DE QUOI REFLECHIR
Il faut avoir assisté au débarquement de ces étranger^, avoir vu, ea une couple d'heures, trois ou quatre mille hommes, femmes et enfants, fatigués d'une longue traversée faite à bord de paquebots ballottés par la mer, dans des conditions de voyage plus ou moins confortables, et parfois déplorables^ au point de vue de l'hygiène, ipour ,se faire une idée de ce que peut être cette invasion continue, dont le nombre va sans cesse s'aocroissant, d'une année à l'autre. Il faut aussi se rappeler une autre chose: avec une population d'au-delà de cent dix millions d'âmes, les Etats-Unis, cette année, reçoivent un million et demi d'immigrants, peutêtre treize cent mille; avec une population de huit millions au plus, le Canada, lui, en accueille un demi-million. Toutes proportions gardées, notre pays en reçoit donc près de cinq fois plus que la république voisine, pourtant mieux organisée que nous pour les assimiler. Ces chiffres doivent faire songer.