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LES INDESIRABLES DES LE DEBARQUEMENT

La loi énumère quels sont les indésirables dès le débarquement: les idiots, les imbéciles, les faibles d'esprit, les épileptiques, les aliénés ou les personnes qui l'ont été au cours d'une période de cinq an,s avant leur arrivée au Canada; les personnes affligées de maladies repoussantes, contagieuses ou infectieuses, ou qui deviendront dangereuses pour la santé publique, et dont la guérison ne peut se faire dans un délai raisonnablement court; les muets, les aveugles, les infirmes, susceptibles de devenir à charge à la charité publique; les criminels reconnus; les prostituées, les courtisanes, les personnes de mauvaises moeurs, les souteneurs, les entremetteurs, ceux qui font la traite des blanches, les mendiants par métier, les personnes susceptibles d'être à charge à la charité publique, les immigrants qui n'ont pas la somme d'argent voulue pour entrer au pays, et sont amenés ici par des institutions de charité, sans permis de l'Eîat; enfin, tous ceux dont l'Etat, par une loi spéciale, décrète l'inadmissibilité au pays.

Il y a bien une autre classe d'indésirables: ceux qui, à cause des particularités spéciales de leur race, ou de leur nationalité, ne pourront jamais devenir de véritahles Canadiens. Mais, si les sociologues reconnaissent l'existence de cette catégorie, — et l'on peut dire que c'est l'une des plus importantes et des plus nombreuses que le pays reçoive, — la loi canadienne ne l'admet pas, à moins que les individus qui en forment partie ne soient par ailleurs indésirables, à ses yeux même. Tout au plus fait-elle certaines restrictions déguisées, à l'endroit des races jaunes, — Japonais, Chinois, Indous; — et encore le législateur hésite-t-il à se prononcer nettement à ce propos, de crainte de soulever des questions internationales redoutables.

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