PT ET PP EN
: 5 on observe la formation de deux papules, squameuses, non douloureuses, siégeant au niveau des deux points inoculés,
Ces papules ne présentent ni infiltration notable du derme, ni teinte brune, ni collerette épidermique, signes qui caractérisent certains syphilomes. D'autre part, la recherche du spirille, sur frottis, reste négative. On ne peut donc, de par l'aspect clinique et l'examen microbiologique, affirmer la nature spécifique de ces deux lésions. Et s’il s’agit de syphilomes, ce sont des accidents locaux atténués, avortés. :
Le 13% jour, les papules pälissent et diminuent de volume ; le malade est soumis à la médication mercurielle. Le 26e jour, des croûtes persistent
. encore sur le bras gauche. En résumé : sur le bras gauche, réaction locale
au point d'inoculation : lésions papulo-squameuses de nature indéterminée
sur le bras droit, pas de réaction locale.
Obs. LII (Sazmon). — Syphilis datant de 36 ans. Malade porteur de cicatrices el de tubercules syphilitiques (syphilis authentifiée par Hallopeau et Macé de Lépinay). — Inoculation intra-dermique pratiquée à chaque bras avec du virus recueilli sur un chancre.
* A aucun moment ne se produit une réaction locale. Au 15e jour, on voit une croûtelle trace de l'inoculation,
Obs. LIIL (Saumon). — Syphilis remontant à vingt ans. Actuellement, lésions tuberculeuses et gommeuses. — Inoculation intra-dermique aux deux bras avec le virus d’un chancre.
Il ne se produit aucune réaction locale. La malade est revue dix-huit jours après l'inoculation ; on constate l'existence d'une minime croûtelle aux points d'introduction du virus.
« En résumé, chez trois personnes ayant contracté anciennement la vérole (infection datant de vingt et trente-six ans),huit inoculations de virus syphilitique donnent six insuccès et deux résullats positifs de nature contestable ; lésions papulo-squameuses.
« Nous n'avons pu obtenir la reproduction des accidents tertiaires au point d'insertion du virus. Il semble donc que l’immunité coexiste avec l'infection persistante, indéfinie ; le syphilitique possède une immunité cutanée absolue contre une infection venue du dehors. »
Les résultats de M. Salmon ne semblaient pas confirmer les
its de Finger et Landsteiner. remière de ces observations faits de Finger et Landsteiner. La première de ces observations semblait seule avoir donné quelque résultat que l’auteur d’ailleurs considère comme douteux.
Avec M. Queyrat nous avons voulu nous faire une opinion personnelle sur la question et nous avons obtenu un résultat
' des plus nets et des plus démonstratifs après nous être placé
dans des conditions d’expérimentation, réduisant les erreurs possibles à leur minimum. Ce fait de réinoculation syphilitique expérimentale chez l'homme a été rapporté à la Société de Dermatologie (1) et le malade a été présenté porteur de sa lésion.
Obs. LIV (M. Queyrar et Marcez Pinarp, Société de dermatologie et de syphiligraphie, 18 mars 1909), — Aéinfection expérimentale d'un syphilitique ter tiaire.— J..., âgé de 27 ans, entre à l'hôpital Cochin-annexe, le 15 décembre 1908. Il est porteur d’une syphilide tertiaire ulcéreuse qui a détruit les ailes du nez et le cartilage de la cloison : il existe de plus des lésions épiglottiques et laryngées de même nature (examen de M. Sebileau).
Le malade a eu, il y a septans, un chancre syphilitique dont on"voit encore la. cicatrice, sur le méat et sur le côté droit du gland. Il en existait un second, phagédénique, sur le prépuce ; ces chancres ont duré un mois et demi et ont été suivis de roséole, de plaques muqueuses et d'alopécie ; le malade est traité pendant # ans (pilules) sans aucun accident,lorsque récemment (septembre 1908) à la suite d’un coup de pied de cheval appliqué sur le nez, s’est développée cette syphilide ulcéro-croûùteuse. É
Le malade est mis aux frictions d’onguent napolitain. Le 18 décembre, prise de sang dans la veine céphalique pour rechercher la réaction de Wassermann (le séro-diagnostic pratiqué au laboratoire de M. Metchnikoff fut négatif) ; le même jour, nous déposons sous la peau de la fosse sous-épineuse gauche du malade, dans une poche intra-dermique, un petit fragment provenant d'un chancre syphilitique excisé quelques minutes auparayant ; le chancre, qui datait d’un mois et siégeait sur la face muqueuse du prépuce, était complètement cicatrisé, ce qui nous mettait à l'abri de tout risque d’infection secondaire.
La petite incision est fermée par un catgut : réunion par première intention.
30 décembre. — Il ne reste que la trace de la petite cicatrice qui est un peu infiltrée, il n'existe aucune rougeur.
4 janvier 1909, c’est-à-dire 17° jour après l’inoculation, il se produit une petite érosion de la grosseur d’une tête d’épingle, assez profonde et entourée d’une zone rouge à la périphérie. e