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jours une forte élévation de lempéralure el eut une hémoculture positive.
La même année, Jules Courmont et A. Rochaix oblinrent des résullats encourageants sur des lapins él des chèvres, par ingestion buccale ou mieux par injection rectaie de diverses souches tuées de bacilles typhiques. En 1914, Auguste Lumière et Jean Chevroüer réalisèrent une immunisation solide par voie buccaie : chez des cobayes et des lapins, en leur faisant Ingérer des. doses massives de corps nucrobiens tués, débarrassés par lavages de leur exo-toxines, et enfermés dans de la Kératine. Ceite substance préservait les corps iicrobiens de l'action destructive des acides de l'estomac et facilitait ainsi le contact direct et l'absorption par les cellules réceptives de l'intestin grêle. Les animaux ainsi immunisés par une triple ingestion à 8 jours d'intervalle, de 3 milliards de microbes lués par kilogramme d'animal, pouvaient résister un an après à l'inoculation d'une dose de bacilles d'Eberth ou de paratyphiques causant la mort de tous les témoins,
En 1918, M. Besredka entreprend à l'Institut Pasleur, toute une série de travaux sur cette question. En collaboration avec M'e Bassèches, il étudie l'action des vaccins para-typhiques sur les souris. Il se sert d'une souche de para-tyÿphiques B qu'il injecte vivants, tués, sensibilisés où non, ou qu'il fait ingérer. L'absorption de ces mêmes microbes, utilisés dans les mêmes condilions, ne provoqua pas la moindre immunité, même en employant des doses massives, si bien que ce dernier lot d'animaux fut laissé de côté. Mais quelle ne fut pas
à surprise des auleurs, lorsqu'un jour, manquant dé souris pour des expériences nouvelles, ils eurent recours à des animaux de ce loi el ils purent teur injecter des doses mortelles sans provoquer le moindre trouble. L'expérience fut répétée sur des centaines de souris #1 M. Besredka et M" Bassèches firent toujours les mêmes constalalions : À partir du deuxième jour après l'injecon et pendant un mois et demi environ, il existe une Immunité capable de préserver contre plusieurs doses mortelles, et d'autant plus solide que les virus ingérés sont plus virulents. « L'Immunité à la suite d'ingestion par la voie buccale s'établit tardivement. Très solde, en cas d'ingestion de microbes. vivants, elle est fragile et d’ailleurs aléatoire en cas d'administration de microbes moris ».
Mais cominent se hasarder à appliquer de tels procédés en médecine humaine ! De nouvelles expériences sur des lapins permirent à Besredka de trouver un arlifice pour sensibiliser la muqueuse intestinale el lui permettre ainsi l'absorption des microbes {tués par chauffage. Les lapins qui ingèrent successivemenl quelques ec. de bile et 24 heures après des bacilles tYphiques ou para-[yphiques vivants succombent, tandis que les lapins non seusibilisés par la bile résistent à une semblable inges ion. Avant constaté ce fait, qui -démontrait bien la réceptivité spécifique de l'intestin, Besredka eut l'idée de faire ingérer à des lapins, à quelques heures d'intervalle, quelques cc. de bile puis, une quantité convenable, de bacilles tués par chauffage :
72es expériences furent concluantes et une solide immu-
ee
les animaux résistèrent
nié put être ainsi réalisée ; s veines.
à des doses mortelles inoculées dans le
pième ions de cet auteur à la suite
Voici d'ailleurs les conclus de ses nombré.ses expériences el observations. Elles ètre considérées comme UN des et Fimmunisation. ‘le
peuvent plus beaux
mémoires sur J'immumilé locale l'intestin
« 1° La vaccination contre ft à l'homme une immunité
xs états tyvphoïdes, par la
voie sous-culanée, confère bien inférieure à celle qui: sul une fevre twphoïde contractée par la voie buccale.
Do Chez le lapin, l'infection au moyen du
virus
r la voie buccale ne confère pas d'immunilé.
vivant pa à ce qui se
L'Immunilé n'apparait pas, contrairement passe chez la souris, alors même que l'intervalle entre l'absorption du virus et l'épreuve est de plus de 10 Jours.
3e Par contre, le lapin chez lequel l'infection par voie buccale est précédée d'ingestion de bile, se comporte comme l'homme qui à eu la fièvre typhoïde : il aéquiert une immunité solide.
7° L'examen du sérum, chez le lapin vacciné par :
la bouche, au moven du virus vivant après sensibilisation préalable, révèle les mêmes anticorps que lors de vaccinations par toute autre vole.
5° Au cours de l'immunisation per os, ces anti-corps disparaissent du sang. L'Immunité acquise est donc indépendante de la teneur du sérum en anticorps. Aucun parallélisme n'existe d’ailleurs entre les deux phénomènes : l'ingestion du virus vivant, sans bile,
ais