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substances agissantes semblent doné bien être sécrétées par des microbes vivants capables de se multiplier.
Nous avons vu que ces subslances qui peuvent vacciner Ut vuro, Son également aptes à la vaccination in vivo. Les expériences réalisées par Besredka, répétées ensuite par Rivalier, Frans de Potter, avec des souches de Stäphylocoques et de Streptocoques, sont croyonsnous, assez concluantes. Nous mêmes, avons pu avec une souche de Staphrlocoque très virulenñte pour la souris, atténuer les lésions consécutives à l'injection de ces microbes, par l'addition d'une petite quantité d'autofillrat d'une culture âgée de quinze jours. Mais ce qui est vrai pour le staphvliocoque et le sltreptocoque ne se réalise pas pour toutes sortes de microbes. C'est ainsi que Zœller a pu enregistrer des échecs avec le bacille pyocyanique. Possédant une souche de ces germes, très virulente pour le cobaye, nous avons fait quelques essais d'inoculation avec des auto-filirats pyocvaniques: nos expériences furent effectuées avec des vieilles cultures tuées par la chaleur, et avec leurs filtrals. Toujours nos animaux sont morts dans les 48 heures, de septicémie ou d'intoxication, et nous en avons conclu que, pour le bacille procyanique, 11 convient de faire des réserves. Cependant, à diverses reprises, nous avons obtenu d'excellents résultats dans le traitement de: plaies infectées par le pyocyanique, avec des autofiltrats pyocyaniques. Comme nous venons de le voir, l'existence de ces substances solubles, microbiennes, empêchantes, est incontestable pour certaines espèces Anicrobiennes. Regard, à appelé ces substances, des
kolysines (de vw , jempéche); Besredka leur à donné le nom d’anti-virus. Ces anti-virus sont done capables, en l'absence de tout corps microbien, de vacciner localement in vivo contre les germes dont ils proviennent, et de créer limmunilé, I est difficile de ne voir dans leur mode d'action qu'un pouvoir antiseptique anlimicrobien, car Fon sait combien 11 est facile de neutraliser in vitro laclion empêchante d'un filtrat, par l'addition d'une petite quantité de milieu neuf. Et, si l'on attribue à ces auto-fillrats, une action anti-microbienne antiseptique passagère, ce mode d'action ne saurait expliquer à lui seul le mécanisme de à production d'une immunité solide et durable dans 1 raccination préventive par l'emploi de ces mêmes substances. Rivalier nous à montré de plus, comment un filtrat streplococcique injecté dans le dérme, préserve Je cobaye contre une dose mortelle de Streptocoques, ‘alors qu'il est sans aucune action lorsqu'il est injecté dans les veines, Peut-être pourrail-on penser à l'exislence d'un bactériophage dans ces vieux bouillons de culture ? Cette hypothèse, à notre avis, ne semble pas vraisemblable.
Il est permis de se demander pourquoi M. Besredka a employé des fillrats de cultures vieillies plutôt que de s'être servi directement des bouillons chauffés, puisque le chauffage exalte même le pouvoir anti-microbien. En effet, si les anti-virus sont dans les filtrats, ils sont certainement présents dans les bouillons de cultures, et l'opération de la filtration longue et parfois difficul-
tueuse, semble bien être inutile. Nous crovons que ces
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précautions ont été prises uniquement dans le bul d'employer comme solution vaccinale, un hquide char et limpide; de plus, dans certains Cas, 1} pourrait seimbler dangereux d'injecter dans un organisme une granie quantité de corps microbiens, même tués, capables, peut-être, d'occasionner un choc préjudiciable. Cepeudant, nous avons pu injecter dans le périloine d’un cobaye, des doses énormes de vieux bouilons staphyÿlococciques où streplococciques chauffés à 100° pendant 10 minutes, sans provoquer chez ces animaux d'expériences, le moindre trouble même apparent .
7 Pour éviter la perte de temps occasionnée par la Hiltralion des vieilles cultures, nous avons pu souvent employer des bouillons débarrassés de leurs éléments nucrobiens par centrifugation: mais généralement, cette opération est très longue et ne donne que des résultats inparfails. En collaboration avec M. le Docteur Goilfon, nous avons étudié plusieurs procédés äe collage el nous nous sommes définitivement arrêtés à la méthode suivante qui nous a fourni d'excellents résultats : A 100ce. de bouillon de culture, on ajoute 1 ce. de chlorure de calcium à 2,5 % et» cc. de phosphate disodique à 10 %. Il se forme un floculat de phosphate de chaux qui entraine, en se déposant, tous les éléments nucrobiens et débarrasse le liquide de toutes ses impuretés. Les phénomènes possibles d'adsorption des anti-virus doivent être minimes, car les bouillons ainsi obtenus se sont toujours montrés aussi actifs que ceux recueillis par la filtration sur bougies. Le pH définitif ainsi réalisé, est toujours très près des limites physio-