‹ L'Immunité locale et ses applicationsChapitre 22 sur 33 · ODA · texte numérisé non relu

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crée des anlicorps sans créer l'humunné ; l'inverse se produit 1ors de l'ingesuon du virus cnaullé avec biic.

6 Lingesuon du virus Vivall ési suivie d une, Lorie prouucuon d'agglulhunes, aussi bien chez ie lapin neul que chez le lapin ayant absorbe auparavant des bachles chauliés seuls. Cette production d'agglulinines, à ta suile de l'ingesiion de virus vivant, est beaucoup moindre chez le lapin qui avait absorbé autrelois dés bacilles chauflés et de la bile. Cette diflérence lent à la perméabilité de l'intestin vis-à-vis du virus chez les deux prenners, et à sa relative imperméabilité chez le dernier.

1° L'imperméabuisalion de l'intestin est l'expression de sa vaccination locale : le lapin,, dont l'intestin est devenu imperméable vis-à-vis du virus typhique et paralyphique, est un lapin” vacciné.

S° Les repas microbiens ont beau êlre multipliés, ils peuvent être constitués par du virus vivant ou chauffé, l'animal n'en lire aucun bénéfice. Par contre, un unique nepas de virus chauffé, assaisonné de bile, assure au lapin une immunilé solide.

9° L'immunité consécutive à la vaccination par la bouche apparaît avec une grande rapidité, ce qui rend peu probable la participation des anticorps.

10° Tout comme l’Inmunité naturelle, l'immunité arlificielle vis-à-vis des virus Lyphiques el paralYphiques repose sur celle de la paroi intestinale, Le mécanisme de J’immunité aussi bien naturelle qu'acquise, sexplique par le Jeu de ia barrière que la muqueuse

HS RUES

intestinale oppose au virus, el qu, selon le cas, est tantôt intacte, tantôt renversée par fa*bilé, »

Ainsi, Besreuka démontrait de façon évidenie que l'intestin du lapin apparemment réfractaire, élait bien au contraire l'organe sensible aux bacilles des groupes typhiques el para-tyÿphiques; le para B iniPONLSDRE ki bouche chez un lapin, ne provoque en ellel aucun trouble : mais, si on a eu la précaution de sensibiliser l'intestin par la bile, la même absorption de bacilles permettra le. développement d'une maladie intesunale mortelle. Et, si l'intestin est le seul organe réceptif, il est aussi le seul organe qui confère l'immunité,! car sil n'y a pas eu sensibilisation intestinale préalable, Fingeslion des bacilles vivants, même à doses considérables, ne protège pas le’ lapin contre l'injection d'une seule dose mortelle. à

Le rôle des anticorps parait ici plus que partout ailleurs bien indépendant de limmunité conférée : en eltel, Besreuka note que l'ingestion de bacilles vivants, qui provoque la formation d'agglutinines, ne crée pas l'Immunité, tandis qu'en employant des bacilles morts, il y à inmunisalion et absence d'anticorps. Celte discordance s'observe également chez l'homme qui à eu une fièvre Lyphoïde : les anticorps qui étaient: facilement décelables pendant la période d'état de la maladie ne le sont plus que difficilement quelques années après, alors que limmunité persiste encore d’une facon cerlaine. |

Le mécanisme de l'Immunité acquise semble bien

reposer ici Sur un mécanisme local, la vaccination des

cellules réceptives sensibilisées par l'action de la bile, provoque la création d'une vérilable barrière intésti- + nale opposée à la pénétration et:à l'action des germes les plus virulents. |

Nos conclusions seront les nrèmes pour les Infections tvphiques, para-lvphiques et dYysenteriques |

1° L'intestin est l'organe électij ;

2° L'inteslin est seul capable de conférer Pimmunité:

3° Les anticorps ne participent pas à linmunilé.

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