CHAP1T1U5 VI
emprisonne une culture cio bacilles humains dans un sac de colloc i qu’il introduitdans le péritoine de poules.Dans ces conditions, le bacille protégé contre l’agression des phagocytes, continue a vivre clans 1 -
lérieiu. du sac. au°travers des parois cluc,uel diffusent les parties lie u des de la lymphe péritonéale. Après quelques passages c e sac en sac, le bacille humain s’habitue à vivre dans le corps de la poule et se tiansforme en une variété tout à fait pareille au bacille de la tubeixulose aviaire. Cette expérience a tranché délinitivement cette longtemps pendante de la dilférence spécifique des deux bacilles Uiirercu/eux* Elle l a résolue dans le sens de leur muté ; le bacil aviaire n’est qu’une race niodiliée du même bacille qui provoque
tuberculose de l’iiomme et des mammifères.
Mal°'ré la grande ditlereuce entre la bactéridie charjonneuse e e bacille tuberculeux humain, l'immundé chez les oiseaux qui se mani teste vis-à-vis de ces deux microbes, repose dans tous les cas sur la
réaction du système phagocytaire.
Après avoiî. parcouru rapidement l’immunité ~
tant l’échelle de la série animale, nous sommes arrives a la classe supe ;"te les mammifères, sur laquelle nous devons nous arrêter p us longuèment, à cause de sa grande importance et aussides etudcsplus
comnlètesqui lui ont été consacrées.
Comme l immunité des Invertébrés et des Vertèbres inferieurs coi tre le bacille charboiineiixnous a déjà fourni plusieurs renseignemei Importants, nous essaierons d’abord d’éclalrcir le mécanisme de U résitance au charbon de quelques mammifères, beulement lesiep esentants de cette classe étant pour la plupart extrêmement sensibles à cette maladie, les exemples d’immunité naturelle vraie sont très rares La première place parmi les mammifères resustaiils est occupée nar le chien. Oiioique les jeunes chiens prciineni facilement le chaibon mortel, ainsi que Straus (1) l’a démontré, l’espece cauiue peu néanmoins être considérée comme possédant une iniinunite reclle, les chiens adultes supportent sans inconvénient 1 inoculation c e glandes quantités de bactéridies. Introduits sous la peau, ces microbes piovoquent une inflammation locale, accompagnée d’une très orto diapedèie des globules blancs qui se niettent aussitôt à Cette phagocytose a élé déjà observee par MM. Hess (2), Malm (3),
(1) Archives de médecine expérimentale, T. I, P- 32o.
(2) VirchoiDS A rchiv .4887. T . CIX p . 3bo .
(3) Armâtes de l'Institut Pasteur, 1890. I . IN, P- o-U.
IMMUiNITÉ NATURELLI^ GONTRI- LES .MICROBES l'ATIIOGÈNES
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moi-même et plusieurs autres chercheurs, de sorte (pie son existence réelle ne peut être mise en doute. I{écemment,M. -Martel (1) a constaté une réaction phagocytaire très nette dans tous les cas où il a eu attaire à des chiens réfractaires ou peu sensibles. Cette réaction se traduisait par renglobcment des bactéridies et par l'abondance des leucocytes au point d inoculation. Scs recherches présentent un intérêt particulier à cause de la contre-épreuve qu’il a pu faire sur des chiens, sensibles au charbon. On avait démontré depuis un certain nombre d années que rimmunité naturelle du chien vis-à-vis de la bactéridie, quoique !)icn réelle, est néanmoins relative et limitée. Ainsi M. Bardach a établi que les chiens, auxquels il a enlevé la rate, organe rempli de phagocytes, devenaient sensibles au charbon. De même les chiens, auxquels il injectait dans les veines de la poudre fine de char- Jjon de bois en suspension dans l’eau, dans !e but de détourner la
phagocytose, prenaient facilement la maladie charbonneuse mortelle.
M. Martel a essayé d’abord de suspendre l’immunité naturelle des chiens, en leur injectant de la ])hIoridzine ou du pyrogallol. Mais il a obtenu des résultats beaucoup plus constants en inoculant la bactéridie a des chiens enragés. L’organisme, affaibli par cette maladie terrible, devient très sensible au charbon et l'animal enragé succombe au charbon avant (pic la rage ait fini d’évoluer. Par son passage dans le (jhien enragé, le viruscharbonneux augmente de virulence à tel point qu il devient mortel pour des chiens normaux. M. IMartel a réussi aussi à renforcer la bactéridie isolée d’une vache charbonneuse. Eh bien, dans tous les cas ou ces bactéridies renforcées amenaient uneiufection graviîet rapidement mortelle, M. Martel n’a pu constater (ju'une faible réaction phagocytaire.
Les recherches sur la phagocytose des chiens, inoculés avec du bacille charbonneux, ont toujours démontré im rapport rég-ulier et constant entre cette réaction et la résistance de l’organisme. Par contre les expériences, entreprises dans le but d’établir lercMe deshumeurs dans cette immunité, n’ont donné (pie des résultats négatifs.
Comme le chien est de tous les mammifères celui qui manifeste la plus forte immunité naturelle contre le charbon, il est très naturel qii on ait voulu trouver dans la propriété bactéricide de son sang la
(1) Annales de l'Institut Pasteur. 1900, T. XIV n
(2) Ibid., ■isno, T. XIII, p. -wT.
ta.
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GHAPITUE VI
clef de l’cnigme. Aussi M. Niittall (1 ) coiiclut-il de ses expériences que la hactéiidie cliarhoimeuse est facilement détruite par le sang défibriné de chien. Mais comme ce résultat élaiten contradiction avec mes observations (2) sur la culture facile de la bactéridie dans le sang- de chien et comme plusieurs savants, notamment M. Luliarsch (3), étaient arrivés à des conclusions opposées à celles de M. Nuttall, on s est mis à faire des recherches systémati(pies dans le but de résoudre ce problème compliqué. MM.' Denys et Raisin (1) ont voulu lever les objections, formulées contre rcxplication de rimmunité du chien par la propriété bactéricide de son sang, en aftirmant que ce pouvoir, absent chez le chien non inoculé, se développe pendant (|ue cet animal subit l’intluencede la bactéridie. L’immunité se réduirait donc dans ce c:is à rétablissement d'une nouvelle propriété des humeurs au cours de la lutte de l’organisme contre la bactérie inoculée. Seulement, aucun des observateurs qui ont répété ces expériences, tels MM. Lubarsch (0) et bail (h), n’ont pu confirmer les résultats des savants belges. Du reste M. Denys lui-même, après avoir repris cette étude avec M. llavet(7), a dû rejeter les conclusions de son travail, exécuté avec la collaboialion de M. Raisin. Il s’est persuadé que leur erreurprovenait de ce que, dans leurs expériences in vitro, les leucocytes vivants englobaient les bactéridies et les empêchaient de se développer. A la suite de leurs nouvelles recherches, MM. Denys et Havet sont arrivés à ce résultat « que la part principale, prédominante, du pouvoir hactéricide du sang de chien doit être attribuée aux leucocytes fonctionnant comme éléments phagocytaires » (/. c. p. lo).
A la suite de tous les travaux que je viens de résumer, la conclusion s’imposait d’elle-même que l’immunité naturelle du chien contre le charbon est fonction des phagocytes. En présence de cette uniformité des résultats expérimentaux, il est devenu très important d’approfondir l’étnde des phénomènes qui s’accomplissent lors de la destruction des bactéridies par les phagocytes de chien. Quels sont les éléments phagocytaires qui jouent dans cette lutte le rôle principal et par quels
(1) Zeitschrift filr Ilugiene, 1888. T. JV.^
(2) Amiales de l'Institut Pasteur. 1887. 1
(3) Uuiersuchungm über die Ursachen der angeboreneu u.
7U unit Ht, 1891, p. 111-
(4) La Cellule, 1893. T. IX, p. 33o.
(5) Zur Lehre von den Geschwülsten, etc.
(6) Centralblatt filr Bakteriologie, 1900. T. XXMl, pp
(7) La Cellule, 189-4. T. X, p. 7.
erworbenen Ini-
10 et 317.
IMMÜiMTÉ NATURKLLK CONTRE LES MICROBES PATHOGÈNES
moyens arrivent-ils à ce résultat ? M. Gengon (1) a entrejîris dans mon laboratoire un travail circonstancié pour ré]>ondre à ces questions. Il a pu s’assurer que non seulement le sérum sanguin de chien n’est pas bactéricide pour le bacille charbonneux, conformément à l’affirmation de ses ])rédécesseurs, mais que le plasma du sang ne l’est pas davantage. Le liquide des exsudais pleuraux aseptiques, obtenus à la suite de Linjection de la gluten-caséine, s’est montré également incapable de tuer le bacille charbonneux. Lorsque M. Gengou, par la centrifugation, isolait de ces exsudais les leucocytes, les lavait dans del’eau physiologique, les congelait et les faisait macérer dansdu bouillon, il obtenait des suspensions de globules blancs, auxquelles ilajoutait des bactéridies. Il a pu constater que lorsque les exsudais renfermaient pour la plupart des macrophages, comme cela s’observe dans les exsudais pris au bout de 2 ou 3 jours, le pouvoir bactéricide des suspensions était nul ou insignifiant. Lorsqu’au contraire les leucocytes provenaient des exsudais âgés de 24 heures seulement et étaient presque exclusivement composés de microphages, l’action destructive de leur macération en bouillon sur les bactéridies était des plus manifestes. Or, il est bien prouvé que dans l’exsudât, provoqué chez le chien réfractaire par l’injection de bacilles charbonneux, ce sont surtout les microphages qui manifestent la réaction phacocytaire contre ce microbe.
Voici donc comment se présente actuellement la question de l’immunité du chien contre la maladie charbonneuse. L’immunité naturelle de cette espèce, quoique non illimitée, mais bien réelle, dépend de l’activité des phagocytes. Ces éléments, impressionnés par la bactéridie et ses produits, manifestent une chimiotaxie positive des plus accusées, s’approchent des microbes, les englobent par un acte physiologique et les détruisent à l’aide d’une substance qu’on ne retrouve ni dans le plasma, ni dans le sérum sanguin, mais qui peut être révélée dans l’extrait des microphages.
Malgré runiformité et la précision de ces données, il est impossible de se contenter de relater, dans ce chapitre, comme exemple d’immunité naturelle contre le charbon, le seul cas du chien. Si la résistance du rat vis-à-vis de cette maladie ne présentait qu’un intérêt historique, à cause du grand nombre de travaux, consacrés à cette question, on pourrait n’en parler que dans le chapitre réservé à
(1) Annales de l'Institut Pasteur, 1901. T. XV, p. 68.
CHAIMTRI': VI
l’histoire de nos connaissances sur l’iminimité. Mais il n’en est pas ainsi. Le charbon des rats est iin sujet plein d’enseignements très importants et M. von lîehring a eu bien raison de dire que quiconque veut se rendre compte de rimmunité naturelle contre un virus doit donner une attention particulière à cet exemple.
Au fond, il faut bien le dire, les rats gris {Mus (lecumnnus), noirs {Mus raltus) et blancs sont loin de jouir d’une véritable immunité contre le charbon. Néanmoins ils manifestent une résistance plus ou moins marquée à cette maladie et sont toujours moins sensibles que les autres rongeurs de laboratoire : souris, cobayes et lapins. Les rats résistent mieux aux bactéridies atténuées (vaccins charlionneux) que ces trois espèces et, pour leur donner le charbon niortd, il faut leur inoculer un plus grand nombre de bacilles virulents. D’un autre côte, les rats se distinguent par une grande irrégularité dans la résistance à la bactéridie. Tantôt ils résistent à des microbes très virulents; d'autres fois ils contractent la maladie mortelle après une injection de bacilles très atténués (premier vaccin pasteurien).
Dès mon premier mémoire sur le charbon (1), j’ai noté que, chez es rats, la phagocytose vis-à-vis de la bactéridie, injectée sous la peau, était plus accuse qu’après la meme inoculation chez le lapin et le cobaye. Plus tard cette donnée a été combattue par plusieurs obscr vateurs qui refusaient d'accepter l’étendue et l'importance de la réaction phagocytaire chez le rat. Cette opposition a été renforcée par une découverte très intéressante deM. von Dehrmg(2) àsavoir que le sérum sanguin de rat jouit d’un pouvoir destructif remarquable vis-à-vis du bacille charbonneux. Lorsque cet observateur ajoute a du sérum sanguin de rat une certaine quantité de bacilles charbonneux, ceuxci au lieu de s’allonger en filaments et de se reproduire, s altèrent, perdent leur réfringence normale et ne fixent les matières colorantes que d’une façon très imparfaite. La memlirane de la bacteridie jmTsiste seule, comme dernier reste des bacilles ensemencés. M. v. Dehring penscàitque cette action antiseptique du sérum dépend de l existence d’une base organique, dissoute dans le liquide sanguin. 11 lui suffisait de neutraliser le sérum par un acide pour permettre aussitôt un développement très abondant de la bactéridie. A la suite de ces recherches, leur auteur arriva à cette conclusion que l’immunité natu-
(1) Virchow’ s Archiv., 188t. ï. XCVH, p.S16.
(2) Centralblatt für klinische Medicin., 1888, n° 38
IMMUNITK NATURELLE CONTRE LES MICRURES l'ATIIÜCÉNES
relie du rat pour le charbon se réduit à l’action chimique du sang sur la bactéridie.
Dans une de scs dernières publications, M. y. Behring (1) revient encore une fois sur cette question du charbon des rats et résume son point de vue actuel de la façon suivante. 11 considère l’immunité de ces
du foie de rat cliarbon lieux avec des bac-
Fig. 22. — Macrophage du foie téridies.
de rat charbonneux.
rongeurs comme relative, non absolue. « Les bacilles charbonneux — dit M. V. Behring — meurent dans le sérum de rat in vitro ; et dans les cas où l'inoculation de ces animaux avec le virus charbonneux ne leur est pas funeste, il est au moins très vraisemblable d’accepter que le liquide sanguin délermine cette protection également dans l'organisme du rat vivant. Or, une immunité qui se manifeste sans le concours d’aucune activité cellulaire doit être sans aucun doute considérée comme présentant un cachet humoral » (p. *202).
Tâchons d’analyser d’abord les faits qui se [irésentent chez des rats auxquels on injecte du virus charbonneux dans le tissu sous-cutané.
(I) Infectionsschuiz und Immunitnt, dans Ealenhurn's Encuclon lahrhüch 19U0. T. IX, p. 196. • . /
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CIIAI’ITRE VI
Un certain nomlire d’individus résistent sans présenter d autres lésions qu’une certaine inflammation exsudative au point d inoculation. L exsudât dans ce cas est très riclie en leucocytes qui remplissent bientôt leur fonction phagocytaire et détruisent les bactéridies englobées. Dans cette réaction, ce sont surtout les microphages qui se distinguent, les macrophages u’intervenant que plus tard et d une fa(;on beaucoup moins prononcée. Mais le plus souvent les rats inoculés accusent une maladie plus grave : les bactéridies se reproduisent au point d’inoculation et provoquent la formation d’un œdème volumineux, riche en sérosité liquide et transparente et très pauvre en leucocytes. Ce n'est que plus tard que ces cellules intei viennent en grande quantité. L’exsudât devient [dus épais et trouble, les nombreux globules blancs dévorent les bactéridies et les font disparaître. Sous l’influence de cette réaefion si active, les rats guérissent dans la plupart des cas, comme cela avait déjà été établi par M. branck(l). Mais, même chez des individus qui succombent au charbon, la mort ne survient que plus ou moins tardivement et l’examen des organes internes accuse une réaction phagocytaire considérable. La rate, souvent énorme, renferme une quantité de macrophages, remplis de bactéridies normales ou plus ou moins altérées. Dans le foie on trouve également de ces macrophages, ayant dévoré plusieurs microphages, et des bactéries (fig. 22 et 23).
Lorsqu’au lieu de bactéridies à l’état de bâtonnets, on inocule à des rats des spores charbonneuses sous la peau ou dans la chambre antérieure de l’œil, on assiste à leur germination. Il se développe toute une génération de bacilles qui se comportent comme ceux que nous avons déjà décrits, c’est-à-dire qu ils provoquent une exsudation et finissent par être digérés dans 1 intérieur des phagocytes (fig. 24 et 23). Tous ces phénomènes de phagocytose ont été exposés en détail dans un mémoire spécial que j’ai consacré au charbon des rats (2) il y a déjà plus de dix ans Depuis il ne s est produit aucun fait capable d’infirmer les résultats que j’avais énoncés.
Comment expliquer ce fait paradoxal que le charbon qui pousse dans le corps du rat et y provoque une maladie plus ou moins grave, quelquefois mortelle, soit si facilement détruit parle sérum et le sang en dehors de l’organisme ? Des expériences nombreuses, exécutées
(1) Centralblatt f. Bakteriologie, 1888. T. IV, pp. 710, 737.
(2) Annales de l'Institut Pasteur, 1890. T. IV, p. 193.
IMMUNITI'] NATURELLE CONTRE LES MICROBES PATHOGÈNES 165
par M. Hankiii (1) criiii côté, par M. Roux et moi (2) de Tautre, ont démontré que le pouvoir Lactéricide de ses humeurs ne peut être invoqué comme cause de la résistance du rat au charbon. Les rats qui
P'ig. 24. — iMicrophage de rat rempli de bactéridies.
Fig. 25. — Deux micropliages de rat ayant englobé des bactéridies.
se montraient très sensibles à cette maladie et mouraient d’infection charbonneuse, fournissaient malgré cela un sérum qui empêchait le charhon chez d’autres rats et qui protégeait même des souris, auxquelles 011 l’injectait avec des bactéridies. Des rats, auxquels on inoculait d’uii côté du corps un peu de culture charbonneuse et de l'autre coté la même quantité de bactéridies, mélangées avec du sérum sanguin du meme individu, ne manifestaient de 1 oedème qu’au premier endroit. C’est de là que partait l’infection générale, tandis que le côté où l’on avait introduit du charbon avec du sérum, se montrait indemne. M. Savvtchenko (3), qui a exécuté un travail sur l’immunité du rat dans mon laboratoire, a ajouté aux faits que je viens de mentionner cette observation que, lorsque l’iujection des bactéridies* amenait une hémorrhagie, le rat survivait. Lorsqu’au contraire cette injection se faisait avec une aiguille mince, sans épanchement de sang, le rat prenait le charbon mortel.
11 découle de ces données que le sang, aussitôt échappé des vais-
(1) Centralblatt fib' Baktei'iologie, 1891. T. IX, pp. 336, 372.
(2) Annales de l’Institut Pasteur, 1891. T. V. p. 479.
(3) IbüL, 1897. T. XI, p. 865.
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