‹ L'immunité dans les maladies infectieusesChapitre 81 sur 171 · IMMUNITÉ HANDE ET PASSAGEHE CONTRE LES MICROBES · texte numérisé non relu

IMMUNITÉ HANDE ET PASSAGEHE CONTRE LES MICROBES

M. Fiinck (1) a pu l)iciilôt confirmer le même résultat par rapport au cocco})acilie typhique. 11 a observé que le sérum de cheyal normal^ injecte a titre préventif dans le [)éritoine de cobaye à la dose d un demi c. c., préserve cet animal de l’iidection mortelle. MM. Pfeiffer et Kolle, (diantemesse et W idal ont pu obtenir le même effet avec du sérum humain. MM. Pfeifler et Funck insistent sur le caractère non spécifique de 1 action préventive des sérums normaux. Quant au ludcanisme de cette action, M.bunck le résume de la façon suivante : (( le sérum spécifique amène une dissolution rapide des bacilles, le sérum normal n exerce qu’une action beaucoup plus limitée; si la dose est très forte et si 1 animal résiste à rinfection, les ])liénomènes de dégénérescence extracellulaires sont rarement appréciables et il semble qu ici tout particulièrement le rôle important appartient à la destruction intracellulaire des bactéries, à la phagocytose (p. 70;.

]\l. M assermann a constaté 1 action pi'éventive du séiaim normal vis-à-vis de la maladie expérimentale, produite par le staphylocoque. Cette action, quoi(jue non absolument générale, est cependant très répandue. M. M assermann (2;, à la suite de recherebes comparatives a ce sujet, est arrivé à la conclusion que « le sérum d'espèce animale étrangère agit en augmentant de beaucoup la résistance, tandis que le sérum de 1 espèce pro[)ie ne produit qu’un elfet incomparablement moins accusé ». Comme dans ces sérums normaux, il s’agit surtout d'une influence stimulante sur les phagocytes, on conçoit facilement que le sérum du même organisme ou de même espèce ne soit point capable de produire un eflet aussi énergi(jue que le sérum d'espèce étrangère. Ces sérums normaux, possédant, en dehors de la propriété d exciter la phagocytose, encore souvent celle d’immobiliser et d’agglutiner certains microbes, on poiu'j'ait se trouver embarrassé dans 1 interprétation de leur rôle. A oilà pourquoi il est utile de passer en revue Tactioii préventive des liquides moins compliqués que les

sérums sanguins.

M. Issaèft a démontré dans le même travail que nous avons déjà cité, que non seulement les sérums normaux, mais toute une série de liquides, tels que l'urine, le bouillon et d’autres, sont aussi capables de manifester un elfet préventif vis-à-vis des infections microldennes. Ces liquides doivent être injectés à peu près 24 heures avant l'introduction des bactéries. Le meilleur procédé consiste à les injecter

(1) La Sérol/ièra/rie de la fièvre typhoïde. Rruxollos, f89(i, |i. 69.

(^) Zeitschrift für llyyiene, 1901. T. NXX\ IJ, p. 199.

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