CHAPITRE XVII
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stimiiliition est surtout iiinnifestc vis-ci-visdc Ja réaction pliasocvtairc.
Coiniîic, dans la majorité des cas d immunité accjuise, le sérum du sang' renferme des fixateurs en proportion considérable et comme ces fixateurs favorisent d’une façon remarquable l’action des cytases, on conçoit facilement que 1 introduction, dans un organisme neuf, non préparé par aucune vaccination, d un tel sérum sanguin, puisse amener une glande lesistance contre les niicrolies patliog’enes correspondants. Les fixateurs, injectés avec le sérum, se fixent sur les microbes avec a^idlte. Ceux-ci peuvent devenir plus facilement la proie des phagocytes et être détruits très rapidement. Dans des cas particuliers, où l’injection des cultures microbiennes provoque une pliagolyse, il se dégage assez de cytases pour atteindre les microbes déjà sensibilisés par les fixateurs. Il s’ensuit un état réfractaire de rorganisnie^ en général proportionnel à la quantité de sérum fixateur que l’on injecte. Ce genre d immunité acquise, conférée par les sérums ou certaines autres liumeuis, iiches en substances fixatrices, est souvent désigné sous le nom d’immunité passive. Ce terme n’est justifié que dans des cas rares, où le sérum introduit renferme lui-même une quantité suffisante de cytases pour détruire tous les microbes. Le plus souvent, c’est rorganisme neuf qui doit fournir ce ferment bactérioly tique. Or, comme dans la pbagolyse, il ne s’en dégage qu’une quantité trop faible, c’est au concours des détenteurs de cytases, c’est-à-dire des phagocytes, que 1 oiganismc doit recourir. Les phagocytes étant des cellules sensibles, leur concours ne'peut être assuré que dans le cas où ils manifestent une activité suffisante. Lorsque ces éléments sont affaiblis par des narcotiques ou par une autre cause quelconque, ils deviennent incapables d’intervenir avec efficacité et rorganisme devient victime des microbes pathogènes, malgré la quantité plus que suffisante de fixateurs introduits.
Dans l’immunité naturelle ou acquise, c’est la résistance de l’organisme contre les microbes qui joue le rôle principal. L’introduction de toxines toutes préparées ne se fait que dans des conditions artificielles, comme dans les expériences de laboratoire. Aussi voit-on que, dans les conditions naturelles, c’est contre la pénétration des microbes qu’il faut préserver l’organisme. Une fois que ces producteurs de poisons ne peuvent se maintenir dans l’organisme immunisé, leurs sécrétions toxiques n’entrent pas enjeu. C’est pourquoi les animaux, vaccinés contre les microbes pathogènes, ne soutfrent pas d’intoxication, quoiqu ils ne soient pas du tout insensibles aux poisons micro-
RÉSUMÉ
biens. C'est im fait de la plus hante importance an point de vue de rimmunitéen général, (pie la résistance contre les microlies n implupie nullement rinsensiliilité contre leurs poisons. On a souvent exprinnj l'opinion que, au moins dans rimmunité acquise, 1 organisme ( oi d’abord acquérir l'immunité contre les toxines microbiennes, après quoi les microbes, dépouillés de leur arme principale, descendent au rang de saprophytes tout à fait inolfensifs. Des faits semblables peuveiü être réaiiséspnais il n'en est pas moins vrai que l’immunité contre les microbes peut être acquise indépendamment de celle contre les toxines, et que ce cas constitue la règle généiale.
11 est beaucoup plus facile d’acquérir l’immunité contre les microbes que contre leurs toxines. Aussi la vaccination antimicrobienne a-t-elle été réalisée dans la science avant celle contre leurs toxines. Au début des recherches, rimmunité antitoxique paraissait même très dilfici e à atteindre, et ce n’est que depuis la découverte de M. v. Behring, qui a inauguré une nouvelle voie dans la microbiologie, qu on est arrivé à de meilleurs résultats. Il a appris non seulement à immuniser les animaux contre quchpies-unes des principales toxines microbiennes, mais il a démontré en plus l'existence dans leurs humeurs des
antitoxines spécifiques. ,
Cette notion si inattendue des antitoxines s’est aussitfit enracmee dans la science, car il a été possible, surtout grâce aux travaux remarquables de M. Ehrlich, de l’étendre aux toxines d’origine non microbienne. En ce moment, on connaît déjà uneertain nombred antitoxines, sans que pour cela leur nombre soit comparable à celui d’autres anticorps. Banni ceux-ci, les fixateurs ont beaucoup de points d analogie avec les antitoxines. Elles sont tout aussi résistantes au chaulfage ; elles accusent également une assez grande spécificité et, comme les
fixateurs, elles se répandent dans les plasmas.
En jirésence de tant de points do rapprochements avec les fixateurs, on est tenté d’attribuer aux deux catégories d’anticorps la même origine. L’élaboration des antitoxines par les éléments phagocvtaircs. accnmiilés dans le sang et disséminés dansles organes, paraît cil ell'et très vraisemblable. Certains faits sur l'alisorption des diverses toxines par les leucocytes, ainsi (pie la distribution des antitoxines dans l’organisme, plaident en faveur de cette supposition. D’un autre côté, l’impossibilité d’attribuer l’élaboration des antitoxines aux cellules atteintes par les toxines correspondantes, se trouve en parfaite harmonie avec la même hypothèse. Celle ci est surtout appuyée par