‹ L'immortalitéChapitre 14 sur 50 · LE GAULOIS DE PRÉAULT · texte numérisé non relu

LE GAULOIS DE PRÉAULT

Il est là, descendu de cheval, il repose,, .

De son buste trapu son bras monte nerveux, L'élan sauvage anime et son geste et sa pose, Le vent de la forêt anime ses cheveux.

Il sonde à Thorizon les vagues d^une armée.

Son bouclier d^oii sort à traits épouvantés

La tête de Méduse, et sa longue framée

Au pied d'un tronc de chêne au hasard sont jetés.

Ils sont calmes tous deux, et le cheval et Thomme; Pressés Tun contre Tautre ainsi que deux amis,

Héros faits pour lutter contre César et Rome, Ils écoutent sans peur les pas des ennemis.

Pourtant on sent courir un vent d'inquiétude Sur les deux compagnons en halte dans les bois ; La guerre a retenti jusqu'en leur solitude.

C'est Tagile César dans la Gaule aux abois.

Vercingétorix ! prends ton bouclier sombre, Ta peau de sanglier; tes soldats vont périr; Ta framée à la main, pour ton pays qui sombre, Bondis de tes forêts*; c'est l'heure de mourir !

Charles Alexandre.

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Quel enfant, devant cet Évangile de la France, ne s^ écriera :... Qu'importe que ma vie soit tranchée avant Vâge? des aveugles me plaindront ; mais moi, qui sais que je ne meurs point, je me réjouis...

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