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des filaments mésentériques ne présentait aucune difTérenceavec celui des actinies témoins.
La sécrétion pancréatique présente un type plus parfait sous beaucoup de rapports. U s’agit ici de la principale fonction digestive, sans laquelle l’organisme ne pourrait vivre. Les progrès de la chirurgie ont permis d'éliminer l’estomac chez le chien d'abord, chez l'homme ensuite. A ce jour, il y a déjà plusieurs personnes (1), auxquelles on a enlevé l’estomac et qui, malgré cette opération, ont continué a vivre. On peut bien faire aussi l’ablation d’une partie de l’intestin grêle, mais il faut en laisser intacte une grande portion, pour ne pas compromettre la vie. 11 est donc évident que la digestion pancréatique est fonction admirablement organisée chez les animaux et chez
une
riioinme. Un des principaux régulateurs de cette digestion consiste dans la grande sensibilité de la muqueuse intestinale. De même que les organes de la cavité buccale possèdent dans la sensation spécifique du goût un excellent moyen d'orientation pour le choix des aliments, la muqueuse de l’intestin grêle est douée d’une sensibilité particulière, tout à fait comparable à la chimiotaxie des êtres unicellulaires et des cellules des organismes plus développés.DéjàiMM. Hirsch et Mehring s'étaient assurés que le passage du contenu stomacal à travers le pylore dépend d'un mécanisme réflexe qui part de la portion supérieure de l’intestin grêle. Mais ce sont surtout les travaux de l’école de M. Pawlotf qui ont éclairé la question. La muqueuse diiodénale possède une chimiotaxie très développée pour les substances acides. La pénétration du contenu acide de l’estomac dans le duodénum réveille cette chimiotaxie et amène une sécrétion de suc alcalin qui neutralise l’acide. Cette lutte d acide et d alcali rappelle beaucoup les phénomènes analogues chez les plantes qui se défendent contre les sécrétions alcalines des parasites par la production d acide (v. Chapitre 11). Comme chez ces organismes inférieurs, cette lutte par des sécrétions chimiques est réglée par le fonctionnement des parties vivantes et sensibles.
Lorsque l’acidité de la masse qui traverse le pylore est trop concentrée, le réflexe, partant de la muqueuse duodénale, arrête le passage. H se fait alors une neutralisation de l’acide, grâce à la sécrétion alcaline, ce qui permet une nouvelle ouverture du pylore. Ce mécanisme régularise la pénétration, qui se fait par portions, du contenu stomacal dans le duodénum.
(1) V. Bulletin de l' Académie de médecine de Paris, 1901, p. 17.
RIÎMAaQUES PRELIMINAIRES SUR L’IMMUNITÉ DANS LE RÈGNE ANIMAL 69
La sensibilité de la muqueuse intestinale apprécie non seulement 1 acidité, mais aussi les autres caractères chimiques des aliments qui passent dans le duodénum. Cette chimiotaxie est comme le point de départ du rétlexe qui provoque la sécrétion pancréatique avec ses trois ferments. Le passage du pain par le pylore provoque la sécrétion d’un suc, très riche en amylase et très pauvre en saponase. La pénétration du lait dans le duodénum amène au contraire un suc beaucoup plus riche en saponase et pauvre en amylase et en trypsine. La viande provoque la sécrétion d’un suc pancréatique qui est moins riche en amylase que le suc déversé sui* le pain, mais qui renferme plus de saponase. La graisse donne lieu à la sécrétion d’un suc qui est encore plus riche en saponase que le suc, amené par le pain et le lait. Ces faits soigneusement établis — surtout par M. Walter (Ij — démontrent que la fonction pancréatique est bien réglée dans le sens de l’adaptation aux propriétés des aliments. Cette adaptation peut meme devenir stable. Tandis que l’estomac est incapable, comme il a été dit plus haut, de réaliser, sous rinlluence d’un régime déterminé, une modification constante dans la composition du suc sécrété, le pancréas peut atteindre ce degré de perfection.
Lorsqu’on nourrit un chien pendant plusieurs semaines avec du pain et du lait et qu’on le soumet ensuite au régime carné, on voit son suc pancréatique s’enrichir progressivement en trypsine. Pendant que se produit cette augmentation du pouvoir protéolytique le suc s appauvrit de plus en plus en amylase. M. Wassilielf ^2; a exécuté un grand nombre d’expériences dans cette direction et a constaté une adaptation très remarquable du suc pancréatique aux besoins de a imentation, adaptation qui devient constante. Un chien, habitué à digerer le pain et le lait, s’adapte à cette nourriture : son suc pancréatique contient de moins en moins de trypsine, mais s'enrichit par contre en amylase. M. Pavvlolf a observé que les chiens présentent souvent de grandes variations dans la composition de leur suc pancréatique et il attribue ces particularités au régime auquel ces animaux ont ete soumis antérieurement.
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.'1. lauloll a observe que ses chiens sécrétaient une salive très
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( ) Atc/iwes des sciences biologiques. Saint-I>étersb. 189;}, T. II, p. 219 '