EPÎTRE A TITE
Je t'ai laissé en Crète , afin que tu y règles tout ce qui reste à régler. Car il y en a plusieurs parmi ceux qui ont embrassé la foi, qui enseignent par un intérêt honteux ce qui ne se doit point. On a dit des Cretois qu'ils sont toujours menteurs. Ce sont de méchantes bétes qui n'aiment qu'à manger et à ne rien faire. Ce témoignage est véritable. Reprends-les donc fortement, afin qu'ils conservent la vérité de la foi et qu'ils ne s'arrêtent point à des fables judaïques. Enseigne aux vieil-
lards* àjtre sobres, honnêtes, modérés, à se conserver purs dans la foi , la charité et la patience.
La grâce d'Adonaï qui est notre salut a paru à tous les hommes; c'est par elle que, renonçant à toutes les pensées de ce monde qui va finir, nous nous remplissons de la bienheureuse espérance de la manifestation prochaine de notre Sauveur. Car il s'est donné pour nous racheter de tout châtiment du péché, se préparant ainsi par notre purification le nouveau peuple ( >.aov ) qui doit jouir sous son règne de l'abondance promise.
Recommande à tes subordonnés d'obéir aux puissants, de ne rien faire pour en être inquiétés, et d'être doux avec tout le monde. Nous avons nous-mêmes autrefois pratiqué le mal sous toutes les formes ; mais la bonté et l'amour d'Adonaï nous ont sauvés, non pas à cause des œuvres de justice que nous avons faites, mais à cause de sa miséricorde qu'il lui a plu de faire tomber sur nous et non sur d'autres. Il nous a fait renaître par le baptême en introduisant en nous un esprit que la mort ne peut plus éteindre. Il a voulu nous envoyer ce nouvel esprit par son Christ Jésus, afin qu'étant justifiés par la grâce, nous devinssions cohéritiers de la pro-messe.
Évite les questions impertinentes, les discussions et
i. On ne traduit pas ici les mots TrpeffSuxaç, wpeffôuxepovç , par « prêtres. »
« Quand je me glorifierais on peu plus de la puissance que le Seigneur m*a donnée pour yotre édification (oixo^opiV, la construction de TOtre nonrel Are) et non pas pour votre destruction, je n^aurais pas sajet d'en rougir. Hais afin qu'il ne semble pas que nous voulions vous étonner par des lettres, — parce que, disent-ils, les lettres de Paul sont graves et fortes, mais, lorsqu'il est présent, il parait bas en sa personne et méprisable en son discours... » (Ch. x, v. 8-10.)
a J'ai pour vous un amour de jalousie, de cette jalousie qu'éprouve Adonaî notre Dieu, parce que je vous ai fiancés à cet unique époux qui est le Christ... Je ne pense pas avoir été inférieur en rien à ce que la tftche des apôtres a de plus grand, tûv ûiràp TJiœ* âiroGToXuv. Si je suis grossier et peu instruit pour la parole, il n'en* est pas de môme pour la science (la connaissance des Écritures)... Je ne veux pas laisser cette occasion de se glorifier à ceux qui la cherchent en voulant paraître tout à fait semblable à nous, pour trouver en cela un sujet dé gloire. Car ce sont de faux apôtres, de mauvais ouvriers, qui se transforment en apôtres du Christ... Sont-ils Hébreux? — Je le suis aussi. Sont-ils enfants d'Israël? — Je le suis aussi. Sont-ils de la race d'Abraham ? — J'en suis aussi. Sont-ils serviteurs (^loocovoi) du Christ? — Quand je devrais passer pour imprudent, j'ose dire que je le suis encore plus qu'eux. (Que serait devenu en