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L'ulcération a les dimensions d’une lentille

8. — La lésion qui s’est creusée en s'étendant excentriquement, présente l'aspect d’une syphilide tertiaire ulcéreuse.

10. — La lésion est une syphilide tertiaire ulcéreuse typique, à bords découpés, l’ulcération est grande comme une pièce de 50 centimes, le fond est net ; pas de retentissement ganglionnaire (fig.10),

Les lésions nasales sont presque guéries, le malade étant toujours aux frictions depuis son entrée avec période de repos alternant avec des frictions.

(4) Queyrar et Marcez Pinarp, Sociélé de Dermatologie, séance du 18 mars

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; , r » « ‘ | ; L LL | 18. — La lésion est grande comme une pièce d’un franc, elle est en voie de réparation, sa forme est caractéristique, annulaire avec une petite encoche (V. la photographie fig. 11). - 7 L L) ; :

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Les jours suivants, la lésion s'agrandit jusqu'à atteindre‘un peu plus que les dimensions d'une pièce de deux francs : elle se récouvre d'une grosse croûte noirâtre. Enfin, elle se cicatrise définitivement à la fin de février. L'état général du malade s'est très amélioré ; il pesait, le 45 décembre 62 kilogrammes et fin février, 65 kilogrammes.

À aucun moment sur frottis, il ne fut possible de déceler des tréponèmes, pas plus d'ailleurs qu'à l'ultra-microscope. Ceci n’a d’ailleurs rien qui doive surprendre, nous avons vu que l'on ne trouvait plus le tréponème dans les lésions tertiaires, dès qu'elles étaient ulcérées.

En résumé, l'inoculation d'un fragment de chancre syphilitique entièrement cicatrisé a provoqué chez un syphilitique tertiaire, au point d’inoculation, une lésion tertiaire type sans retentissement ganglionnaire.

On ne peut arguer qu'il s’agit là d’une infection secondaire, l’inoculation à été faite avec toutes les précautions nécessaires ; le chancre excisé était cicatrisé : rien d'ailleurs ne se produisit pendant les premières journées et ce fut seulement le 17° jour, l’incision étant cicatrisée depuis, longtemps par première intention, que se montra le début de l'ulcération.

Il s’agit donc bien là d’un fait expérimental confirmant pleinement ceux de Finger et Landsteiner, et comme l'ont très justement dit ces auteurs, la lésion expérimentale a présenté le même type que les autres lésions tertiaires dont le malade était porteur.

Cette syphilide tertiaire ulcéreuse, expérimentale est tellement nelle et Lypique ainsi qu'on peut s’en rendre compte par la photographie, par la planche en couleurs, due à une aquarelle de M. Remy et enfin par le moulage exécuté par M. Jumelin et conservé au Musée de l'hôpital Ricord, que le doute n’est pas permis.

L'immunité des syphilitiques contre une nouvelle infection venue du dehors n'est pas absôlue comme on le croyait jusqu'ici, elle est au contraire très relative.

On ne saurait objecter qu'il s’agit d’une petite parcelle .étrangère ayant délerminé une inflammation banale, ou même une localisation due au seul (traumatisme, car nous l'avons vu, Finger et Landsteiner ont fait des expériences de contrôle qui leur

ont montré que l'inoculation de tissus normaux ne produisait rien chez les spécifiques. À

Nous-même avec M, Queyrat possédons également des faits de contrôle où les inoculations dans les mêmes conditions ont été négatives parce que le sujet était encore dans un état d’immunité prononcée, Et pourtant plus près du début de sa syphilis, le traumatisme aurait dû déterminer plus facilement un accident, si cette théorie était fondée.

Obs. LV (M. Quevrar et Marcez Pixar, {inédite). — Inoculalion négative d'un fragment de chancre syphilitique à un malade secondo-tertiaire. — F... A..., 28 ans, cocher-livreur, a eu un chancre syphilitique à la verge en septembre 1907. Pendant onze mois il fut à différentes reprises traité dans les trois services de l'hôpital Ricord pour syphilis maligne précoce. Son chancre avait été très grand et très profond. A la suite de sa roséole il présenta des accidents ulcéreux sur le tronc et les aisselles. IL fut traité par le mercure colloïdal qui les fit rapidement disparaitre.

Au mois de janvier 1909, il est en traitement à l'hôpital Ricord, dans le service de M. le D' Queyrat, pour des accidents secondo-tertiaires ulcéreux et croûteux. ;

L'un siège à la région postéro-supérieure du bras droit. Il est grand comme une pièce de 5 francs et recouvert de croûtes épaisses.

Au coude droit, il existe une grosse lésion annulaire ulcéreuse, grande comme la paume de la main, la zone centrale étant respectée.

Un troisième accident aussi grand que les autres, siège à l’aisselle gauche (à signaler incidemment chez ce malade la forme du thorax en entonnoir).

1% janvier. — On pratique une petite incision à la région supérieure de la fesse droite et dans une pochette intradermique on dépose un fragment de chancre excisé, une demi-heure avant. Réunion par un fil.

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