvres ; le froid ou les autres accidents de la température agissent beaucoup plus sur ces parties, déjà si délicates, quand elles sont trempées d!huifiidité. >

Les gerçures au mamelon ne peuvent être cicatrisées qu'^n interdisant le sein au nourrisson; sans cette précaution, les gerçures, qui proviennent le plus souvent d'une succion trop énergique, trop fatigante, ne font au contraire que s'agrandir. On les fait cicatriser en lesUvant de temps en temps avec du vin miellé tiède, ou en les oignant avec du cérat à l'extrait de satume légèrement opiacé.

Ck>ryxa aigu, oa easque.

Cette maladie , qui consiste dans l'inflammation de la membrane muqueuse du nez, correspond à l'enchifrcnement ou rhume de cerveau chez l'homnie ; mais elle est infiniment pli^s gjrave chez les bêtés à cornes. Voici ses symptômes : abMteraent, cessation d'appétit, gon&ement des yeu:^, et 'quelquefois perte de la vue, engorgement •de la membrane du nez, qui prend une teinté violacée ^

et d'où s'ècotilentdés mucosités sanguiniolentes;' ies eoims '' présentent quelquefoia une collection de pud; raniiaar * chancelle en îfnarchant, et il respire .«yec bçwt.} Si.éià prompts remë(]eï he sont pas ^ministres]; l'ii^tunii^atioii. : gagne le cerveau^ produit la fureur» 1d vertige, et l'animai , meurt au bout de cinii ou six joura, ^ t. il ^ ^-' :;

De fortes saignées', l'application de bétons aU Ooi} ^ im fanon sont les premiers remèdes à appliquer.

On fait eu même tetrips dedi injecti^hs ^d*litie âébocfiûfn ' tiède de fleurs de mauve dans le nez', et Ton applique un cataplasme de farine de graine de lin sur la tête/Qn y ajoute des lavements formés dune décoction de son-^et 4ë quelques têtes de i)avot. I^animal doit être teouà la dièlç et à Teâu blanche.

Les émoIUents sont remplacés avec avantage par des applications d'eau salée ou d*eau légèrement vinaigrée sur le sommet de la téte^ quand la chaleur est trop viye à la base des cornes. Quand il y a coryza des corqes'etdçs sinus, ce que Ton reconnaît à ce que le malade tiçot la tête penchée sur Tun des cotés , et à ce que les cornés rendent un son mat à la percussion , il faut amputer Ià corne du côté^qui paraît le plus malade, faire pencher for^ tement la tête de ce côté, et introduire un peu d'^au dans les oreilles pour obliger Tanimal à les secouer,. De cette manière on force la matière contenue dans les sinus du cornillon à s^échapper. On panse ensuite la plaie avec du basilicum.

Engravée.

L'engravée est une inflammation du pied le plus 8cmvent déterminée par des graviers ou ^tres corps étrangers qui se sont enchâssés entre les onglons. Il en résulte de rinflammation y de la douleur , du gonflement danis le «pied, et Tanimal boite. Si^ dans cet état, on le force à mar-

cher, il peut devenir fourbu. Souyent Tengravée produit des bkimes^ c'est-à-dire une contusion à la sole qui donne naissance à une suppuration, Tenflure des paturons et de la couronne. Enfin la chute du sabot peut être la suite de la fourbure. Le repos, des bains de pieds et des cataplasmes émoUients suffisent pour dissiper Tengravée. Cependant il est bon de faire ferrer le bœuf, afin d'éviter une rechute , s*fl a encore une longue route à parcourir.

Procédé pour combattre la diarrhée et ia faire dispamltre intast^ \ némeot.

Pendant Tannée 1865 , alors que le choléra sévissait avec vigueur dans les parages que , par ma position , je devais nécessairement habiter, j'ai été à même d'apprécier les ravages de ce fléau, terrible adversaire de l'homme. Je ne chercherai point , aujourd'hui que les craintes qu'il avait fait naître alors ont disparu, à raviver les tristes souvenirs qu'a laissés dans maints endroits, dans maintes familles, cette épidémie ; je me bornerai à dire quelques mots sur son précurseur, mais moins terrible, la diarrhée.)

Une longue expérience , de sérieuses études avaient amené d'habiles praticiens à employer des astringents, des palliatiÊ» qui devaient , sinon rayer radicalement cette compagne détestable , du moins en arrêter les progrès et la . tenhr en suspension. H faut vraiment qu'une désorganisation intérieure soit la suite immédiate de la diarrhée; quoi qu'il en soit , elle dt»it produire de graves désordres chez l'homme, attendu que, lors de l'épidémie cholérique, il fallait combattre la diarrhée dès l'apparition des premiers symptômes : telle était du moins l'opinion accréditée des suocesse^irs d'Hippocrate. Combattre!... ce mot était bien vite prononcé -, mais avec quelles armes, avec quels remèdes efficaces? Voilà où était le nœud gordien.

L'esprit de camphre ,' "qu'on a tant préconisé avec rai- . son , arrêtait , pris en temps opportun, les ravages àûlk diarrhée, àiaquellp pouvai^t&uocéderfortVienleigcfainpfe les plus ag^antes , les symptômes le^ plàs àlaVn)an& V^ par suite* TOè'tiiért^^éoudSïië et itt)pitiêév '^Btm' kèéUW,^ pourtant ; 'ce^fr]*tie li -a pfoîrit répondu à î attetitei ^nW s'en était formée : et, si Ton a néanmoins échappë^àffî étreintes d'-uncruà tWjfas, est-î! vrai de dire âiïssî qu'on a eu la douleur àe ne se voir poirif débarrassé dHrii Ilibik aussi incoitirtèttéli .)i-::.*: ^' - I' m.;--^ i^' A Jumhi:^!;

Mon assertion pburfUlfc '^fe coTrôbôTée 'i^ar qàef^iièâ pesonnes eneére 'pleineë dé vîé ', - qni , apî-ëlà f teîs âiiïifek d'anxieuses soufli-âtiées,- ont eu le l)oiîhéui*"^(^fefe' débarrasser de la -diarrhée la plus ôpîmitre et ï£ pki teSiéiéi^ qui eûtassurém^t caôôë-feur {ièrt^. Ltîtfrtfélïv'kBrë^^*; due au procédé que jé veux ^rofagfer ÛYép^MrifWÛ^ d'autres guérisons, aîisisi jpî^^ptés <iue radicale^, n^yàlWnt ' été obtenues depuis; bien eertàîïieihétit 3^ nTabstîëâSf S^' de porter à la cotinaîssaiWe ^aè m^ ftbiionA^ un remède dont je puis attester' rèfficàcifë | titf ^eâi^àe' qui peut procurer de si grands soulageméi^^ à ViïUaiïâipité' Bouflfrante. ^iî vc-^^' .^^ '

Pour indiquer cette' recette, je i^on^éfaî^ lè^îiËifsuivant : ^

— « C'était le mois de décembre dernier; itfàlèré'ïa rigueur de la saison , la diarrhée, avecltoiii son prestî^ei avait envahi notre localité; la Consternation était générale,'^ tant la maladie avait pris d'emjpire sur les esprits' f^^bW' et craintifs.

f> Un de mes amis , revêtu d'un earactère émineminéiit. honorable, fut atteint, après son modeste dîner, d*une ^ violente diarrhée. Il m'avait admis ce jour-là à sa table ,: ' et, voyant l'instantanéité du mal , j'eus pour moi de cruelles

:apgpébew3ions^ fnai3 j'en fus quitte pour h peufiJlnen fut pas ^insi de mon mnpbytriç^a : sa pbyBimnûinie-ajvait pris ji^pe.tai^ violacée ^ desl^ouillopiieineuts ^nsnet poQtio^els ;V obsédaient' horriUeaoent.; i^n ^abftttesnotttj acoa- %Bf PSF<*)yW^:'^9»^ ^*/'^ffPrtf ;. 1^ seil^ pojugjiji.^aitea Çe;rnianenQe» .,...* . • .. • j- , -'■ ; ■■•^s •■:./.•. ' . V. Des applications avaietnt bien été fi^ites^ <^^ §>^mhdes ayajiéut é^ employés»; weji nV^^ait -apporté le nipirtdr* soulagement à ila'jsituation d'à patient. L'iirtçj^itéDiâu^^al 4iua;^qtait' s^ns cosse^ se i*^ig[ner ,et soD(frir,4(eUe* était bt rêsQÎtitÎQ^ âe tous les speot^tçur^ d^.ce triste drime.

, w. I II ét^it huit b«Jif res ; ;le inoiadre cl^^iigeweç Jiî^;S*étfflit pgis ^^^çpre^îÇryi^uit.. X^ut à coup june: id^e' subite* vient î^5jifj>jfr,|^; *??ïft4î P9Pi^^v^hs^*^'^?^^^i^ rfe son ifOîj|inï^tioi^]if6Urilç ,j il, se rappelle *^j[)rpç^é.q^'il. a va Ijii-j^êo^, ajppiigiîiçr, .et,!se,Uy^B^isur;soîi:,s^^irt:» mmme «xa^pér^»: i—-." Prends, vite u^ W ^ paç di|riJ^verses-y ^ .s,çijJeçiej)JiJJe.jaw |i!up fçjuf.q^jç t^.^^l^y^^s Wen avec

• -urj^ .fi|[^er^-4:.bi^ ^f^tA^ WH^^^'^l ^çsBitedans ce

• ip.élangp r^n JpJÇu de sucrç jour, ^n ^t^é^«ç,l^BQertume, « et , après avoir bien battu ce mixte , tu Tarro^ras de

"-i^?®]i%^®?f?'9Hy/^^^^^ÎV^^^ «t^itôt après ,

« j avalerai cette potion : va donc , et à l'œuvre, n

« Ainsi fut djt, aiiisi fut.»fRij|iiJ.,îf et quelques minutes après , un n)içux sçnsible , se manifesta visibjiement. La diarrhée sanguinolente; c^ssa çoii^^e par enchantement ; les organes intestinaux reprirent l^urs fonctions ; un sommeil doux et profondjanima les forces du malade ; la gué-* rîson fu^ radicale, et lejrétablissen^ent prompt et assuré. »

Telle est la recette dans toute sa simplicité. Puisse-t-elle être comme selon mes ardents désirs!... Ainsi j*aurai contribué bien; volontairement au soulagement de ceux, q^a*affecte trop cruellement cette maladie. Je me réjouirai

avec fr^ ,. ejt j^: serai larpeniewî dMèfftièa|fé .de ' qifH)iBi> plaisance toute philanferopîqtib /^W^'-^fti* cépâ^ erràre m Iffv^ slDçëre gratitude ^ et bien plus enooi^f^pp iîchien,^ consolation peut. $fre le^doti^c É(<MM0i^â^«^ Uàk

'*.'.;., Gangrène. ' ■-: ■<-' '-'-^ryu'

T<)nt le monde sait que h gangièneqstriftffnojfj^ifi^oir d*ui)0 partie " quelconque dir 'i:^idle'^'w|o^v.|^^ agence ^e la vie ést'inc&}tféè'^r.iabjQ(»;^(^ çoii^j^^I» I^u ^ par Vddeur cadevéri^uè^de k jgSiib/gjiqgQ^v^ ^ par l'abolition de la sensilnlit^, du monue^H^pt «;f . j^ Ifti

l.argangréne peut être 'causée par .4efta}îl9i$t^^iil^ qainB 9 i^ar Vusage du «Beigle ^goté, le iîmi^i'intcf^^hj^^w^ de quelque venin, îe charbon ^^.eto. v" j . ;. -^i^^^^y^, ' ^, Lorsqu'on n'a pu prévenir la fornMëaii!des|aig$^^^ae par des saignées, des boissons m^tftâbi88ai^.#|^ç(^iiîîées^ , il ^^\A eHipWer un traitéitieiffe :aiitifl0iAiiq«e j^ J9^^ ^ ; .jég^rati9n;^s parties mortifiées^- . : - or) '^.l-y-jj^J ,1 > Jt^a^gangçène dpmândte 'Un'tittit®n)èatt|Mï0ip[5]^.^J^énery^ , «ia«l?r,4quï exige le cai^oufs>!^jitt^tqttériii^e^ai«^ -^•:*f n-,'-' . -, - ■ ' ■ " - '- ■> ' . •■*? '^.îf^f *>■'

'-♦x^\ 'Les fieuille.s publiques ont pïusîeui^s fois 'Iraff^ôtt^ le»

. -ttdtîranls-spiîîctajcles, l'homble agonie darisiât^éJlé'aest

^'' '^déiMithËS la fXioUipe prématurée de 'ce redoutable^ Atea !•••

'^ '%ii 'dfe V9u^ n'a été ému juài^u*au^larinés ^ii¥éSt de ce»

^ i'ïïealîiiBiiîésJ^,^ Le cœur ne vous *fi^-t-il' 'piJÎftt 'saigné en

^^' sAïgeant Seulement aux- doùîeùré' atré/ces^qte'ïpMiRait ce

;: t^qiibond, chancelant entre tes^àngdissés/Wplasr^nieBc»

de sa vie près de s^éteiiidre , et la tombe ,' i^êpm^hétai^

prêt à le recevoir!..'. Ah ! que ne peut la rage jointe a»

ifi.lw-4.4i^|^<28k^^Soin de TOUS le faire connaître , . -îklftlâsla twrfisfef^ionde.yous fournir des wfneë pour la

^'i^i^ lbk9iVapft%^jj^j^jlfr^m^ symp^ôfnesf riiôrbifiq^ues^

on s*empres6e gikiéralement de pf^veiîti^ 'fé^'imtes d*uii

-^eetdent si grave en appliquant certaias procédés dont

l'efficacité est toujours contestable par les seuls résultats

'^"btefttli^'Aînéiponré^ recoure à 1» cautérisation par le fer

^ * 'iîliiua &ù iè nitrate tf atgenti xnojfènpffrant peu dé garanties,

'* Ipààtcë qtiete'bttutérisati^ que sur la partie blessée,

* 'éi' ijûé là ba\w dégoséô;totour, s'înfiîtrant peu à peu, suffit

' «kifé pdiir^ameneirindu^'taWçxn^ntrrh^ On se

; basàrde encore de recourir à la succion, danger vraiment

' ll&ràfîtjènt; câr;ami loete^ vous, n'avez pa^ cftrWié la triste

^ 'iSk dé t3eh4«»\Alr,étieBjie du dépar-

^eoaent de laDrômej qui, enJLSSa, mourut ainsi vfetime

t '^''Ori émpteio enfin tes tains eûtiefô d^eau isalée , qu'on ^reèd ttufâliit tniis^iaufs et à plusieurs repirisés différentes, «oivoir : trois bains su0($e^î& le matin, à V(A\\ même âe la

' «utt«5e et â fr6k^^ trois autrjss le' soir* Témc«n ocukire de '««iîntës girèrii^ns par remploi de ce dernier procédé, je le recommanderai à tous ceux qui, en ayaijt besoin , se trouveront à même de pouvoir en faire ou prescrire Tex- H^énence ^ mais comme la plupart de vous, amis lecteurs , iêles.4ans TimpQissibilité de vouslivrer à 4e si. avantageu;ic ' ^leistiSt l'essayerai d'atténuer la gravité de , votre posifiqn.

' > ' Cest donc pour ceux qui sont si malheureusement dotés

«nu&ce rapport,, que je ferai connaître tm remMe efficace

' -coBtre cette horrible maladie , même après les premiers

^ jaooès,. Je l'offre , ce remède, pour tout le monde, car, iigpand op désire faire le bien, l'égoïsme perd son prestige,^

€t toute particularisé doit. cesser devant les besoins de. rhunianité tout entière. ^ " \,\^

— Lorsqu'on a été mordu par un chien enragé,. ^«^ convient de laver la plaie ,^ ainsi que \e pourtour, aveè àa.^ lait dé Vache bouillant, au moins pendant neuf jourô.

Ôrf prend également tous les matins â jeun, et encore- 1 pendàrit neuf jours, un verre tiède de la potion suivante £

1. Racine d'angélique en poudra* > ;. > - 30 gr^-, , :2v Bacip© de geiïtiane en poudrei r . ' • 30- ,3, Tbériaque fine de Venise, • ... 30 . 4v ;^»^&$tida bit^n écrasée. . . . • • ^ 1& r ...6- R^ine d'églantier effilée* - . . . 40^

.($,:. RacJ^ne de scorsonère sans ratisser. • . 40 . * f ; .7, Huîtres de mer en poudre 15 si

. B, Sel marin. • ... ... . . ., 20 ,,

9^' Rue , tiges fraîches , bonne demi-^ignéç. •

10» Sauge, autant, coupée bien menu.

IJ,.; Une^.tête d'ail bien écrasée. •

12, . 3 têtes poireaux avec leprs. bôrbea. . «;

,,1^, rDeux petits^ oignons,

..14f.. ÏJ«e fcoane pincée de pâquerettes.

Il féut soumettre le tout à Une forte ébuUition avec; trois litres du meilleur vin rouge qu'on peut se procure^» dans un vase, ou pot neuf hermétiquement fermé. On le-^ laissé ainsi soumis à l'action d'un foyer ardent jusqu'à -' récî^ction de Inoitié-, on le déca^nte ensuite pour le faire passer à travers un linge avec expression, eton conserve ^ ce niixte pour les neuf jours dans des bouteilles soigneu- ^ semeiit .Douchées. .

t-a dose de la' potion est d'un demi-verre pour les: enfants au-dessous de dix ans, de trois (Juarts de vèrire

jusqu'à vingt ans , d'un verre plein ordinaire. ^u'.d^là de cçt âge.

ir pourra se faire que Tes terrîpéraments faibles et délicats, que les personnes d'un caract^i'e rlymphatiq[ue vonniront quelquefois le remède les premiers jours ; il ne faudra pas pour Cela en discontinuer l'application^ l'expérience ayant prouvé que l'estomac s'y habitue , et que r^fllceîèîté n'est en rie« afimWie. ' - - ^ ^ «i

Ce^Tèmède, ami lecteur-; contîu depuis 'ptS& "iè deux sièclefev ïi*a jamais manqué son èfl^t ;' mai^; '(Juel<jrie avantageux qu'il soit, nos ancêtres, par trop eléllaîgîrérfx pfour tout dé qui pouvait leur être utile, iw lui laissèWht, éoiïène à tant ff autres inventions utiles, quNine renommée- éphémère: De nos jours, plus» ambitieux que nos deviaiiciws , les amfe de la science et du progrès ont plift ô*ttmour pour l'utile et ragréabte, =ro*fe même, cwtains, poifr lèfuiilev

A cette recette^ait* doiiè iîiétitabteniént r;éSèfvéé *a disparition complète, sans les > «oins dch'la^'pîëuse mkd^ne Fouquet, de Morîtp«efBlèr* Oètte feonï^ da^he Tînséra^i'il y a quelque soixante-dix ans, dan^ un recueil dé remèyès qu'elle légua àlà pôst^Srité; i^^tkieilqtie j'ai>^u'fié^ les rayons de la bibliothèque d'un des plus doctes prati* cièns du Béarn. ' . /

Ce n*estdonc poitit, ami lecteur, dans un intérêt d'amourprppre que je rappelle 'cette recette , mais dans l'intérêt de rhùmanité. Je n'en suis point l'inventeur; aussi cette pensée m*em{jêcTie d'en tirer une. sotte vanité ,* un fol orgueil. Vous saurez l'appliquer au besoin , cette recette , telle e.st du moins Tîntimifé Je ma conviction ; et il nous sera^ bien doux , ami lecteur^ d'épargner aux familles çt aux' personnes qui seraient atteintes par cette horrible maladie les affreuses souffra'nces qu*elle occasionné.

Conduite à (eiïlr en cas de maladfç, ^.^^^ ^j^ ^^^

.iô|e];/;r9C^rober.60Q déla89<9ineiit4aBdia*fmfiiBiiada;i^i^^

.eacefcâce ^ tous ses maf^^^f^ahi clj$y?aif i^nfoohif aooe^aèi^ .{lar le^,r^po&o«.pa)r («d aw^il» ei (t0np«r]^4ar.iecÉtfâfdn f^^,4*i|c^Pi|ajmGiç.rveau» . .. : n ifl ioa

Jfo^l^. (iveJiQiOimma, d«0a: te» louttioBB > cm r ii|^ x^^ n w n i tnte

me^Uit iM.4iMei oeât-àrdiise ne rien DM^eff^iyMreinpe .^fm<Jâfir#MÛ4fi«f^t«l etl?éki>!^irO<»ûai^'dfirbqUmoiladé,

«le^ti WApte^ et pQ& ^âi»pe&'àieDa^;des l^mècétoi dèeiu ^lÂèéa.' Ges Hn^em tsotttr a^^aioto p^hst foéii^^ie^aiidiapp- 4|itî|9pa ^i^siM^al» 04.i»ê«fie:) >asr piéiwnif ; catofaûrf ^ma^nr 4a9 ilnAlaâtojtpravf9r« Puiè, Iprs^bs^ikt.Mlaië eft.iiétriDti

tp|)tr<ln^r0«iBiTl6^uigeraes5C»OQpatiand, ifciîmtiaaJBeiÉMiIidor a^o m^ la/motif du Inalaiae^^ud Tàn a lépitonuéj^rdèlkte jftaEàiBhiér iévèrcnnent aa conduite/ passée ^ a§tt»é'ârit0r l|ii*i^ ravbnir iô mctne^ inatif V ii^nrant è^sô^vcaMiiitrél^ s'apèriqdeft^nibUUeaoirpiiesrésyi^ eatpimpoipftfe 1ia^crt;e3iàflBtoiJaJii asea IkmnelvdlontéJ n'indi^vier^oiiit liDa.ip^fi»g»G^ iqaek30W)Mr. à iétd^ isearèttèttoBéi^

;K9al'i}^0^, da k^isai)^^/ d&rlravailmi^dti pUsir* La.dîèle j«Q(MlWiOD{jiflr.aaiit^t jLf^o^itoimiHfaDdcviandBètebJa&wtia. ^d^fWftitàcélèWarCorrisaiÂ, }^ de^Scmr-

^itum Q^ lait i^Mce de pragii^éuK^'niaiad^i^i Isesr arfiiÉtnér ^a{mt;à/ie3ialk^ptfd.pfaUiftagea:ietJiflua noairf;

Googk

un animal qui souffre ee conehe^ dempde à boire et re^ fuse de manger. ' '

,6UeBAeu8>le8^it»iiMldto««ié 4^ )eë^do«iiêaèâ^lâ^Éii-ide

ledéi^ander iriêicièKâe-rèxiger PBtfr lèd ^Mt-

bdîeaiua péuigtaTdBv té>tittitëfttietlt âansle^ypA^ii^^^t

rinfiwÉieàt.èii^rieur^ èèliii^^on péuftkft 'i^èèVô^f*âkèz

soi. Rien dans les hôpitaux néâi^O^hor» delà (fii^èë^ii

jidu.inéieeii^^4îen «'est Ûômé M mâkûle^sânsl 1& pi^ei^ip-

I tÎ0Q 4ni^e|>ènm3SMii xki tï^eôiti-i' G^iknlMe^ 4'a(^iiih^

jdépltimUeBAj^iBemiwI peint atrivéSBane lé pr^j^/fttâl

tqni fait fcqnsidâiEa* l'hôpilâl tfVëc'ef^i, c^Âieiiii M^â^^^

hbntBiet pdutr-êlr9.4e supplice i-L^ nialadeé^i^ lui'^^'^leb

I^reAts x]pii Uentquitftntrdès eoMM^ftri^ touj^ilt^à lèPj^iâlé

jdes. . roldadies, vieiinent i à'^s^eotr 4^ pôté àé'iltm Ut;'-0t

qqaôd ie jnédèeç est adrtir â]Mr^ 4sv6ir) ^erit idiî ofdbM^

.Bince^ panants et eomw^n^ t^'^apm^iâ. ded^ë «tfUdijtP-

:i»ilàe, Jqu*Ua ioommeiii^sittvî réktttteifAii PJ^ûfcÊi^htik teàr

4ré;(Lqiinâ(leGÎn %dé£Bndu i^è l^doatt^ii^^^fi^êf ëa

urialadc^îLeE méâecnpr.esttiiqQg»i)»ant^e|^^^éMimti ^^tti^v^

.»faâ'éai«]âEimk;în8lad^

«am maciger ? t£8e»i[ leâ cbmmënes -i^ fisl^oe jqu'il iiieiiaist jpégfiàifÊ&iAm dés fonieBqtçâiiaappfirtwrtla^mataâwbtidseft

jne^^ut^inet; obàètver'iaiiioîlié^de Ijelqa^sadkttittpc^ttit .dé)à!fatèii(iatesrl •f*MtJm^£U^^uiH«i»nd.'i^&^to^ ^«téL^iui .vffljpeqdcL iKm'tnniÉÎ^ .edfti Ida) li&nUne; eetairréoiiau^ )b^ acupeolaiâëiafo; ^^£t^Ie ttaladë.ai(»éi^»f^c j^e^m quWlui-'ditirAie«9lîl hait àxiMÔsil iL.prebd dm. b(HHl^,iiltma»gb' et iscttarotiii^

faohiUis infligesfion se déclare ; la fièvre aHgrnenté,'fé|8^ li»i rôcéompagne, et (piancl le mëdecin vient, le lèïî^efaài% observer les effets de son ordonnance, il troûVë'ùnç exaspération de sjrmptSmés cfui Tétbnne et confond fi)à^tôs seBétGdes. II soupçonne nne imprudence, il interrègë.il demanck avec •sévérité' ce qui s'est passé la veillé. Le^, parents se taisent, ils n'oseraient désavouer lent (Jôsolieis-; selMQ. Enfin le nnalade ainsi ballotté de contraire^ en èon-' trairea, tonr à tour empoisonné par sa famille et déséitipoisonné par les médecins, succombe sous le poids d^ teiydreiisés dont on l'accable, et ses parents4isent partdùi.

ensuite que c'est le médecin qui Ta tué ! '

Il n'en est pas de même dans les hôpitaux. Là, lé liie^" decîn est sûr de son fait; il sait ce que l'on a donné au, malade pendant son absence. Les hommes qui veillent aup!%s des lits sont médecîns eux-mêmes ou infirmiers; jls. ne donneraient pas une goutte de tisane, une cuillerée d^ pntit)n au delà des doses prescrites, ni une minute avant ^ ITieure indiquée : aussi la mortalité est-elle bien moins [ grande dans les hôpitaux que dans le monde, et les cas de guérisons prodigieuses . decuresinespérées, ne se trouventils que dans les hôpitaux, à trfes-peu d'exceptions près.

Colique. ^ - ' '

■ On a vu plue haut les renseignements dé M. Lafarguê, un-de mes conifrères, sur les moyens à employer pour fiiîrè cesser la diarrhée,' signe précurseur de ces terribles maladies désîgnéessous les noms Aechôléra^ maladies jaunes^ . dêbàcleê, etc. Si la diarrhée jette quelquefois f épouvante parmi tes populations où déjà sévit Un do ces redoutables" fléaux; i\ est une autre afTection à laquelle on fait ordinàii- .^ remi^ht'peai attention, inaîsquih'en est pas moins âarigé'reuse : c'est la colique, que je désignerai sous le nom iàe'

Googk

trapsiiB cholériques, parce qu'elle s^ feit , setltH? pur éeà do|ilei^r$^seiî)W9bles.aux .mûUîvei».çnteiL saocadéptd'wi^ami-' mal qui voudrait passçp la, tête. à trayçrs 4e& iobe» ijB(lw« tînaux.Et la colique, peut se /aire sentir, de» seamine»,. des, mois entiers même, sans que U diarrhée se déd^i^«. Il n'est donc pas moins important de combattre ïxkn^ çt raut]Ee p^r ^dea moyens prompts et rationnels^ Jen'ûs.riQnj à, dire sur la diarrhée, moim honorable. cpnfrère a <5oi|ht>«,^ nique à cp sujet unç recette à Jaqueliç je âoxmçi tout/mont asspntirajerit.. Je parferai donc de la colique.- L& iotiq^eh cç.tie maladie qui, dans quelques heures, .suffilL pour, mQttt@j a bout une force .herculéenne, j,e l'ai guérie c^u totit: a»^ mpins soulagée en peu d'heures par un moyen ,bieii ^iniple et bien peu. dispendieux. Ce^ moyen ppnsiiste à- coucher Sabord le patient sur le dps, la tête haute, et tenir un^. bouteille d'eau bien chaude aux pieds; appliquer sur toi^ii l'iabdomen et sur. l'estomac dpfprtes cpmpresses in?Lbibée&, d^eau sédative, qu'on renouvelle à chaque ipig», que la char, leur du mai a r absorba l'humidité des linges.' ^Qjaelqueç heures apr^s quQ le mal a cessé^ on peut fort bien, si an le-^ véiit, s'administrer une petite iosG d'huile de ricinoude tout autre purgatif. Je pourrais^aussi expliquer les causes . ofdinires de la colique et lea propriétés de l'eau sédative, et faire comprendre comment ce simple médicament peut ameni^ren^peu d'heujçes une guérison compile, ma^s' je craindrai? d'être trop long. D'aiUfurs des homme^î plus c compétent^ que n^bi su^ cette matière ont domvé d'assez savantes di^^ertatiousaur le mal et sur le remède/ Je crie. • bornerai, dcî^c à répéter que j'ai vu les coliqueg les plusintense^ guéries , en peu d!heures\ par ce simple procédé.; je dis simple, car quel est le paya, si petit qu'il aoitv où* To^ ne jpuisse se procurer, de Keau sédative i au prix.mir : ninae de 50' centimes le litre ï , ^» c.,

ci^^€0tte!fifl6piuri|^,^e^ ocmserVe Uès-bien ; on pëuJÈTOujuttiBlem^yw <5be«ç wi. > , , . ' ' ' ./ ''^'^^ -s i^p

^ pu tr/Qjuye cette plante dans tous ndâ jixrâint^t'C^^t^tltle plante annuelle dont la culture est aussi ut^e'^^âH^âfitàgeuse^Pçu de plantes, dit JVIocquart, sont plus -Aa^è^Hle l'^atqmao; il. semble convenir à tous leâ âges, â ferSk les . tefnp4raments« Son emploi i/ est 'pas'botn'ë ftTAk^âd^e . ^omeâtiqpe ;.les médecin^ s^én servent avec âuceëé ^(mtitL ' guéri^oa de diverses xhalàdies. Doué d^une vertu -âtîÉàiii- 1^9 modérée^ il porte principalement son àctbh'ëtïr^ieg organes glanduleux, ce qui le rend fort utitè dàndlèd ttfl^tions viscérales et dans les affections des voies ùrinsUt^. . II est recoznniandé dans les Vîfces de rappafeil tefatafié par Pkncl^t Lq professeur L. Rivière vantait éon .«fëcèèité dans rbydropisie. Biett en prescrit le suc dans-le» alfeoti(^i4 Itères du foie, principalement dans rîotëré"i}dmmeaçant. Pilé et appliqué sur les mamelles enftitiûè de catapJaçme^. le cerfeuil est un anti-laiteux énergique, surtout si on l'unit aux feuilles d'aunes. -'■

^ Ptèparations.

Infuinon. 30 à 60 grammes par litre d'eau ou de petit lait.

2)&octfo;i. Mêmes proportions.

Stic dépuré. 50 à 100 grammes pris seul cfa âani da petit lait.

iLimace.

C«st un ukèr^ aitué entre les deux onglons du pied, et procbnl; le pluft souv^t par la «malpropreté des étables, ou par des gr^viem^ ou autres corps irritants, logés entre les onglons.

. ^,^ J^9. flfj^ladie coipmçnce par me înêainmatîon^ae la peau qui se trouve entre1esohgîohs/etp#ttttè^[fiWft#n^ cette partie. Bientôt cette peau blaflAîK' se ë^fiUM'ifneii^ vasses, lesquelles dég^én^]i:fif|t |i^ ulcères à bords calleux , ^m jâé^nept. lieu à tine |ièvre très-forte et à des souffe^ao^tplles* qte ranimai ne peut s* appuyé? ^àoè i)ied

ir:A .G^ jlcèressont difficiles à guérir. II faut donc tSi^ftr : iiç^^Pféycpir leur fiDrmation par des cataplasme» ânoRîentli, fcîteîft qt^ce^lqi qa'op fera avec unç décoctiori tîé^dèuï^poî- - i^^es de feuilles de içàuve ef une poignée dé (arhiè ^e >f;gpr€âpe.d8 Jdn,Xorsque rinflammaiîon est dilriridéé ,'3)n -o^JpUqpe si^' le;mûl des compresses imbibées d'ësltif^Ôe

"^iq vSi| malgré, ces* soins, la plaie arrivait a l'état^uîb&fe,

v'j^ In.pansjBraît.avec de rougue|it égyptiac, qù'oti rêfriPa-

->- lierait rparde3,plumasseaux imfcibés dé téiiitilre rféoéiïî^ue

ivri|^al4;)èfi, Iqrsqyiie 1^ plaiq ser serait àméîîorêd , c'èst^ft^Ôire

, G Iqçsqjae^ les, bor^s fongueux de ■ rulc&ré^^'et^ îiS-^ha1k%''ba-

. -3 ;ryèi^se^ AUJCfiMent été. détruites par tèffet de l^ônguenll*' ^

Lorsque les ulcères se sont étettduk jprofendSmétejf^

mal reste quelquefois boiteux après^sk ^éfisStt j^ ^^^^^

Maladie des bois.

Cette maladie , que Ton nomme également mal de

brou y est causée , k çç que Von pfétei^d , par leer peines

imSlç^. ^t^fl^., et. .partictliiète^^^^ de

chêne que les aniinaux broutent qùel^quél^^ atï ;^Knftemp6.

C'est une affection txès.7grave; quelle que soit^a%ïuse,

^^le s'annonce par la fièvre , la constipation » la difficulté'

l,dutîn^, i^foûgeur 'âWyetr3^{4à iéàjereœeie^l® mufle ,

, J|>battemènt,^uÈiè soîf toiMauèHè- e1J»laidifci|inùtkié(!à^|lait ;

la rtimination cessé; les ë^éf^Bts^'fidfit^arè, '^ill^x et

inêléB de stries sanguinolentes. Si la .maladie nç s^aihende^ pas; 'la d^esenterie se déclare ; 1 animal pei4 a peine se, teWir^dAéut; sa tête est liasse, sa bouche. .écum^nte et§es yeux hagards. Son ventre est rebroussé, sa )p,eàù. tcoîjfe e^ adbéreifté: enfin i! succombe du dixiêîne au vingtième

• * ,•„.--. : , , ' '. 'i L ' ,*i'r err^b ""Là tiamdié des bois , qu on classe parmi les gastro-

eEttriteb /peut être prévenue' en ne lai^sanj aller, ïes^ani^,

maux au)t bois ^ue lorsqu'ils sont déjà à demi r^^asies'à..

ritûbte, en sorte qn'îlsne pourront manger aveçexcèslî^

feuffles et les pousses," auxquelles on attr^bue^êhéràlemgnt*

le -mtil dé bk)U;^ ensuite en les aoréuVant d'êau l?l^n^ç^ a

la^ueriê- bii' ajoute une 'dëcôction' de graine de un Wcfe

racine de guimauve, et en leur administrant des laveoiëms

adottôJsSdnts. i - • .

îlo Ljjo snoa

Si ta nbtffadte. se decmre , le^ saignées spnt ^indispeii'

sabfiçs'V^t^'l*onii]iutè dtf vinaigre au .breuvage n*,4. ( continue I^ lavements' ëmcdlients, et Ton tient I.^nïiia

ràï}

as

li^

la drëfé. Un sêton ^u poitrail devient utile Iprstjuela fièvre 1

diminué et' que Tëtat seirible s*amé\iorery y^ m P ^

LéimÉÉl ^dè'brou attaque paiement les moutons ei le^.

chefàiix;ittafefts2vitsùrtbuf sur l'espèce 1)(>v?ne ' *!^^

^' ttôrsurés d'aifimaul Vedimeax.

lOlV 'lO

NbuS allons comprendre (lansœt. article Içs ii:k|)rf^^^^t^» les jf^iqûi'ès dés animaux venimeux, car les piqûres .même les pluà microscopiques né sont pas faites , par exemple, % à Taide d*UA' instrument analogue à une épingle. Les ani-, maux t)ui piquent sopt toujours pourvus d un appareil plus ou moins compliqua qui rend la plaie irrégulière,^ ce qp, serait facile a Constater au moyen du niicroscôpe. Parmi les animaux , ceux qui font les piqûres les plus doulou*

repses sont les rabeilles^ ies guêpfis , les /ar<Mî^jw/^^4eSi bourdons, \e& taons ^ lesçirai^néesdeca^^, l^J/^^^/Mx les cousifis. Voiôi ir^alnt^nant ce (jujl y,^ ^ fe^^^;4^fl^'^* a' 0é çiqué par l'un d*ei|x,: , , , . ,^, p j ,. . , r] j^i,,: ;

avec dék pinces; une loupe est nécessaire pour se dirig^jj dans^ cette délicate opér^tiqp,. ,Pui^;Oji^ ftptto?^ J^s.f QJflts ' enflararèiés ,^yep .to IJm^ijçpt ci^ç^fjos^ fle;?f,ili^r4iç^^,: dTfiuile à'amandç douçç 0,d'un^ partie 4'Afl?fiîfîW%9Mï ïi^îV^^- Si Ja rougeur,;!^ d^(j^^](^\f^Jt ,^>^i{^. .§e^iÇai^il4 qu^àuenpenter,' malgré rappjiç^tion du lip^çii^^ ej rpiic-,} tr|Lctibn^;^dç,ra^^^^^ j^nié4ia|çflf^g| f^i^e.

roiu^. I

La

morsure du scorpion doit être traitée p^rjgs^bfl^*,^

suy Ja p]aTe,dë cataplasmes de graipç 4e lin ou de mie de pain T)qui]lie d'ans,di| ïaïi^ W iesg.UçJs pn,yer^^.|jf SB^t^IP^ à cinq goutlès d*amnionia(j.ue Uquiçle. jtp^j^ci^enlji^fqui, résultent de ^la morsure du «cprpion çessf^t^'^t^lfplus vite que les preipiers soins on\ éié^j^onyé^^^^ ment. ''" '^'

Les morsures des serpents et, àe^ vipères donnent lieu à de violents empoisonnements. Les crochets de ces reptiles inoculent un virus dans la plai€}, et c'est ce virus qui détéitflïrié^ les accidents f^^ (connaît tant

d'ekémples. Pour neutraliser lès effets de la mq^'sure^.il faut agir âla tb!g à rèxtérîeur et à rfnténeur. Ainsi . on appliquera uiié^ ligature suffisamment serrée^ au-dessus de Tendroit ou la! morsure a étéfaite, afind'enfipêcher le virifjs de pénétrer plus avant dans le corps/ On fera saigner la plaie le plus possible. On pourra opérer ce dégorgement

à Vaide de ventouse. Un véfre k pîed peut servir de ventouse. .<>n . VajtpU^e isur la plaie ^eia^èf^ à ifil^^intîrii^ '«^ tonte..^otfiit^fâcatito entte l'ifdr ctotem dângr te rMtJièflt^ et celui M Veniémur. Avant T^plieatibn; on a ibàs%f*^' fenà4afet}tt}fcdg!Miyt$depa|£a*i«a{m^ - '

et V4«ît parkiai* oambustiofe qii!M js-^père uii^^^t^tf^r^^^^ * metau^aDg-de sortir atKmdanuwntr'Si te aoustraclim sang n'fiflt p^, aasisz Ibne^on fii^t toidcédiff les Ventéisé9 ' les on^ ^xauftnea r«t , pouf la qaintàé àî^rer,- o«ii!èit- . se bas^r-^fi fai distance t)uLs^je8l éeifolte' eMfeT^t^tië^: ment et;.le<lailimeReeDîeRt dtk traitement. Gèlafeât, M'' * cautéiis^m ayisfi.le'ii^vroug!e<|ii ia ^em îi^rriale/ V^cSIA '^^ pour le^ aoèKa.'e»^ifetan&. Le tmieHieQt iriteMë <tons£steïF' prendre jànasudoH&iiiCB; on* adopteaUj cpmme lé ^lÀsimple etJfe pli«r«stif detsarmeyensT/ i'aieéUited^ÉfhMI*^''*' niaque , .qu^oii' prendri à iaildse •d'uiiei ctiRSIet^ ^ «a^diHÎ- ^un verre d;«a et de si»a. G« «^pëleraîd'Nttrë eh' lifeàfts? -^^ cette prescription; r^ t, - * ^ ' * ? ^-"^ ' ^^''-

Choix des bceufs.

Le secret Ip çlus sur^pour n'avpir que rairefl^T]^ r^^B^ à la médecin^e vétérinaire» ç*est de ..ehojsijr des wfff^jç. r\ sains, aptes aux travaux aui^qj^^s, on Jes/4^}n§i^çj^»t;:, doués des propriêtës'^qù'on èk en. droit d'exiger d'eux en retour du prix d'adiat et d^;^i^vq«H*s coûtent. Recourir à la médecine , c'est avouer qu'il y a maladie, et la maladie est» yo9£r)6«^getiS:Ceiil«ai]^oaiite^ liM^/^^^ilkéêis^ éviter. .;. .n;?.' -.^r. . '' -'■-! n. t- ^'r' no^ i\h 'prcX . noiUMÙ^^^^ Que ragriç^^Ufc&toeidQnewiibwi.ch'ék. »-'- -^i' 2^' ^'^^^ La couleor dvipoil dfrf; it9i)dlé»^iiinoipaâK^rabt8)<ès^è^ quels on apprécB(e /Ij^ l}uidttëa d'qm^œaf >iM 1^^ noir est toujoujr^ .bo9{*MEli&^ la^ecmditiÀnd^àvoilg'iqiiêlf tèa^^T parties blanches» soit;)fl^U^ piedf , soit'à là tête/ '{kM^H^*^ -

e9 l u^j^Smw4mfn t noiPâins. tootèf ks partie» ^n èor]^-»

«t>i^ie{<m;r<Ni9 lentille nuiij|l^ur i^ttms :; eétto obuIetH^ éM

fMt^|îi€y>etjdé» :qnal^i«l» pcieéAnfit, mate à ufirtnomâra degn^i ^^ r^VIMHsha »>i»*U eaK plus- |e«t^ e^vinûtn» aitâeat'^tti travfHl ^.^l jo|}U .or^na»«meiit d^os plus g^nde longéUté; ^I^£f^«^^.^Mé*i qitt iCoisie8pGa4 ^ pommelé^ de^iôbè^ "vai^l^ ^. i]9y^49%«i^ tei99<éri^ iQè».et.âegnialf<|9a j 4^^ «end jl^ lM£«if io^irroBre .au ixwml i^siam il 8a cfaat^ja de «baiç.^yeç; unçgr^^e facâliié;.. aussi esUu» (^uî ^uel'^» <hc^t de présence pour l'wigraîs^ Le *bc»Eif Uaac ^«1 excjy^M^ementpi^pre.à Tengrais. Xaa^]^^ «ont ceuR que Toa doit ]e moins recbercbev.^ - ^ '

Eè» béMife ^Mirent être priï jentierpoiir le feocurage. na^ éMfimeticéht à rettdre d^ bonse séirviceâ à troisr ails ; jpuasié^ dik ans;* ild-ne sont bdrîa qii^â^ féttgraisF.

OhohE dd iwdkn*

I^iQi^âx d'une vacbe doitâtre. aubordonAéi m double destinaiiqn : faire da bon lai t et avoir beaucoup de veaux«' Aussi les qualités qu'on^rechercfae en elle difl^reïit^eHeS'de «elles du bœuf; c'est moins la force qu'on doit consulter qu^ l^mboopointet le tempérament; Toici les caractères ^ue.L^onasi^gKieàunabonne'Vaehe liûtiëre : ^edoîtavoir le cofia^ gFand * le ventre gros ^ le front large, les yeux noirs et ouverts ,, lea cornes belles, poli%( et brunea , lei^

oreilles velues, les mâchoires serrées, le fanon grand, ains» que la queue, la corne du pied petite et les jambes 'courtes. Mais c'est surtout à l'âge , à 1* embonpoint , à l'œil, 'à Ift conformatioi;! du pis et dfes trayons, et à la constitution dé son lait, qu'il faut apporter la plus grande attention. Elle ^ doit être jeune ; au"delà \ie dix ans , elle n'est bonne- que pour l'engrais. Soa œil doit être vif. Elle doit avoir le pis gros et grand, les trayons gros et longs. Soii lait doit être épais , cjçémeùx et pas trop blanc. Quant à son poil, il doit être court et doux: Les vaches qui ont le poil d'un noir moucheté ou tout à fait noir passent pour fournir lé meilleur lait. Les blanches eh donnent une plus grande quantité, mais il est moins riche en matière butyreuse. Le» rouges ont plus de force, mais elles sont moins bonnes laitières , et plus propres au tirage.

On prendra en grande considération le pays d'où viennent les vaches. Celles des pays froids et humides sent beaucoup plus grosses que celles des pays chauds, mais, en revanche^ celles-ci sont beaucoup plus fontes et plus vivaces. Les meilleures de toutessont les vaches dilesj?an(fnn&«, venant des Indes ; elles donnent une fois plus de lait ou de beurre que les vachqs con>munes>de France. On ne les élève, que dans les pays à pâturage gras et abondant , comme la Bretagne et la Normandie. Elles se distinguent des vaches communes par une taille plus élevée et moins d'embonpoint. Elles sont d'autant plus recherchées, qu'en ne consommant pas plus de nourriture que les autres , elles donnent un produit beaucoup plus riche.

Maladies des bêtes à cornes.

Le plus grand nombre des maladies des bêtes à cornes a pour origine l'excès de travail, ou le travail en temps inopj>ortun , pendant les grands froids ou les fortes chaleurs i

les temps pluvieux , etc. Ces maladies se reconnaissent , eh général , indépendamment des caractères propres à cpacùne d'elles en particulier, et que nous allons énumérer, àTaspect triste et morne des yeux , à l'abattement, à la lenteur dés mouvements et au dégoût pour les aliments. 'Voici quelles sont les principale^ mialadîes dont ces animaux peuvent être atteints, et les moyens à leur opposer :

Avani'ùœur ou an-cœur. Tumeur qui fait saillie sur le poitrail; elle est accompagnée de tristesse, de lourdeur d!ans les mouvements ; les yeux sont inanimés , le cou est penché, le poil hérissé; la bouche est pleine de salive; dégoût, défaillance.

Le traitement consiste à piquer la tumeur à deux ou trois endroits, et à y introduire un tnorceau très-mince de racine d'elléborcj frotter le niai avec du beurre frais, de Tonguent d^altbœa et de l'huile de laurier. Donner à Tintérieur un verre de gros vin avec 5 grammes de thériaque.

Ltft yer& chez les enfants.

' ' L'aigreai* du lait et la poussée des dents sont deux g^^ndes causes des maux dés eftfants : il y en a une troisième, les vers, qui leur fait aussi très-souveftt du mal , niais qui ti*est point cependant, à beaucoup près, la cause générale de leurs maux, coinnie on eiBt généralement porté à le croire^ dès qu'on voit un enfant au-dessus de deux ans malade. Il y a un grand nombre de symptômes qui foht juger qu'un enfant a des vers ; il n'y en a qu'un seul, c'est leur sortie par haut ou par bas, qui le démontre évidemment. Il y a d'ailleurs à cet égard beaucoup de variétés-, quelques enfants ayant beaucoup de vers" sans en être inc6mmodés, d'autres étant réellement malades avec un petit nombre.

< Les'veg^ imi^en^t : V* en obstruaiSt les ihtéistin^/'ét «n <N>mBi;itHMOiit Ici*. ïtfurtie3 voisines par leur yoîûÉhô'; "5* en

pair là mêm^^^^f^-f ui^s^ts^sçe^ 3^ en icritài^t tee tt^testins

' 'L»figîic^/iljui, fopt croire qu'il y en a sôtitcfo* légères

-oolîqilesi Jfi^^piept#[Sf et irrégulièrev une abù'titfàttèfe** 'fiiàtvé à jeun^ uae odeur, désagréable d'une espèce* singu-

lî^dai)^4'ba^Y^e. ii^rtout le ma;^in, des déman^isùsoBs *4q^'^3. nai^jB^y.qui font qu'ils Ips gràttehi souvent ,

-^uelqpieif^i^ />w.^Bétili itorace, Jautres Jfeis poiât dir ftWt, 'd^BiBfAMï 4^ CO^r» des vomissements. qUélqiiefois^'dei ia

constipation, plus souvent une diarrhée de mati%it|S mal

46Mtfe«<»..l9.teiiiitre,«f9séz çrpSf le reste; du corps maigre , nne ''«^ifiine:)» l^is^QU W diminue pas, sojivent beaucôuîp de ^$ld4ctoi^,40 1* tjriatease; le visage e^t^ assez orà'n«iit-

ifff^uLnmsk'mst, €jt change d'un quart d'heure à Tautre; les • yeïii.«onlsQu,venlt éteint^, entourés d'un cercle lîyîde ; on i «n^oijk.fooyept le bjanc pendant le temps du sommefl, v'qHt:eéit «Qoqraypa^ié^ d^rêveà effrayants,' de silrsautstîonti-

rimpossîbiUté d'être u«rseul moment trànq^Res.î.és'toes soaaoïvveiil blftachefk;Je, le^ai y^es cpnuuedu'lait. Ils ; ' «mt deB.palt^itationa , des év^(iK>uiaseBie&tsv des) convul- «Mv)«v 4^ afiâoupisâetnBQftd toogs et prûfonda^» âe9(9ueiirs , Wdeik'tomà çoqpV de^fièvrèâqov wt^e^^ Inm^t^i^e^de ' wafigjijté, d^ pertes de vi^e-et ^.ifol%,qvi 4*e«f J#igtempsw dee pardysîiéè ou dëvï, tMJMt. mi4^^ jiwfç* ou d6s jan)be% dé&iHigourdis$emé»ti»r;' 1m geMi¥»ft>;iipi^en lôawaÂs^ ^t^ et coDcmie rongôe« ; ste. Q^t^sè^y||»lél^;ha- %let^ le poules petit etîrtrégidîèp, i^ièmMà,j^fi/^:qi^ ^t 1^ de» Sjyimptômea les moins équivoques , fréquemment une petite toux sèche, souvent une espèce de muoosité

d^nfi.lea^.BQUep^ciUieltj^uefpis de très- longues et violentes

/ççlii^es^ qui sont les suites dé f innannnàti^ti ^poe les.! ers

fQ6C9sipni)eivt dans,queh)ues parties âe» intèstîiisv'.tBttTse

;tftivi»^ ^jqu^fois |)l^'jan àbc^s à YexXéAéùrâaii testre,

dont il sort des vers qui ont perc;^ tes întestînii/' .r i^i :•, .

v,-v.|^'<m j» upe foule de .rjemëde pW ïès vôré. IJkyTmette

m ,^e^^-H?i?^<rà, quirest un des pliis ôTditek%s;^'e^ttès-

bon^.QudJid^ mal^é J^es remèdes, leà Vers siibsistçifi il

:.GQDvient,d^.Qonsiflter quelqu'un pour en efh^dypr de i{dus

offiçac^^, çp jqui est ,lrè§-importiEiîft ,'* puis^iie^ • quoique

f^^t^-^tce la incritié des, ^enfants ait des ve^y et 4ue ïplu-

r 8iep;r& ,^.pp?tçii.t très-bien / il y eii a cependï»^'qul^ les

. .Tçer§.tfl!ent trè^réellernçnt, après leur Vt'viôîi^^it'dwnaaux

/,<5çuels.pei\^antplu^eiijrs àiinééà. ' '-i •'''"']/;.''

. • Xjçtte diepQsitîon à avoir' des Sfei^ p^fmi^ •tiQiS^'®^*^^®*

...^igi^s^ons imparfaites ; ^insi. ft fau^f é^e^ (fe €(cmi|ei^ auK

.enf^njb^.qm sont dans ce cas deâ ctfbsèàT^iffiktlcrs&^àiéërer.

,.JI.'f8[Çt.suctoijt..bîeni se g^rd^fde feùr ^knftïé^wailne re-

j^aè^,.(^ç&^upe^, qui, supposé inlïne qti'èllësilélwiiittSBent

iquelquesjversl^d^^^^ <iéii8iiië'qïm' lui en

^f^J^s^^^reprodu^ire dç nouveaux. Un Ibi^ 't^Kg#«lrféimaille

d^e^fejc, ^t ce qui détruit lé mîeuît ééttéœëffôatifei ^rmi-

ineu&e..

r ,^, , Lad/éMè des «toelïbfwV

'''G«'é' aperçait deT'Jajt^^ coôhon quand

' â'^éât tomi dt^j>e0aiit*^ sai^l^ç.^sa gpi;g^ ,spnt chargées

- lAi fiâtes pipt]ileflr;'7)$i ^aç^ixenlp l^^ soie$^es| sanglante.

'•^ IPfàét fiéj^acer }kriittftM ^J^aqj^ 4^ la ladrerie des autres

*"* te>èli(îl»cikd^doBiifer,(te:b9fîD^paill^^ ft^ le saigner sous

*' ' itf '4^*^'fel>^îgnftt s^uv^Bfcea eau^Jaire, et le nourrir avec

"^rêâu^dawn'^inêiéB ai^idi^^i^rç devin.

Remède infaillible contre la faiblesse d'estomac. . ^ '

Le remède le plas efficace, le remède souverain à Taide duquel ^on peut combattre les faiblesses d'estomac qui ne tiennent à aucune^ause inflammatoire, consiste à prendre, le matin, un œuf de poule frais, cru, délayé dans un bon verre de vin. On répète ce remîide pendant plusieurs jours, et bientôt la faiblesse disparaît complète-* ment, et l'estomac recouvre sa force et reprend ses îoriQr tions. f

Remède contre la rage.

Toute personne mordue par un animal enragé, ou soupçonné comme tel, devra à l'instant même presser sa blessure dans tous les sens, afin d'en faire sortir le sang etial)ave.

On lavera ensuite cette blessure soit avec de TalcétR volatil étendu d'eau , soit avec dé Teau de lessive, ou de l'eau de chaux, de savon, de Teau salée, et, à déKiût^ avec de Teau pure ou même avec de l'urine. .

On fera ensuite chauffer à blanc un morceau de fér que Ton appliquera profondément sur la blessure. " " ' ' ''

Ces moyens, bien employés/ sufBront pour écartet^ toute espèce de danger : toutes les fois qu'ils pourront être adtiiî- Xïistrés par un homme de Vart, il y aura avantagé pour là personne mordue, et, dans tous les cds, il'sera riêcés'saîre d'en appeler un, niême après i'em{iloî de ces uioyetié; attendu 'qu'il pourra seul bien apprécier h, profondeur des Ixlessùrès, et qu*une 'cautérisation qui aurait' été incorô^' plétement faite serait sans efficacité.'* ' *' " ' ^'^1

On ne saurait trop rappeler au public le danger qui existe dans Tusage de prétendus spécifiques que vendent et tiistribueiit les ehariata^nâ. On xie connaft, jusqu^'à' ce

jour, de préservatif certain contre la rage que la cautériis^ation suivie (Vun traitement local et convenable.

Sï^gnement de nez, ^ . .

On a imaginé, pour arrêter l'écoulement du sang par le nez, quand il devient inquiétant, un grand nombre de «noyens qu'on emploie avec plus ou moins de succès. Parmi tous ces moyens, un des plus efficaces consiste à élever les bras en haut et à les maintenir parallèlement ilans cette position : il paraît que cette position provoque •daii^ les muscles du cou des contractions qui diminuent i' afflux du sang dans la tête. . ., . '

Indigestion.

Trop souvent, lorsqu'on egt attaqué d'une iadigeetioç, <n\ a recours aux liqueurs &piritueu3es.et mçme, à l'i^u* 4e>^e, qui a précisément les, propriété* contraires au }^p ^*pn se propose. Le meilleur remède et ej\ même temps îe plus simple .jî^t de boire, .b^uçou£ d*eau,;tiè4e, poftr exciter 1^ vomissementr surtout dan^, le cas. où l'indigestion a ét^ causée p^r ^uite d'alimçnts ipg^^ çp; tjrçjp grande quantité dans l'estom^vc^ On.peut boire ensuite^ du 4!jié légèrement sucré. ,; . . * , i

, , Si rindigestion est causée par une faiblesse d'iestpçiac^ il faut alors employer des moyens pour faciliter le passagf^ 4es aliments jusque dans, les , intestins^ Ici la. meilleur remède consiste à boire de l'eau bouillie, — r f e^u tlou^Uie «e fait pas vomir, — dans laquelle on verse une très-petite ^quantité d' eau-de-vie . : . . : ;

' \ Piqûre Ae mouche causantMa mort.

0ri§ mouche ordinaire pèuidotuierlamorjÈâ un hiuxun^

--Î7ft —

el eelft pi^s^ve sîëUmtanénamt , à Tépoqfi!» dvÉ-forfe» diiilewn»^ lift moindre négVf asee daos rtepj^eeâStaiii^'mm reioède effielH^e luls^ édbapper tout espoir dé'gaBriéofi» XJçienibte e3pç«i0e ne le' prouve i](iie tnç. : ■ r.^

M. Gouauît, ancien avoué, employé an ^rdfo-ytjar.tfîbmial de première instance de Bourges , rentrait m» soir, après son travail, a son doirilcile ; chemin faisant, if fut pî.cjué au-dessus de la lèvre supérieure ; fl n jjpfit pi» garde. ; cependant, tes souffrances devenant int^lérj^es^ force fut d*envoyer chercher uç médçiçîn. Mais idéjàl^ pal avait fait si grand chemin, qu'il était incurable lorsque lesrecours arrivèrent. Le lendemain, M. Gouault expirAiL dans d'atroces douleurs. . -

Nous ne saurions trop recosupander de prendre fdesprécautions, et, en cas de piqûre, de recourir yite à la science du médecin, ou, s'il est éloigné,^ aux remède^ di» moins que Ton peut avoir sous la main ; car il en est^jplusieurs et de fort efficaces. ,^

Presser la petite plaie en tous sens pour en faire sortir le ^rus; laver ensuite, non avec de l'eau Beulemejitr mais avec de Turine d'un homme sain, si Ton n'a pas d'ammoïiîaquè liquide ; enfin, s^ n'y a danger de laisser un^ cicatrice du 4'^ttaqueV» un vaisçeaai .<|u une artère, au besoin, cicatriser au fer rooge. -^ S^i rQajiyîose par frayeur^ pu maladresse, ou prudenee, prc^ndf^ ai» jnoinsles précautions déjà indiquée^,,' en attendant rbi»9tn^ ; .dç Tairt, dont la scienoe ^t Ifi v*ai^ garantie de fu^îs^n ; mais, :nous le répétons, la négli^enci^ est funeste* . . ;

.1 ■ .' . . ^ '■ « ^ ■■ ' .■ ■• • "'•"-•'' Pou de porc.

f Quelquefois li^ pi»^ «ont CQUverM de pbux^ œ gui le» f0r(^ 9.iM^ frotter contre^ les murs «t ,à oublier même de na^sger.pour se garaotir^è là démangeaiîâon'quiSèèÉour-

:. ,i iuèntei ; aloi»' ijà ienaigénent seiiflibl6m«f|b. Iti ne ikut pas ;> àttenâre ^eFaBiinal soit accablé par cetteVetnRihie 'pour

. rT>vlt>îiétnai« vitjfiiist /faim braSHr dela-gi«ind'âe«tapys et en larer fortçmèiftle ^ptm [i les pduk iiiieiii^iit, et 'l'anjnexal :)^T0|»rdiâ«atKail(iiifi|ité. ^'

-;i r ' Pj^fli to.hétçgàjalf^i . , : ... .,

^'- * Kiîtes fondre ensemble du camphre, delà fleur dé soa- "^ ' frej d^ la cîre ; frdttez-en là brebis trois oii quatre fois, et ' 'làvez-la dans Teau nette.

La pépie est une maladie des poules et des oispaux à

' 'langue poitrtue. — Elle se manifeste par unie pellicule

*'' blancbe/ tirant un jieusiïr le jaune, qui entoure le bout

de la langue, CAte pellicule empêche les poules de boire

' et de chanter. Elles ïnangènt peu .et avec beaucoup de

peines. Il faut lever cette pellicule, et avoir la préxîau-

' tion , après cette "opération, de leur faire' av^Jer uii jpei; de

'^ 'vin ou de cidre.

Procédé nouveau contre le «rodp.. r. ^

' ' ^La trachéotomie , ouverture faîte au bistouri aux bron- ' ches, vaisseaux de la trachée-artère qui distribuent T air ' aox poumons, est considérée comme Seul proèèd^ éfE- ' eaeé. Mais si le mal est morte), ce remède est àfireux pour les maires; le médeéin lui-m&me peut hésiter' devaîitl*effr©i ées ^«nte, eft cependant' ta* mSftsafelt sa victime. Un praticien éprouvé de Montmartre, M. Loiseau, a trouvé un procédé qui peut, dans certains cas, ! dispenser 'im Topëration sanglante, etf ce prcbédè a été ' l'ol^et d'un rapport et M; Trousseau à l'Académie de «iédècii)e , dont les cènctusîàns ont été des itit»9t%(ment8

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à Tâutebr, et le renvoi du mémoire ao eomité dé 'publication. • - "^'ï Il consiste à întrodài^e par la bouche dans le lar^ife ' dont répîglotte est aoulevée parle dmgt indicateur gatidië'' armé d'un anneau métallique, un tube laryngien ehàrgféàt^^' de grosseur variable selon l'âge, qui permet d'introduiine^^ à l'intérieur les agents curatifs com'enaWes, substances" • liquides, pulvérulentes» caustiques^ etc. L'auteur a ofetetite ' ainsi de notables succès. ..../ir

Mâilot ( tfèfle deehe^. Wriioot ).

Cetlte plaute croît dan3 les prés et le long de$ baief^^r elle acquiert, en séchant, une odeur assez agréable. 0^,^ a vanté son efficacité contre la colique , les vent» et la. , dyssenterie. On a préconisé le succès de son infusion coç-fj tre les douleurs de l'utérus et l'inflammation de cet orgapc^q {jlore médicale ). L'infusion des fleure est bonne en comf,. presse sur les yeux contre les inflammations des paupi^-r,, res ; appliquée en cataplasme, elle adoucit et résout leç,^^ agglomérations du sang dans les douleurs locales.

Infusion : 15 à 30 grammes par litre d'eau. ,^ r , :^

Décoction : on applique le mélilot cuit en cataplasme,,; etl'oTise sert de sa décoction en fomentations. . ,.

Eau distillée : employée pour collyre.

Les bains de mer préservent de la rage. ' , ^

Onignore généraknientqa'dn a sousia maii» tshù remèd^e^' à bien dps maux. Uf^ avsuvtage obtenu^ fait oublicnr d'au-^' très '^^vankagesqu-on vivait obtenue 4aûs la mêiâevo^;^^; Voici fce que dit l'histoire : ,•' : i i^ o

/H' li: y a dieux siècles, 1^ trahemeÎDt mai^n n'était guèï^^ employé que dans les cas d'hydrophobie. »• ''^v î

^ YSiÇ^i^sPïKiÇ? BV^^^J^AiÇ^^ airt^fiWe troupe qjûj^îQys. pressez aux bains de mer! Toute autre accusation you^, , eû|.i;»^iç|)lé moîi^s h^convepante que celte-jàt Et vpus» hqi^QpatheSy ^ quelljd boniie fortune jjetef à Veau pour le^g^érir ceux-rlàtmêm^squi ont horreur 4®: reîiu I- — ^ Car, SQ}t^X poi^r les gens qui ne savent pas le grfic, ret il y. ew a^ eçcpre quelquesrun^^ hydrophobe^ Aésigne q\ii a bor-. rqpr^/fe. y^^i et homéopathe^ qui guérit la soitfffapoe, lej mal, par un mal semblable. II est visu qx^^^^qui^uèrH n'est pas compris dans le mot étymologique. Mais enfin voici le fait que cdnté ïê -savant Thomas Biirnet :

« C*est la coutume, écrivait- il en 1691, d'envoyer à la mer ceux qui ont été mordus par des chiens enragée, poui* être plongés trois fois au commencement ide là morsure. > Ce qui signifie, peu de temps après avoir été mordus ; et il cite un enfant de Delpt guéri par ce moyen. Ce ' niédeeiri ordinaire du roi de la Grande-Bretagne avàît, il est vtai, ajouté, par précaution, au traitement marin la scarification avec application fle ventouses à beaucoup de ^ttmmi?^, àit-iU

Belmont Joann raconté aussi une expérience semblable. ' C'était à bord d'ùrt tiavire^ qui fltt envoyé à uh'riïilïe au large ; là, fut plongé à la mer un vieillard enragé. « On Tavait attaché au bout d'une vergue ; il fut précipité une ' première fois dans f eau, oii on le laissa fespace d*Un Miserere, »» puis deux autres fois / pendant , l'espace d'un Ave^ Maria, » Ce qui fait aussi trois immersions -, et le narrâtt^r ajoiate : On le hisg» à bord,.au il ft^ etm^é sûr le-ilpa* Je ôroyoiâ qu'il fustmort, et qu^on &e>mocqûoit dé mp^;/ni^$>4'^ocâ4u il fut -délié» il oohmiQnça à rejeter ce qu'il avoit bu, il revint aussitôt/et.bièn guéri de sa r%^. <? iE^Voe que Vémotion ajouterait aux àiystériëux pouvoirs de l'eau de njierl ' i ^ ! /

'éè9iïbmm(^ieém qm teiieftt Ik i(ft)îti6i<UJ4^Qhiibe.^fd; maintenant un i^iâéAsè^tittiltfdit;' ilflWtf èB^ éf yom ^wh b ^

'^Ûé:'érm^%(!^'i^n^ ^ reçoit ^^cen»

qa*ils remplacent là.,, des enré^rf^ôf^i^^^^/ks^imàim^

'!fé*^^']^M^air^"''^'-'' ■^> ''^■'•' ^-^'^ ?'^-.v^->r^^=>oJ

. Ma! aux «Ubats des jxeafs. '-

deartfQf ^4^rf^«l) *?pftçni.€twd|éiàii^îi qç j^^

les feuillets de chair de la muraille et de la sole sont qvidr

quefois mis à découvert.

^^^i^faiS^'&tet &iié;rtt&Vàï^^ifip^i'âtîmîr^ "«î^^ ^'^^

^'^' Ua «cfiïté c6hi]^fètè 'àd sSb^ à^îiea^'^tfaftfô^cto^an

'•4i^^'i aidrs'fl faut aî)£ittfè1èi)œufi %'»tar^««8(«IîttJ*-

rait être longue. .ginelns

Migraine, maui de^ent^ saiK«eaaent3 de bez, )>a«ar'«.

enpoudre, renfermez-en une petite fte§Wîifa»lîmàso»tteau de - n^ftiseffifê^^ vMiez^M dams votre oreiUe, (fe^Bhque côté. Itêst rare ^ifelaPhâgiraitte résiste.* •, oioH

ifaVde dents. ^Ik^enl€ vous font-elleatawifft'î et Dieu sait comme ^lles^tcSturent quand elles ^ctoolBent ! âh^lt^r>}S ^S^^ur'l^'sfiiiis^firurile oemMMih^ ou du moins dans le |)lc^'^i^d')ii0mbf»H6Tn3««;jiir^^

db cotQououaté^ MÀbi^ d'wi^ au 4^^x gP^^f^A^f^^ farrite.Jfi répéta mer «tt éfeu?^ gputtef > c^q^fi;Qd^Lt^

Lesjpanam, cea foyers de douleur^^,^dîs|i§mi^f^^^ naoiDs de trois jour^garl(^ trt^iteinent suivant :

Prenez n» oignon blanc, faites-le cuire au fexk (sous la '^cendre), coupez-le en deux , tout chaud, et' éfiltoial^ekren tcttitleiiaï; ïlenouveîie^Té^^hîrtiën deux fofe par joiir; ^

L'eau satëe contra^fos vers. ,

JTyfipItsâe 150 ans qpe^B^Iivî a observé querchez -iëspeiBaiines, les» enfants 6U]^i;kt, attaqués j^r Içs vers,

<;eiùirià remontaient ju^quie vers To^ophage -et ^nenaçaient v^'uoe #Qfipa^t^n« Dans cet instant dëdsif, Le nieilieur lé-

m&de, selon ce 4^1èbre médecin, consista dans^remploi de i rea<i;fort€îine*ît salée. Le sel fait j^rir les vers , s'il les

ismh» ,aar Kt^f^e f de là le même eflei dans le corgs des

enfants. r î . ; ; ,.,.

Sel marin comme condiment pour Tes anitàanx.

Yjpm» 8^9 M^ Q^<al,j^si pip^oot^nadu.^ à. donner yattj&^a0ij0iii^(..QQflpp^ qçpliip^ntj, jOA^l^^

Porc* .. *. >,--..•! :^A 1? .,:;; Jr^T: .0. T

.-• ■ :£3l4nt«U: -., .. .,..„. ^' . lift, è/. 185; ,..'j .*-^.v ^ r'^Stoioi^ vumtmmt lea fjcaft^rtîOo^/rMo^iitaiidéff par

'Bœuf de travail. ,

60 gram. par 'pê.

Vaclie' laitière. .

Boeuf d'engrais. .

. ëoâiso' -i---"'!

Vftau d'un an; .

Porc d'engrais. .

Cheval et'mulet. .

Mouton.' ...

. Ili2à 2' — ;• ';

Disons en passant, ce que d'aiUeurs tout lé inonde iait aussi bien que nous, que c*est au sel marin que soiii dues et Fabotidance des pâturagies des bords de là mer , et les qualités si précieuses des fourrage des prés saMs,

, EaasédaUTO.

Ueau sédative, comme Tindique son étjnnologie (5^dare), calme les douleurs quelquefois les plus invétérées et devenues chroniques, c'est-à-dire habituelles. ïlhuma* tismes, obstructions des vaisseaux sanguins, âèvres, inflammations, apoplexie , palpitations dé cœur , enflure des membres avec rougeur, éruptions cutanées etérysioélantes, piqûre de serpents et d'insectes qui infiltrent dans le sang un poison acide, etc., trouvent dans Teau sédative un remède radical souvent , et toujours un soulagement presque instantané.

On peut fort bien, sans être sceptique , ne pas voir dans le camphre ou Taloès une panacée qui Va guéi^ir tous lès maux depuis Cadix jusqu'à Chàndernagor. Il nb faut pas non plus, parce qu une mode avait tout exagéré , pat un retour contraire, ne plus crdire à TefiScacité d'une découverte sérieuse. Le vrai est souvent entre deux excès. Ainsi ddît-on accueillir, avec une profonde recoilnaissatice pour l'inventeur, line eau qui, dans une foule de cas, ôte la douleur comme avec la main, et qui est sî fatcile à composer,, si peu coûteuse. Nous croyons donc, et nous croyons

4!agr^aj9xpériencû'personnelle, être dans le vrai et mettre sur la vp)e de Tutite^ en indiquant ici, d'après l'auteur -que nous laissons parler : 1^ les formules, 2* rapplication , 3* Texplication théorique c^e Faction de Teau sédative. Formules. — 1'« formule, ou eau sédative ordinaire : Ammoniaque liquide à 22® B., 60 grammes.

Alcool camphréi- , 30-

^,. Seltde examine, (autrement dit, sel gris ^

sel marin) (1), 30 grammes.

JEau ordinaire/ I litre.

% formule, ou eau sédative moyenne :

Ammoniaque liquide à 22<> B., 8Ô grammes.

Alcool camphré, 10 —

Sel de cuisine, 30 —

Eau ordinaire, 1 litre.

3« formule, ou eau sédative, trèa-foiie :

Ammoniaque liquide à. 22*^ B,, 100 grammes*

Alcool camphré y ' 10 -—

Sel de cuisine, 30 —

Eau ordinaire, 1 litre.

iV. B. Si Ton tenait à dissimuler l'odeur de Teau sédative , on pourrait y ajouter- une quantité suffisante d'essence de rose , oii toute autre essence. Mais, en général» le malade, qui trouve excellent tout ce qui le soulage, sait se passer de cette superfluité. .

. Manière de préparer cette eau. — On verse, d*un côté , [r alcool camphré dans la quantité' prescrite d'ammoniaque liquide; on bouche avec soin, on agit^ le flacon, et on laisse reposer un instant le mélange. D'un autre côté^ oa fait fondre le sel de cuisine dans la quantité voulue

(I) Le sel, à la dose dé 60 grammes , rendrait cette eau plus active , mais laisserait sur la peau une effloresceoce désagréable. .

— 38*.d*ea« ordinaire , en ajant la précaotion d'y v^raer qjai^ ) qiies goàttès d^ammoniaqae'tiquiâe} on laisse dé jpo^er tea impuretés du ael / et quand , le sel étant entièremeal fondu., Teau est redevenaftjimpikie,' on 4» décante doucesment» e'fât-à-dim on en prend la quantité qui est ctemre^ ou on hi'flti^& travers le papier joseph.^ On y verse vivement ensuite Fammoniaque camphrée , on t)ouche et Ton agite ; Teac est dès lors bdnae* à s^vk. On a sein èè ta conserver todgours bien bouchée.

Voiei- k manière la plus expéditiVe de préparer Vem sédative <Krdinaire , san» avoir recours à la rigueur de fit balance pourl^n peser les ingrédients. On laisse dissoudre et déposer une poignée de sel de cuisine dan» un verre i boire ordinaire rempli d'eau. Quand cette cpérationt est achevée,, et que Teau a repris sa limpidité, on verse deux petits verres à liqueur pleins d'ammoniaque dans* une bouteille d'un litre , puis un. demi-petit verre à. liqueur d'alcool camphré ; on agite la bouteille après l'avoir bonchéor. On y mêle ensuite le verre d'eau salée touienti^ ; on agite enclore et Ton achève de remplir la bouteille d*eaa QOcKaaite^

iSi l^on avait à sa disposition: un vase {dus^ grand ^ et qUi'on vouI€t se.fMreune provision' plus considérable d'ea« nédalÂVie,' on verserait dans; ce vase un verre à boiire d'eàtt saturée de sel de cuisine, un verre à boire plein d'asoni»- ■iaque campbréle, puis enfin. seize verses d^eau ordinaire.

iVr.. B. QjiiAiid if eaiB sédative- est piséparée avee tous tes ffoinadétpifopff^ indiqués* cinlssâttst ^ e^ nfen laisse pas mcâns^diéposer tlne poudre: ^ncbe qui est un aavo&nk et «ttnphre^et d'ammoniaque. Ce! dépôt n'esl point inutile,, et Ton a soin de bien agiter la bouteille chaque fois que Von veut s*en servir , afin de répartir également ce çavonule dans le liquida.

Lor^Q^bri à de Yèm safêe toute prête à sa disposition , la confectioh dei'eau sédative né dure pas une minutel

. Ul «IflApaTeille <taîfhe-«àblé).

Cette plante en décoction est un dépuratif trë64)QQ pour les saiigs scrofuleux et vénériens*; infusée isip^ du yi|i ronge ei \mé le matii\ à jeun, elle fticilite la menstruation. (Cahaignèt. ) On l'emploie dans le traiti^ment des maladies s;^pbilitiques. Buchan ^affirx^e avoir guéjçi, plusieurs maladif yénériehnés avec la seule décbçUon de Las^lse-*]' pareille.

Déêoàttfm : 3 obces pour un Ktre et demi d'eau, réduit à un littë, que Ton feit prendre par Verre d^ns l^espace de vingt^qiïatre heures. / * * " î r

^^,,,1 Qurpi dt»}ig^al)«(MrM;lririiiajrâgdiuait.

Quaîi9 leâ récoltes dé poînmes de terre 4)nt lîe^, on» laisse ^ssêz souvent les bdéùfs libres » et ils profitent de leur liberté^trop souvent pour se rendre malacj^s,. n'étant r pas pldâ sages eh cela que beaucoup d'hommes affranehis^ pourufi jôV dé leurs durs du ennuyeux travaux. Nous croyons dévoiç emprunter au Culiivaieur vétérinaire de M. Henri' Affàuli Tindication des soii}s à donner , ,

c Lès ruminants sont ordinairement voracés ^t . avaient des corps volùmjneux, comité, par exemple^- unegjcosser pomme' die terre ou une racine crue qui, arrêtées danf l'œsopHàge/lë distendent /i^mprim^nt la trachée^ ^interceptent î^p, et déierfninçrit'uTîeVéri^^ ^

» T^âûeménf. '- — Si ïë cprps est rond , isaps aspérités\ et résisùht, et si la respiration n'est pas compléteiqect

supprimée, on opère de bas en haut des pressions légères, modérées, pour faire remonter le corps étranger.

H S'il s'agit d'une pomme de terre ou d'une racine cuite, on cherche à l'écraser par des pressions de haut en bas, puis à la faire tomber dans T estomac .

n Si ces moyens sont insuffisants , on cherche alors à refouler le corps étranger en exerçant une pression directe sur lui à Taide d'une baguette flexible, ronde à son extrémité. etgarnie d'étoupe ou de linge, afin d'éviter le déchirement de la membrane œsophagienne.

« Enfin , si ce dernier moyen est sans succès, l'ouverture de l'œsophage est indispensable.

« Si le vétérinaire n'est pas là , et si la respiration est complètement supprimée, si la suffocation est imminente , le cultivateur ne doit pas hésiter , il doit faire lui-même l'opération.

•• Il arrivera de deux choses Tune : ou l'incision sera bien réussie , et à son arrivée le vétérinaire conduira à bonne fin l'opération commencée ; ou bien encore elle aura été mal faite , et alors l'on abattra l'animal , et sa chair restera ainsi dans la condition d'une bonne vente, ce qui n'arriverait pas si l'animal périssait,

« Pour éviter ce danger aux animaux, il est prudent de ne lei^ donner que des racines coupées.

» Si on surprend un animal mangeait à même un tas de racines, il faut bien se garder de l'effrayer ^ il faut, au contraire , le chasser doucement pour lui donner le temps de broyer la racine qu'il a d/gins la bouche ; autrement, la frayeur et la surprise pourraient la, lui faire avaler tout entière , et Qonséquemment amener l'accident^.dont nous venons de parler» » : . i

Tonte de chevaux.

Des hygiénistes recommandent de s abstenir de la tonte, et ils s'appuient sur cette opinion que^siJa nature , en bonne mère , a donné au cheval un poil d'hiver , c'est assurément pour le garantir du froid et le soustraire à tous ses inconvénieMs.

D'autres, au contraire , prétendent que cette opération <efct très-favorable au cheval, et nous sommes de leur avis.

Voici leurs raisons , qui nous paraissent péremptoires :

La peau étant le siège de sécrétions continuelles ayant pour objet d'entraîner au dehors des matières inutiles et même dangereuses si elles restent dans l'économie , il est 43onc nécessaire d'entretenir constamment ces importantes fonctions et de maintenir entre les sécrétions internes et externes un équilibre sans lequel la santé ne peut exister.

Non-seulement Texpérience a prouvé de quelle importance était le maintien en activité des fonctions cutanées, mais elle a prouvé aussi que, si ces dernières ne pouvaient être supprimées , ni même diminuées sans danger , il ne fallait pas non plus qu'elles fussent trop abondantes, parce <iu' alors elles affaiblissaient les animaux , et les rendaient par conséquent plus sensibles aux causes morbifiques dont ils sont constamment entourés.

Les exciter chez les uns , les modérer, chez les autres, et les tenir constamment dans un état convenable... tel est le but auquel doit tendre sans cesse le vétérinaire Hygiéniste.

A cet effet, la tonte est le moyen le plus puissant qu'il 4aît en son pouvoir. Aussi est-élle mise en usage dans beau- ^.oup de contrées , et notamment dans le Midi, où elle est connue de temps immémorial et pratiquée , non pas > comme le pensent quelques personnes , dans le but de

Tendre le pansage plus facile , mais bien dans Tintentioi» d'éviter des accidents et de pfécrrrer aux animaux un soulagement j^en^n plus sensible ppur quic0nqu« veut se doBri ner la pçine d'^b^erver. Four ceux-cit il n*ast pas douCeo^' ; que la tonte ne soit favorable à tous lés cbevaux, /e«': malades exceptés ^ et qu'elle ne soit surtoiiJt d'une très^-' grande utilité quand elle est pratiquée euf des animfiux * mous, ^eu, énergiques ^ transpirant laoilen^ent, et dont lés^ poils sont longs, touffus, serrés et comme; feutrés. ^ - ^

Manière de faire la tonte. — Soulever les poils à l'aide d'un peigne en laiton , les ^uf^er ïtveC ^es ciseaux légërement courbes ; brûler , avec une étoupe imbibée d'nlpQql et fixée par une baguette , les poils échappés è Tiiç^ifil^. des ci^è'âux^^ couvrir les aniiçaux pendant les, cinq o^si|^) jours qui 'suivent la tonte. ......

Epoque où elle doit se faire, — En septem!i)rje et oç-n,(j tobfe, c*e^-à-dirè à Tépoqué oîile poil d'hivef C0jmiDence,.f> à se rtwhtrer. ' ' *. ^ . 'C>

L'aTortement.

Accouchement jprénK^iuré.-^l} arrive ayapt le. QH^mft mois dans la juinént ,,avapt le neuvième dans, la vache.^et >4 , avant-le sixième chez la brebis. ... , . ,; , )->

tef exercices violeniô , les chutes., les pauts, les coup»ii;L: souà lé verltré , Ta, mauvaise nourriturç , la peur et ^effrqiîj i- Toccasionhent. /! „ ... • ...r/

Là jùmeÂt' e^Md vache avortent ordinairement sa|i^ id; dangçr. Quand Ta sortie du fœtus est difficile, il iaut p^-r:.' ; • gner T'ahini^l, s*ily a abondance de.gapg :,.luie?itfjBÛrfcle9^rM}.: matières contenues dans 1 intestin rectun) |..f JLjl|ii>aG^)^^ sh quelques lavements éir.oliients, dans la vue d'opérer le relâ- <îhement de l'oiMceidë larmâtHcè. Oh pé\it aussi friclîôtiner les reins^et,)e^yfutre,Ayec de,rea|ç-^hvi^ job^iud»* hotspO

qoe la bete a mis bas , il est à propos de lui donner uit peu de vin, du soh humecté , du foin bien choisi et beaucou'p â*ean blanche. La brebis avorté plus souvent; elle demande d'être nourrie de la même manière, et de rester tranquille dans la bergerie pefidant quatre x)u cinq jours, «t à labri de tout courant d'air ; après quoi , on la remet â la nourriture ordinaire.

Ëcorchures et eontasions.

Les contusions et ëcorchures que les traits et collier^ causent aux attelages surchargés de travaux, au commencement du printemps, sont des plaies douloureuses et qui peuvent s envenimer. Pour guérir vite, il suffit de lesimbiber plusieurs fois par jour avec une compresse trempée dans ^u fiel de porc ; plus le fiel est vieux, plus il a d'énergie. C'est un journal sérieux qui donne cette recette.

Le hoquet«

Le hoquet, par sa persistance, devient parfois trèsfatigant,, surtout chez les enfants. Il est un moyen simple €t efficace de le combattre : ce n'est point en retenant son ialeine , ni en récitant une série de mots sans reprendre iialeine. La cause est à combattre et gît dans une mauvaise digestion ou dans l'absorption trop proinpte d'un aliment. Aidez, à la digestion en avalant deux ou trois crains de gros sel de cuisine , ou croquez un morceau de sucre. Il est rare que le hoquet résiste à Tun ou à l'autre «de ces deux moyens.

Cataplasme de farine de riz contre les inflammations.

Contre toute espèce d'inflammation causée par un accident venu du dehors , tel que coup , piqûre , introduction 43ans le tissu cutané^ dans les yeux, d'un corps étranger

ou d'une liqueur corrosive,, etc., appliquez comme souverain remède, non-seulement connu par Texpërience journalière , mais approuvé par des praticiens distingués ^ appliquez tiède un cataplasme de farine de xiz, compacte comme un cataplasme de farine de lin.

^ Pour cela, prenez une poignée de beau ri^ en grain, et non pas acheté moulu. Dans celui-ci, il peut.se trouver^ même à Tinsu du vendeur, de la semoule, du sahle blanc^ des farines avariées, du 'plàite im deîàfichaux. Notez hienr cela ; car il est d*usage parmi les acteurs, et surtout parmi les actrices, de se blanchir avant d'entrer en scène. Dan» cette farine de riz dont ils se servent, et qu'on . pourrait vous remette, il p^at se trouver du blanc de plomb et même du bleU de Prusse, c'est-à-dire des poisons. Faites^ vous-men^ votre fariné de riz en Ja broyant dans u» moulîri'â calé, niais non dans un moulin à poivre ; écraseaç: le riz, si vous le voulez , dans utt pilon en fer, mais noiip en pîèrré ou soùs un moroeaU' de pierre, parce qtte le jnz^ est dùi* et pourrait enlever des molécules de pience qui blesâeraieriV la partie malade. Passer à un tamis très-^Ça , la fatîne de riz r broyez et passez plutôt deux foi^. Que 1^ , farine de fiz' mouille soit appliquée^ur rinflammation^ après avoir été étendue sur xm linge bien propre. C'est uit calrpàriit qui ôtè la douleur, et prévieiit la suppuration ; par consijqûént ,9^ ne devraif pas éCre appliqué là où la suppuràtîoh 'est nécessaire, comme pcmr un: furoncle, ulcère, , etc. ' *

Idaladies ^es organies digeètift chex lès tnlinaaK.-^GoJifiie^. . ,\ Les animaux, eh hiver, n'ont pas« toujours des bdissoii» * et des aliments qui leur conviennent. L'eau est ffoidei,iiBK: foin trop sec ou de mauvaise «qualité. 11 en résulte des coliques, des inflammations. Le premier de tous ies remèden^ est de s opposer au mal dès le principe.

S*il y a coliques d'estomac produites par une eau trop froide; faites prendre dix grammes d'éther sulfurique dans . . une demi-boutèïUe de vin* „ '

Si les' coliques sont stercorales, elles sont produites par un ama^ de matières durcies dans la courbure du colon : onpeut s'en assurer.— Purgtez avec l'aloès etdes lavements huileux répétés jusqu'à Texpulsion du crottin. Les frictions * sëches' âur lé dos facilitant. Si les coliques sont dans les boyau±; ces tî^nché^s Sont le résultat du froid ou refroidisseiiiènt, de rkumldité, du développement de gaz, d'une ' fhûuvÀise digestion ; les symptômes ne peuvent trom^r : ranimai se débat, se couche, se relève; les oreillëè sbnt chaudes, les flancs haletants, et des bruits se font é^tëftdrft'dahs le venU^ ; Tanimal ne peut uriner.

D'après là caawe, appliquez le remède. Si c'est le froid ou une transpiration supprimée, administrez des boissons et deâ lavements émôUients ; mettez sur votre cheval une coufë^thirè,faitPs des fnctioas sèches*

Si leô coliques résttHent d'une graflde quantité d*aUr mentit' trop vite ingurgités, ou d'une indigestion causée p«ir' un travail forcée faites une infusion de sauge, dô menthe, cha&hîè ime poignée , infusée d^ns 4 litres d'eau bouillante, pendant dix minutes ; pafsse^ et donnez tîède* un litre, de dix tHihates en dix minutes, en quatre fois. >

n^ est bon d'ajouter Irois ou quatre demi-lavéïdentà d'eati'dfe feoiv, d'heure en.heuré. Prom^jnez au pas le cheval maliKde,)sa;)rVsié &ire ooiirit ^i. sauter .'tineaççôusse pèu^^ déchirer les parois de l'estomac et amener la mort. ^ ,

*Ajoat»g bdissoBS de graine déclin, deguimauve. ^ les cotiques a$ se eabnent pas^ vite adressez^vous au vêterirnArj^J , ^ : ,. . - ^ • - , ^' "' ■''' "'

.^, f . i - ■ ,.-.■'. ] TJ .liK^.

,rr- 392 — . .

^ L'aloès co;itfe les brûlare^ . ^'^ '

' ' On peut cultiver l'aloës dans tous lea jajndips^Sf^roeuirer cette plante est chose facile : nos posse^siôpstd*^^''

--que en produisent partout;. et tel est i'u^^6[ i^at^nda ^u*an en peut faire : M. Simon , horticulteur à BelteyiHe, s*étant brûlé le pied avec ^ Teau boiiilIante,.j[)rH? ce qui

«e- trouvait doua sa main^ une f§uille cl^arnite d!fd^,

- l^à}àeUe il fendit en deux , en appliquant Tint^e^r^f^ la

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