‹ L'Immortalité selon le ChristChapitre 25 sur 33 · I.A RESURRECTION FACULTATIVE · texte numérisé non relu

I.A RESURRECTION FACULTATIVE

« Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. »

Saint Paul, /« aux Cor., ch. xi, v. 31.

On pourrait supposer une loi divine, ayant réglé d'avance les destinées d'une espèce d'êtres, et s* exprimant par les principes et les conseils suivants :

(( Ceux qui sont charnels aiment et goûtent les choses de la chair; et ceux qui sont spirituels aiment et goûtent les choses de Tesprit. »

a Or cet amour des choses de la chair est la mort; au lieu que Tamour des choses de Fesprit est la vie. »

« Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si vous faites mourir par l'esprit les œuvres de la chair, vous vivrez, »

iM LiaaORTALlTÉ

Mais ces œnrres ne saurakat par eDes-mémes ramener dans la chair one fie qoi ne paisse pins s^y éteindre ^ Si elles n'ont jamais produit cet eflet dans les temps passés, ponrqooi le prodoiraient-^llesà la fin des temps? Par quel moyen , en on mot , donner aox œuTres une place quelconque dans ce raisonnement complet par luimême et que Ton détruit dès qu'on cherche à l'étendre : La loi était la mort, Jésus est la vie ; rien de ce qui a été la loi, rien de ce qui n'est pas Jésus lui-même ne peut être la vie. Or, par quoi niets-je Jésus en moi? — Par la foi seule ; donc la poi seule fait vivre.

La suite de Tépître est la paraphrase de ce raisonnement. Les œuvres de Paul qu'A nous reste à passer en revue ne sont aussi que des diversifications des mêmes idées; nous nous bornerons donc, en commençant par celle-ci , à donner de chacune d'elles un abrégé rapide. La forme qui nous paraît la plus propre à conserver la physionomie littéraire de Fauteur, étaût la forme directe, nous l'adoptons dès à présent jusqu'à la fin de ces résumés.

(( 0 Galates insensés, qui vous a ensorcelés? » Ce n'est point la Torahqui a pu mettre en vous l'esprit nouveau,

1. Nous savons que la nécessité d'une morale l'amène quelquefois à laisser entendre tout le contraire ; et c'est cette idée , opposée à celle du salut par la foi et inconciliable avec elle, que nous aurons à exami> ner dans lo chapitre suivant.

sont la fornication, l'impureté, l'impudicité, la dissolution, l'idolâtrie, les empoisonnements, Finimitié, les dissensions, les jalousies, les animosités, les querelles, les divisions, les envies, les meurtres, les ivrogneries, les débauches, et autres vices semblables. »

« Les fruits de l'esprit au contraire sont la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l'humanité, la longanimité, la douceur, la modestie, la continence, la chasteté. »

(( Les œuvres de la chair sont les membres de l'homme ancien (ou mortel); les œuvres de l'esprit sont les membres de l'homme nouveau (ou immortel). »

« Faites donc mourir les membres mortels, — dépouillez le vieil homme avec ses oeuvres. »

a Et revêtez-vous du nouveau; donnez-vous des entrailles de miséricorde, de bonté, d-humilité, de modestie, de patience. Mais surtout revêtez-vous de la charité qui est le lien de la perfection. »

« Rien ne nous sert pour la vie éternelle que Pêtre nouveau que nous créons en nous, »

« Nous reconnaissons à l'amour que nous avons pour nos frères que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n'aime point demeure dans la mort. Tout homme qui hait son frère n'a pas la vie éternelle résidant en lui ^ »

1 . Cette dernière pensée n'est pas de Paul , bien qu'incontestable-

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Lfi^ i^fol^ dwjâe iMMB iinpocle^ Ci?st d'être rerétus de iHnf^^ml qui e^ la ? k( éCemelle de dos corps ; — et rj: téument tltnl, toos tant que tous êtes, Juifs, Gentils, (i!fit}fi\^, hommes libres, les lemmes aussi Men qae les hommes, vous êtes tous appelés à tous en recouvrir; vous jKifJvez toas devenir les étemels héritiers de la prom^'^ise feîte à notre ancêtre Abraham , parce que, ne foi^'int qu'un avec le Christ, vous entrez par lui dans la rncAi k laquelle il appartient.

De ftervitfîurs que nous étions, nous sommes devenus enfant». Poun|uoi, devant notre Dieu, sentez-vous s'élever en vous-mAmes celte voix des enfants qui crie : Père! IVîre I — crest que le fils d'Adonaï a mis son esprit en voua. Or, si vous êtes enfants d'Adonaï, vous êtes par là

matière, figurant en même nombre dans des composés parfaitement identiques. Pour les uns comme pour les autres, la force vitale qui donnait Funité à leur être charnel n'est pas plutôt éteinte qu'elle laisse le cbainp libre à toutes les autres forces décomposantes et recomposantes de la nature ; et ces forces font bientôt participer à mille combinaisons nouvelles la matière indifférente qui se trouvait réunie pour constituer leur corps le jour où il a cessé de vivre.

L'idée d'une transformation facultative du corps au moyen des œuvres de l'esprit, toute satisfaisante qu'elle serait au point de vue de la morale, est donc démontrée fausse par le fait lui-même. Mais d'ailleurs, à qui avonsnous emprunté les aperçus épars de cette idée? —A une doctrine dans laquelle ils n'étaient qu'une superfétation ' illogique ; à une doctrine qui ne peut d'aucune manière se relier à un système quelconque de lois générales instituées en vue de résultats naturels, étant issue de précédents aussi locaux, aussi spéciaux que possible, et instituée tout entière en vue d'événements prochains exactement définis.

Il est vrai qu'on a mis depuis longtemps en usage un moyen radical et simple d'associer les idées hébraïques à toutes les conceptions possibles sur Dieu, la nature et l'homme. Ce moyen consiste à placer tacitement, en regard de chaque verset de l'Ancien et du Nouveau

pour VOUS, Gentils, votre loi ne saurait plus être aujourd'hui qu'une servitude sans signification et sans objet. N'y pensez donc pas; ne vous en occupez pas; ne l'acceptez pas de ceux qui vous la proposent. Je vais plus loin; ceux d'entre vous qui se font circoncire montrent par là qu'ils comprennent si peu le sens de la nouvelle (fui leur est annoncée, que j'appréhende fort que Jésus lui-même, après cela, ne leur serve de rien. Que veut dire la circoncision pour un homme, qui n'est pas né sous la loi ? Je déclare à tout homme qui se fera circoncire qu'il s'oblige par là même à observer toute la loi. Et, en quoi sera-t-il plus avancé? — En rien; car, si c'est par la loi qu'il croit être justifié, il se trompe; il n'a plus de part à Jésus, il est déchu de la grâce. La circoncision... l'incirconcision... qu'importe tout cela? Que ceux qui vous troublent à ce Sujet portent la peine de leur obstination et de leur aveuglement ! « Pl^ût à Adonaï qu'on ne leur retranchât pas seulement ce qu'ils veulent vous retrancher oçeT^ov xal â7roxo^|;ovTai oî avaçTa-

Jésus l'a dit : toute la loi de nos pères est dans ce précepte : « Aimez votre prochain comme vousmême. » Pratiquez donc cela, et vous serez quittes envers la loi. Eh ! qu'avez-vous besoin d'un texte qui vous enseigne ce que vous avez à faire*? Si vou§ avez en

1. A partir de cet endroit, l'Épltre aux Galates çst ua des exposés

grâce qui nous a été donnée en Jésus le Christ avant tous les siècles. Cette grâce est manifestée maintenant par Tavénement de notre Sauveur qui a détruit la mort et apporté la bonne nouvelle de la vie et de Firamortalité. C'est une vérité assurée que, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous souffrons avec lui, nous régnerons avec lui.

Fuis les discours vains et profanes: la fausse doctrine, comme la gangrène, gagne peu à peu ce qui est sain. Deux des nôtres, par trop de hâte, ont nui à mon œuvre et troublé la foi de quelques-uns. Ils ont dit que la résurrection était déjà arrivée ^, et cela n*est pas vrai. A tout ce qu'on te demande sans raison , ne réponds pas, pour éviter les discussions inutiles.

Tu sais bien, mon cher fils, que les derniers jours doivent être signalés par la présence de toutes sortes de mauvaises gens dont quelques-uns affecteront les dehors de la piété. Certes, le nombre en est asez grand pour que nous soyons assurés que la fin est proche. Fuis avec soin ces méchantes gens, toi qui, plus heureux que d'autres, es instruit des signes des temps, ayant été nourri dès ton enfance dans les saintes Écritures où se trouve tout ce qui assure le salut par la foi.

« Je f en prie donc, au nom d'Adonaï et de son fils,

1. Ils avaient affirmé sans doute que quelques-uns des fidèles qui étaient morts ( dormientes) avaient déjà reparu vivants*

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EPiTBE .tlTX EPffKSri94.

t^i %^t .Viooaî ^î ftoas a eooibte» de «oiEfies les ïfHnhMfXvt^uh f\p\ ^MkiM»t #U( J«9iB €t da dei oâ fl est nMiAtKiKnifl^ et qui soi» a prsi^utM^j par nnpur effet de

eik atDffanl â la noarelle de Totre satid, to«s arei ^é f^ÂiXh^ do sceau de fesprit: <fest le içage de notre hériUitSi^, josqifà la délifrance de la nooTeDe assemtttée d'Adonaf ^ de cette Église^ de ce nooreau peuple ^n par lai , qoi restem pour célébrer sa gloire dans lei» nikde» des «Mes. Poisse-l-il tous éclairer et tous réféler les richesses et le bonheur qu'U destine à ses saint<( dans ce royaame qn'il a promis à notre père Abraham i

Gentils, il n'y a pas de difiTérence entre nons dans le pasHf'5. Tant que nous avons été sous notre loi, nous étions abandonnés comme tous aux dérèglements de notre chair mortelle; et l'esprit qui était dans cette chair était impuissant à lui donner la vie. Enfants de la coKîro, comme vous, nous étions naturellement condamnés nu m^.me sort que vous, qui apparteniez au prince des puissances de Tair. Mais, à nous tous qui •embllons destinés à la mort, Adonaï oflfre en ce jour la

lards* à Jtre sobres, honnêtes, modérés, à se conserver purs dans la foi , la charité et la patience.

La grâce d'Adonaï qui est notre salut a paru à tous les hommes; c'est par elle que, renonçant à toutes les pensées de ce monde qui va finir, nous nous remplissons de la bienheureuse espérance de la manifestation prochaine de notre Sauveur. Car il s'est donné pour nous racheter de tout châtiment du péché, se préparant ainsi par notre purification le nouveau peuple ( >.aov ) qui doit jouir sous son règne de l'abondance promise.

Recommande à tes subordonnés d'obéir aux puissants, de ne rien faire pour en être inquiétés, et d'être doux avec tout le monde. Nous avons nous-mêmes autrefois pratiqué le mal sous toutes les formes ; mais la bonté et l'amour d'Adonaï nous ont sauvés, non pas à cause des œuvres de justice que nous avons faites, mais à cause de sa miséricorde qu'il lui a plu de faire tomber sur nous et non sur d'autres. Il nous a fait renaître par le baptême en introduisant en nous un esprit que la mort ne peut plus éteindre. Il a voulu nous envoyer ce nouvel esprit par son Christ Jésus, afin qu'étant justifiés par la grâce, nous devinssions cohéritiers de la pro-messe.

Évite les questions impertinentes, les discussions et

1. On ne traduit pas ici les mots irpe<r6uTaç, 7cps<r6uTepouç , par « prêtres. »

maison que les saints , la maison d'Âdonaï. En adoptant avec nous le fondement fourni par nos prophètes de cette maison dont Jésus est la principale pierre d'angle, vous entrez vous-mêmes , ô Gentils , dans la structure de l'édifice.

En aucun autre temps, ce mystère n'avait été découvert aux enfants des hommes, à savoir que les gentils étaient appelés, comme nous autres Juifs, à l'héritage promis à nos pères. Et c'est moi qui ai été choisi pour vous l'annoncer. Aujourd'hui enfin va se dévoiler le mystère caché dès le commencement. La terre va avoir sa part de gloire, l'assemblée des élus va faire éclater aux yeux des habitants du ciel les bienfaits qu'Adonaî a voulu répandre ici-bas. C'est pourquoi je le prie « lui qui a le même nom pour la famille du ciel (les anges) et pour celle de la terre ^ )> de faire que son Messie habite dans vos cœurs.

Il est dit de ce Messie (ps. 68, v. 18-19) qu'étant monté en haut il a mené captive une multitude de captifs et a répandu ses dons parmi les hommes. Il est donc monté là où ses heureux captifs vont former son royaume. Mais, de quelle personne peut-on dire qu'elle est montée sur la terre? — De celle-là seule qui est descendue dans

1. 'EÇ ou Tiaaa Tiarpià èv oOpavot; xàl èn\ y^; ôvbjjLoiÇeTai, on pourrait , traduire : « Lui qui connaît le nombre des anges et celui des hommes, » car ôvojiàÇoiJLai veut dire aussi « être énuméré, dénombré. »

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