DE LA RELIGION DE I.EIBNITZ
Ce volume était presque imprimé lorsque le hasard ût tomber dans mes mains un travail où l'auteur établit que «cette grande doctrine où Leibnitz recueillait son âme à Tabri des discordes humaines *, » n'est autre que l'enchaînement des vérités de l'immortalité. Comme il n'était pas possible avant les dernières publications allemandes de connaître dans leur ensemble et d'une manière certaine quelles furent les convictions reUgieuses de Leibnitz, il me sera permis d'extraire quelques pages de ce curieux travail, d'autant plus important pour mes propres conclusions que les solutions de Leibnitz sont en parfaite concordance
* Leibnitz d'après de nouveaux documents, par Emile Saisseti Revue des Deux Mondes ^ \ 5 décembre 1 860.
avec les affirmations des croyances celtiques et maz-^ déennes.
Je n'insisterai point sur ces concordances. Elles sont manifestes et éclateront à tous les yeux. Ainsi grâce aux investigations de la critique, la méprise qui dure depuis deux cents ans cesse sur Leibnitz. Les uns voulant en faire un catholique, les autres un protestant, les plus dégagés un philosophe à système, au lieu d'y reconnaître simplement un grand homme qui, planant dans son for intérieur au-dessus de toute théologie et de toute école, trouvait par sa vaste méditation les axiomes de l'âme humaine.